Annihilation
Scénariste : Denis-Pierre Filippi
Dessinateur : Vincenzo Cucca
Editeur : Glénat
Genre : Science Fiction
Sortie : le 18 février 2026
Avis de l’éditeur :
Deux civilisations au bord du chaos Milla et Sylloë approchent de la Terre, bien décidées à découvrir pourquoi les Atils ont mis le berceau de l’Humanité en quarantaine. Pendant ce temps, Raylan, leader des Ecumeurs semble dérouler la partition d’un plan visant à l’annihilation des Atils. Le destin de ces deux peuples ne tient qu’à un fil, destin qui semble avoir été annoncé de longue date aux Atils par une sorte d’Oracle venant du futur…
Mon avis :
Depuis qu’elle est livrée à elle-même, la Terre n’est plus habitable. Toutefois, des sondes Atiles, avec pour mission de réguler les variabilités climatiques, continuent de fonctionner. Néanmoins, à environ 45°, les Atils sont responsables de la destruction du biotope naturel, conduisant de nombreux terriens vers la sortie, porteurs du sérum conduisant à la disparition de l’espèce. Pourtant, contrairement aux rumeurs, certains Atils, disposés à étudier tout comportement venant de l’humain, préféraient les laisser en vie dans un climat de prospérité entre les deux espèces.
A des années lumières de la Terre, de nombreuses nefs pataugent et flottent dans les airs à l’abandon. Une enquête est menée car ces engins cachés par Raylan doivent sûrement aboutir à un indice. Mais une fois sur place, des drones de transport atiloides font leur apparition. Quant à Travis, le grand magicien capable de se rendre vers des dimensions parallèles, il s’invite sur différents champs de batailles d’une part en pleine période napoléonienne puis vers une étrange période médiévale truffée d’orcs agressifs.

Le schéma tactique employé pour la colonisation de cet univers imaginé par Denis-Pierre Filippi poursuit son chemin parsemé d’embuches. L’équipe de l’Agence formée d’unités d’élites se retrouve dans un nid d’organismes vivants, eux qui pensaient à tord qu’aucune forme n’avait survécu. A leur grande surprise, tous ces éléments ont servis de cobayes aux recherches supervisées par les équipes de Raylan pour analyser la fibre du symbiose végétal.
D’un point de vue graphique, Vincenzo Cucca crée de solides atouts avec un décor plutôt fascinant. Tout se veut particulièrement soigné dont certaines planches méritent un franc respect. C’est le cas notamment avec ces créatures lumineuses et riches en détails. Des créatures hybrides à la fois magnétisantes et souvent redoutables. Des racines bleutées, des restes de météorites zoomées à l’échelle pleine planche, un régal pour tout amateur de SF moderne pointilleuse.
Coq de Combat







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