Druuna : Au Commencement T.3 [Pour public averti]

Diabolicus Morbus

Scénariste : Marco Cannavo
Dessinateur : Andrea Iula & Corrado Roi
D’après l’Œuvre originale de Paolo Eleuteri Serpieri
Editeur : Glénat
Genre : Horreur – Erotisme – Fantastique
Sortie : le 4 février 2026

Avis de l’éditeur :

L’aventure de Druuna se poursuit vers l’Enfer pour récupérer la conscience de Demetra. Afin de sauver les derniers humains survivants des guerres, de la pollution, des épidémies et de la tyrannie d’une intelligence artificielle connue sous le nom d’ALPHA, l’héroïne est prête à affronter de nombreux démons aux pulsions… très humaines.

Mon avis :

Projetée dans les eaux de Charon, le préposé et passeur qui transporte les âmes vers l’Enfer : Druuna, accompagnée de Polydore, cherche à se rendre au septième Giron dans l’unique but de se faire archiver dans le répertoire de son aïeule Demetra, décédée avant la Grande Catastrophe. Pour se faire, elle usera de ses charmes libertins pour convaincre le démon de la faire traverser, elle et son compagnon d’infortune pour être ensuite accueillie par le Général Nahenia qui répertorie les âmes défuntes selon leurs causes. Malheureusement pour notre héroïne, seul Lucifer, en personne, contrôle le répertoire tant convoité et la belle brune usera même de ses charmes pour tenter de tromper ce dernier.

Ayant toutefois fait le nécessaire pour récupérer les données de Demetra, quelle ne fut sa surprise d’apprendre que Teseus s’est en réalité joué de celle-ci pour se rendre invincible.

Pour cet ultime opus de la trilogie du commencement de Druuna, Marco Cannavo déploie une magie sans nom, où les monstres tentaculaires sont remplacés par des géants despotes, en l’occurrence entre Teseus et Alpha. Honnêtement, on a juste l’impression de se retrouver dans une nouvelle formule de Terminator que pour la saga Druuna, avec ces spécimens s’affrontant à coups de rayons laser. La fin quelque peu expéditive n’apporte pour ainsi dire rien de nouveau ou ne dévoile que peu d’éléments à la compréhension de cet univers abracadabrant.

Toutefois, cela se lit, et se dévore des yeux. Sans pour autant égaler le trait grandiose de Serpieri, le duo d’artistes Andrea Iula & Corrado Roi, apportent un sacré condensé de pur jouissance, tant par la grâce et la volupté des humaines évoluant et survivant tant bien que mal dans un Lupanar pour repris de justice et autres militaires assoiffés de femmes, que par l’impact démentiel appuyé sur les décors métalliques, pour lequel câbles et matière de fer non-organique resplendissent sur une majorité des planches.

Du pur Cyber Punk où chair et métal communiquent, se marient et s’égarent dans un tourbillon d’orgasmes. Les créatures de l’enfer peintes en noir et blanc dévoilent finalement un tableau moins sombre que lors des actes bestiaux entre humains, ceux-là totalement colorisés.

Les Archives reprises en fin d’album, quant à elles, soulignent une certaine souplesse, moins extravagantes en comparaison avec les actes de fornication de l’album lui-même.

Au final, on se retrouve avec un titre plutôt convainquant, ce qui n’est pas chose aisée lorsqu’on s’attaque à une saga de cette ampleur. C’est généreux en coïts intenses et les protagonistes ont des gueules à l’emploi.

Coq de Combat

Un commentaire sur “Druuna : Au Commencement T.3 [Pour public averti]

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  1. t’as même pas mis une planche croustillante ! sinon le personnage me semble un peu dépassé de nos jours, non ?

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