Sept – Tome 17 – Sept mages

sept,sept mages,lehman,roudier,delcourt,médiéval fantasy,fantastique,magie,610,052016sept,sept mages,lehman,roudier,delcourt,médiéval fantasy,fantastique,magie,610,052016Scénario : Serge Lehman
Dessin : Emmanuel Roudier
Éditeur : Delcourt
64 pages
date de sortie : avril 2016
genre : héroïc-fantasy

 

 

 

Féric siège sur le trône du royaume de Cocaigne. Son règne n’est pas des plus reposants puisqu’il doit faire face aux velléités de son frère, Jean le Nécromant, qui cherche par tous les moyens à le renverser. Il a d’ailleurs trouvé un moyen puissant en levant une armée de monstres, mélange de morts-vivants et de goules. Le bon roi n’a qu’un recours pour contrer cette magie noire, celui du dieu Herne qui conseille de recruter sept mages aux pouvoirs très spécifiques. Tous d’origines et de traditions très différentes, les sept mages devront apprendre à combiner leur magie et surmonter leurs divisions pour vaincre l’ennemi.

 

sept,sept mages,lehman,roudier,delcourt,médiéval fantasy,fantastique,magie,610,052016

 

Les séries concept en BD se déclinent parfois en saisons à plus forte raison quand elles sont composées de one-shots. Nous voici déjà rendus à la troisième saison de la série Sept et 17 albums sont déjà parus en comptant celui-ci. Tous ne sont pas du même niveau, mais quelques uns valent le détour et ce, quel que soit le genre du récit. Vous trouverez de tout dans cette série : polar, thriller, héroïc-fantasy, science-fiction, horreur … il y en a pour tous les goûts.

Ici Serge Lehman nous emmène dans un récit médieval-fantasy mâtiné de fantastique et de mythologie. En grattant un peu, on trouve derrière cette histoire assez convenue de lutte fratricide entre le bien et le mal, un deuxième niveau de lecture qui se situe au niveau des forces recrutées par le roi Féric. En faisant se côtoyer la puissance païenne, la sagesse romaine, la philosophie grecque et la charité chrétienne très différentes les unes des autres et que tout semble opposer, Serge Lehman ne cherche-t-il pas à nous montrer que l’union fait la force et qu’à tout bien réfléchir, si l’on arrive à prendre le meilleur de chacun, les forces maléfiques n’ont qu’à bien se tenir ? Ok, c’est un peu simpliste, mais ça fonctionne et ce, malgré une narration un peu trop linéaire et prévisible.

 

Le dessin de Roudier est du même acabit : efficace et sans surprises, avec néanmoins quelques belles séquences évoquant les mythes des super héros lorsque les mages utilisent leurs pouvoirs.

Au final, on a un bon album divertissant mais qui toutefois ne rentre pas dans le top 5 de la série.

 

 

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Loubrun

 

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Un baiser à la vanille – Tome 1

Auteure : Rina Yagami
Éditeur : Soleil manga
192 pages
Sortie : 11 mai 2016.
Genre : Shojo

Le résumé
Kokoa, jeune fille timide, arrive de sa campagne pour entrer dans son nouveau lycée. Tous les jours, elle voit un garçon dans le train, Banri. Il est le plus beau et le plus intelligent de l’école. Cependant, il ne vit que pour les études et ne parle à quasiment personne. Kokoa va néanmoins tomber amoureuse de lui. Pas facile dans ces conditions de tenter une approche, elle qui n’est déjà pas très dégourdie. Bizarrement cela ne prendra pas longtemps avant que ce dernier baisse sa garde…

« Je viens de tomber, je suis toute sale ! »

Lire la suite « Un baiser à la vanille – Tome 1 »

Africa Dreams – Tome 4 – Un procès colonial.

Dessin : Fredéric Bihel.
Scénario : Jean-François et Maryse Charles.
Éditeur : Casterman.
Sortie : 11 mai 2016.
48 pages.
Genre : historique.

 

Le résumé.
Lors de l’Exposition universelle de Bruxelles, 300 Congolais sont répartis en trois zoos humains dans le parc de Tervuren. Au Congo, Paul met de l’ordre dans sa vie privée et découvre de nouvelles perspectives pour sa plantation, tandis que Morel, Casement et le vice-consul Thesiger rédigent un rapport accablant sur les exactions de la compagnie caoutchoutière du Kasaï.

« Le roi a toujours un goût très grand pour tout ce qui est passages secrets, dérobés. Il aime le mystérieux. »



Mon avis.
Ce dernier tome 4 d’Africa Dreams montre bien le cynisme de l’époque pour « nier » l’évidence des exactions des colonisateurs sur les populations congolaises sous l’égide de Léopold II.

Calomnie !

Bon, tous n’étaient pas à mettre dans le même panier comme notre bon cénobite Paul qui tente d’amener un peu d’humanité à cette population. Lire la suite « Africa Dreams – Tome 4 – Un procès colonial. »

Les chroniques courtes (96) : Les enfants de Midvalley T1, Pathfinder T3, Batman Univers HS1.

LES ENFANTS DE MIDVALLEY – Tome 1 – La nuit de l’horloger

les enfants de midvalley.jpgscénario: Benoît Broyart
dessin et couleurs : Romuald Reutimann
Éditions Kramiek
parution du 07 octobre 2015

 

 

Milan et sa petite soeur Rosa doivent passer une semaine chez leur oncle car leur maman sera absente pour cause de recherche d’emploi ! Arrivés à la gare de la grande ville leur oncle n’est pas là ! Ils se rendent donc à son domicile et sont invités par un mystérieux voisin, Monsieur Paul, à prendre un petit déjeuner chez lui en attendant le retour de l’oncle…. Mais c’est là que les ennuis commencent : Paul est horloger et fait travailler des pauvres enfants sur ses mécaniques ! Rosa va lui voler une montre et les deux gamins passeront la nuit à fuir le bizarre horloger qui semble commander au temps.
Une petite histoire qui semblait banale mais qui trouve une intrigue prenante et à la limite du fantastique. Un dessin particulier mais agréable. Le tout fait un album plus intéressant qu’il n’en avait l’air.
Espérons que les deux albums suivants, qui termineront l’histoire, seront aussi captivants. 

les enfants de midvalley t1.jpg

 

Ma note:
a05-3e788c9.gifDESSIN

a06-3e788fc.gifSCENARIO

JR

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Pathfinder – Tome3 – L’enfant de Lamashtu
pathfinder.jpgpathfinder t3.jpgScénario : Zub, Jim
Dessin : Huerta, Andrew
Éditeur : Glénat
Collection : Grafica
Planches : 64
Dépot légal : 01/2016

 

 
Cette conclusion de la première aventure de nos héros déçoit quelque peu.
Suite et fin des aventures « Pathfinder ». Les héros ont été faits prisonniers par les Gobelins. Ils ont été ligotés, ils vont être obligés de boire l’eau de Lamashtu, une potion dangereuse pouvant corrompre l’esprit ou déformer le corps de celui qui y trempe ne serait-ce que le bout des lèvres. Seule Merisiel l’elfe peut les sauver.
Le seul effet notable des terrifiantes eaux de Lamashtu est de provoquer des flashbacks très pratiques mais arrivant comme un cheveu sur la soupe, en particulier après deux tomes où l’on s’est déjà efforcé d’expliquer les motivations de chacun.
Pourtant c’est là ou le dessin est superbe.
Les scènes de combat avec l’enfant de Lamasthu sont très fournies, très chargées avec des couleurs monochromes : difficile à décrypter, lassant.
Le faible scénario de ce dernier tome finit par ne pas faire entrer dans ma mémoire cette BD.
Les dernières pages donnent quelques idées sur une peut être future BD : Le Dernier Gobelin de Bois-Moussu.

a05-3e788c9.gifDessin/Scénario

Patounet
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BATMAN UNIVERS HS N°1

pathfinder,les enfants de midvalley,broyard,kramiek,reutimann,glénat,zub,huertapathfinder,les enfants de midvalley,broyard,kramiek,reutimann,glénat,zub,huertaÉditeur : URBAN Comics
Parution : 22 avril 2016 en kiosque
160 pages

 

Vous souvenez-vous du feuilleton BATMAN des sixties ?  DC comics, cédant à la nostalgie actuelle, édite BATMAN’66, une série qui reprend les personnages du feuilleton avec leurs costumes et leurs aventures très kitsch ! Et tout y est ! Les vilains ont les têtes des acteurs qui leur donnaient vie à l’époque, les coups lors des bagarres traduits par des onomatopées, la voix off qui racontait les événements à suivre, etc.
Urban comics nous offre donc cette édition française et ce premier album nous propose même un récit tiré d’un scénario non utilisé à l’époque, oeuvre du grand Harlan Ellison et mettant en vedette Double Face. Chaque épisode est réalisé par des artistes différents tels Ruben Procopio, Ty Templeton ou José-Louis Garcia-Lopez au dessin, Len Wein, Jeff Parker au scénario. Que du beau monde!

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JR

a07-3e78901.gifMa note générale

Barney et la note bleue

Barney et la note bleue, loustal, paringaux, casterman, 27 avril 2016, roman graphiqueBarney et la note bleue, loustal, paringaux, casterman, 27 avril 2016, roman graphiqueScénario : Philippe Paringaux

Dessin :  Loustal

Editeur : Casterman

Sortie : 27 avril 2016

104 pages – cartonné – CD

Edition anniversaire – 3000 exemplaires

Roman graphique et musical

 

Présentation de l’éditeur :

Vibrant hommage à l’un des plus grands saxophonistes de jazz, 20 ans après sa disparition.

 Barney ? L’un de ces astres que la musique ne nous offre qu’avec parcimonie – un ou deux par génération, pas davantage.
Lui est un météore, une étoile filante : saxophoniste génial, jazzman plus qu’inspiré, Barney sidère tout ceux qui croisent sa route, tant il possède à l’excès cette forme de grâce innée qui n’appartient qu’aux très grands. Mais la vie est cruelle. Barney, le sorcier de la note bleue, est aussi un instable, un insatisfait, qui traverse le monde et les événements comme si sa propre existence ne le concernait pas.
Sa trajectoire sera aussi fugace qu’éblouissante : de l’Afrique jusqu’à l’Amérique en passant par Paris, le quotidien de Barney se consume dans la drogue et les amours sans issue. Salut l’artiste, plus dure sera la chute…

Barney et la note bleue, loustal, paringaux, casterman, 27 avril 2016, roman graphique

Initialement publié au milieu des années 80 et désormais proposé dans une nouvelle édition, Barney et la Note Bleue est l’une des plus brillantes créations du tandem Loustal – Paringaux. Poignant comme un thème de Charlie Mingus, scintillant comme un chorus de Miles Davis. Impérissable, à l’instar de tous les vrais classiques.

 

Mon avis :

A la bonne heure ! Voilà qu’on remet « Barney et sa note bleue » en route !

L’effet que ça nous fait, vous ne pouvez même pas imaginer.

On s’appelle.

On s’appelle la nuit.

Il s’est passé tant de choses depuis 1987.

C’est avec ces accents céliniens que Francis Marmande ouvre le dossier de fin d’album consacré à cette très belle réédition de ce mariage réussi entre BD et jazz, entre variation fictionnelle et biographie factuelle. Pour la première fois, la bande sonore est jointe au livre, ce qui permet d’écouter et de (re)lire en parfaite synchronie et harmonie une œuvre graphique majeure avec une musique d’ambiance époustouflante.

Barney et la note bleue, loustal, paringaux, casterman, 27 avril 2016, roman graphique

Alliance de simplicité, de subtilité et d’élégance, les grandes cases stylées sans bulle de Loustal accompagnent la voix-off de Paringaux pour le récit d’une errance perçue d’un angle cinémato-graphique.

Barney et la note bleue, loustal, paringaux, casterman, 27 avril 2016, roman graphique

Textes et images collent parfaitement à la musique pour la chronique sensible d’une vie mouvementée.

 

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a08-3e78906.gif Moyenne

 

L’interview de Loustal sur le site internet des Editions Casterman : ICI

 

Skippy.

 

 

 

 

 

 

Bitch Planet

bitch planet,extraordinary machine,kelly sue deconnick,valentine de landro,glénat comics,04 mai 2016,anticipationbitch planet,extraordinary machine,kelly sue deconnick,valentine de landro,glénat comics,04 mai 2016,anticipationTome 1, Extraordinary machine

Scénario : Kelly Sue Deconnick

Dessin : Valentine De Landro

Glénat Comics

176 pages – cartonné

Parution : 04 mai 2016

Anticipation

 

Présentation de l’éditeur :

Seule une vraie femme peut survivre à… Bitch Planet !

Le futur. Le monde est gouverné par le diktat des hommes. Les femmes qui ne se plient pas aveuglément à leur volonté doivent être « rééduquées ». À l’issue d’un discours évangélisateur psalmodié en boucle dans leur sommeil, elles sont expédiées dans l’établissement auxiliaire de conformité, une prison pour femmes en orbite au-dessus de la Terre. Ces rebelles qui rejettent les règles masculines vont ainsi découvrir les joies de la vie carcérale dans cette boîte de métal que l’on appelle « Bitch Planet. »

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En bonus à cette édition Glénat Comics : une couverture inédite, un appareil critique sur le féminisme et la culture populaire rédigé par Pia-Victoria Jacqmart, des interviews exclusives des auteurs, des fausses-pubs, et plein d’autres surprises !

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Mon avis :

Présenté comme un pamphlet social et féministe, phénomène éditorial aux États-Unis, Bitch Planet vaut la peine d’une lecture attentive.

Dans un monde dystopique, être trop grosse ou trop noire par exemple, est un crime. Les femmes « non conformes », qui ne correspondent pas aux canons de la société, sont envoyées dans une prison dans l’espace, à l’Établissement Autoritaire de Conformité (EAC) ou plutôt sur Bitch Planet.

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Le scénario de Kelly Sue Deconnick allie les ingrédients du huis-clos carcéral et violent avec ceux du discours social et politique engagé, le tout baignant dans une atmosphère SF très particulière. D’une galerie de personnages émergent les personnalités de Kamau Kogo, immédiatement identifiable à sa coupe afro, et de Penelope, une femme au caractère irréductible, super-héroïne noire et obèse (impossible de ne pas penser à la série Orange is the new black ou aux films Grindhouse). Ces détenues sont bien décidées à bousculer les règles d’un sport extrêmement violent, le Megaton, sorte de Rollerball, auquel elles vont participer. Les dialogues sont tirés au cordeau et habilement répartis dans les cases, les qualités d’écriture évidentes.

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Le dessin de Valentine De Landro (qui est un garçon) a la particularité de se focaliser sur les visages et les corps en laissant les fonds des cases souvent sans décors et monochromes. L’encrage est gras et l’usage de points de trame colorés rappelle curieusement le travail de Hergé et de Roy Lichtenstein. L’effet est intriguant, mais pas toujours facile à décoder.

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Avec l’espoir que le projet tienne ses promesses, la lecture de ce premier opus, récemment nommé aux Eisner Awards 2016 dans la catégorie « meilleure nouvelle série », offre un excellent moment de divertissement combiné à un intéressante réflexion féministe. Le récit s’avère passionnant et la suite est attendue avec impatience.

 

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Le site internet de Glénat comics : ICI

 

Skippy.

 

 

L’homme qui tua Lucky Luke

l'homme qui tua lucky luke,bonhomme,morris,hommahe,lucky comics,dargaud,western,910,042016l'homme qui tua lucky luke,bonhomme,morris,hommahe,lucky comics,dargaud,western,910,042016Scénario et dessin : Matthieu Bonhomme

Éditeur : Lucky comics

64 pages

date de sortie : avril 2016

genre : western, hommage

 

 

 

 

Un homme face contre terre. Il porte jean, gilet noir, chemise jaune et foulard rouge. Aucun doute possible, c’est bien la légende de l’ouest, l’homme qui tire plus vite que son ombre, le célèbre Lucky Luke. La chance ne semble pas lui avoir souri cette fois-ci !

Quelques jours plus tôt, il tombe des cordes sur Froggy town et les grenouilles s’ébrouent dans les flaques d’eau en jouant entre les sabots du cheval d’un cavalier solitaire qui entre en ville. C’est Lucky Luke qui arrive là en pleine nuit pour y trouver refuge le temps d’une halte rapide. Bien entendu, il ne trouvera ni quiétude ni repos et sera rapidement plongé dans une sale histoire locale, comme les petits villages miniers de l’ouest Américain savent si bien les inventer.

 

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« Vous pouvez vous occuper de mon cheval pour la nuit ? » (*)

 

On dirait pas comme ça, mais Lucky Luke va prendre 70 ans cette année ! Et le bougre n’a pas pris une ride, n’a pas de problème d’arthrose, chevauche avec toujours autant de facilité et d’élégance son facétieux cheval blanc, et est toujours aussi habile de la gâchette. Sans doute les bienfaits de l’arrêt du tabac !

Pour célébrer cet âge canonique, les festivités et évènements éditoriaux ne manqueront pas en 2016. Expositions, beau livre (l’Art de Morris), réédition de 10 albums mythiques au prix de 7 euros, réédition luxueuse en grand format à partir des planches d’origines de Phil Defer, l’édition d’une intégrale documentée, et deux albums hommages, l’un réalisé par Matthieu Bonhomme et l’autre par Guillaume Bouzard.

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Matthieu Bonhomme nous propose ici sa version toute personnelle de ce personnage emblématique de la BD. Il rend un magnifique hommage à son créateur en optant pour un choix narratif osé et un graphisme très personnel qui reprend pourtant certains codes propres à la série. Ainsi, son Lucky Luke avec ses traits semi-réalistes lui conférant un air plus moderne et plus sérieux, est malgré tout très proche de celui de Morris. Le choix des couleurs participe aussi de l’hommage, avec arrières-plans et personnages colorés d’aplats en bichromie. Les décors et cadrages ne sont pas en reste avec des références évidentes au cinéma de genre, donnant des planches sublimes sur les quelles il fait bon s’attarder.

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Bien évidemment, de belles planches ne suffisent pas à faire un bon album. La veine historique de Lucky Luke, c’est le western caricatural et humoristique sublimé par la période Goscinny, maitre du calembour. Calembours qui soit dit en passant ne plaisaient pas à Morris. Matthieu Bonhomme n’a pas cherché à piétiner les plate bande de ses maitres et s’est affranchi de cette veine historique en réalisant tout simplement un vrai western. Un western avec une mine d’or, des indiens, des traitres, des shériffs véreux, une diligence, un saloon, des parties de poker, une jolie fille, un docteur malade. Ne manque qu’une seule chose : du tabac ! Et voilà la trouvaille géniale de Matthieu Bonhomme. Ce petit fil rouge humoristique dont on retrouve un brin presque à chaque page, à la manière d’un running gag, finit par devenir quasiment le thème principal de l’album, et donne un vrai motif à Lucky Luke d’avoir arrêté de fumer. Et moi je préfère cette version à celle de la bête censure des lobbies anti-tabac !

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L’homme qui tua Lucky Luke est une réussite totale : une couverture splendide, des couleurs maitrisées, un dessin magistral, une histoire bien écrite.

Voilà un vrai bel hommage, œuvre personnelle faite avec avec humilité et beaucoup de respect pour ces immenses créateurs que furent Morris et Goscinny.

 

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Loubrun

 

 

 

(*) dans quasiment tous les westerns, à un moment donné il y a un gars qui demande à un autre de s’occuper des chevaux. Vous ferez attention la prochaine fois que vous regarderez un western. 🙂

 

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Kaplan & Masson (Une aventure de) -Tome 2 – Il faut sauver Hitler

Couv_274394.jpgPlancheA_274394.jpg Auteur : Jean-Christophe Thibert
Éditeur : Glénat
Collection : Caractère
Planches : 46
Dépot légal : 03/2016
Genre : espionnage burlesque

 

 

Le colonel Kaplan a un problème épineux : il doit sauver Hitler ! Ou plus exactement une chèvre, une doublure des services secrets français (SDECE – ancêtre de la DGSE. NDLR) afin de révéler un réseau d’anciens nazis. Et qui de mieux pour assurer cette mission que le très efficace Nathan Masson doublé de Monsieur Watanabé ? Comme de bien entendu, la CIA et le KGB ont eu connaissance de la « résurrection » d’Hitler et veulent eux aussi mettre la main sur lui.

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Il aura fallu pas moins de 7 ans pour avoir la publication du tome 2 des aventures de Kaplan & Masson. 7 ans d’attente et d’interrogations : les éditions Glénat ont-elles décidé d’arrêter là ? JC Thibert et Didier Convard sont-ils fâchés ? De nombreuses spéculations ont mis les nerfs des fans à rude épreuve (dont votre serviteur). Toujours est-il que le résultat est à la hauteur de l’attente. JC Thibert est seul aux commandes : scénario et dessin. Il emploie les mêmes ressorts que pour le premier tome : aventures débridées mâtinées d’humour, sur fond de guerre froide. Avec ce type de décors, l’espionnage a, bien sûr, le beau rôle ! JC Thibert paye son tribut à E.P Jacobs : le couple de héros (un militaire et un savant) est évidemment une transposition franchouillarde de Blake et Mortimer. Cette filiation (jusque dans le graphisme) est pleinement assumée par l’auteur. Il n’hésite pas à rajouter une touche personnelle à ses héros, les rendant tout de suite plus proches de nous. Ainsi, ils fument et ont une vie sexuelle (by Jove ! Chocking) ! Ceci dit les personnages ont des personnalités individualisées. Ils sont fouillés, y compris les personnages secondaires comme la sculpturale Line. Le scénario est lui aussi, très bien conçu avec des rebondissements, des courses poursuites, et surtout des caricatures de nazis ou d’espions, très drôles et très réussies.

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Le dessin est époustouflant. Dans la droite ligne de la ligne claire, JC Thibert pousse le trait très loin. Il est précis, très fluide et surtout très documenté. Le lecteur ne peut être qu’impressionné par le travail préliminaire de recherche d’archives retranscrites en dessin. Ainsi les voitures sont d’époque avec le souci du détail. Les « wunderwaffen » imaginés par les nazis sont raccord avec la réalité. Vous découvrirez, outre les célèbres ME 262, un prototype V2 piloté : le Heinkel Lerche (totalement improbable !). Cela contribue grandement à l’immersion dans le scénario.

Les aventures de Kaplan & Masson sont une véritable surprise. Qui a dit que la ligne claire était du passé ? Voilà un parfait contre-exemple totalement réussi ! Chaque album se lit comme un one shot. Mais je ne saurais que vous conseiller de vous procurer au plus vite la lecture du tome 1 (la théorie du chaos). Vous y trouverez un vrai moment de bande dessinée avec des morceaux d’humour et d’aventure à l’intérieur. Jubilatoire !

Scénario a08-3e78906.gif
Dessin a08-3e78906.gif
Total a08-3e78906.gif

Tigrevolant

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