LOUSTAL
La maison MARVEL, toujours en quête de nouveaux lecteurs et de pérénité de ses héros à sorti cette nouvelle série : SEASON ONE. Comme la première saison d’une série T.V, chaque épisode met en images, avec de nouveaux auteurs et dessinateurs, les débuts des héros les plus marquants de la « maison des idées ». Cela donne une idée de l’origine du personnage aux nouveaux lecteurs et d’agréables souvenirs aux vieux dont je suis.
L’album consacré à Daredevil est une petite merveille! tous les fans savent que Matt Murdock est devenu aveugle et a acquis des sens developpés en recevaant un jet de produits radioactifs tombés d’un camion pendant qu’il sauvait un vieil homme qui allait être écrasé par le dit camion. Tout cela nous est remémoré ainsi que le meutre de son père, boxeur raté, trop fier pour se coucher et signant ainsi son arrêt de mort. La vie d’avocat du héros est omniprésente avec son associé Foggy Nelson et la secrétaire dont les deux sont amoureux, Karen Page. Nous assistons aux timides essais de Foggy pour conquérir la belle, à son envie de la demander en mariage et, bien entendu, aux affrontements avec les premiers ennemis du Diable rouge » ( dont le costume des débuts était jaune et noir d’ailleurs ).
Déjà vu me direz vous ? oui mais, tout en racontant ces histoires du passé, les auteurs mettent en place une aventure innédite qui se serait passé à cette époque et qu’on ne connaissait pas. Très bonne idée qui permet de narrer les relations complexes du héros avec l’église catholique. Dans l’histoire les deux avocats vont aider le père de la paroisse du quartier de Hell’s Kitchen à garder son église que la Mairie veut lui enlever, prétextant que le bail est caduque! une histoire sombre, avec la maffia locale, des politiques véreux ( cela ne change pas! ) et un père qui a des choses à cacher…………
A noter la petite anecdote amusante; DD est un peu jaloux de la notorièté de son futur ami Spider-Man! Il est considèré par la presse comme un héros de seconde catégorie car ses ennemis ne sont pas de l’emvergure de ceux du tisseur.
Daredevil est, à mon avis, l’un des personnages les plus attachants de l’univers Marvel; à l’instar de Batman chez DC c’est un héros noir, marqué par le décès de son père, l’abandon de sa mère… Cet album lui rend, encore une fois, un hommage brillant.
Les autres albums de cette série sont aussi passionnants et je vous les conseille vivement.
Je profite de cette chronique pour remercier STAN LEE d’avoir crée avec de talentueux dessinateurs de merveilleux monde de super héros sans lequel ma vie serait moins intéressante.
scénario : ANTONY JOHNSTON
dessin : WELLINGTON ALVES
Panini Marvel France – janvier 2013 – collection 100% MARVEL
MA NOTE:
scénario : 6/10
dessin : 7/10
JR


Dessin & scénario: Fuyumi Soryo – Supervision : Motoaki Hara
Editions Ki-oon
Manga Seinen
Sortie : 21/03/2013
228 pages
Prix conseillé : 7,90 €
ISBN : 9782355925078
Histoire, Borgia, Italie, Manga
Résumé (de l’éditeur): Naïf et studieux, Angelo Da Canossa n’est guère armé pour la vie d’étudiant à l’université de Pise, lieu d’intrigues et de tensions dans l’Italie de la Renaissance. Son innocence résistera-t-elle à sa rencontre avec Cesare Borgia, rejeton d’une famille à la réputation sulfureuse, dont le père est sur le point d’accéder au Saint-Siège ?
Rivalités entre les différentes factions de l’université, machinations politiques et luttes fratricides, Angelo va partager les années de formation d’un jeune homme en passe de devenir l’un des personnages les plus fascinants de l’Histoire. À ses côtés, il croisera le chemin de certains de ses contemporains les plus célèbres, de Christophe Colomb à Machiavel en passant par Léonard de Vinci…
Mon avis : Une nouvelle série historique sort dans la catégorie « manga » et c’est du tout bon. Fuyumi Soryo, une artiste japonaise qui compte déjà plus de 30 ans de carrière. Mais, c’est la première fois qu’elle se lance dans un projet d’une telle envergure car non seulement il y a le dessin mais aussi le scénario historique centré sur la Renaissance Italienne et une des familles les plus sulfureuses du moment, la famille Borgia. Elle se focalise dans cette famille sur Cesare Borgia. Elle travaille sous la supervision de Motoaki Hara, diplômée de l’Université de Tokyo des études étrangères et qui a continué son cursus en Italie à l’Université de Venise pour approfondir ses connaissances sur la Renaissance. Le résultat est étonnant tant au niveau du dessin que du scénario. Le dessin est excellent tant au niveau des personnages, des chevaux et surtout des costumes, des décors, de l’architecture. L’auteur parvient à faire le mixte entre des cases et des planches dépouillées et d’autres d’une complexité et d’une précision redoutable. Le rapport entre les personnages et la description de la société de l’époque sont très bien rendus.
Ce premier tome permet au lecteur de découvrir les personnages principaux et de déjà poser la problématique de la série : le rapport entre les familles qui se disputent le pouvoir temporel et spirituel (via le Vatican). Le lieu de l’action est la ville de Pise. Le lecteur aura droit à une visite détaillée de la ville, depuis les lieux d’une sublime beauté jusqu’au bas-fonds tenus par les Dominicains…
J’ai trouvé ce premier tome passionnant d’emblée et je me suis lancé de suite dans le deuxième tome qui est sorti en même temps que le premier. Le poisson est ainsi bien ferré…Le tome 3 sort ce 7 mai 2013 et actuellement 10 tomes sont sortis en édition originale au Japon…La série est recommandée par le magazine spécialisé « Historia », une référence !
Graphisme : 8,0/10
Scénario : 8,0/10
Moyenne : 8,0/10
Capitol.

Auteurs : Brunschwig & Martin.
Editeur : Grand angle.
Sortie : 04/2013
L’épilogue
Alors qu’avance la psychothérapie des Singer pour sauver Esther de l’anorexie, l’arrestation du mystérieux tueur en série va accélérer le processus de réminiscences de Lloyd. Mais avec le temps les souvenirs s’estompent, s’effacent même. Et lorsqu’ils refont surface, lorsqu’ils se recoupent enfin, la vérité peut être encore plus inattendue que tout ce que l’on s’était imaginé jusqu’alors…
Non mais !
Ce tome 8 sonne le glas des aventures de Lloyd Singer. Et pourquoi cette cessation d’activité ?
Et bien, car vous, amis lecteurs n’avez pas suivi et encore moins adopté ce personnage oh combien attachant.
Ok, il ne rentrait pas spécialement dans le moule classique du super héros. Il vous a fait peur avec ses cheveux bouclés et ses grosses lunettes. Il ne fallait pas se fier aux apparences les amis, ce mec était 100 fois plus intéressant qu’un Largo Winch (c’est mon avis et j’ai envie de le partager). Le mot psychologie vous a effrayé pensant à un truc chiant, de nouveau une erreur mais vous commencez à les accumuler là !

Je prends ma part de responsabilité en pensant qu’on vous a mal vendu l’affaire.
Bon, dans Lloyd Singer de Grand angle ex Makabi chez Dupuis (vous suivez ?), vous avez des querelles de famille, des engueulades sur fond de mystères. Ça ne vous dit rien ça ? Si j’ajoute une voix off bien caverneuse, bin oui secret story (j’ai eu beaucoup de mal à ne pas écrire secret connerie).
Ah, je vois tendre quelques juvéniles oreilles à ces mots.
Allez, je rajoute des palmiers et Miami. Magnifique non ? On sent déjà le glamour, les belles filles, le soleil.
Vous pensez que j’affabule, tapez Lloyd Singer dans google image, vous obtiendrez ça.
Attendez, ce n’est pas fini, il faut bien entendu de l’amour. C’est beau l’amour, ça fait chavirer nos cœurs, on voit tout en rose. Bon comme c’est du Luc Brunschwig , on a aussi l’option récalcitrante avec un pervers pépère. Mais pour adoucir tout ça, on fait aussi dans « l’animal » avec une vieille chouette. Hé, il se décarcasse là le père Brunschwig non ? Je n’ai pas encore fini, pour coller parfaitement à l’air du temps, et hop une touche culinaire, un vrai top chef ce Luc. Bref, vous êtes gâté de chez gâté.
Quoi, vous n’êtes toujours pas persuadé par la qualité de cette série !
Vous êtes désespérants là les gars !
J’ai encore un argument qui tue, on y parle de vampires !
Mais c’est plutôt des buveurs de pensées, d’affection, ceux qui vous bouffent votre vie.
Allez ! Approchez. N’ayez pas peur, je crois qu’il est temps pour vous de rencontrer Lloyd.
Voilà, si après ça vous n’êtes toujours pas convaincus, je crains que vous ne regardiez trop TF1 ou RTL.
Et puis, je préfère savoir qu’on est entre gens de bonne compagnie sachant apprécier les bonnes choses pour savourer ce thriller psychologique de haute qualité. Là, je suscite la jalousie et la susceptibilité, j’aurais vraiment tout essayé !
Scénario : 10/10
Dessin : 8/10
Global
Samba.
On en parle avec le psychanalyste.

Inscrivez-vous à la thérapie de groupe.
Dessin et couleur : Mario Alberti
Editeur : Delcourt
Collection : Machination
date de sortie : avril 2013
48 pages
Résumé (éditeur)
Scientifiques, artistes, chefs d’entreprise… ils sont ce que l’humanité a de meilleur. Ils sont l’Avant-Garde. Ils sont le Cutting Edge. Une compagnie financière leur propose de relever un incroyable défi qui mettra leur vie en jeu et les poussera jusqu’à leurs dernières limites. La récompense en est, littéralement, inconcevable. C’est ici que l’histoire change… at the Cutting Edge !
Doit faire ses preuves
Auteur de romans fantastiques, Francesco Dimitri signe avec Cutting Edge sa première bande dessinée. Ce qui lui vaudra un peu d’indulgence de ma part.
Ce premier volume sert d’entrée en matière à cette histoire de challenge international pour surdoués, et l’auteur prend vraiment son temps pour mettre en place intrigue et personnages. Les règles du jeu sont bien détaillées, les tempéraments des membres de l’équipe sont bien exposés, tout est très bien posé, mais quand on sait qu’il n’ y a que 48 pages à l’album, on aimerait bien que l’action démarre avant la page 45. Ca s’anime un peu avant, rassurez-vous. Sans doute fallait-il autant de pages pour présenter les équipiers et leur talents complémentaires. Cette complémentarité ne doit rien au hasard et laisse donc supposer qu’une grosse machination risque bien de leur péter à la gueule.
Pourtant, le premier défi annoncé n’est franchement pas impressionnant. A tel point qu’il en éveille la curiosité. Pourquoi réunir autant de talents pour une mission apparemment aussi facile ? Evidemment la simplicité n’est qu’apparente et la machination se met en branle sur la fin de l’album. Un peu tardivement mais ça suffit pour donner envie de lire la suite. Ceci étant, pour maintenir le lecteur en haleine, il va falloir trouver des défis un peu plus costauds et plonger un peu plus profondément dans la mécanique mise en place par la Leviathan Financing &Co.
Au dessin, Mario Alberti semble plus à l’aise sur les décors assez fouillés et réalistes, que sur les personnages dont les traits sont souvent imprécis. C’est dommage car du coup on a du mal à s’attacher à cette équipe de p’tits génies.
En espérant une suite un peu plus dynamique, on pourra donner une chance à cette série à l’intrigue alléchante et pardonner les petites imperfections de ce premier opus.
Ma note : 6.5/10
Loubrun
Editeur: Le lombard.
Sortie : 04/2013
Le nécessaire de compréhension.
En tant que mercenaire, Sigurd a juré de rester neutre. Mais lorsque son clan est décimé, son sang ne fait qu’un tour. Peu importent les règles : sa vengeance s’écrira en lettres de sang ! Bien à l’abri entre les murailles du château de son père, Vigdis attend celui qui saura l’arracher à un mariage forcé et lui offrir la vie d’aventures et d’honneur dont elle rêve… De leur rencontre naîtra une légende aux échos lointains
Chez les vikings.
Par quoi je commence, le bon ou le moins bon ?
Allez, abordons le positif. Les passionnés de la culture Viking apprécieront la rigueur de l’histoire. On n’est pas ici dans de l’héroïc –fantasy mais bien dans l’histoire avec un grand H. On a bien quelques touches magiques via du chamanisme mais l’ensemble joue la carte de l’authenticité.
Un autre très bon point, c’est le rendu graphique proposé par Blary. A la base, on a un dessin à l’aquarelle avec un léger crayonné qui est magnifié (un terme pour une fois non galvaudé) par la colorisation. Si vous y ajoutez un papier légèrement jauni de qualité, on a un effet très « vintage » qui colle magnifiquement bien au récit.
Arrivons maintenant à ce qui a perturbé ma lecture. Principalement, les transitions, on passe d’un sujet à l’autre sans amorce, c’est beaucoup trop abrupt comme changement et ça manque de clarté par moment. En plus, j’aurais aimé avoir plus d’explications, on n’est pas tous des spécialistes de cette époque que je sache. Un surplus de dialogues aurait aussi permis d’étoffer le caractère des personnages. Au final, j’ai terminé ma lecture avec un manque cruel d’empathie pour le guerrier Sigurd et la téméraire Vigdis.
Bon, espérons que le prochain album de ce diptyque rattrapera cette frustration car l’univers proposé vaut la peine qu’on s’y attarde.
Dessin : 7.5/10
Scénario : 5/10
Global.
Samba

Inscrivez-vous au drakkar.

Auteur : Raphael Drommelschlager.
Editeur : Casterman.
Sortie : 04/2013.
Prix : 16 euro (96 pages).
Inspiration.
Tom Katz, un jeune romancier anglais, ne se remet pas de la disparition en mer de la femme qu’il aimait, Anna. Pour tenter de se distraire des pensées obsessionnelles qui lui font voir partout la figure de la défunte, il décide de partir en voyage quelques mois : destination l’île de Santorin, en Grèce, dans le luxe du Kios Hôtel, où il prévoit de s’atteler à la rédaction de son nouveau livre.
Tom, néanmoins, n’est pas venu ici par hasard. Il a au préalable, avec la complicité du directeur de l’hôtel, inventé le personnage d’une milliardaire énigmatique, Penelope Brown, censée résider au Kios Hotel même si personne ne réussit jamais à l’y voir. Les réactions des autres clients face à l’envahissante « présence absente » de Ms. Brown constitueront la matière et les péripéties de son roman.
Créer le buzz.
Conçu, comme le précédent album de Raphaël Drommelschlager chez Casterman Paris – New York, sur un subtil dispositif d’apparences et de faux-semblants, Londres – Santorin est un exercice de style élégant et plein d’esprit, qui rend hommage à la fois au polar et au roman psychologique.
Pour une fois je vous livre le pitch de l’éditeur tel quel car je le trouve très à propos. Il résume bien tous les ingrédients que l’on peut trouver dans ce one-shot .
Mais avant de vous parler de son contenu, parlons un peu des apparences. Il y a quelque chose d’organique à prendre en main cette BD. On sent comme du relief sur la couverture en plus de l’aspect massif de l’ensemble. Ensuite, on entre dans un monde sans couleur, cloisonné aussi. Parfois, une touche de couleur apparait fugitivement comme un fantôme. On comprend bien vite que cet univers correspond à l’état d’esprit du personnage principal, Tom Katz. On part ensuite sur l’île de Santorin. On aurait presque envie d’y être, c’est réellement une invitation au voyage . Une intrigue à la « Agatha Christie » se met en place et l’envie de connaitre l’explication de l’énigme « Brown » me fait tourner les pages avec envie. Je me doute que l’auteur essaye de nous mener en bateau, qu’il nous réserve un joli retournement final. Je me dis aussi que ce genre d’histoire devrait vite se retrouver sur nos petits écrans facilement. Ça devrait plaire à la fameuse « ménagère ».
Au final, une BD entretenant le mystère agréable à lire dont l’originalité est le point fort sauf peut être pour la conclusion qui est plus convenue.
Dessin : 8.5/10
Scénario : 7/10
7.5/10 Global.
Samba

On en parle sur l’ile grecque.
Inscrivez-vous au voyage.
Cauchemar dans la rue

Scénario : Sala, David
Dessin : Sala, David
Couleurs : Sala, David
Dépot légal : 04/2013
Editeur : Casterman
Collection : Rivages/Casterman/Noir
ISBN : 978-2-203-04641-2
Planches :95
D’après un roman de Robin Cook.
Flic parisien, Kléber voit sa vie partir en couille après avoir tué 3 truands.
David Sala fait rarement dans les récits très comiques (Nicolas Eymerich inquisiteur –one of us) mais ici, on va au plus profond de l’abime. Si vous voulez vous payer une bonne dépression, je vous conseille ce titre . J’ai espéré un moment au moins à une bonne vengeance mais celle ci se dégonfle aussi dans des orgies incompréhensibles ou dans des discours défaitistes. Cauchemar, quel titre judicieux !
Ma note : 4/10
Samba.
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Scalped Tome 07 : Rez Blues

Scénario : Jason Aaron
Dessin : Danijel Zezelj, R.M. Guéra, Davide Furnò
DL : 02/2013
Editeur : Urban Comics
ISBN SC : 978-2-365-77190-0
ISBN HC : 978-2-365-77189-4
Pages : 192
Un tome centré sur l’arrivée du père de Dashiel par un flashback mettant en scène la jeunesse de son père dans l’armée suivi de sa rencontre avec la future mère de Dashiel mis en parallèle avec sa propre histoire, les chiens ne font pas des chats.
De nouvelles alliances se laissent entrevoir par l’entremise d’un homme de main de Red Crow violent et rongé par un secret inavouable.
Et enfin Dashiel reprends sa vie et est bien déterminé à régler ses comptes.
Un très bon tome comme d’habitude pour l’une des meilleures séries Vertigo de chez DC.
A lire, relire et découvrir. Deux éditions disponibles, couverture dure ou souple.
Note : 08,5/10
JaXoM
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TOM CARBONE – Intégrale tome 2

Scénario : Letzer, Laurent
Dessin : Cromheecke, Luc
Couleurs : Cromheecke, Luc
Mon avis : Cet album reprend les tome 3 et 4 paru chez Dupuis et le tome 5, inédit en langue française. A noter que la couverture du tome 5 orthographie « Tom Carbone » en «Tom Carbon », la dénomination flamande ou néerlandaise du héros. Glenat a « oublié » de rectifier, de traduire en français…Cela fait un peu amateur…L’album est complété par 120 pages de jeux, de couvertures parues pour le journal de Spirou où sévit encore Cromheecke, de caricatures de Tom Carbone réalisées par d’autres auteurs.
Alors maintenant la question à 5 euros ou plus…Qui va oser sortir un tome 6 de Tom Carbone ? Glénat ou Dupuis ? Lewis Trondheim qui trouve Tom Carbone « génial », va pouvoir mouiller sa chemise sur ce coup là ! Moi, j’adore l’humour « non sense » de Tom Carbone et j’en redemande…
Moyenne : 8/10
Capitol.
Editeur : Casterman(Ecritures).
Sortie : 04/2013
Prix : 15 euro.
Japon, début des années 80.
En l’absence de sa mère, Nanami, une adolescente très énergique, vit seule dans la maison familiale avec son grand-père Tokushirô, un vieil homme jouisseur et fantasque. La cohabitation est difficile face à l’inconséquence et la prodigalité de Tokushirô, qui dilapide le peu d’argent qu’ils possèdent. Tous deux ont heureusement en partage le goût de l’anticonformisme et une fascination pour la Grande Bretagne : Tokushirô parle l’anglais, une rareté chez les Japonais, tandis que Nanami vibre pour les musiciens punks britanniques qui occupent alors le devant de la scène rock.
This is not a love book.
Tendez l’oreille : This is not a loooove sooooooong. Vous percevez vaguement un chanteur roux au nom de Johnny Rotten….bingo, c’est bien eux PIL (Public image Limited).
D’un coup ça me donne une furieuse envie de réécouter ce titre ou un London calling de Clash par exemple.
Bon, revenons à nos moutons, on parle BD ici et pas du mouvement punk. On commence par une préface de Taniguchi , un bon signe je trouve . On sent vite qu’on est dans un manga à « sentiments ». Le couple présenté est original et peu ordinaire, un grand père ayant fait du tonneau des Danaïdes sa philosophie et de l’autre une adolescente un peu rebelle. On s’amuse de leurs engueulades fréquentes mais bien vite on se rend compte qu’il y a beaucoup de tendresse dans leurs rapports. Cette histoire commence comme une comédie mais il s’agit plus d’une tranche de vie, le sourire est là bien évidemment mais on retient surtout cette tendresse affective qui unit ces deux êtres. On s’amuse à suivre les petites maladresses de ce grand père assez marginal lui aussi mais il a tellement bon fond avec un gros cœur qu’il est difficile de lui en vouloir. La petite Nanami est elle aussi très attachante, vous comprendrez très vite sa logique anticonformiste et sa fascination pour la culture british.
Comme le dessin de l’auteure de Thermae Romae est tout en douceur également, on passe un agréable moment de lecture. Attention, la touche manga est malgré tout bien présente : grands yeux et émotions bien marquées sont de sortie. On sent aussi qu’il y a un peu d’autobiographie dans ce récit ce qui le rend encore plus touchant. En plus 186 pages pour 15 euro, on est plus gâté qu’avec le format classique du franco-belge (pas besoin d’attendre 3 albums pour connaitre la fin).
Allez, on se remet la chanson en tête.
Dessin : 7.5/10
Scénario : 8/10
7.5/10 Global.
SAMBA
On en parle sur la scène londonienne.

Inscrivez-vous à la chanson hebdomadaire.

Dessin : Nick Bertozzi – Scénario: Boaz Yakin
Editions Casterman
Collection écritures
Sortie : 24/04/2013
400 pages
Prix conseillé : 21,00 €
ISBN : 9782203024090
Histoire, Palestine,Israël, Jérusalem.
Résumé (de l’éditeur): À la fin de la Seconde Guerre mondiale, Israël n’existe pas encore et Jérusalem est administré sous mandat britannique – un mandat qui s’apparente, par bien des aspects, à une occupation pure et simple. C’est en tout cas ainsi que le vivent de nombreux Juifs, qui depuis plusieurs décennies rêvent d’un foyer national qui serait le leur et, pour une partie d’entre eux, militent plus ou moins ouvertement pour l’établissement d’un véritable état en Palestine, avec Jérusalem pour capitale.
C’est la chronique de cet activisme politique que tient Jérusalem, à travers l’évocation au quotidien d’une famille juive de Jérusalem, les Halaby, à partir de 1945. Lente montée de la revendication nationaliste, militantisme de l’ombre et, bientôt, surgissement de la lutte armée… Les membres de la famille se divisent et parfois s’affrontent sur la question du recours à la violence, mais sauront néanmoins faire front lorsqu’il sera question de se retrouver sur l’essentiel : le combat final pour que naisse Israël.
Mon avis : Une brique, cet album ! Casterman le sort dans sa collection « écritures » qui est un gage de qualité. Il s’agit en réalité d’une traduction française d’un album américain. Ce n’est pas une histoire de Super héros du style Superman ou Batman mais une production indépendante américaine, une pépite que nous livre Casterman. C’est l’histoire d’une famille Juive et de la fondation de l’Etat d’Israël. A travers l’histoire de cette famille, on découvre une période méconnue de la Palestine entre 1945 et 1948. Mais cette histoire a déjà commencé depuis près de 2000 ans. Le livre, dans un préambule, remet le lecteur dans la réalité historique qui précède le récit. A la lecture de l’album, on se rend compte de l’extrême actualité de l’ouvrage. La situation a un peu changé depuis lors mais rien ne s’est arrangé ! Les problèmes persistent. On se pose la question essentielle de savoir : qui persécute qui ? Qui est l’envahisseur ? Qui est le persécuté ? Qui est l’agresseur ? Qui est l’agressé ? Les destins des Juifs, des Israéliens, des Arabes et des Palestiniens sont étroitement liés avec Jérusalem comme symbole.
Je suis ressorti de la lecture de cet album avec des sentiments mélangés et mitigés. Où se trouve la vérité ? Y a-t-il une vérité en Palestine ? Il faut reconnaître aux auteurs qu’ils racontent une histoire sans langue de bois et qu’il n’y a pas uniquement que des gentils Juifs ou des méchants Juifs. Les phénomènes d’immigration sont des sources de conflits, l’histoire de la Palestine est là pour nous le rappeler et les religions n’arrangent rien, que du contraire, elles radicalisent plutôt le débat. Les derniers événements en Europe et en Syrie sont aussi là pour nous le rappeler !
Ce n’est qu’à la lecture que vous pourrez vous faire votre propre idée sur cet album qui fait réfléchir et qui vous donne l’impression que rien n’est facile, même de comprendre le conflit Israélo-Palestinien. J’ai trouvé le scénario très intéressant et très instructif. Même s’il s’agit d’un roman, c’est inspiré de faits réels, du vécu.
Concernant le dessin, j’ai eu plus de mal avec les personnages dont certains se ressemblent parfois un peu trop à mon goût, même s’il sont de la même famille. D’ailleurs, en début d’album, les auteurs ont fait une sorte d’arbre généalogique qui vient parfois bien à point pour savoir qui est qui dans la famille. Le rythme de la narration est cependant bon et la lecture plaisante pour tout qui s’intéresse un peu au sujet.
Le prix de 21€ n’est pas excessif pour un livre de 400 pages.
J’ai bien aimé cet album même s’il demande un minimum d’attention et un peu d’investissement personnel. Un livre qui fait réfléchir et qui, je crois, rend un peu plus intelligent par rapport à une problématique très compliquée.
Liens vers le site de Casterman: ICI.
Graphisme : 7,0/10
Scénario : 8,0/10
Moyenne : 7,5/10
Capitol.

Scénario : ElDiablo et To, Anne-Laure
Dessin :To, Anne-Laure
Dépôt légal : 11/2012
Editeur : Casterman
Collection : KSTR
Planches :120
Après avoir perdu ses deux mains lors des combats de 14-18, Otto se reconvertit en entrepreneur de spectacles nocturnes à Rétropolis, avec la complicité d’Oedipia, une sorte de cyclope féminin. Il n’hésite pas à vendre certaines de ses filles à un politicien inquiétant. A l’occasion d’un « recrutement », Otto fait la connaissance de Polly, une héritière délurée qui vient d’échapper à la surveillance toute militaire de son chaperon. Faisant chavirer son cœur de maquereau Otto accompagné de Polly déjoueront un complot de manipulation des masses par la boisson …
Les éditions KSTR, émanation des éditions Casterman, continuent de nous éblouir. Ils se veulent résolument découvreur de talent et n’hésitent pas à publier des jeunes auteurs : une véritable pépinière ! Et du talent Anne-Laure To (aux pinceaux) et ElDiablo (au scénario) n’en manquent pas.
Pour commencer, la couverture est toute particulière : un gros plan sur un inquiétant crochet et une attirante demoiselle à tête de chatte aux courbes parfaites, outrageusement maquillée, attifée comme une danseuse de cabare. Le tout est couronné d’un un titre rouge vif en relief. Efficace ! Cela a le mérite d’attirer l’œil, notre attention. Car ici, c’est le dessin qui a la part belle. Une mise en couleur acidulée, et expressive, un univers animalier avec des travers très humains, pour ne pas dire des tares, Anne Laure nous régale de son coup de pinceau. Certains trouveront brouillon et parfois foutraque la mise en page ou le dessin mais c’est une première incursion de mademoiselle To dans la BD : c’est très prometteur.
Continuons avec le scénario. ElDiablo choisi l’humour pour aborder des sujets graves : le vivre ensemble, accepter les différences, le fascisme. Juger plutôt : il est question d’ondes manipulatrices pour quiconque a consommé du lait aux hormones féminines ! La farce ne s’arrête pas là. Les dialogues sont pleins d’humour comme par exemple l’incursion de proverbes Turcs ( ??) ou autres propos pinces sans rires ! Enfin, l’œuvre est truffée de références cinématographiques, cela vous saute au visage : Métropolis, Cabaret, l’Ange Bleu …. On regrettera les quelques raccourcis. Ils auraient mérité quelques pages d’explications supplémentaires
Vous avez compris, votre serviteur s’est épris de ce one-shot. Les dessins originaux, les références au cinéma engagé, la mise en avant des faiblesses humaines le tout teinté d’humour sont autant d’atouts de cette BD. Bravo à la collection KSTR de nous enchanter avec des œuvres originales !
Note : 8 / 10
Tigrevolant
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