Fool Night T.10

Auteur : Hasumi Yasuda
Editeur : Glénat
Genre : Science-fiction
Sortie : le 9 novembre 2025

Avis de l’éditeur :

Yomiko, qui a reçu des instructions du professeur Kudai, se rend dans un temple bouddhiste afin d’enquêter sur le chercheur qui a transfloré Toshiro. Là, de mystérieux incidents se produisent autour de la transfloraison. Yomiko
réussira-t-elle à résoudre cette énigme ?

Mon avis :

Décidément, la transfloraison ne se déroule pas sans heurt. C’est pourquoi Yomiko cherche à rencontrer le scientifique, responsable de la transfloraison sur Toshiro, dans un temple bouddhiste. Et tous les moyens pour y parvenir semblent être de mise jusqu’à, si nécessaire, casser des membres ou tuer.

Mais les réponses demeurent vagues même sous la contrainte. Comme beaucoup, le professeur a grandi dans ce pays, directement en contact avec l’agence de transfloraison et non parmi ceux qui gèrent à la centrale. Quant aux hauts dignitaires bouddhistes, Eitani le prieur et Oshiba, le vice-prieur : ces derniers dévoilent à Horai, en mission afin de déterminer les raisons de l’échec sur la greffe de Rai Ashihara, ce qu’ils estiment sur le sujet.

Au bout du 5ème jour d’enquête, l’inspectrice conclut à un empoisonnement avec des taux supérieurs au seuil de tolérance, enflammant et endommageant la partie transflorée d’ordre criminel. Bien qu’en piteux état, Rai ne souhaite pas être réellement sauvé, puisque son triste passé de criminel sur des orphelins et adultes tirés au sort dans un but de ralentir le nombre d’humains, lui revient en pleine face…

Alors qu’on pensait la série clôturée, nous voici reparti de plus belle, là où Kasumi Yasuda déploie son énergie à démontrer que l’usage de transfloraison reste un crime en soi, qui plus est additionné de ces nombreuses dérives, profitant comme toujours aux mêmes.

Pour ce dixième opus, des bonzes bouddhistes font leur entrée, en étroite corrélation avec de nombreuses greffes de transfloraison, et pas toujours règlementaire. Ce récit tient toujours la distance, prend aux tripes, et pousse assurément vers une autoréflexion, quant à savoir si certains ou non, seraient disposés à suivre ce pas.

Graphiquement, comme témoigné lors des précédents ouvrages, on reste perplexe quant à ce trait bancal, fin, qui malheureusement ne parvient que difficilement à plaire.

Coq de Combat

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