Zéro pour l’éternité : Tome 2.

Zéro pour l'éternité2.jpgzero_image_3.jpgAuteurs : Hyakuta et Sumoto.

Editeur : Delcourt

Sortie :03/2012.

 

En vol.

Son grand-père était la honte de l’aéronavale japonaise. Profondément troublé par le dernier témoignage recueilli, Kentarô va à la rencontre d’un autre camarade de guerre de son aïeul… Pearl Harbor et la bataille de Midway au coeur du deuxième volet de ce manga social et historique sur les pilotes kamikazes de la Seconde Guerre mondiale.

 

Tora ! Tora ! Tora !


Comme j’apprécie  l’aviation et l’histoire de la 2e guerre mondiale, ce tome 2 de Zéro pour l’éternité m’intéressait hautement car on allait enfin connaitre le point vu des japonais sur les 2 grandes batailles de Pearl Harbor et Midway. On connait fatalement la version US mais il est rare de lire cette guerre vu du Japon (enfin pour nous européens).


On sent un petit parti pris pour la bataille de Midway, c’est vrai que ça s’est joué avec un peu de chance mais cette chance, les américains ont su la provoquer. Comme on aborde ces affrontements via deux pilotes, on s’attache plutôt à leurs états d’âme (pour  les raisons politiques de cette guerre, on oublie), leur confiance, leur peur aussi. Ce n’est pas toujours évident à percevoir car les mentalités en 70 ans ont beaucoup changé comme l’explique bien ce tome 2. L’air de rien, j’ai bien aimé l’humilité des paroles de l’ancien militaire, une belle analyse sur lui-même et sur cette époque.

zero_2_image_2_assemblee_450.jpg

 

Dommage toujours ces attitudes typiquement manga quand on revient au présent. Des mimiques qui dénotent par rapport au sérieux de l’ensemble. Sinon, bravo au dessin de Sumoto qui rend magnifiquement la force et la grandeur des porte-avions et aussi la brutalité des raids. 

zéro.JPG

 

En résumé, un bon tome qui se lit avec plaisir surtout si vous êtes passionnés de cette époque. Maintenant, il nous reste à savoir comment Miyabe est-il devenu un kamikaze ? Un fait qui semble bien étrange quand on connait son attrait pour la vie.


Dessin : 8/10.

Scénario : 6.5/10 (j’ai trouvé quelques petites longueurs par moment) 


7.5/10 Global.


Samba.

On en parle sur le porte-avion.

zero_image_3.jpg

 

Inscrivez-vous à l’appontage.

ALEXANDRE POMPIDOU – Tome 2: Des faux airs de faussaire.

186603_c.jpg1304271135090001.JPGDessin : Nicolas Witco – Scénario: Jean-Luc Cornette & Jerry Frissen

Editions Le Lombard

Sortie : 26/04/2013

48 pages

Prix conseillé : 12,00 €

ISBN : 9782803632206

Humour

 

 

Résumé (de l’éditeur): Le monde de l’art reconnaîtrait-il enfin Alexandre Pompidou à sa juste mesure ? Malgré l’échec de ses sculptures à base de barbaque et le succès pour le moins balbutiant de ses peintures à la place du Tertre, voilà qu’un grand magazine de la profession veut l’interviewer ! Cette fois, c’est sûr, sa carrière va décoller…

 

 

1304271136110001.JPG

 

Mon avis : Je viens de recevoir le tome 2 d’Alexandre Pompidou. J’avais loupé complètement le tome 1 et je dois bien dire qu’en ouvrant l’album, ce n’était pas l’enthousiasme au niveau du graphisme. Il s’agit d’un dessin typiquement d’humour, une sorte de « rough », pas très fignolé. Mais est-ce vraiment un problème ? Non, car après quelques pages, j’ai été pris par le scénario. C’est le comique de situation, les personnages improbables et atypiques, la caricature d’un certain milieu de l’art qui a fait qu’au fil des pages, j’ai de plus en plus apprécié l’histoire racontée par ce trio d’auteurs. C’est déjanté.

1304271136530001.JPG

 Cela part dans tous les sens et j’ai apprécié certaines répliques du style :

-« Cet appel à l’aide est un très beau concept. J’y vois le questionnement schizophrénique identitaire de l’artiste. »

-« Vos murs seront un écrin nacré dont l’impeccable verticalité bravera les temps nouveaux. Mes toiles en seront les exemplaires catadioptres. »

-« Il faut suivre le plan exact de la cosmogonie afin que cette exhibition devienne un feu d’artifice pigmentaire »

-« Ces œuvres sont après tout des fenêtres ouvertes sur la voie lactée. »

1304271138030001.JPG

Après de telles réflexions de très haute volée, le reproche de l’emploi du caractère « Comic sans MS » pour cette chronique par des « ayatollahs de la composition » me font bien marrer…Il pourront toujours sortir ce genre de sentences dans les cocktails auxquels  ils assisteront. Espérons seulement pour eux que les petits fours seront chauds et que le champagne sera froid…On a les préoccupations qu’on mérite…

Ceci étant dit, la lecture de cet album m’a bien amusé…

 

Graphisme :      6,0/10

Scénario :        8,0/10

Moyenne :        7,0/10

 

Capitol.

1304271139050001.JPG

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑