Dessin et couleur : Mario Alberti
Editeur : Delcourt
Collection : Machination
date de sortie : avril 2013
48 pages
Résumé (éditeur)
Scientifiques, artistes, chefs d’entreprise… ils sont ce que l’humanité a de meilleur. Ils sont l’Avant-Garde. Ils sont le Cutting Edge. Une compagnie financière leur propose de relever un incroyable défi qui mettra leur vie en jeu et les poussera jusqu’à leurs dernières limites. La récompense en est, littéralement, inconcevable. C’est ici que l’histoire change… at the Cutting Edge !
Doit faire ses preuves
Auteur de romans fantastiques, Francesco Dimitri signe avec Cutting Edge sa première bande dessinée. Ce qui lui vaudra un peu d’indulgence de ma part.
Ce premier volume sert d’entrée en matière à cette histoire de challenge international pour surdoués, et l’auteur prend vraiment son temps pour mettre en place intrigue et personnages. Les règles du jeu sont bien détaillées, les tempéraments des membres de l’équipe sont bien exposés, tout est très bien posé, mais quand on sait qu’il n’ y a que 48 pages à l’album, on aimerait bien que l’action démarre avant la page 45. Ca s’anime un peu avant, rassurez-vous. Sans doute fallait-il autant de pages pour présenter les équipiers et leur talents complémentaires. Cette complémentarité ne doit rien au hasard et laisse donc supposer qu’une grosse machination risque bien de leur péter à la gueule.
Pourtant, le premier défi annoncé n’est franchement pas impressionnant. A tel point qu’il en éveille la curiosité. Pourquoi réunir autant de talents pour une mission apparemment aussi facile ? Evidemment la simplicité n’est qu’apparente et la machination se met en branle sur la fin de l’album. Un peu tardivement mais ça suffit pour donner envie de lire la suite. Ceci étant, pour maintenir le lecteur en haleine, il va falloir trouver des défis un peu plus costauds et plonger un peu plus profondément dans la mécanique mise en place par la Leviathan Financing &Co.
Au dessin, Mario Alberti semble plus à l’aise sur les décors assez fouillés et réalistes, que sur les personnages dont les traits sont souvent imprécis. C’est dommage car du coup on a du mal à s’attacher à cette équipe de p’tits génies.
En espérant une suite un peu plus dynamique, on pourra donner une chance à cette série à l’intrigue alléchante et pardonner les petites imperfections de ce premier opus.
Ma note : 6.5/10
Loubrun







Global.
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