Lady S T7:Une seconde d’éternité.

Lady S.7.jpgLady S.7.1.jpgAuteurs : Aymond et Van Hamme.
Editeur : Dupuis.
Sortie : 04/2011

La nouvelle recrue.

Piégée par la police française, Lady S accepte la mission que lui impose l’énigmatique Colonel en échange de sa liberté, quitte à risquer sa vie et celle d’Anton. En se faisant passer pour Liouba Dobrovna, une tueuse de la mafia russe chargée de porter une mallette de diamants à l’un des parrains de la mafia corse, Lady S met le doigt dans un engrenage dont elle ne sortira pas indemne.

Comme une tondeuse.
Alors comment juger cette seconde d’éternité ? Je dirais qu’il dépendra de votre appétit pour le 9e art. Si vous êtes un gros lecteur, vous trouverez que les ficelles que Jean Van Hamme utilisent sont vraiment très grosses .Les heureux «  hasards » scénaristiques sont vraiment nombreux et les rebondissements font presque sourire tellement ils sont peu crédibles. Cet album ressemble à une sorte de règlement de compte à OK Corral version cote d’Azur. Malgré la grosse dose d’action, je n’ai pu m’empêcher de bailler à plusieurs reprises .C’est tellement labélisé « Van Hamme » qu’on remarque à peine que cette histoire rase les pâquerettes. Je comprends de mieux en mieux pourquoi son passage (Largo Winch, XIII) à la télé passe si difficilement, c’est affligeant de clichés et surtout presque tout est prévisible.
Par contre si vous cherchez le divertissement pur sans prise de tête avec un beau dessin, cet album devrait vous plaire. Lady S en pleure moi aussi.
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Hommage à Thierry Martens.

Nous apprenons le décès soudain de Thierry Martens. Il avait 69 ans.

Célèbre rédacteur en chef du journal de Spirou entre 1968 et 1978, il avait été aussi le « Monsieur Album » des Editions Dupuis avant de prendre sa retraite en 2006.

Thierry Martens était un expert et un historien de la bande dessinée. On lui doit une « Histoire de la Bande dessinée en France et en Belgique » cosignée sous le pseudonyme d’Yves Varende avec Henri Filippini, Jacques Glénat et Numa Sadoul (Glénat, 1980) qui a longtemps fait autorité.
Il a contribué à bien d’autres ouvrages et était une source pour de nombreux experts.
Il était également scénariste de bande dessinée (Archie Cash, Aryanne, Vincent Murat, Natacha), le plus souvent sous son pseudonyme principal, Yves Varende. Il a également écrit de nombreux romans policiers, notamment des pastiches holmésiens, ou de science-fiction.
Il a longtemps été le seul auteur des accompagnements critiques et historiques des bandes dessinées publiées par Dupuis, sous le pseudonyme de M. Archive, et l’un des historiens de référence du Journal de Spirou à l’histoire duquel il était l’un de principaux contributeurs.
C’est un grand savant de la bande dessinée et de la littérature populaire qui disparaît aujourd’hui.

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ODYSSEUS

Alter Ego: Fouad.

Alter ego2.jpgAlter ego2p.jpgAuteurs : Renders,Lapière,Reynes et Benéteau.
Editeur : Dupuis.
Sortie : 04/2011

Entourloupe.
Fouad, infirmier belge, travaille comme bénévole en mission humanitaire au fin fond de la Colombie, lorsqu’il est témoin d’un enlèvement. Cet événement suspect suscite en lui les pires craintes: si la « WW2A », (la « World war to aids »), la richissime fondation humanitaire qui l’emploie, cachait derrière sa campagne d’éradication du Sida un projet bien moins avouable : utiliser à leur insu des populations du tiers monde comme cobayes pour des expérimentations pharmaceutiques…? Fouad pourrait faire celui qui n’a rien vu. Il y aurait sans doute intérêt. Mais, ce n’est pas son genre… d’autant qu’il ressent une profonde sympathie pour Zélie, la jeune femme enlevée…

Notre peuple vaincra
L’air de rien, plus j’avance dans cette série événement, plus je l’apprécie. Je dois dire que pour cet album « Fouad », comme on dit habituellement « j’étais dedans ».J’ai bien aimé son coté fonceur et déterminé à mon compatriote Fouad. Il a une force de conviction peu commune et franchement son personnage est crédible. Par contre, les déductions que la génie en informatique arrive à déduire de presque rien est un petit peu « too much » et surtout très pratique. Bon, la thèse de départ est déjà de haute volée donc beaucoup de choses sont permises pour cette fiction. Par contre, je suis assez admiratif sur la cohérence et la structure de l’histoire, on sent réellement un grand travail de mise en place de toutes les ficelles qui composent cette intrigue. Bref, j’étais un peu septique au départ sur cette série concept mais maintenant j’ai hâte de lire la suite .Le paris est donc gagné.
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Dead life T1:Crépuscule.

Dead life1.jpgDead life1p.jpgAuteurs : Gaudin et Urgell
Editeur : Soleil.
Sortie : 05/2011

Le calice.
Il a le malheur de l’utiliser pour boire.
C’est là que tout commence. Quand ils arrivent chez Talia, ils découvrent que tous les membres de la famille sont morts. Et vivants. L’épidémie zombie vient de commencer, plongeant bientôt le monde en enfer.

Bouhhhhhhhh
Oh une BD avec des zombies comme c’est original .Soleil semble vouloir surfer sur la vague, que dis je la déferlante de Walking Dead. Il s’agit visiblement d’un travail de commande et pour que les lecteurs ne s’y trompent pas, on a  même gardé un titre en anglais. On aurait pu s’attendre à une touche à la française mais non, c’est du classique de chez classique : ça mord à pleine dent, ça canarde à tout va, ça trépasse à la qui mieux mieux, ça gicle de l’hémoglobine un peu partout.  Attention, c’est distrayant mais que voulez vous ,la comparaison avec WD ou Zombies fait vraiment mal.
Sinon, les regards et la couleur sont les points forts de cette BD qui se lit à une vitesse V V’ vu son action omniprésente.  Bref, ce n’est pas une mauvaise BD mais je préfère de loin l’original à la copie.
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La question BD du dimanche (25).

A l’instar du Standard de liège, Soleil vient de se faire racheter par Delcourt .L’avenir nous dira si c’était pour un bien ou  pour un mal pour l’astre lumineux .Ma question est la suivante.

Quel(s) éditeur(s) a vos préférences ?

Perso, en regardant mes statistiques d’achat, c’est Glénat qui l’emporte devant Delcourt et Dargaud. Par contre si je regarde les chiffres de l’année passée, c’est Delcourt qui arrive premier devant Dargaud et Casterman.
Ça c’est pour les achats, coté émotionnel, j’apprécie les éditions futuropolis  pour leur qualité .Sinon, on peut dire ce qu’on veut mais les BD Delcourt avec leur tranche noire est la plus « classe » à ranger dans une collection.

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L’homme qui n’aimait pas les armes à feu T1: Chili con carnage.

Homme qui n'aimait pas les armes à feu (L')1.jpghomme p1.jpgAuteurs : Lupano, Salomone, Pieri
Editeur : Delcourt.
Sortie : 03/2011

Viva la salope .

Début du XXe siècle, Arizona… Maître Byron Peck, citoyen britannique et avocat d’affaires, escorté de son acolyte, l’effrayant Monsieur Hoggaard, parcourt le désert en quête d’un mystérieux papier qui pourrait changer à jamais le cours de l’histoire des États-Unis d’Amérique. Dans le même but, la dangereuse Margot de Garine s’associe à une bande de Mexicains sans foi ni loi… Et ils seront sans pitié !

Pour quelques dcouments en plus .
Buenos dias !
Vous aimez les westerns « spaghetti » ? Alors j’ai ce qu’il vous faut : l’hombre qui n’aimait pas les armes à feu. Avec le bueno, Byron Peck : homme intelligence à la grande éloquence. Avec la brute, Monsieur Hoggard : le costaud de service au vocabulaire succinct. Avec le méchant, Monolo Cruz : bandit mexicain surnommé la mierda  . Et enfin la salope, Margot Garine : une jolie plante qui est pour la polygamie. Et j’oublie encore pretty face : Porteur de bagages à la gare d’Albuquerque. Tout ce petit monde se retrouve au plein milieu de nulle part pour nous jouer un vaudeville à l’humour assez décapant. Oh, ce n’est pas la franche rigolade mais on esquisse vite un petit sourire ironique grâce aux dialogues savoureux de Lupano. Pour accompagner  ce règlement de compte à OK Corral , Paul Salomone nous dégaine une excellent première rafale digne des plus grands pistoleros. J’ai remarqué à coté de l’ambiance Western très réussie  que les attitudes des fous de la gâchette étaient également très bien rendues. Bref, un excellent premier tome qui réussit son but premier : nous divertir.
Adios amigos !

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Alter Ego: Darius.

Alter ego3.jpgAlter ego3p.jpgAuteurs : Renders , Lapière , Efa et Erbetta.
Editeur : Dupuis.
Sortie : 06/2011

Il  y a  de l’électricité dans l’air.
Après Fouad et Camille, c’est au tour de Darius d’entrer en scène. Électricien de son état, brave homme sans histoires résidant à Los Angeles, Darius s’évertue à protéger Bram, son voisin de palier. Jeune homme à la dérive, naviguant entre usage de stupéfiants et fréquentations douteuses, ce dernier n’a rien d’un enfant de chœur. Pourtant, Darius veille sur lui. Il n’est ni son père, ni son tuteur, mais une obligation secrète l’oblige à garder les yeux rivés sur Bram. Reste à comprendre pourquoi. L’Humanité est sous contrôle. Aux quatre coins du monde, six individus sont confrontés à une découverte scientifique d’une portée phénoménale. Sans le savoir, ils détiennent dorénavant notre liberté entre leurs mains.

P’tit con !
Comme le marketing de cette série nous dit clairement qu’on peut lire tous les albums individuellement  les uns des autres, je n’ai pas trop regardé l’ordre des tomes. J’ai donc lu Darius …un bon choix car c’est le complément essentiel à Camille (mon seul tome lu jusque là).On commence avec de l’action, une bonne scène de course poursuite. Ensuite on fait connaissance avec l’attachant Darius. Un personnage avec une bonne gueule qu’on aime tout de suite pour son coté bienveillant .Par contre  pour le Bram, on lui foutrait volontiers deux bonnes baffes à la figure pour sa désinvolture et sa connerie. Bref, cet album est bien rythmé et l’approche psychologique  sans être trop pesante est bien rendue. On remarque aussi l’énorme travail des auteurs pour rendre le tout cohérent et surtout bien structuré. Pour le dessin de l’auteur  espagnol Efa épaulé pour les décors d’Erbetta, rien à y redire, c’est jeune, dynamique et vivant comme trait.
Une série qui joue la carte du grand public, elle devrait normalement le trouver car on sent beaucoup de sérieux pour  l’événement de l’année chez Dupuis.
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Lloyd Singer T6 :Seuls au monde

Lloyd Singer6.jpgLloyd Singer6p.jpgAuteurs : Brunschwig et Neuray.
Editeur : Grand angle.
Sortie : 06/2011

Direction le lac.
Le FBI l’appelle « La chanson douce ». En quinze ans, il a tué dix magnifiques jeunes femmes, qu’il a atrocement mutilées avant de les violer, puis de les laisser succomber. Il signe ses crimes d’une poupée musicale qu’il laisse dans les bras de ses victimes, et le FBI n’avait pas l’ombre d’une piste… Jusqu’à ce qu’il laisse Patsy Lee en vie. Mais, défigurée, profondément choquée, la jeune
femme refuse de coopérer. Elle sera la première mission de Lloyd Singer, qui a décidé d’exorciser les actes de Makabi en devenant agent du FBI. Ses supérieurs en sont persuadés : sa gentillesse, couplée à son immense compassion feront de lui l’interrogateur idéal pour Patsy Lee, bien plus que tous les intimidateurs du Bureau. C’est ainsi que le futur agent Singer se retrouve sur la piste de La chanson douce. Mais cette musique suffira-t-elle à adoucir la violence de Makabi. 

Le miroir des sentiments.
Il n’y a pas à dire mais Luc Brunschwig est devenu un as dans l’art de décortiquer l’âme humaine. Ici, on se demande d’ailleurs si on n’est pas victime du syndrome de Stockholm en lisant le dénouement de ce 2e cycle des aventures de Lloyd Singer. L’auteur joue tellement bien avec les sentiments des personnages qu’on est vraiment  pris par une étrange  compassion pour eux. Un réel coup de force car il arrive à alterner les émotions avec des faits très durs. En plus, la structure du récit est  assez bluffante car elle alterne dans un rythme effréné les souvenirs, le passé proche et le présent sans que cela n’altère la fluidité de la lecture. Une histoire qui pourrait se qualifier de thriller social  ou psychologique au final.
Le dessin de Neuray reste de très bonne facture, je n’en dirais pas autant des couleurs  beaucoup trop clinquantes à mon avis pour le sujet de cette BD. J’ai aussi noté quelques cases très dépouillées qui ont certainement comme but de recentrer l’attention sur le personnage  comme un focus au cinéma. Pour le prochain cycle, il y a aura visiblement du changement car c’est Olivier Martin qui reprendra les crayons de cette excellente série.
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On en parle avec Luc B. sur le forum.

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Les enfants de Salamanca T2: Sarah.

Sarah2.jpgSarah2p.jpgAuteurs : Bec et Raffaele.
Editeur : Dupuis
Sortie :06/2010

Le monde sans enfant.
Sarah est une jeune femme traumatisée. Enfant, elle avait subi les sévices d’un serial killer. Pour oublier son passé et se « reconstruire », elle s’est installée à Salamanca avec David, son mari. Mais Salamanca semble une petite ville trop calme. Pas d’enfants dans les rues, pas d’écoles, comme si une malédiction s’était abattue sur la région. Et au fond de la cave de leur maison, Sarah découvre un inquiétant tunnel qui mène chez les Westmore, ses non moins inquiétants voisins. C’est chez eux qu’elle trouve la seule photo d’enfant de Salamanca. Une photo qui va la conduire à l’hôpital San Julian, sur les traces d’un passé devenu « incontrôlable ». Alors que Sarah découvre peu à peu la vérité, David devient la proie d’effrayantes créatures qui vivent dans les grottes de Salamanca. Il est temps que la ville affronte son passé.

Derrière le tunnel.
Brrr , que cet album fait froid dans le dos . On peut même parler de frousse quand on tombe sur toutes les monstruosités imaginées par les 2 auteurs. Encore heureux qu’on n’a pas la musique (style violon strident) habituelle des films d’horreur car j’aurais certainement sursauté à plusieurs reprises .Vous l’aurez compris, l’ambiance générée par cette BD est assez magistrale ….c’est réellement bienvenue en enfer. Le tome un avait ouvert quelques portes, ce second tome nous apporte certaines réponses mais l’essentiel est toujours un grand mystère .Alors SVP, ne nous laissez pas dans une expectative pareille monsieur Dupuis. Car hélas, on n’est pas sûr à l’heure actuelle de voir la suite de ce triptyque. Je croyais que ces pratiques douteuses étaient réservées aux éditions Soleil  mais elles semblent de plus en plus se propager au détriment des auteurs mais aussi des lecteurs. Il ne faudra pas venir après s’étonner de voir les amateurs se retrancher derrière les intégrales et bouder les tomes 1. A bon entendeur salut.
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H.M.S T6: le sang de Caroline.

H.M.S. - His Majesty's Ship6.jpgH.M.S. - His Majesty's Ship6p.jpgAuteurs : Roussel et Seiter
Editeur : Casterman.
Sortie : 05/2011
La révolte.
Dernières années du XVIIIe siècle, en mer des Antilles. Sur l’île de Saint Vincent, les Garifunas (les célèbres et redoutés « Caraïbes Noirs », issus de croisements entre des esclaves africains et des indiens Caraïbes) révoltés se sont emparés du HMS Gloucester et s’apprêtent à fuir. C’est le branle-bas de combat à Kingstown, capitale de l’île : le gouverneur, le général Abercomby et les  planteurs, prévenus de cette fuite imminente, y voient une excellente occasion d’enfin se débarrasser de cette « racaille ». Pendant ce temps, dans la plantation Rathbone dévastée par la révolte, John Fenton poursuit  l’enquête secrète que lui a confié l’Amirauté. Toujours à la recherche du mystérieux espion qui sévit parmi les colons, il va enfin trouver une piste, la plus inattendue…

Au large
Le sang de Caroline est donc le dernier album de cette série HMS. Les auteurs ont décidé de clôturer les aventures du docteur Fenton et de voguer vers un univers très différent. C’est dommage mais il est peut être préférable de terminer sur une bonne impression que de faire l’album de trop. Pour en revenir à ce tome 6, c’est toujours aves plaisir qu’on tourne les pages pour connaitre le dénouement de l’intrigue. J’ai quand même un peu tiqué sur un élément du scénario (j’en parle sur le forum). On retrouve aussi toujours la bonne séance de la noblesse anglaise .Ce qui nous empêche peut être d’en savoir plus sur la relation du docteur avec Mercy.  Finalement on connait très peu le Fenton intime, on a toujours mis l’accent sur son enquête au service de sa majesté. Pour le dessin, Johannes Roussel est toujours très à l’aise avec le milieu maritime, un peu moins avec les visages qui souffrent de variabilité. Il n’empêche qu’on reconnait facilement tous les protagonistes et c’est bien là l’essentiel.
Bon vent donc aux marins des vaisseaux de sa majesté.
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On en parle sur le forum.

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