Erik le rouge – T1 – le sang des vikings

Erik le rouge,le sang des vikings,di giorgio,sieurac,Soleil,vikings,HistoireErik le rouge,le sang des vikings,di giorgio,sieurac,Soleil,vikings,HistoireScénario : Jean-François Di Giorgio

Dessin : Laurent Sieurac

Editeur : Soleil Productions

Date de sortie : Avril 2013

48 pages

Genre : Aventure historique

 

 

Thorvald Asvaldsson est banni de son village après avoir tué le médecin qu’il avait pris pour l’amant de sa femme. En bon viking qu’il est, Thorvald, au lieu d’être auprès de sa femme enceinte était en train d’écluser quelques godets. Ce qui explique la confusion dont le pauvre médecin est victime. Thorvald voit là une chance à saisir et part donc à la recherche de cette île que lui avait jadis indiqué un marin égaré.


Erik, son fils, naît pendant l’exil. Le clan trouve finalement une terre où s’installer et pendant qu’Erik grandit, les hommes procèdent de-ci de-là à quelques raids meurtriers qui ont fait la renommée des peuples vikings.


Cette série est censée raconter la vie d’Erik le rouge, célèbre viking qui colonisa le groenland. Ce Premier album met en place la série en racontant surtout la vie de Thorvald plutôt que celle de son fils. S’il peut être intéressant de connaître les origines d’Erik, on peut s’étonner que cela prenne tout l’album. Une dizaine de pages auraient été suffisantes pour ensuite plonger dans le vif du sujet : la vie d’Erik le rouge et son arrivée au Groenland.


Au final, le scénario ne présente pas un grand intérêt et la narration se résume à  succession de clichés sans grande surprise.


Heureusement, Laurent Sieurac sauve les meubles avec son dessin détaillé et magistral sur les décors. Les scènes en mer au milieu des glaces sont absolument sublimes et la majesté des paysages est parfaitement rendue. La lecture devient du coup moins pesante, d’autant que le découpage dynamise autant qu’il peut le récit.


Souhaitons que le tome 2 nos propose un peu plus de souffle épique.

 

Ma note : 6.5/10

Loubrun

Dérive orientale

derive-orientale-younn-locard-cv.pngyounn-locard-derive-orientale-01.pngRésumé de l’éditeur: Printemps 1937. Deux hommes battent le pavé d’Istanbul. Un grand journal londonien leur a commandé un reportage illustré, le portrait de la capitale turque en cité moderne dans un pays laïque. Simon, l’écrivain terre à terre, ne voit rien qui y corresponde et aurait préféré être ailleurs. Aillil, le dessinateur épicurien, espère quant à lui de nouvelles expériences. C’est précisément ce que leur propose Abdolfaz, un prince autoproclamé rencontré sur les quais.
Dans la citerne imposante qu’il a aménagé en lieu de débauche dans les bas-fonds de la ville, il leur fait entrevoir un autre Istanbul, qui n’a jamais coupé les racines de son passé, et les plonge dans une ivresse trouble dont on ne sait s’ils sortiront.

 

H27.jpgEn 2009, souvenez-vous, l’épidémie de grippe A H1N1 rend les médias et la population un brin paranos. Au même moment, Younn Locard sort son premier album chez L’employé du moi, H27 (dessiné avant la crise H1N1). L’histoire d’un groupe d’amis embarqué dans un véritable scénario catastrophe qui voit Bruxelles mise en quarantaine pour cause d’épidémie d’H27… un hasard du calendrier entre la fiction et la réalité.

 

Aujourd’hui, l’auteur nous présente son deuxième titre chez ce même éditeur et crée une nouvelle fois un hasard interpellant entre la fiction et l’actualité. A l’heure où Istanbul fait régulièrement la une des infos et nous laisse entendre que les droits et les libertés du peuple turc ne sont peut-être pas si avancés qu’on le pensait, Dérive orientale dépeint une ville qui veut se montrer moderne aux yeux de l’occident mais qui, sous sa couche de vernis, reste très attachée à son passé.   

 

Là où, en 2009, Younn Locard réalisait un beau contraste entre dessin noir et blanc un peu brouillon et scénario catastrophe, Dérive Orientale propose une histoire plus posée et un dessin (toujours noir et blanc) plus clair et précis. Le découpage un peu sauvage d’H27 laisse place, aujourd’hui, à de belles cases. Le trait de l’auteur ne s’étend pas particulièrement dans les détails mais réussit avec quelques traits très bien placés à mettre en place une atmosphère palpable. On ne voit pas Istanbul, on la ressent.  Et c’est toute la force de cette oeuvre, Simon l’écrivain et Aillil le dessinateur passent presque au second plan et laissent la ville prendre la place d’un personnage (principal?) à part entière.

 

Le +: Une vraie bouffée d’oxygène! Un album magnifique en tous points bien servi par une édition soignée de L’employé du moi.

 

Le -: Certains auraient probablement préféré un scénario plus dense mais cela aurait été au détriment de l’atmosphère générale.

 

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