Cyborg T.4

Hawk

Scénariste : Jean-Luc Istin
Dessinateur : Alina Yerofieieva
Editeur : Soleil Anticipation
Sortie : le 26 mars 2026

Avis de l’éditeur :

Dans un monde où seuls les riches accèdent aux prothèses avancées, Russel, génie de la mécanobiotechnologie, défie le système. Il transforme les démunis en… Cyborgs ! Dans le désert glacé, Syl, 7 ans, survit au déraillement du Trans-Iceland. Traquée, elle perd la vue et ses jambes avant d’être sauvée par son père Russel.

Mon avis :

Du haut de ses sept ans seulement, la petite Syl comprend hélas le triste sort qui l’attend. Abandonnée par sa mère alors que celle-ci la menait jusqu’au train Trans – Iceland, cheminant jusqu’à la cité d’Europa, une explosion d’ordre terroriste fait dévier l’engin de sa trajectoire, condamnant de nombreux passagers.

Seul un décor de fonte glacière accompagne les quelques survivants, dont elle fait partie, vers ce grand froid, avant d’être attaqués frontalement par un groupe de Yétis mangeurs d’hommes… et de petite fille. Ses jambes déchirées par des crocs : douleur ingérable et insupportable même pour tout adulte.

De manière providentielle, le père de Syl déboule de nulle part et conduit illico presto sa gamine vers la cité d’Europa. Sauf qu’arrivés à destination, on ne dénombre plus la liste interminable de patients, désireux d’une greffe.

Au bloc opératoire, le Dr Blaye tente l’impossible ; parvenant à lui sauver la vie, sans toutefois limiter les dégâts. Aveugle, Syl est condamnée à errer dans le noir total. Amputée, les blessures à ses jambes n’ayant pu permettre de les sauver. Bien qu’à Europa tout se monnaie, dès l’instant où vous avez la bourse pleine. Une seule jambe coûte 1 million d’euros afin d’obtenir des prothèses cybernétiques…

James Russel, père désespéré jouera le tout pour le tout, promettant à son enfant qu’un jour, celle-ci remarcherait.

Ce quatrième volet prévu sur cinq opus, joue remarquablement avec les nerfs du lecteur, conduisant ce dernier vers une approche bien plus dramatique que ses prédécesseurs. Un mystère plane quant aux corrélations entre le train ayant déboulé et les tentatives d’assassinant sur la jeune Syl, pourtant une fois à l’abri à l’hôpital de revalidation. La formule se veut plutôt bien agencée et prend une tournure inattendue où le père de la victime, à défaut d’être riche, entreprend la création de prothèses artificielles pour sa fille handicapée.

Le final, comme attendu et souhaité, reprend les quatre héroïnes de la saga et, sans spoiler ce qui s’entamera pour le dernier chapitre, offrira son déluge d’action et de vengeance.

Sûrement le meilleur album de Cyborgs à ce jour, mis en éveil par l’excellent travail d’Alina Yerofieieva, avec une précision millimétrée déjouant par moment les codes classiques du genre. Un trait lisse, ébloui par une palette colorimétrique à la fois douce et chaleureuse, sans excès.

Coq de Combat

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