Le Chevalier des épées
Scénariste : David Chauvel
Dessinateur :
D’après l’œuvre de Michael Moorcock
Editeur : Glénat
Genre : Heroic Fantasy
Sortie : le 18 mars 2026
Avis de l’éditeur :
Le dernier survivant A une époque où les dieux arpentaient le monde, une horde de cavaliers humains sème la terreur. Assoiffé de sang, leur chef, le comte Glandyth, ne laisse que des cendres derrière lui en rasant châteaux, cités et forteresses. Bientôt, Corum Jhaelen Irsei, dernier survivant d’une race oubliée, la race des Vadhaghs, va voir son destin basculer. Capturé, mutilé, celui que l’on surnomme « le Prince à la Robe écarlate » est sauvé par le comte Moidel.
Mon avis :
A une époque indéfinie bien qu’immémoriale, deux clans de guerriers s’affrontent : Vadhaghs & Nhadraghs. Les hommes quant à eux, nommés Mabdens ne représentent qu’une menace mineure, déléguées à un plan inférieur, bien que surprenants au tournant.
Corum Jhaelen Irsei, prince à la robe de sang, issu de la caste des Vadhaghs ne peut que constater le désastre à son retour au palais : tous les siens ont été sauvagement assassinés, le laissant ainsi seul sans repère. Sa colère crie vengeance mais le chef ennemi, Glandyth-A-Krae ne le voit pas ainsi, et à un cheveux près d’occire ce pauvre Corum, étrangement téléporté après avoir perdu un œil et un bras, vers la résidence du Comte Moidel, endroit stratégique séparé du continent, véritable Rampart prévu contre les Mabdens.
Malheureusement, Glandyth parcourant les contrées sur son chariot impérial débusque à nouveau cet unique survivant de lignée ennemie. Sauvé in-extremis par un seigneur divin, School An Jyvan, un pacte est de suite consommé. Ce dernier offre à Corum de faire face au responsable de ce chaos, qui n’est autre que Le Chevalier des épées, voyage pour lequel il récupérera l’usage de ses membres ainsi qu’une force capable de défier des armées…

Voici un récit Heroic Fantasy pour le moins étrange. Fascinant dans ses descriptions, mais étalé de manière désordonnée , presque enivrante. Un style littéraire enrichi au vocabulaire plaisant, rythmé de sonates particulièrement efficaces. David Chauvel use de sa plume de manière gracieuse et ténébreuse, bien que toutefois, on a clairement l’impression que cette trame manque de justesse et de véritable panache pour nous faire vibrer sur la durée.
Un dernier vivant d’une tribu et une vengeance accrue, ça sonne un peu le réchauffé en 2026.
Le trait de Luca Merli, s’agence de manière classique pour ce registre, mais ne parvient hélas pas non plus à se distinguer en comparaison d’autres titres du catalogue. Notons que l’artiste ajoute toutefois une corde à son arc, en colorisant lui-même ses planches. Certains passages tels que l’apparition de la comtesse sur son navire valent agréablement le détour ainsi que sur certains plans rapprochés, pour lesquels la maitrise graphique ressort indéniablement. Mais ces interludes demeurent avouons-le, bien trop irréguliers sur la distance.
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Coq de Combat




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