WEST T6: Seth.

W.E.S.T6.jpgW.E.S.T6p.jpgAuteurs : Rossi , Dorison et Nury.
Editeur : Dargaud.
Sortie :03/2011

Set presque arrivé près de chez vous.
Revenue à la vie, Megan, la fille de Morton Chapel, est maintenant possédée par Seth, un démon. Morton a déjà vécu cette épreuve, des années plus tôt, avec la propre mère de Megan. Il sait donc que sa fille est en grand danger et que le seul moyen de tuer ce démon est de la sacrifier…

Seth raté
Et bien mes amis, ce dernier album de West est pour moi une magnifique …déception. Autant, j’avais apprécié l’opus précédent, autant ce Seth (décidément un chiffre maudit en BDIncertain) m’a décontenancé au plus haut point. Les dialogues sont assez alambiqués et souvent très étonnants pour ne pas dire incongrus .La trame scénaristique est d’une pauvreté désarmante avec un final des plus prévisibles.  En somme, il y a une entité maléfique et son tueur à éliminer ou pas….. Certainement on comptait trop sur la magie du dessin de Rossi pour combler les lacunes de l’histoire. Et bien c’est  raté car pour être captivé par cette BD, il vous faudra une fameuse dose d’hallucinogène. Ce qui m’a le plus frappé, c’est les cotes fabuleuses pour ce tome .Je veux bien admettre que je peux me gourer complètement mais pas à ce point là. Ce n’est pas parce que c’est étiqueté Nury et Dorison qu’on est automatiquement dans le sublime. La vérité se situe certainement entre mais  j’ai en bouche un grand sentiment de gâchis.
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La question du dimanche (18).

Aujourd’hui, on va se pencher sur le système de cotation de ce blog.
La discussion a été amorcée dans les commentaires de la BD Far Away et je vous invite à la poursuivre.
Le choix d’une cote sur 10  peut paraitre assez scolaire mais je suis persuadé que c’est le premier élément que vous regardez. Ce blog a en effet pour vocation de vous aider dans la pléthore de sorties BD. Donc l’effet direct de cette note est  donc pour moi assez pertinent. Par contre, elle peut paraitre facile pour estimer le travail d’une année pour un auteur…c’est en effet assez réducteur. Mais au début quand j’ai créé ce blog, jamais je ne m’étais imaginé que des auteurs viendraient nous lire. Comme il faut évoluer, faut il détailler cette note comme le fait d’autres sites ou blogs ? Une note pour le scénario, le dessin, la colorisation, l’intérêt, etc ?
Aussi, le système sur dix doit il être remplacé par des étoiles plus « soft » pour la cotation ?
Voilà, je vous laisse débattre de ces sujets via les commentaires, l’équipe de SB en tiendra compte pour l’avenir.

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Nosferatu T1: Si Vis Pacem.

Nosferatu (Soleil)1.jpgNosferatu (Soleil)11.jpgAuteurs : Peru et Martino
Editeur : Soleil
Sortie : 03/2011

Le réveil.
Nul ne connaît son âge ou l’étendue de ses pouvoirs… Il était présent à la crucifixion du Christ, il a servi plusieurs empereurs romains avant de prendre sa liberté et a tué bien des hommes. Il est le premier vampire, Nosferatu. Aujourd’hui, après avoir disparu durant un demi-siècle, il s’éveille d’un sommeil sans rêves, en Inde. Il n’est plus que l’ombre de sa puissance passée et il découvre un complot ourdi contre lui. Ses congénères comme ses ennemis ne désirent qu’une chose : le tuer. Mais ni la lumière ni les ténèbres ne veulent de Nosferatu, le non mort. Alors que les souvenirs de sa longue existence lui reviennent en mémoire, il comprend que sa seule faiblesse a été d’aimer. Tout a commencé sous le règne de Caligula. Les
alliances et trahisons forgées en ce temps ainsi que le destin d’une femme ont façonné les deux millénaires de son histoire. Il est Nosferatu, le monstre qui a voulu vivre en homme…

Comme Jésus, jamais mort.

Ah voilà le retour d’un grand guignol, Nosferatu rien de moins. J’étais donc un peu méfiant au début de ma lecture mais je dois dire que dans le genre c’est excellent. Ambiance glauque à souhait, flashbacks antiques bien maitrisés, des scènes bien musclées, bref, on ne s’ennuie nullement dans  ce premier tome de ce diptyque. La bonne idée vient certainement de rendre les personnages infernaux assez ambigus et donc de casser nos repères. Le dessin de Martino m’a fait penser à un mixte de celui de Mutti(Le syndrome de Caïn) et de Defali (Asphodèle) .Un touche donc très italienne avec comme souvent un esthétisme indéniablement mais aussi une froideur permanente pour les visages. Un exemple, les scènes dénudées de la période antique, on devrait voir dans ces orgies de la sensualité ou de la volupté, je n’y ai vu que la plastique digne d’une statue de marbre.
Pour résumer, Nosferatu ravira les amoureux des vampires et compagnie sans problème. Ils auront les canines qui pousseront de plaisir
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Majipoor T3: Le roi des rêves.

Majipoor3.jpgMajipoor31.jpgAuteurs : Ratte et Jouvray.
Editeur : Soleil.
Sortie : 04/2011

L’armée en marche
De retour de l’Ile du Sommeil, Valentin doit à présent se rendre dans le Labyrinthe afin que le pontife confirme sa légitimité.
Affrontant de nombreux périples, il va alors faire route vers le Mont du Château et y défier l’usurpateur ! Le Cycle de Majipoor est sans nul doute l’œuvre la plus populaire de Robert Silverberg.

L’userpaper.
Je dois avouer que je suis un peu surpris de voir des avis assez négatifs sur cette Majipoor-1-pg06.jpgadaptation. Ces critiques doivent  certainement venir de personnes ayant lu le roman de Silverberg .On sent un petit effet de précipitation pour quelques scènes mais il n’est jamais évident de retranscrire une œuvre aussi riche en quelques cases et phylactères. Pour ma part, je ne connaissais pas ces romans fantasy et donc l’effet de surprise fonctionne parfaitement .J’ai vraiment bien aimé l’univers créé par David Ratte, c’est indéniablement dépaysant et inventif comme monde avec des physionomies assez débridées pour les différentes races de cette planète. Je me suis cru dans StarWars quand j’ai vu les aéroglisseurs, dans Dune dans le labyrinthe par exemple. Le ton est résolument un peu candide et tout coule de source dans le dénouement de cette usurpation.  L’air de rien, Majipoor m’a fait du bien car après des BD au sujet plus grave, des diableries apocalyptiques etc , un bon moment de détente je suis preneur .Et puis pour tout vous dire , je suis amoureux de Carabella……
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FAR AWAY

123123_c.jpg123123_pla.jpgDessin : Gabriele Gamberini – Scénario : Maryse & Jean-François Charles

Editions Glenat

Sortie le  23/03/2011

Prix conseillé : 25 €

Genre : Road-movie romantique

 

Résumé (de l’éditeur: Martin Bonsoir est chauffeur de camion. Il parcourt seul les paysages grandioses du Canada et des États-Unis sans plus les voir. Jusqu’au jour où son camion est immobilisé par la neige dans un bled paumé du Canada. Il y est secouru par une femme seule, plus âgée que lui, Esmé Larivière. Sur un coup de tête, elle demande à Martin de l’emmener avec lui.

 

Mon avis : Si vous avez aimé le diptyque « Red bridge » des mêmes auteurs, vous allez aimer également ce « Far Away ».C’est certain que déjà les noms de Maryse et Jean-François Charles est un gage de qualité. Un sticker sur la couverture annonce « un road-movie romantique par les auteurs d’ « India dreams » ». En peu de mots, le principal est dit. Reste à définir le cadre. Le Québec en hiver, le milieu du transport par route et des chauffeurs, une rencontre imprévue entre un homme et une femme, une découverte mutuelle qui va déboucher sur une histoire d’amour et une fin inattendue…Le décor est planté. Gamberini excelle dans ce style qui lui est si particulier avec une colorisation si particulière. Chaque planche est une série de tableaux…Magnifique. Au final, cela nous donne un album de plus petite taille (185x260mm) de 142 pages, un petit bijou que j’ai dévoré d’une traite sans relever la tête. Des gens simples qui se rencontrent et que vont écrire une histoire qui va devenir extraordinaire… Un seul bémol : 25 euros pour ce livre, je trouve que cela fait un peu cher…Je trouve que l’escalade des prix de vente, cela commence à bien faire… Il n’empêche qu’il s’agit d’une belle histoire bien racontée et bien dessinée. Je ne regrette pas mon achat. Coup de cœur !

 

9/10

 

Capitol.

 

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Capitol, Far Away, Gabriele Gamberini, Maryse et Jean-François Charles, Glenat, Road movie, romantisme

LES SENTINELLES -Tome 3: Avril 1915 Ypres

Couv_121697.jpgPlancheA_121697.jpgDessin : Enrique Breccia – Scénario : Xavier Dorison

Editions Delcourt

Sortie le  16/03/2011

Prix conseillé : 14,95 €

Genre : Historique-Uchronie

 

Résumé (de l’éditeur: Alors que la guerre prend son tournant le plus meurtrier, que le conflit s’enlise et que le désespoir gagne le front, une sentinelle d’un nouveau genre fait son apparition : Pégase, doté d’ailerons d’acier et filant dans les airs à plus de 100 secondes chrono. De leur côté, les Allemands ont mis au point une nouvelle arme… L’affrontement aura lieu en avril 1915 à Ypres, en Belgique.

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Mon avis : Les Sentinelles, des  super-combattants remis sur pied grâce à de nouvelles technologies,  doivent sauver la France de la débâcle. Ils vont être envoyés sur le front de l’Yser à Ypres. Les Allemands y testent leur nouvelle arme, les gaz (Ypérite). Cet épisode de la seconde guerre mondiale donne l’occasion à Dorison de nous concocter une Histoire revisitée par les sentinelles, hommes à tout faire de l’armée française…Il faut empêcher les allemands de prendre l’hégémonie et éviter de grosses pertes aux alliés. La vraie Histoire n’est qu’un prétexte à un affrontement des sentinelles face à leur homologue allemand. Le scénario sans être génial est distrayant. Dorison aurait peut-être pu coller un peu plus à la réalité mais ce n’est vraiment pas l’objectif de cet album qui reste très second degré et il faut le prendre en tant que tel. Le dessin de Breccia est dans la lignée des deux premiers tomes. Rien de surprenant à ce niveau.En fin de compte, nous avons un album sans grande surprise mais qui atteint bien son objectif premier, nous divertir…

 

7/10

 

Capitol.

 

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Walking dead T13: Le point de non-retour.

Walking Dead13.jpgWalking Dead131.jpgAuteurs : Kirkman et Adlard.
Editeur : Delcourt
Sortie : 03/2011

Rick la menace.

Aux portes de Washington, Rick et ses compagnons intègrent une communauté de survivants visiblement épargnée par le fléau qui ravage l’humanité depuis un an maintenant. Pas d’apparition de zombie. Mais ce retour au calme et à une vie presque normale ne se fera pas sans heurts et révèlera au grand jour les difficultés d’adaptation de chacun.

Un p’tit zombie, ça porte chance.

Cet album XIII est manifestement moins tonitruant que les précédents. C’est un peu normal puisqu’on avait renouvelé le cheptel. Les auteurs se devaient de nous présenter un peu les nouvelles brebis promis à l’abattoir. Les relations se créent  pour les uns ou se développent  pour d’autres mais comme d’habitude on peut compter sur notre brave Rick pour foutre le bordel au milieu de ce havre de paix .Il aime le conflit notre shérif et il ne  s’éternise plus à de long discours, il élimine .Le loup est donc dans la bergerie et on sent que la tempête va se lever. Je pense que tous ces coups de pétoire ne sont pas tombés dans les oreilles d’un zombie sourd. Bref, un album un peu plus introspectif et d’une calme tout relatif car on a encore bien dégommé l’air de rien.

Vous aurez remarqué que j’ai enfin rattrapé mon retard tout comme les éditions Delcourt, on devra donc attendre un peu plus longtemps pour la suite ….rrrrrrr milliard, ça va être une douloureuse attente. 
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Alter Ego Camille

alter ego.jpgalter ego1.jpgAuteurs :Renders-Lapière-Reynès- Benéteau.
Editeur : Dupuis.
Sortie : 04/2011

La globe troteuse.
Camille, jeune française vivant à Singapour, entretient des relations difficiles avec sa mère, Suzanne Rochant, chercheuse de haut vol en psychologie et neurosciences, trop souvent absente. Mais voici que Suzanne meurt brutalement dans des circonstances tragiques. Peu après, Camille débarque dans une bourgade d’Angola à la recherche d’un homme qui pourrait être son père, qu’elle n’a jamais connu. Elle est porteuse pour lui d’une lettre trouvée dans le testament de sa mère. Mais la vérité qui l’attend n’est pas exactement celle qu’elle pressentait…

Pièce un du puzzle.
Je m’étais pourtant juré de ne plus succomber aux séries concepts.  Six albums en six mois, des auteurs plutôt néophytes sauf Lapière , j’étais plus que septique  mais un coup de cœur chez BDgest mérite qu’on y regarde de plus près . Une fois en main, j’ai vite constaté qu’il s’agissait d’un « Dupuis ». La patte de Marcinelle est assez reconnaissable, pour faire une comparaison, je dirais qu’on n’est pas loin du trait de Gazzotti(Seuls). Un point positif, c’est que les  60 pages (SVP !) des  six albums auront une uniformité graphique puisque c’est la même équipe qui s’est occupée de l’entièreté de cette série. Je commence donc ce puzzle par Camille. Un album soigné, solide et plutôt sympa, son héroïne est pétillante à souhait .J’ai un peu tiqué sur l’explication des fuseaux reliant deux êtres humains, c’est un peu fort de café non ? Bon, c’est intéressant pour le moment, agréable à lire et on voyage beaucoup (punaise son bilan carbone va exploser à la demoiselle) mais de là à mettre un coup de cœur, il ne faut pas exagérer non plus. Bizarre d’ailleurs cette quasi unanimité sur le net avec souvent  des avis avant la sortie de ces albums. Ce ne serait pas du graissage de patte par hasard !
Un peu méfiant sur ce tapage publicitaire donc le Samba mais les auteurs ont l’air d’avoir pas mal  de bonnes idées pour les autres albums, alors pourquoi pas se laisser tenter pour poursuivre l’aventure.
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Châteaux Bordeaux T1:Le domaine.

Châteaux Bordeaux1.jpgChâteaux Bordeaux.jpgAuteurs ; Corbeyran et Espé.
Editeur : Glénat.
Sortie : 03/2011

Vin chambré
Suite au décès de leur père, les trois enfants Baudricourt héritent de l’exploitation vinicole familiale, un vaste domaine situé au cœur du Médoc. Les deux frères comptent se séparer rapidement de la propriété et des dettes dont elle est criblée. Mais leur décision est aussitôt remise en cause par la détermination de leur sœur, Alexandra, qui voit dans cet héritage l’opportunité de rebâtir sa vie sur les terres de son enfance. Décidée à reprendre en main le vignoble paternel, Alexandra se retrouve rapidement au pied du mur.
D’un côté, elle affronte l’hostilité de son entourage, de l’autre, elle sait que pour réussir elle va devoir tout apprendre, car la fabrication d’un grand cru ne s’improvise pas. Avec humilité et courage, Alexandra se consacre dès lors entièrement à son nouvel univers qui deviendra – au fil du temps – sa passion…
Le vin est au cœur de l’intrigue de cette grande fresque familiale qui séduira les amateurs de grands crus comme les néophytes. Une saga digne des Maîtres de l’Orge commence ici, au cœur du Médoc, orchestrée par Corbeyran et Espé.

Tache de vin.
Avant ma lecture, tous les voyants étaient au rouge. Tout d’bords une BD scénarisée par Corbeyran, je m’en méfie de plus en plus. J’ai été assez déçu par ses dernières productions .Je ne suis pas loin de lui mettre une AOC pour lecture à haut risque. Ensuite, une saga sur le vin fait assez produit formaté ou de commande. On se demande d’ailleurs si tout ça ne va pas finir en série TV pour l’été sur France 2.
Bon comme ce « châteaux Bordeaux » est tiré, il faut le lire jusqu’au bout. L’immersion dans le monde viticole est très bien rendue par le dessin d’Espé. On peut facilement dire en faisant le tour du proprio qu’ « on s’y croirait ».Par contre, l’intrigue a vraiment du mal à prendre faute surtout à un discours beaucoup trop didactique sur le monde du vin. On se dirait dans un dépliant vantant les mérites des vins bordelais. L’ennui atteint son paroxysme quand on nous propose un cours de math avec des pots de vin soustraits  de bouteilles vides. Bref, c’est guère palpitant ni folichon comme saga. On en regretterait presque un bon Jean Van Hamme même moyen. J’imagine déjà cette BD comme cadeau à tous les amateurs de vin …espérons qu’elle ne sera pas trop bouchonnée.
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