Blades of the Guardian T.1

Auteur : Xu Xianzhe
Editeur : Big Kana
Genre : Médiéval, art du sabre
Sortie : le 27 février 2026

Avis de l’éditeur :

Un jour, Dao Ma accepte une mission d’escorte rémunérée qui le mènera à la capitale, Chang’an. Cependant, cette mission s’avère bien plus difficile qu’il ne l’avait imaginé… Dans ce monde sans pitié, Dao Ma n’hésitera pas à avoir recours aux méthodes les plus viles et brutales qui soient pour obtenir son dû.

Mon avis :

En l’an 607 sous le nouveau joug de l’Empereur Yang Guang, nombreuses têtes sont mises à prix, parfois fortement rémunérées par les agences locales. Chasseur de primes en toutes circonstances, Dao Ma, accompagné de son jeune fils Xiao Qi arpentent les horizons pour mettre la main sur des bandits locaux.

Féroce et agile de sa lame, ce mercenaire contraint même les plus rudes guerriers à plier l’échine sous l’impact des coups portés. Sa quête le mènera à un village redoutable où sa traque vis-à-vis d’un bandit de renom, signalé comme « le Serpent à deux têtes », impactera les villageois.

Sa rencontre avec un officier de la garde royal tournera au vinaigre et conduira Dao Ma à quitter le territoire, désormais à l’image de ses victimes, entaché d’une mise à prix colossale sur sa tête.

Blades of the Guardians tente de se la jouer en mode Lone Wolf and Cub, sans la grâce ni la majestuosité de ce dernier. Et ce pour deux raisons élémentaires : de un, contrairement à l’œuvre mythique de Kazuo koike, ces nouveaux venus, en l’occurrence Dao Ma et son fils, se veulent être particulièrement bavards, là où Lone Wolf (Baby Cart pour la saga de six films) impressionnait par son registre symbolique d’un guerrier samouraï, à l’instar d’un cowboy silencieux d’un western spaghetti, demeurant figé sans dire mot, dont le silence et les mimiques de faciès régalaient à eux seuls.

Secondo, ce Dao Ma, indépendamment de son aisance à la parole, demeure bien fade, et ce malgré certaines proses de qualité admettons-le.

Ensuite, nous admettrons que ce guerrier officiant pour la bourse et le gain, n’a aucun lien avec Ogami Itto, ce dernier ne cherchant que vengeance au prix du sang. L’un comme l’autre disposent en effet de fortes qualités en matière de sabre, techniques infaillibles pour terrasser bien des ennemis d’une traite. Mais là encore, on jette le lecteur vers une liqueur sans saveur où de suite dans ce premier ouvrage, tout semble bien trop propre et bien trop facile pour ce chasseur de primes, qui terrasse dix ennemis sans la moindre secousse physique ni la moindre égratignure à la clé. C’est pas qu’on s’emmerde, mais c’est tout comme…

Graphiquement, il y a à boire et à manger. Tantôt, des plans réussis, tantôt de la déconstruction visuelle à la volée. Et que dire du sérieux à plus d’un moment manquant à l’appel également. Nous avons droit au label ‘Public averti », qui se justifie amplement sur certaines séquences odieuses. Mais pourquoi donc l’auteur Xu Xianzhe nous persécute à insérer des plans débiles notamment avec le chérubin Xiao Qi, ricanant pour rien, tant graphiquement que pour la trame, n’apportant qu’une moins value au récit.

Au final, on se retrouve avec un album potable tout au plus, qui malgré les belles paroles d’introduction, sermonnant le lecteur comme étant un chef d’œuvre absolu, quitte nos pensées en temps réels de lecture.

A bon entendeur ….

Coq de Combat

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