LE TRAIN DES ORPHELINS – Cycle 1 – épisode 1/2: Jim.

Couv_172310.jpgPlancheA_172310.jpgDessin : Xavier Fourquemin – Scénario: Philippe Charlot

Editions Grand Angle

Sortie : 03/10/2012

48 pages

Prix conseillé : 13,90 €

ISBN : 9782818921579

Histoire, société, Etat-Unis.

 

 

Résumé (de l’éditeur) : 1990, dans sa résidence huppée de New York, Harvey n’est pas surpris par la visite de Jim. 70 ans plus tôt, les deux hommes, alors de jeunes garçons, faisaient connaissance à bord d’un train des orphelins ; un système d’adoption mis en place pour endiguer le nombre massif, sur la côte Est américaine, d’enfants sans famille issus de l’émigration européenne.
Embarqués dans un étrange voyage, Jim et son petit frère expérimenteront la fraternité, l’amitié, la confiance, l’entraide, mais feront aussi les frais de la trahison de ceux qui feraient tout, faute d’être bien nés, pour être bien adoptés…

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Mon avis :   Philippe Charlot est scénariste, écrivain, chanteur et guitariste. Il a déjà publié chez Bamboo « Bourbon street ». Via un musicien américain, Phil Lancaster, il découvre un pan occulté de l’histoire des Etats-Unis, celui du  « train des orphelins ».

Entre 1854 et 1929, des dizaines de milliers d’enfants ont été emportés dans ces convois qui les conduisaient vers l’Ouest et une nouvelle vie, pour une adoption. Mais, ils étaient séparés définitivement de leur famille et de leur identité. Au départ, le but premier, très louable, était de sortir de la misère des enfants des rues de New York,  abandonnés par leur famille. Hélas, rapidement, il y eu des dérives. Depuis lors, une fondation essaye de renouer les liens coupés, de retrouver les liens familiaux. Près de 2 millions de personnes aux USA, descendants des enfants, qui recherchent leurs racines, sont concernées par cet épisode de l’Histoire des Etats-Unis et veulent rompre le silence. Un thème intéressant mais pas du tout exploité par les historiens, par Hollywood. Les autorités américaines ont jeté un voile pudique sur ce qui pourrait réveiller un sentiment de culpabilité jusqu’alors enfoui au plus profond de l’inconscient collectif…

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Xavier Fourquemin (La légende du Changeling) a accroché directement au projet. Grâce à son graphisme rond et très ciblé « jeunes », il adoucit remarquablement cette histoire tragique et rend le lecture agréable sans faire dans la sensiblerie, rendant le récit accessible à tous les publics.

Le scénario de Philippe Charlot met en parallèle deux époques : celle de 1920, où le lecteur suit l’épopée d’un train parti vers le sud, et celle de 1990, où des enfants devenus vieillards se retrouvent …

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Pour ma part, j’ai été de suite intéressé par le sujet de la série. Ceci étant dit, il faudra attendre le tome 2 pour que je comprenne tous les tenants et aboutissants de cette histoire hors du commun. A la lecture de ce premier tome, plusieurs sentiments m’ont traversé l’esprit : en 1920, la destinée sombre de ces enfants à qui on n’a rien demandé et une certaine insouciance des enfants pendant le voyage malgré les drames qui se préparent, un certain désabusement des personnages en 1990.

A noter que le tome 1 comporte en fin d’album un dossier très intéressant sur la véritable histoire de l’ « orphean train riders ».

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En conclusion, c’est un bon début pour cette série dont le tome 2 est prévu pour janvier 2013. Il ne faudra donc pas attendre trop longtemps pour connaître la suite !

 

Graphisme : 7,5/10

Scénario :   7,5/10

Moyenne :   7,5/10

 

Capitol.

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Shi Xiu reine des pirates T2 : Alliances.

Shi Xiu2.jpgshi xiu 2.jpgAuteurs : Meylaender et Wu Qing Song.
Editeur : Les éditions Fei.
Sortie : 05/2012
Mer de Chine.
Shi Xiu a été pleinement acceptée par l’équipage de son mari et, ce soir, tout le monde boit en son honneur. Enfin presque. En effet, Xiang n’a pas digéré de s’être fait battre par la jeune femme et il compte bien se venger de cette humiliation. Il confie cela à un coéquipier qui est en fait à la solde de Guo Bo Dai : tous deux comptent utiliser la rancœur de Xiang pour se débarrasser de SHi Xiu.

Restructuration.
Et le prix Nobel de l’économie 2012 est attribué à …Shi Xiu .Bon d’accord, on a occulté quelques actes de pirateries  mais sinon le comité a trouvé remarquable les travaux de madame Shi Xiu pour unir les différents pavillons pirates .On voit tout de suite une très grande volonté de réduire les coûts d’échelle par une meilleure organisation. Le comité a aussi été impressionné par le système de renseignement mis en place par madame Shi Xiu .La prochaine étape sera de calmer son mari avec ses abordages et ses pillages récurrents. Madame Shi Xiu sera très avisé de  lui conseiller d’investir en action « à la pomme » et en évitant celles de banques belges. Plus sérieusement comme il est féru de combats navals, il devrait songer à créer des jeux style touché coulé par exemple. Il pourrait penser à monsieur Qing Song pour illustrer la couverture de ce jeu, on m’a soufflé à l’oreille que le gaillard se débrouillait vachement bien. Sinon, madame Shi Xiu, n’allez pas croire que je profite de votre présence très agréable, mais puis je vous offrir un verre ?
Scénario : 5/10.
Dessin : 8/10
surprises.smileysmiley.com.6.3.gifGlobal.

Samba.
On en parle sur le forum.

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Agence Interpol 1. Mexico – La muerte / 2. Stockholm : Le Maître de l’Ordre

 

1. Mexico – La muerte


agence interpol, thriller, polar, thirault, marty, dupuis, bergting, runberg, police, mexico, tueur en serie, drogue, secte, suedois, stockholm, 092012, 610, 510agence interpol, thriller, polar, thirault, marty, dupuis, bergting, runberg, police, mexico, tueur en serie, drogue, secte, suedois, stockholm, 092012, 610, 510Scénario : Thirault, Philippe
Dessin : Marty, Lionel
Couleurs : Smulkowski, Scarlett,  Marty, Lionel,  Beuzelin, Boris
Dépôt légal : 09/2012
Editeur : Dupuis
ISBN : 978-2-8001-5164-9
Planches : 54 

 

 

Résumé de l’album : Des cadavres de femmes décapitées sont retrouvés en plusieurs endroits de Mexico. La police, corrompue jusqu’à l’os, n’enquête pas particulièrement sur ces meurtres. D’une part parce qu’ils ressemblent beaucoup à la manière de faire des narcos, d’autre part parce que tant que personne n’y trouve d’intérêt, personne n’a de raison de bouger. Le seul à s’intéresser à l’affaire est un détective privé ; un solitaire, du nom de Tikal, à qui le mari d’une victime a demandé de retrouver le meurtrier. Il n’attend aucune aide de la police, mais c’est Interpol qui va s’intéresser à lui, en la personne de l’agent Clare Burnell, chargée de l’affaire depuis qu’on a découvert qu’une des victimes était de nationalité américaine. 

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Bonne ou mauvaise pioche 1/2 ??


Encore une série concept pour le plus grand plaisir de notre ami Samba qui raffole de ce genre. Le principe : s’inspirer de faits réels, en tirer un one shot, le tout réalisé à chaque fois par des auteurs différents. L’action se déroulant dans une partie différente du monde.


Lionel Marty et Philipe Thirault, les deux auteurs du Rêve de Jérusalem chez Dupuis. Une série en 4 tomes que j’apprécie.  Quand j’ai vu qu’ils collaboraient à nouveaux pour ce premier tome je me suis réjoui. Quand j’ai vu la couverture j’étais bien accroché. Qu’en est-il après la lecture ?


Déçu je suis !! Peut-être que je m’étais un peu trop emballé ou imaginé le résultat de cette collaboration. La lecture de Mexico- La muerte m’a laissé une sensation d’inachevé, de projet non abouti.  Autant, j’ai accroché à leur précédente collaboration, autant là … non !!!

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Les dessins de Lionel Marty sont tour à tour travaillés, appliqués ou alors ils donnent l’impression d’inachevés, de manque de finition.  Cela me laisse à penser que l’auteur n’était pas à fond derrière ce projet.  L’encrage de Lionel Marty est beaucoup trop présent et vient alourdir et rendre indigestes certaines cases. C’est peut-être voulu pour susciter un effet de malaise, de mal être pour le lecteur ? Ceci afin d’être en adéquation avec le scénario et la violence ambiante présente dans cette BD. 


Le scénario de Philippe Thirault est classique sans vraiment apporter le petit plus qui le fasse sortir du lot. Pourtant Philippe Thirault sait nous mitonner des scénarios aux petits oignons (O’boys, Mille Visages, La Mano) …  Là, des narco-trafiquant déboulent tel des cheveux sur la soupe au détour des cases et tiraillent sur tout ce qui bouge. Le couple formé par le privé blasé et l’agent hyper sexy d’Interpol, je n’accroche pas.  Il ya quand même de bonnes idées, les voix off, certaines répliques bien cyniques … tout n’est pas noir non plus.

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Travail de commande ou envie commune ?  Je pencherais plus pour le travail de commande ce qui pourrait expliquer en partie la « faiblesse » de ce Mexico – La muerte.


Revedefer


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Ma note globale : 6/10


 Dessin/encrage 6/10
Scénario : 6/10

 

 

 

 

 

 

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2. Stockholm : Le Maître de l’Ordre


agence interpol, thriller, polar, thirault, marty, dupuis, bergting, runberg, police, mexico, tueur en serie, drogue, secte, suedois, stockholm, 092012, 610, 510agence interpol, thriller, polar, thirault, marty, dupuis, bergting, runberg, police, mexico, tueur en serie, drogue, secte, suedois, stockholm, 092012, 610, 510Scénario : Runberg, Sylvain
Dessin et couleurs : Bergting, Peter
Dépôt légal : 09/2012 
Editeur : Dupuis
ISBN : 978-2-8001-5259-2
Planches : 56 

 

 

 

Résumé de l’album : Disparus avec leur père, deux enfants sont au cœur de la nouvelle enquête d’Interpol. Adepte de la secte L’Ordre divin du temple, le père des enfants serait en Suède, en compagnie du gourou. La traque s’organise, mais très vite une horrible vérité se dessine : et si le père des enfants projetait de les entraîner avec lui dans le suicide collectif des membres de la secte ? Se déclenche alors une course contre la montre pour l’inspecteur Vallandier et ses collègues suédois. 


Bonne ou mauvaise pioche 2/2 ??


Sortie le même jour que  Mexico – La muerte, Stockholm : Le Maître de l’Ordre est le second one shot de cette nouvelle série de thriller/polar Agence Interpol.


Le premier tome ne m’a pas emballé qu’en est-il du second ?


C’est encore pire !! Les dessins du dessinateur suédois, Peter Bergting,  sont indigestes au possible. Les visages des personnages sont mal dessinés.

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 Sylvain Runberg  au scénario cela devrait nous promettre un truc béton et de qualité. Que nenni !!!!  Le scénario  est comme les dessins : indigeste, fade, sans saveurs … une grosse déception !!!  Pourtant Sylvain Runberg m’a enchanté avec ses scénarios (Hammerfall, Reconquêtes, Orbital). Ici, j’ai l’impression qu’il était en roue libre. Qu’il a écrit à la va vite sans chercher à creuser ou développer son sujet.


Là aussi travail de commande ou envie commune ?   J’ose espérer que c’était un travail alimentaire.

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Le prochain tome est programmé pour janvier 2013 avec une enquête se déroulant à Rome.  J’espère que ce troisième opus relèvera le niveau.  Une chose est sûre je n’achèterai pas ce tome 3, peut-être un emprunt dans une bibliothèque ?


Au final mauvaise pioche pour ces deux tomes de L’Agence Interpol.


Revedefer


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Ma note globale : 5/10


 Dessin : 5/10
Scénario : 5/10

Ralph Azham T4. Un caillou enterré n’apprend jamais rien

ralph azham, trondheim, findakly, dupuis, humour, heroic fantasy, magie, 102012, 7510ralph azham, trondheim, findakly, dupuis, humour, heroic fantasy, magie, 102012, 7510Scénario et dessin : Trondheim, Lewis
Couleurs : Findakly, Brigitte
Dépôt légal : 10/2012
Editeur : Dupuis
ISBN : 978-2-8001-5070-3
Planches : 46 


 

Résumé de l’album : Ralph Azham a réussi à rendre la mémoire à sa sœur Rose, et à quitter Astolia. Mais, tant que le fourbe Malek continuera à se faire passer pour le roi, lui, sa famille et ses amis seront toujours en danger. Pour évincer l’usurpateur, Ralph a un plan aussi simple que dangereux : il va s’allier avec le grand méchant Vom Syrus. Reste à trouver un bateau pour rejoindre son île lointaine…


Mon avis :


ralph azham, trondheim, findakly, dupuis, humour, heroic fantasy, magie, 102012, 7510J’avais bien accroché au tome 1, moins au 2, le 3 avait redressé la barre … qu’en est-il du tome 4 ? D’emblée je peux vous dire que je l’ai vraiment bien apprécié.


Ralph continu son périple toujours accompagné de  Yassou. Voilà un sacré duo de « bras cassés ». Deux antihéros  qui se complètent  et forment un couple  attachant. De nouveaux personnages viennent enrichir  l’histoire. Une mention toute particulière pour Zania,  personnage vraiment très attachant et intéressant pour la suite …

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Lewis Trondheim maitrise vraiment bien son scénario !! II sait distiller quelques informations  ou pistes qui font cogiter nos méninges. L’humour est aussi bien présent dans ce tome. Certaines situations m’ont fait sourire et j’ai vraiment passé un agréable moment de lecture. 


Lewis Trondheim a fait  « murir » Ralph.  Il est moins « jeune chien fou » qu’au début de l’histoire, tout en gardant un petit coté suffisant et je m’en foutiste qui font son charme. C’est aussi un des points fort de cette série, les personnages et leurs relations évoluent au rythme de l’aventure.

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Les dessins sont simples et expressifs. Ils sont parfaitement mis en valeur par la colorisation de Brigitte Findakly.


Je dois reconnaître que je suis bien accroché par Ralph Azham et que j’ai hâte de lire la suite de ses aventures.   


Revedefer

ralph azham, trondheim, findakly, dupuis, humour, heroic fantasy, magie, 102012, 7510

Ma note  globale : 7,5/10

Dessins : 7/10
Scénario/ambiance : 8/10

Le SUMOUPS du samedi

 

Dans la nuit de samedi à dimanche, la Belgique passera à l’heure d’hiver. À 3 heures du matin, il sera donc 2 heures. N’oubliez pas de reculer vos montres et horloges de soixante minutes.
Bon w-e à tous.

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Un 2ème dessin SUMOUPS à l’occasion de Halloween…

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Interview de Morgann Tanco (Siorn).

Siorn1.jpgSiorn1p.jpgSIORN T.1 – Le Parfum de la Dryade Rouge
Editeur:Soleil.
Sortie le 17 octobre.

Siorn est un homme venu des steppes glacées, un Nosvar. Alors qu’il tente de voler la perfide comtesse Ysbel, il est fait prisonnier. Ysbel et Siorn passent un marché : en échange de sa liberté, le guerrier devra ramener la tête d’Olshorn, suzerain de la comtesse. Afin de s’assurer qu’il ne s’enfuira pas à la première occasion, Ysbel empoisonne Siorn, lui promettant l’antidote en échange du fameux “trophée”.
Commence alors pour le barbare des steppes une quête des plus ardues: ramener la tête d’un puissant chef de guerre adulé par son clan, actuellement en plein conflit avec le clan voisin dirigé par Giarthen, son propre frère.
Siorn n’a de toute façon plus rien à perdre : dans quelques jours, le poison d’Ysbel lui aura dévoré les entrailles !

A la place de la chronique, je vous invite à suivre l’interview du dessinateur de Siorn (Morgann Tanco). Je pense que vous y trouverez si cette BD est faite pour vous.

Mais d’abords, peux tu nous retracer ton parcours de dessinateur pour ceux qui te ne te connaissent pas encore (saint milliard, pas bien !) ?

Je te donne la version moyenne longue en exclu !

tanco.jpgJ’ai toujours baigné dans le milieu de l’art en général. Mais c’est en lisant un Strange et un Rahan que mon père m’avait acheté, que j’ai eu le déclic. Je ne savais pas encore qu’on pouvait en vivre ou comment cela se confectionnait, mais c’est vraiment vers 9 ans que j’ai commencé à faire de la BD. Au début, pour ma gueule avec deux trois copains et mon cousin. Plus âgé, vers l’adolescence, j’en ai même fait avec mon père. Mais bien évidemment, toujours à titre amateur, et bien sûr jamais édité. De toute façon, je ne savais pas vraiment comment il fallait faire pour être édité !

Le collège terminé j’ai réussi à rentrer au Lycée professionnel d’art appliqué et communication graphique, St-Géraud à Aurillac. C’est là qu’on m’a appris le monde de l’édition et de l’impression, bref ce qu’on appelle la chaine graphique. Et ce, grâce à différents stages en maison d’édition, comme Milan par exemple et autres stages en imprimerie. Mine de rien, c’est très important d’avoir ces clefs pour le monde de la BD.

Là où ma vie pro a pris un tournant significatif, c’est vers mes 17/18 ans. Je rentre un week-end chez ma mère à Toulouse, à peine arrivé elle me dit qu’elle a un vieux pote qui vient d’ouvrir un bar, et il se trouve que son associé est scénariste de BD. Cet associé, tu t’en doutes, c’est Wilfrid Lupano, qui, à l’époque, n’avait encore rien sorti, puisque Little Big Joe (son premier album) était en bouclage pour sortir trois mois plus tard à Angoulême. Et il avait dans les cartons déjà, Alim le tanneur avec les tout premiers croquis de Virginie Augustin ! En plus, il s’est avéré qu’il était le voisin de ma mère, chez qui j’habitais encore. C’est pour te dire… Bref, je ne les pas lâché.

Trois mois plus tard à Angoulême, par son intermédiaire, je rencontre Thierry Joor (éditeur chez Delcourt). Il m’a défoncé intelligemment. Du coup j’ai pu avancer et m’améliorer.
Et c’est après bien 4 ans de relou-attitude, et un acharnement à mieux faire mes planches et mes dessins, que Wilfrid m’a proposé de travailler avec lui. On a présenté 6 mois plus tard L’ivresse des Fantôme à Thierry. Il a des doutes sur l’histoire mais le dessin lui plait. Wilfrid étoffe le scénar, je refais des planches et on signe.

Me voilà dans le monde impitoyable de la BD !

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Par rapport à L’ivresse des fantômes et le droit chemin (avec Lupano au scénario), as-tu remarqué une façon de travailler différente pour Siorn ?

Clairement !
Mais avec Wilfrid, j’étais débutant, c’est plutôt lui qui me drivait, j’apprenais ses « recettes » narratives. J’étais sont padawan. Et c’était une très bonne expérience et « école ».
Du coup petit à petit je découvrais mes propres recettes, retrouvais certaines de Wilfrid chez d’autres auteurs. J’ai commencé à rencontrer d’autres auteurs en salon, à Nantes, on a partagé, j’ai appris d’autres « trucs ». Et j’apprends encore.

Avec Sébastien Viozat (scénariste de Siorn), la grosse différence c’est que j’avais 5 albums derrière moi quand on a commencé Siorn. J’étais plus confiant et il avait entièrement confiance en moi.

Et d’ailleurs, comment est né Siorn ?

siorn 3.jpgAlors, Siorn est né tout d’abord d’une envie de revenir à mes premiers amours de gosse. D’ailleurs, petite parenthèse, un ami d’enfance, m’a dit il y quelques jours, que j’avais enfin sorti la BD qu’il attendait de moi !
Je voulais une Histoire avec un Héros, une mission/quête/voyage, un monde qui le dépassait avec ses problématiques politiques et surtout que mon héros soit bien viril et que le tout soit épique ! Bref… un univers salle bourrin, nerveux et épique avec le héros qui va avec. Je le conçois, rien de bien original. La seule différence, c’est que je ne voulais pas qu’il soit beau ! Conan, dans les récits d’Howard ou même dans les BD, est plutôt beau et musclé. Mon héros, je le voulais, musclé, oui, mais avec une vrai gueule à la Kurt Russell, Clint Eastwood, Mads Mikkelsen. Je ne sais pas trop si j’y suis arrivé mais c’était mon objectif.

En tout cas, j’ai démarché chez beaucoup d’éditeurs, Les seuls scénar qu’ils avaient à me proposer, étaient certes épiques mais toujours avec des héros gringalets. Ce qui ne correspondait pas du tout, pourtant les scénarios étaient de bonne facture.
Seul Jean-Luc Istin était vraiment à fond sur mon travail et a accepté que Sébastien Viozat m’écrive un scénario sur mesure. Après pas mal de séances de discussions et quelques semaines de recherches graphique, Siorn était né.

En lisant Siorn, le parallèle avec Conan le barbare me semble évident .C’est un univers que tu apprécies ?

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C’est un univers que j’ai découvert tout petit, 8 ou 9 ans, avec le film de Milius. C’était un été, ça passait à la télé, j’ai regardé ça avec mon grand-père. Ce fut une grosse claque ! Je ne comprenais pas tout, mais je n’ai pas arrêté de le revoir après en VHS, DVD et récemment Bluray. J’ai vu/lu comme tout le monde les BD de Buscema et d’autres, puis les illustrations de Frazzetta, reste que j’adorais ça ! Ce n’est que plus tard, grâce à Thim Montaigne et Denis Béchu que j’ai découvert les origines de ce héros. Thim m’a prêté les vielles éditions de poche (plutôt mal traduites) de « J’ai lu », justement avec les illustrations de Frazzeta. Puis je me suis acheté les dernières éditions de Bragelonne (que Thim ne voulait pas me prêter ^^), où tout a été très bien retraduit et dans l’ordre d’apparition à l’époque du pulp, Weird Tales.
Ceci dit Siorn ressemble plus à Snake de Escape from New York (NY 1997) qu’a Conan… C’est Snake au pays de Conan ^^

Mais quel temps de merde dans ces contrées reculées, tu ne t’es pas simplifié la vie sur ce coup là ?

Tu parles de l’averse en fin d’album ? En fait, c’est plus un choix narratif, ce n’était pas écrit dans le scénario. Comme cette scène était plutôt conséquente niveau pages. Je me suis dit 13 pages en simple nuit éclairées au feu, ça va être redondant pour les yeux. Du coup j’ai décidé d’appuyer le moment fatidique de cet album en y faisant apparaître une grosse averse. En plus visuellement la pluie ça évoque plein de choses. Mais il faut lire l’album, car je vais en dévoiler trop sinon.

Plus c’est compliqué plus je m’éclate, je dois être maso !

siorn 0.jpg

Le moins que l’on puisse dire, c’est que ton personnage principal est brut de décoffrage qui ne fait pas dans la dentelle. Ca doit être plaisant de ne pas faire du politiquement correct non ?

Comme je te le disais, Siorn c’est un peu Snake de NY ’97. ‘Faut pas le faire chier. Et là on l’oblige à jouer ses billes, alors qu’il a rien demandé, lui il veut sauver son peuple d’une guerre de clan qui le gonfle passablement. Alors s’occuper des affaires politiques d’une tigresse avare de pouvoir…
Ça me parait normal de ne pas être jouasse quand on te force à faire quelque chose. Sauf que nous, dans « nos petites vies tranquilles » on ne va rien faire, on fait l’autruche. Comme tu dis, on va être politiquement correct.
Oui Siorn c’est un peu un exutoire ! Et puis c’est un barbare, hein. Mais en fait, si tu grattes un peu, il la joue fine quelque part.

T’es tu inspiré des vraies personnes pour tes héros ?
Non pas vraiment, même si on n’arrête pas de me dire que Ysbel ressemble énormément à ma compagne… Je me sers surtout d’acteur et d’actrice, mais je fais en sorte qu’on ne les reconnaisse pas au premier coup d’œil. Le but est de m’en inspirer pour en faire de vrais personnages à part entière. Perso, ça me sort complètement du récit si on reconnait l’acteur derrière le dessin. Je me dis : Tiens ! C’est Tom Cruise qui est entrain de se battre avec un monstre, par exemple. Déjà que dans les films il y a un peu ça…

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J’ai trouvé ton trait fort proche de celui d’Alex Alice. J’aimerais connaitre quels sont tes modèles comme « maîtres » dessinateur ?

Je le prends comme un compliment !
Concernant les « maîtres », j’en ai plein ! Alice en fait parti, mais il y a aussi en vrac Uderzo, Chéret, Loisel, Giraud, Vatine, Lauffray, Meyer, Mucha, Wendling, McFarlane, Coipel, Rosinski, Franquin, Miller, Bisley, Coyote, Maester, Wrightson, Recht, Frazzeta, …… La liste est longue…

Tu travailles déjà sur le tome 2 ?
Oui, juste après cette interview 

As-tu un blog où on peut suivre tes travaux et tes rdv dédicaces ?
Oui, en plus il y a des N&B de Siorn et plein d’autres choses !

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http://lesfantomesdemorgann2.blogspot.fr/

Voilà, un grand merci  à Morgann et Sébastien Viozat pour cette BD  qui déménage. Un vrai plaisir pour les amoureux de beaux dessins et d’aventure .

Venez nous rejoindre aussi sur le forum où Tanco attend vos réactions.

WW 2.2. Tome 1 : la bataille de Paris

9782205065145-couv-I400x523.jpgww221plan.jpgScénario : Chauvel, David
Dessin : Boivin, Hervé,  Henninot, Éric
Couleurs : Delf
Dépot légal : 08/2012
Editeur : Dargaud
Planches : 62 

Automne 39, Hitler est assassiné par Georg Elser, jeune ouvrier allemand. Cela n’empêche pas le chancelier Göring de continuer l’œuvre de son chef. Il lance donc l’offensive du Reich sur la Hollande et la Belgique, durant l’hiver 1939. Mais le temps ruine la tactique de blitzkrieg des allemands. Devant cette progression plus lente que prévue, l’état major français et allié décide de laisser Paris apparemment sans défense. Cette stratégie n’est qu’un piège destiné à porter un coup fatal à l’armée Allemande.

 

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Dans la capitale, vidée de sa population, les troupes françaises s’installent le plus discrètement possible, préparées à en découdre. Dans l’attente de l’affrontement, le sergent Meunier organise sa vie avec ses hommes… 

David Chauvel (D.C. !) nous propose donc un « what if » sur la deuxième guerre mondiale. Le titre (WW 2.2 – Deuxième guerre mondiale, version 2) est évocateur d’une uchronie dont le point de rupture est la mort d’Hitler.

ww 2.2, Guerre, David Chauvel, 6.5/10, Les amateurs du genre seront sans doute déçus. L’uchronie, sensée faire l’originalité de la série est très (trop ?) peu exploitée. Des scènes de bataille ? Des mouvements tactiques ? Une projection géopolitique dans le futur ? Que nenni ! Seule l’attente et les interrogations de la troupe retiennent l’attention du scénariste le tout dans un Paris vide, sans vie, inquiétant, et surréaliste. Tout est orienté vers les relations entre les hommes du sergent Meunier. L’action donne l’impression de pouvoir se passer n’importe où n’importe quand. Tout est très lent. Et c’est avec une certaine impatiente, que l’on attend … une action !. Que le scénario s’emballe ! Mais c’est seulement dans les dernières pages, à la vite, que l’histoire se conclut.

Le prologue est dessiné par Eric Hennino. Ce dernier est connu pour ces dessins dans la série « Carthago » scénarisée par Christophe Bec. Il se charge de poser le décor et d’enclencher l’uchronie. Hervé Boivin s’est chargé des 45 pages suivantes. E. Hennino ne démontre pas grand-chose : beaucoup de texte, un personnage ombré et des gros plans sur Hitler mort ?! Viens le dessin de H. Boivin. La césure est nette entre les deux dessinateurs. Le dessin de Boivin est tout en rondeur : ses personnages, l’ambiance pesante de Paris vide. C’est lisse et pas très expressif. Ainsi, le lecteur aura parfois du mal à identifier les différents protagonistes.  

ww 2.2, Guerre, David Chauvel, 6.5/10,

Le projet WW 2.2 est une série concept. Chaque album est confié à un nouveau dessinateur. D. Chauvel scénarise les tomes 1 et 7, tandis que les autres sont confiés à d’autres scénaristes, sous son contrôle. C’est donc sept tomes et sept batailles dans sept pays différents. Cette série est à suivre jusque fin 2013. ww 2.2, Guerre, David Chauvel, 6.5/10,

Déception que ce tome 1 de WW 2.2 ! En effet, si le pitch est vraiment alléchant (que serait il passé si Hitler avait été assassiné en 1939 ?), Il y a moyen d’aller beaucoup plus loin dans le scénario. Le concept de l’uchronie est justement de pouvoir tout imaginer. Le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est bien pauvre comme scénario. Mais le but de D Chauvel est sans doute ailleurs. Cette galerie de portraits de soldats Français est sans doute le moyen de faire passer un message antimilitariste (« regarder notre vie s’écouler par notre sang, par nos tripes et mourir, sur le pavé de paris, sans fleurs ni couronnes ? ») mais cela reste très décevant. Espérons que la suite soit plus épique et avec plus d’imagination ! Surtout qu’il y a de quoi faire.

Note : 6.5 / 10

Tigrevolant

 

L’ épouvantail .

épouvantail.jpgépouvantail 1.jpgAuteurs: Stromboni et Cotte
Editeur: Casterman( Rivages/noir)
Sortie :10/2012

Klynham,
Nouvelle-Zélande, début des années trente. Une petite ville tranquille et sans histoires – jusqu’à ce qu’une jeune fille de la communauté, Daphné Moran, soit retrouvée violée et égorgée. L’énigme est entière, l’enquête piétine. C’est à peu près à la même époque que débarque Hubert Salter, grand escogriffe vaguement magicien, hâbleur et inquiétant, que le jeune Neddy, quatorze ans, l’un des narrateurs de cette histoire, a tôt fait de surnommer l’Épouvantail.
Salter se lie avec le croque-mort alcoolique et libidineux de Klynham, et n’a évidemment aucun mal à prendre l’ascendant moral sur cette communauté fruste et crédule. Bientôt, les événements dramatiques se multiplient – morts suspectes, disparitions, incendies –, qui vont bouleverser encore plus profondément la vie de la petite ville…

Ploucland.
épouvantail 2.JPGVoilà bien une BD qui ne vous laissera pas indifférent. Il y a tout d’abord ce jaune d’œuf omniprésent. On a l’impression d’être dans un cauchemar permanent surtout qu’on n’arrête pas de nous parler d’œuf au début de ce polar option étude sociale. Il y a aussi cette crasse qui envahit toutes les pages .Je me suis d’ailleurs lavé les mains après ma lecture. On est un peu dans la célèbre émission « Strip tease » avec les mêmes barakies ou alcolos de service mais dans les années 30 en Nouvelle-Zélande. Dany Boon en aurait fait certainement « Bienvenue chez les ploucs ! ». Tiens, en parlant de film, ce roman de Ronald Hugh Morrieson (quelqu’un l’a lu ?) a déjà été adapté au cinéma avec « The Scarecrow »(quelqu’un l’a vu ?).
Pour en revenir à la BD, j’ai vraiment eu un sentiment étrange avec le dessin. Par moment on sent bien que Jules Stromboni a travaillé à l’animation surtout dans les situations burlesques où la touche de Tex Avery est toute proche. Par contre, c’est parfois très cruel et morbide. Le contraste est saisissant comme la fin qui arrive avec une précipitation assez incroyable. J’ai même cru qu’il devait y avoir une suite mais non, l’histoire est bel et bien bouclée. Un autre aspect  assez déconcertant, c’est que la partie Salter est très peu développée. Il apparait de temps en temps, il fait son petit numéro de magie ou d’illusionniste et puis il disparait. Bref, il y a des blancs (d’œuf) à combler pour le lecteur. Le tout est quand même assez étonnant à lire, c’est assurément  une BD sortant des sentiers battus  qui devrait attirer un public curieux amateur d’expérience nouvelle.
Pour finir, un petit  dicton local « les lumières vont brûler toute la nuit ». Je vous laisse réfléchir là dessus. A la prochaine chronique les amis.
Scénario : 6/10
Dessin:6/10
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Public cible :les amateurs de hors piste.
Samba.

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Le Maître de Benson Gate, 1er cycle (tomes 1 et 2)

L’histoire (scénario : Fabien Nury, dessin : Renaud Garreta, couleurs : Jean-Jacques Chagnaud)
Ils sont frères. L’aîné a ce qu’on appelle « le charme du diable » : il est violent, coureur de jupons, joueur, buveur, menteur… Mais il n’y a personne qu’il n’ait réussi à séduire. Le cadet semble plus fragile. Il est plus honnête, plus réservé. C’est le «bon fils », en qui leur père place ses plus grands espoirs. Ils se nomment Calder et Richard Benson. Ils sont les héritiers d’un empire pétrolier, conquis par leur père à la fin du 19e siècle. Par une nuit d’été 1912, ils commettent une frasque de trop : l’un d’eux doit partir. Ce sera Calder. Il disparaît au Mexique, puis est donné pour mort. Richard hérite malgré lui de la fortune familiale. Quelques années plus tard, Richard apprend que son frère est en vie… Et qu’il compte bien revenir, pour reprendre son dû. Richard et Calder Benson sont maintenant ennemis. L’un est un impitoyable capitaine d’industrie, l’autre un aventurier sanguinaire.

Tous les deux sont intelligents, dangereux et avides de pouvoir. C’est le même sang qui coule dans leurs veines, la même voracité qui régit leurs vies. Ce sont tous les deux des Benson, mais un seul sera… Le Maître de Benson Gate.
 
Tome 1 : Adieu Calder !
Tome 2 : Huit petits fantômes
 
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Mon avis  Le dessin du tome 1 est bien, en revanche sur le tome 2 j’ai cru que ça avait changé de dessinateur au fil de ma lecture, mais non. Surtout sur les visages, ils sont moins nets, moins précis, moins beaux que dans le tome 1. Cela m’a gêné tout le long de la lecture, ce n’était pas agréable. D’autant plus quand les personnages n’ont vraiment pas la même tête d’un tome à l’autre, comme Taylor. 
 
Concernant le scénario, c’est la rivalité de deux frères dans l’univers impitoyable du pétrole (comme Dallas mais sans les femmes pour le moment ;-)).
C’est magouilles, complots, chantages, tueries, secrets et compagnies. Il y a peu de place à l’espoir, la rigolade ou l’enfantillage, c’est d’une noirceur impitoyable !
 
Sur fond d’intrigue policière, le second tome sert à amorcer le changement de personnalité de Richard Benson pour préparer la suite. Encore plus impitoyable j’imagine.
 
Pour conclure
Vous l’aurez compris, cette série se résume en un mot : impitoyable.
Je vais certainement lire les prochains tomes (4 au total pour le moment). Cela se lit bien et cela change de ce que j’ai l’habitude de lire. J’espère que le dessin ressemblera davantage au 1er tome.
Ma note
7,5/10


planche-maitre-benson-gate-T1-extrait
 
planche-maitre-benson-gate-T2-extrait

ALAMO T2. Une aube rouge

 

 alamo, 7510, 082012, dobbs, perovic, soleil, 1800, western, davy crockett, texas, mexique, independance, houston, travis alamo, 7510, 082012, dobbs, perovic, soleil, 1800, western, davy crockett, texas, mexique, independance, houston, travisScénario : Dobbs
Dessin : Perovic, Darko
Couleurs : Quemener, Simon
Dépôt légal : 08/2012
Editeur : Soleil Productions -Collection : 1800
ISBN : 978-2-302-02337-6
Planches : 46 

 

Résumé :


En 1837, le français Louis Rose poursuit la retranscription orale de la prise d’Alamo, à l’intention du général Houston, Président du Texas indépendant. Rose reconnait entre autre avoir parfaitement accompli la mission que l’homme politique lui avait confiée : éliminer en douce ses rivaux Davy Crokett et William Travis.


Mon avis :


J’avais bien accroché au premier tome. L’interview du Sieur Dobbs (http://www.sambabd.be/archive/2012/08/09/le-grande-interview-de-dobbs.html) m’avait encore plus donné envie de connaître la fin de cette histoire. La preview de la couverture avait terminé d’enfoncer le clou. J’étais chaud bouillant pour lire : Une aube rouge.

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Dobbs a encore su nous ravir et nous surprendre avec ce deuxième tome !!  Louis Rose racontant le siège et l’attaque du fort à Samuel Houston, futur Président de l’Etat du Texas. L’histoire est donc vécue sous forme de flashback. L’action est omniprésente et le questionnement sur la relation Rose/Houston transpire en filigrane.  Dobbs est vraiment un des scénaristes à suivre. Il est capable de nous transporter dans des univers différents avec maestria et brio !!


Les dessins de Darko Perovic sont très réussis.  Il  s’est même amélioré par rapport au tome précédent, surtout dans l’expression des visages. Ses scènes de guerre sont particulièrement détaillées et soignées. 

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Pas besoin d’en faire des tonnes et de vous bassiner plus longtemps avec ma prose. Si vous ne l’avez pas déjà fait,  précipitez-vous chez votre libraire préféré pour vous procurer : Une aube rouge.


Revedefer


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Ma note globale : 7.5/10


Dessin : 8/10
Scénario : 7/10

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