
Autobiographie
One Shot
Editions : Delcourt
Collection : Shampooing
Dépôt légal : 11/2011
Scénario et Dessin : Guy Delisle
Couleurs : Firoud Lucie et Delisle Guy
Résumé :
Pour suivre sa femme qui travaille dans une ONG, Guy Delisle s’installe pour un an à Jérusalem avec ses deux enfants.
De mois en mois, il dessine ses pérégrinations, ses rencontres, ses états d’âme, dans un état hébreu toujours en conflit armé.
Mon avis :
La simplicité du graphisme et des couleurs (aplats de camaïeux de gris) conforte la candeur du personnage principal qui navigue parmi des paysages souvent désolés et arides.
Cet homme au foyer fait face aux situations quotidiennes avec une naïveté désarmante. Sans émettre de jugement, il observe et décrit, raconte tel qu’il le voit le conflit israélo-palestinien.
Et le lecteur le suit dans ses déboires et ses émerveillements, sans se poser de questions.
Guy Delisle est un guide aussi cocasse que spirituel qui nous invite au voyage, dans un pays dévasté par des années de guerres monothéistes.
Chroniques de Jérusalem, c’est un pavé ( du mur des lamentations ???), plus gros que « Pyongyang » et que « Chroniques Birmanes ». On sait que le plaisir va durer longtemps. Il me tarde déjà de lire « Shenzhen ».
N’hésitez pas visiter le blog de Guy Delisle, croquis et photos vous plongent dans Jérusalem comme si vous y étiez.
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Ma note : 9,5/10
Sophie


Ce n’est pas du tout mon préféré, je le trouve bien moins efficace que Pyongyang. Un peu trop long, celui-ci, l’auteur manque de cadrage éditorial, je trouve…
J’ai ADORE ta chronique Planante. C’est exactement ce que j’ai ressenti en la lisant. J’étais déjà un fan avec « chroniques Birmanes » alors la je n’ai pas boudé mon plaisir ….
J’ai lu beaucoup de critiques élogieuses de cet album mais je ne l’ai pas encore lu…Je note sur ma petite (grande) liste des achats potentiels…;-) Merci pour cette belle chronique…
Comme Capitol.merci Planante.
Je n’entend que du bien de cet album. Je n’ai pas lu les autres travaux de Guy Delisle, mais commencer par celui-ci devrait être un bon début. Allez, hop ! je rallonge ma liste d’achat
Je viens de finir Pyongyang – mon « premier » Delisle – et je pense bien enchaîner avec les autres, dont celui-ci…
Bienvenue à la nouvelle chroniqueuse !
je ne sais pas ce qu’est un cadrage éditorial.
« Pyongyang » est plus sombre, on ne sait pas ce qu’il se passe vraiment dans le pays ; on l’imagine à peine.
« Chroniques de Jérusalem » c’est clair net et précis, il ne fait pas bon être juif, arabe ou touriste dans le coin. On risque de se prendre une rocket à chaque coin de rue.
malgré la longueur de son livre, il ne cerne pas encore les tenants et aboutissants de ce conflit…Je suis sûre qu’entre nous on pourrait en parler des jours et des jours, pourquoi on soutient les juifs ? pourquoi on soutient les arabes ?… et si tout le monde avait raison… ça n’en finit pas !
Je vais prendre une image pour le « cadrage éditorial »:
Delisle a fait pousser un arbre magnifique, grand fort, au feuillage généreux. Mais il ne l’a pas taillé. Alors les branches ont poussé n’importe comment, il y a trop de départs de petites pousses, l’arbre s’est développé de manière anarchique. Cet arbre aurait mérité une taille régulière.
C’est comme ça que je vois le travail de l’éditeur. L’artiste fait pousser l’arbre comme il le sent, de manière naturelle, l’éditeur le guide, élague les branches inutiles.
Et pour moi, cet album est bourré de choses moins utiles qui font perdre l’album en efficacité.
je comprends,
en même temps, c’est cette approche éclectique qui aide l’année à se finir.
on ne reste pas figé sur le conflit, la vie du personnage est très importante aussi.
Je ne connaissais pas Delisle, j’avoue que j’ai adoré, je ne l’ai pas lâché sur plusieurs soir ! une vraie réussite !!!