Eden Hotel :Ernesto

Eden hôtel1.jpgeden hotel 3.jpgAuteurs : Ippoliti et Agrimbau.
Editeur : Casterman.
Sortie : 10/2012

L’intrigue.
Ernesto Guevara Lynch père et fils (le futur « Che) sont l’un et l’autre membre actif d’Action Argentine, une organisation dont le but est d’enquêter sur les activités militaires nazies dans leur pays. Au cours des derniers mois de la Seconde Guerre mondiale, ils décident de s’infiltrer dans ce qu’ils pensent être un bastion nazi : l’Hôtel Eden, un lieu où eux-mêmes ont séjourné en famille quelques années auparavant.
Ernesto père se fait embaucher pour réaménager le terrain de golf de l’hôtel, tandis qu’Ernesto fils, treize ans, renoue avec celle qui à l’époque avait été sa nourrice, Helena Werber, devenue opératrice radio pour les S.S. Grâce à elle, Ernesto réussit à obtenir des informations confidentielles, notamment à propos d’une livraison d’armes imminente. Mais encore faut-il, pour exploiter ces informations, parvenir à tromper la vigilance de Raynard, un jeune nazi protégé de Goebbels, qui ne rêve que de séduire Héléna…

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Au paradis ?
Voilà bien une BD qui a quelques petits atouts pour se démarquer de la déferlante actuelle. En premier lieu, on découvre grâce à elle, des auteurs argentins artisans du renouveau de la bande dessinée dans leur pays. En deux, ils nous font découvrir  la 2e guerre mondiale  en Amérique du Sud .Un sujet rarement traité et assez méconnu en Europe. En trois, cet album aborde la jeunesse d’un personnage mythique : le célèbre Ché Guévara.
Bref, un album bien tenant se déroulant dans une résidence bien particulière, l’Eden Hotel . Un bâtiment assez envoutant qui sera à la fois une sorte de dispensaire, un lieu de villégiature mais aussi un nid de frelons  SS. Tout cela est véridique par contre le rôle du Ché est lui totalement inventé .Vous découvrirez cela grâce à l’interview  d’ Agrimbeau en fin d’album qui explique ses choix en tant que scénariste.
Pour le dessin, ma première impression m’a fait penser au style roman photo .Les postures sont en effet assez figées mais si on examine de plus près le trait d’Ippoliti, on remarque une très grande finesse accompagné d’un souci du détail indéniable .Il joue aussi admirablement bien avec les attitudes qui sont l’air  de rien, assez subtiles.
Voilà, je ne dis pas que c’est la BD du siècle mais je lui ai trouvé un intérêt certain. En plus ce n’est pas le style d’histoire qu’on oublie 24 heures après sa lecture.

Scénario : 7/10.
Dessin : 7/10
surprises.smileysmiley.com.7.3.gif Global.

Public cible : les petits curieux révolutionnaires
Samba.

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