We are the Night 1. 20h-01h

Couv_107395.jpg11571-28489.jpgScénario : Ozanam, Antoine
Dessin : Kieran
Couleurs : Kieran
Dépot légal : 03/2010
Editeur : Ankama Éditions
Collection : Hostile Holster
Planches : 74 

20h.Valery se lève et souhaite immédiatement boire un verre. En chemin, il croise une patrouille de policiers tergiversant sur les coïncidences historiques ! Ces derniers  « voient sans le voir » Lorenzo en route vers l’appartement de son amant … 19 personnes vont ainsi mêler leur destin, se croiser, interagir le temps d’une nuit. Pèle mêle, le lecteur rencontre ainsi un mari truand voulant éliminer sa femme infidèle (avec un flic de surcroît), un groupe de jeunes voyous projetant un braquage, une demoiselle désirant une nuit d’amour pour ne pas être mariée de force au pays ou encore, une vendeuse désespérée tâchant de remonter le moral d’ une candidate au suicide.

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Le principe de ce diptyque est basé sur le modèle d’une mosaïque. Tout s’enchaine et s’interconnecte. Comme un puzzle sombre dont les pièces se positionnent toutes seules, sans temps mort. Ozanam emprunte les chemins d’un genre cinématographique de type « destins croisés » comme « ShortCuts » de R. Altam (culte !). les personnage sont d’importance égale et le scénariste vous fait passer d’un personnage à l’autre comme si le lecteur était une caméra. Les codes du polar sont bien présents : les truands, l’exploitation des bas instincts humains, la cupidité, le doute, la violence … Ce roman policier bien sombre est mené tambour battant. Mais cet opus est une mise en bouche avant l’action : la tension est palpable, cela monte en nervosité à chaque retour sur protagoniste et…le vertige du drame n’est pas loin. Si cela reste une gageure de mettre en scène une vingtaine de personnages, A. Ozanam démontre une vraie maitrise dans le découpage et l’enchainement des séquences. Tout est bien huilé.

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Les dessins sont à l’image du scénario : torturés mais précis, tranchés mais réalistes. L’influence comics, notamment M. Mignola (Hellboy) est palpable. A noter la touche réaliste car l’intrigue se situe à Lyon : les connaisseurs seront ravis de jouer à reconnaitre les différents lieux de l’action. Un petit plus qui a ravi votre serviteur ! Les couleurs délavées d’E Picq (pas cité aux auteurs mais juste remercié en page 2 ? curieux !) font merveilles. Elles donnent un ton suintant et sombre tout en harmonie avec le scénario ténébreux.

Hostile-Holster.jpgOzanam et Kieram ont pris un réel plaisir à brouiller les cartes pour nous attirer au plus sombre de la nuit. Et cela n’est pas pour déplaire aux fans de polar. Notons encore une fois la performance d’Ankama éditions. Via sont label Hostile Holster, cette maison d’édition continue de produire des petites merveilles. Je ne saurai que vous conseiller de vous plonger dans cet univers !

8.5/10

Tigrevolant

Elya T1 : naissance

Elya, les brumes d'Asceltis1.jpgElya, les brumes d'Asceltis1e.jpgAuteurs : Jarry et Maconi.
Editeur : Soleil.
Sortie : 09/2011

Trahison !
L’arbre de vie n’a plus enfanté de Sylve depuis plusieurs générations. Mais alors que le peuple Scent des Arden perd son roi, un espoir renaît: l’essence du vieux monarque pourrait à nouveau féconder l’arbre de vie.
Alors que la cérémonie d’Eveil bat son plein, que l’arbre de vie frémit sous l’énergie vitale du roi Scent, un conflit éclate entre ses deux fils pour la succession. Erwal le banni, assassine son frère et ses proches. La Sylve vient au monde en plein combat, le druide qui devait l’initier est tué sous ses yeux…
Terrifiée, elle s’enfuit, traquée par les chasseurs d’Erwal. Le nouveau roi des Arden a trahi les anciens usages: Il ne peut la laisser vivre…

Vengeance.
Elya est déjà la 2e succursales après les exilés  des Brumes d’Asceltis . Franchement, on fait des spin- offs avec trois fois rien maintenant .Déjà que je suis très critique sur les XIII Mystery, les mondes de Thorgal mais alors ici, je n’ai pas peur de dire que ce genre de série « pollue »fameusement  la production actuelle. Vous me direz qu’on a le choix mais attention, vous la payez aussi cette surproduction car il faut bien les « produire »  tous ces albums.
En plus ici, vous devez attendre les 2/3 de l’album pour voir l’héroïne des « brumes » surgir d’un arbre. Avant cela, on vous a fait patienter avec une bonne dose de vengeance et trahison. Mais au final, un intermède pas très utile pour la suite du programme. La bonne idée vient vers la fin avec l’apparition du  ténébreux Fushu qui fait penser au Rige de la quête de sieur Loisel. Le pire, c’est qu’à la fermeture de ce tome 1, on a presque envie de continuer l’aventure alors qu’on en a déjà lu des centaines de ce genre d’histoire.
Le dessin de Maconi est de bonne facture .J’ai seulement un peu tiqué sur les transitions temporelles qui ne sont pas spécialement bien  balisées, il faut souvent  une ou deux cases pour s’en rendre compte.
Sinon, pas besoin de revenir dans 3 jours pour la cérémonie de l’éveil pour savoir que cette série ne m’a pas spécialement emballée.

Scénario : 5/10.
Dessin : 6/10
5.5/10 Global.
Public cible : celtic addict.

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Samba.
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