Tank
Scénariste : Jean-Luc Istin
Storyboard : Alex Sierra
Dessinateur : Oleg Okunev
Editeur : Soleil – Anticipation
Genre : Science-fiction
Sortie : le 12 novembre 2025
Avis de l’éditeur :
Rebelle, obstinée, Ramda traque un tueur dans les entrailles d’Europa. Mais à force de plonger dans la violence, elle y laissera plus que son âme : pour survivre, elle devra devenir bien plus qu’humaine. Europa, 2145. Un tueur transforme ses victimes en oeuvres d’art macabres. Ramda, flic rebelle, s’enfonce dans les ruelles toxiques d’une cité à la dérive. Derrière chaque indice, un piège.
Mon avis :
Ce troisième volet de la saga Cyborgs se déroule à Europa en 2145 alors que le taux de criminalité, toutes causes confondues, bat tous les records existants. De son côté, Ramda, une flic, téméraire et nerveuse, enquête sur un assassin bien spécifique, aux actes plus que barbares, sème des corps épinglés en morceaux de puzzle, notamment sur des câbles électriques ou dans des bennes à ordures.
La cellule d’enquêtes pour laquelle elle exerce ses fonctions ne s’attarde hélas que sur les gangs, priorité absolue, délaissant ainsi les serial killers au second plan. Ayant toutefois le feu vert de son supérieur qui lui conseille de tuer ce bourreau plutôt que de le menotter, Ramda entreprend une chasse à l’homme afin d’éviter de nouveaux massacres et de restreindre le nombre de futures victimes.

Pour cet album intitulé Tank, Jean-Luc Istin nous mène vers des contrées bien macabres, dès l’instant où parvenu à la morgue pour son enquête, le médecin légiste à l’instar d’un Franck Thilliez, décortique chaque membrane au scalpel maison. Le corps de la victime, Alice Mooram, tranchée et découpée en quatre parties (tête, tronc et jambes), sans bras de naissance à cause d’un handicap moteur significatif. À priori le point commun entre chaque victime ; toutes souffrant d’une malformation à la naissance. Pour couronner ce musée des horreurs, l’auteur des crimes signe d’une bien curieuse manière son mode opératoire, tatouant ses victimes d’un chiffre, uniquement détectable grâce à un réactif fluorescent.
Si l’on peut réellement profiter, à leur juste mesure, des séquences d’autopsies pour leur degré de précision, l’enquête en elle-même n’apporte rien de bien nouveau du point de vue du lecteur lambda. Bien entendu la froideur de cet univers futuriste reprend ce qui est fortement connu, avec ces néons à perte de vue et son lot de gadgets conçus sur mesure.
Oleg Okunev balaye l’étendue des possibilités dans la matière, agile à construire un univers peint sur mesure. Le métal s’allie à la science et les ressentis émotionels se veulent plutôt absents. Les décors fournis attirent irrémédiablement le regard, tant de nuitées qu’en plein soleil de plomb.
Un titre d’anticipation qui n’atteint peut-être pas le degré souhaité mais qui fait plus que se défendre.
Coq de Combat







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