Les âmes d’Hélios

de Philippe Saimbert et Roberto Ricci, Delcourt éditions, 4 tomes parus de 2003 à 2007(série terminée).
 
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Résumé :
 

Sur une planète en décomposition appelée « Eridan », d’où suintent des créatures marécageuses et cauchemardesques, existe le ciboire : une sorte d’église fortifiée baptisée « Hélios » et régie par une poignée de religieux peu scrupuleux et tyranniques : les Cardibans.
A Hélios, la vie est très hiérarchisée, et la petite Ylang, dont la mère prostituée rêve de la voir un jour intégrer la caste des guerriers d’élite (les fameux « dragons »), a bien du mal à vivre son histoire d’amour avec Byrd, une guerrière noire du même sexe.
Au fil de son apprentissage, Ylang va connaître un douloureux destin, qui l’amènera aux fondements mêmes de son monde, grotesque et injuste, de plus en plus à l’agonie…
 

Mon avis :
 

A la fois gothique, fantastique et visionnaire, cette série assez récente, mettant en scène des personnages tous plus charismatiques les uns que les autres, dénonce les méfaits du totalitarisme de manière fort convaincante. On sent que le scénariste s’est particulièrement documenté sur les sectes, notamment celle du temple solaire (la référence à « Hélios » n’est d’ailleurs pas due au hasard), ce qui donne un cachet très réaliste à la série.
Les références sont nombreuses (1984, Brazil, Sin city, Bilbo le hobbit de Tolkien, etc.)  et l’histoire, hormis peut-être sa fin, n’est pas toujours très surprenante. Mais bien racontée, extrêmement bien dialoguée et bénéficiant d’un casting de personnages (d) étonnants (quelle belle évolution au fil des quatre tomes !), la sauce prend. Et malgré le dessin oscillant volontairement entre beauté et laideur (Roberto Ricci a fait ici un travail remarquable qui ne plaira pas forcément au plus grand nombre), le tout n’est pas dépourvu d’un certain romantisme, voire même d’un certain lyrisme !
Pour le graphisme, j’admets tout de même avoir eu du mal avec les couleurs des deux premiers tomes. Heureusement, dans les suivants, une colorisation plus sombre a été privilégiée.
 

Ma note :
 

Une bonne note, car elle m’a bien diverti : 8/10. A conseiller à un public averti cependant : des petites scènes dénudées et gores sont au programme ! Mais bon, rien de choquant non plus…
NICOLAS.

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Phoenix T2.

Phoenix2.jpgPhoenix2p.jpgAuteurs : Peynet et Gaudin.
Editeur : Soleil.
Sortie : 06/2011
Les ailes brulées.
L’expérience a détruit leurs vies. 30 ans après, le cauchemar recommence ! Phoenix est un thriller fantastique qui mène aux portes du paranormal. Les premiers indices sont semés, les personnages présentés, reste à déméler le vrai du faux, le rêve de la réalité.

Peynet aime  jouer avec le feul.
Cet album ne fait que confirmer tout le bien que je pense du dessin de Fréderic Peynet. Un trait fin, élégant accompagné de décors soignés avec une belle palette  de physionomies différentes pour les personnages. Son dessin a aussi comme grande qualité d’être très vivant et expressif. Vu son très grand talent, c’est un artiste à suivre de très près. Et je ne suis point pontifiant à son égard !
De son coté, le scénario reste encore bien mystérieux mais on se dit que le titre avec l’apparition des « grands brulés » doit bien avoir un lien avec le fameux mythe du Phoenix.  Visiblement la renaissance prend plutôt la forme d’un passage dans une autre dimension. Enfin, qui lira saura comme on dit dans ces cas là. Une série bien sympathique à suivre éditée chez Soleil qui nous avait pas habitué à autant de qualité dans un seul album.
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