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103e ESCADRILLE DE CHASSE.

Dessin & scénario : Seiho Takizawa
Editions Paquet
Collection Cockpit manga
Sortie : 25/09/2013
224 pages
Prix conseillé : 9,00 €
ISBN : 9782888906063
Manga, Aviation, Histoire.
Résumé (de l’éditeur): Le Sous-lieutenant Matsumoto, pilote de chasse de l’Armée impériale japonaise, affronte les forces aériennes alliées à bord de son Kawasaki Ki-61 «Hien» (Tony) au-dessus des Solomons, des Nouvelle-Guinée et des Philippines. Face aux adversaires, toujours supérieurs en nombre, il survit aux combats acharnés grâce à son intelligence ainsi qu’à l’aide du chef d’escadrille Ozawa et de son mécanicien Hino. Sa dernière mission sera d’escorter les avions Kamikaze au large des Philippines…
Mon avis : Paquet et sa collection Cockpit se lance dans le manga. La collection « Cockpit manga » vient donc d’être créée et est en fait une annexe de la collection principale « Cockpit ».
Romain Hugault, lors d’un voyage au Japon, a été subjugué par le travail de Seiho Takizawa dans le réputé magazine « Scale Aviation ». Après discussion avec les éditions Paquet et l’auteur, il a été décidé de publier les œuvres de Takizawa. Ce premier album est une histoire en un seul volume qui raconte l’histoire de la 103e escadrille de chasse. Cette escadrille n’a jamais existé mais elle est inspirée d’un livre intitulé « Hisometaru Kûsen » (la bataille aérienne secrète) de Yoshio Matsumoto, pilote d’avion dans l’armée japonaise entre 1943 et 1945 dans le Pacifique. C’est donc une histoire romancée inspirée d’une histoire vraie.
Lorsque j’ai commencé la lecture de cet album, j’avais une référence en tête. La superbe série manga « Zéro pour l’éternité » de Souichi Sumoto parue chez Delcourt. Au départ, de ma lecture, j’ai de suite été plongé dans la guerre du Pacifique en 1943. Les combats se succèdent. Pas beaucoup de sentiments pour introduire le sujet, de suite dans le vif du sujet avec des explications techniques sur la structure des avions, des explications sur les techniques de pilotage pendant les combats, sur les stratégies mises au point pour contrer l’aviation américaine malgré une infériorité numérique. Ce n’est qu’au fil de l’histoire que vient se greffer le côté psychologique du récit. Apprendre de ses expériences, durer, survivre…Vient pour terminer en fin de récit l’épisode des kamikazes…Je vous laisse découvrir la fin de ce récit qui m’a tenu en haleine jusqu’au bout.
Je ne vous cache pas que j’ai été un peu déstabilisé par le début du récit. Fort technique, des combats alambiqués, des schémas de bataille…J’ai du m’accrocher pour suivre. Franchement, c’est différent à ce niveau de « Zéro pour l’éternité » et on reconnaît directement la patte de Romain Hugault qui a été probablement frappé par le côté « pilotage » et « technique d’aviation et de combat » qui prime au début du récit. C’est du haut niveau et probablement très instructif pour les aviateurs et les fous d’aviation tellement cela fourmille de détails techniques très ciblés.
Mais ce niveau technique a vite fait place à une réelle histoire humaine et surtout à son côté sombre et à la débâcle annoncée de l’aviation nippone.
Le dessin est de bonne facture, précis au niveau des avions. Le scénario, je vous en ai déjà beaucoup dit. Paquet pour sa part nous sort un manga dans un format souple intermédiaire entre le format européen et le format type « manga ». C’est plutôt une bonne idée, cela permet d’avoir aussi des caractères un peu plus grands, surtout pour les petites notes en bas de page. Le prix officiel de l’album est de 9€, un prix démocratique.
Au final, c’est une nouvelle bonne découverte que nous propose la collection « Cockpit ». Comme quoi, il reste encore des petites pépites à découvrir. Paquet annonce déjà un autre album du même auteur pour un avenir très rapproché…
Graphisme : 8,0/10
Scénario : 7,0/10
Moyenne : 7,5/10
Lien vers les édition de Paquet : ICI.
L’interview de l’auteur sur le site de Paquet: ICI.
Capitol.
NEONOMICON – hommage de ALAN MOORE à H.P. LOVECRAFT
Tout amateur de littérature américaine fantastique et d’horreur connait l’écrivain HOWARD PHILLIPS LOVECRAFT . Ce dernier n’était pas un grand écrivain et ses écrits manquaient de construction dramatique mais son imagination a crée un monde de démons nommés « les grands anciens »; ces dieux, véritable panthéon noir dans l’oeuvre de l’auteur, dominaient notre monde à l’aube des temps; les plus connus d’entre eux sont CHTULHU sorte de pieuvre aux longs tentacules et DAGON, le dieu poisson des fonds marins.
L’immense scénariste anglais ALAN MOORE est un fan de l’écrivain et voulait depuis longtemps créer une histoire se basant sur l’imaginaire de LOVECRAFT. Cet album en est le résultat.
Mais là où LOVECRATF, homme prude dans l’Amérique puritaine des années 20, laissait le lecteur libre d’imaginer les sous-entendus de violence, de sexe, d’orgies et de sacrifices humains, MOORE décide de tout dévoiler : les orgies sexuelles sont décrites avec application, la violence physique et morale omniprésente.
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Angor : Tome 5-Lekerson.
Éditeur : Soleil.
Sortie : 09/2013
Vilyana et Lorky sont entre les mains du Comte de Lekerson. Ce dernier possède le médaillon du Roi. Evrane, Talinn, Manséouran, le Sombre et sa Majesté, vont devoir livrer un ultime combat pour sauver leurs amis et rapporter le médaillon à Angor. La forteresse est dite imprenable. Ã moins d’utiliser un subterfuge original mais très risqué.

Définition.
Qu’est qu’un Angor ? C’est un syndrome douloureux le plus souvent secondaire à un rétrécissement d’une artère coronaire.
On analyse.
Le syndrome est souvent caractérisé par un monde imaginaire de type médiéval avec quelques relents magiques aussi communément appelé Héroic-Fantasy.
Douloureux. Vu qu’on utilise souvent des objets contondants il arrive que les coupures provoquent une importante perte de sang voir une amputation d’un membre. La menace est d’autant plus grande si votre adversaire utilise la force brute ou des techniques ancestrales pour vous combattre.
Secondaire comme les amourettes d’adolescent qui encombrent le cœur de nos héros.
Rétrécissement fatal puisqu’ il s’agit du dernier tome de cette série.
Artère : route souvent dite « rapide » qui amène nos protagonistes à privilégier l’action et les sortilèges pour arriver à leur but.
Coronaire : partie vivante de la dent qui nous rappelle qu’on doit bien se laver les dents pour éviter les caries .Aucun rapport avec la BD mais je profite de la cible visée càd la ménagère de moins de 20 ans et le boutonneux de plus de 15 ans pour rappeler quelques bases d’hygiène corporelle.
Le titre maintenant :Lekerson qui vient de Leker, délicieux en langage du noooord comme le dessin d’Armand, attention toutefois aux arrière-plans parfois bien vides. Mais comme son trait est très expressif, on lui pardonnera cet écart de conduite. Le Son à la fin du mot désigne simplement son appartenance à la grande famille de l’éditeur Sun.
Voilà, merci d’avoir assister au cours du professeur Samba.
Demain, on vous expliquera ce qu’est une Corbeyranite aiguë.
Dessin
Scénario
6/10 Global.
Samba.

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HELL SCHOOL – Tome 2: Orphelins.

Dessin : Benoît Ers – Scénario : Vincent Dugomier
Editions Le Lombard
Sortie : 04/10/2013
48 pages
Prix conseillé : 10,60 €
ISBN : 9782803632572
Thriller, Suspense.
Résumé (de l’éditeur): Située sur une petite île française, l’école de l’excellence est un établissement ultra-privé extrêmement rétrograde, dont les résultats ne sont plus à démontrer – le cauchemar de tout adolescent normalement constitué. Ainsi, le simple refus de Bastien, Hina et Boris de participer au bizutage suffira à les mettre au ban de toute vie sociale… ce qui leur laissera tout le temps d’enquêter sur les bizarreries de cette « École-Prison », comme la scolarisation gratuite des orphelins, ou les mystérieuses disparitions survenues dans l’école au cours des dernières années…
Mon avis : Le premier tome de la série m’avait un peu laissé sur ma faim mais avait malgré tout suscité en moi l’envie d’en savoir plus. Le deuxième tome vient de sortir et le moins que je puisse dire c’est qu’il répond tout à fait à mon attente. La trame de l’histoire se met bien en place et vient le moment des questions, du mystère mais aussi le début des investigations. Pourquoi ces disparitions d’élèves qui, en plus, sont des orphelins ? Pourquoi le bizutage est –il un passage obligé alors qu’il est formellement interdit en France ? Pourquoi la direction ne dit-elle rien sur ce bizutage et même le favorise-t-elle ? Quel est le but caché de ce système mis en place ? Beaucoup de questions que le scénariste Vincent Dugomier entretient très bien par le mystère.
C’est aussi le moment pour les « bâtards », ceux qui n’ont pas voulu passer le bizutage et qui sont mis au ban de l’école, de préparer la contre-attaque, de se lancer dans une enquête pour mettre à mal le système, découvrir ce qu’il se cache derrière.
Le graphisme de Benoît Ers tout en rondeur fait passer les pires sentiments comme une lettre à la poste. La lecture est agréable et facile mais cet album n’oublie pas de faire réfléchir le lecteur.
C’est bien fichu et j’attends avec impatience le 3e et dernier tome de la série qui devrait nous donner les derniers éléments de l’intrigue puisque la série est prévue en 3 tomes.
Graphisme : 8,0 /10
Scénario : 8,0/10
Moyenne : 8,0/10
Lien vers les édition du Lombard : ICI.
Capitol.
Marina T1 : Les enfants du Doge.
Auteurs :Zidrou et Mattéo.
Editeur : Dargaud.
Sortie : 09/2013
Maléfique ?
La Cité des Doges verrait-elle les prédictions de Dante Alighieri se réaliser à deux moments de son histoire, au XIVe siècle et de nos jours ? En 1342, après avoir exilé pendant de nombreuses années sa propre fille, Marina, le Doge choisira de la sacrifier au nom de la Cité… Mais au XXIe siècle, qui empêchera le professeur Boccanegra de réveiller Marina, sirène maléfique peinte sur une épave ?
Chapeau melon et bottes de cuir

scénario : Grant Morrison ; Anne Caulfield
dessin : Ian Gibson
Editeur : Soleil
collection : Soleil US comics
date de sortie : août 2013
144 pages
genre : adaptation, policier
John Steed doit faire appel à son ancienne partenaire Emma Peel pour élucider une sombre affaire où la jeune Tara King à disparue lors d’une enquête. Cette histoire entraînera le plus célèbre des gentlemen du petit écran dans les méandres d’un cercle de jeux pour le moins pittoresque et inquiétant.
Dans une seconde histoire, nous assistons à la disparition des habitants d’un petit village alors que des Mayas apparaissent mystérieusement dans la campagne. Le mari d’Emma Peel viendra en soutient pour résoudre cette curieuse énigme.
Les éditions Soleil ont eu la bonne idée de rééditer – ou plutôt d’éditer en français – cette adaptation de la célèbre série télévisée britannique, initialement parue en trois fascicules entre 1991 et 1992 sous le nom de Steed and Mrs Peel.
Si l’adaptation de série télé semble aujourd’hui plus répondre à un vœux marketing qu’artistique, Chapeau Melon et bottes de cuir fait exception. Elle fut adaptée il y a déjà plus de 20 ans par Grant Morrison (X-Men, Batman, Superman …) et Ian Gibson, auteurs déjà reconnus à l’époque.
Tout en créant une histoire originale (les deux histoires présentées sont inédites) l’esprit de la série télé est parfaitement rendu et on y retrouve toute la fantaisie, l’extravagance et le lot de mystères qui en ont fait le succès. Dans la première histoire intitulée « le jeu d’or », j’ai complètement retrouvé les atmosphères surréalistes le tout agrémenté de l’humour so british et du flegme légendaire de John Steed. L’action est bien présente, et Emma Peel ne manque pas de mettre en avant ses talents de bagarreuse hors pair.
Le dessin de Ian Gibson, frisant la caricature, déborde d’énergie et de vitalité. Si le personnage de John Steed est le portrait craché de Patrick McNee, il est moins évident de reconnaître l’actrice Diana Rigg qui interpréta le rôle d’Emma Peel.
Voilà un album qui rend un bel hommage à l’un des chefs d’œuvre de la télévision et qui devrait ravir les nostalgiques et fans de la série. En revanche, les plus jeunes seront peut être rebutés par le noir et blanc qui donne parfois un sentiment de dessin confus ou fouillis.
Ma note : 6,5/10
Loubrun
Lincoln 8

Résumé de l’éditeur: 1917, l’Amérique apporte son soutien à la France. Lincoln, incorporé d’office, fait son arrivée sur le vieux continent…
Nous sommes en juin 1917 et notre stupide cow-boy, ex-policier, ex-escroc, ex-révolutionnaire, ex-trafiquant d’alcool est devenu soldat dans l’armée des États-Unis. En cette même période, l’Europe est ravagée par un conflit mondial et meurtrier, et l’Amérique a décidé d’y envoyer ses troupes. Ainsi Lincoln va débarquer en France et peut-être en profiter pour enfin se trouver un coin tranquille ou passer des jours peinards, loin des ennuis, loin de tout. Peut-être…
Il y a un an, dans une interview pour Samba BD à l’occasion de la parution du tome 7, Jérôme Jouvray (dessinateur) nous parlait de son frère (scénariste): « Olivier est déjà en train d’écrire le T8 et on peut déjà l’annoncer pour 2013 ! Et là encore, ce sera très différent… ». Voilà tout ce que les fans de la saga Lincoln avaient à se mettre sous la dent sur l’avenir de leur héros après un tome 7 très réussi. Le fou sur la montagne était surtout l’album du grand retour après une longue absence. L’occasion pour le clan Jouvray de rappeler qu’ils étaient toujours là.
Nous voici un an plus tard pour ce tome 8 annoncé (dans la foulée du septième) comme très différent. Et pour cause, Lincoln vient d’entrer dans la grande guerre. Il est vrai qu’il sera passé par beaucoup d’époques différentes et Le démon des tranchées est probablement le plus ambitieux de ce point de vue. Une série qui débute en western et qui se retrouve aujourd’hui en France plongée dans la première guerre mondial… il faut oser!
L’attente était grande et nous étions plein d’espoir. Le tome 7 était plein de promesses pour la suite, nous étions persuadés d’avoir retrouvé le meilleur de Lincoln. Malheureusement la désillusion est grande avec ce nouvel album. On retrouve très peu des ingrédients qui ont fait le succès de notre antihéros préféré (ce fameux cocktail d’humour savamment distillé). Le pouvoir d’immortalité offert à Lincoln par Dieu est, ici, utilisé à outrance jusqu’à devenir grotesque. On éprouve le fâcheux sentiment que malgré l’époque différente, notre cow-boy vit toujours la même histoire depuis huit tomes: il veut qu’on lui foute la paix, il n’a jamais demandé à être là et, de temps en temps, il joue les immortels.

Le +: La réussite graphique de Lincoln est toujours au rendez-vous. Les fans seront satisfaits.
Le -: Après un tome sept très réussi, le scénario de ce nouvel album et son idée ambitieuse de jouer sur les époques donnent une impression de pétard mouillé.
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Petrograd
Scénario : Philipp Gelatt
Dessin : Tyler Crook
Dépot légal : 08/2013
Editeur : Urban Comics
ISBN : 978-2-365-77250-1
Planches : 272
Je n’ai jamais connu la guerre

Résumé de l’éditeur: Hâbleur, séducteur, brillant, Darius est un quadragénaire épanoui et conquérant qui a fait fortune dans un créneau innovant en pleine expansion : la création de souvenirs factices, vendus sous forme injectable à des clients en mal de sensations fortes. Mais le parcours gagnant de Darius, que ses racines libanaises rattachent à d’anciens souvenirs de violence, dissimule une fêlure intime : lui même est hanté par sa propre mémoire demeurée douloureuse, qu’il s’agisse de ses racines familiales ou de sa vie sentimentale agitée.
Derrière cette couverture maladroite (lourde et surchargée) et ce titre qui induit en erreur, se cache en réalité une histoire qui lorgne du coté de la SF. En effet, le personnage principal, Darius, vend du rêve sur mesure en seringue. L’occasion de développer la thématique du rêve et du faux-semblant si chère à la science-fiction mais qui s’est déjà vu traiter un nombre incalculable de fois et sous différentes formes depuis les grandes heures de Philip K. Dick (c’est dire comme ça remonte!).
Tout ça pour dire qu’aujourd’hui, c’est devenu un thème dangereux où seul un scénario d’une grande originalité peut sortir du lot. Et pour Je n’ai jamais connu la guerre (ne tournons pas autour du pot) ce n’est pas le cas. Le scénario de Joseph Safieddine laisse le sentiment d’une histoire décousue. On ne cerne pas l’intérêt entre la dimension dramatique et la SF, ils sont rarement au service l’un de l’autre et s’accordent, dans le cas présent, aussi bien que deux aimants qui s’opposent. Le coup du rêve artificiel ressemble furieusement à de l’esbroufe scénaristique.
« Aie, c’est mal parti! Mais le graphisme peut-il sauver tout ça?! » nous direz-vous. Pas pour cette fois. Tout comme le scénario, le dessin de Maud Begon souffre d’un pesant sentiment de vieux, de moderne pas (plus) moderne, … et surtout de pâle copie du trait, si identifiable, de Manu Larcenet. Les connaisseurs auront beaucoup de mal à ne pas avoir à l’esprit le Larcenet des grandes heures ( vous savez, celui qui broie du noir et qui a du mal à décoller son crayon de sa feuille).

Le +: Grâce à son format si particulier KSTR, il est parfait pour ajuster une armoire qui ne serait plus de niveau.
Le -: Un thème usé et un dessin volé enfoncent encore un peu cet album qui semble paraître avec 20 ans de retard.
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