Les chroniques de légion: Livre 1.

Chroniques de Légion (Les)1.jpgChroniques de Légion (Les)1p.jpgAuteurs : Nury , Lauffray,Alberti, Xiaoyu et Tirso
Editeur : Glénat.
Sortie : 05/2011

Incarnations.
Quelque part sur l’Atlantique, mars 1531 : Doña Gabriella de la Fuente accoste en Amérique latine pour y épouser Hernan Cortés.Moscou, janvier 1812. Armand Malachie recrute des mercenaires parmi l’armée napoléonienne en déroute pour l’aider à récupérer un trésor.Whitechapel, octobre 1885. Victor Douglas Thorpe est convoqué par un avocat pour se voir proposer un curieux héritage…Trois époques, trois visages du Mal, trois incarnations de Vlad Dracula Tepes. Dans leurs veines coule le même sang et pour cette raison, ils vont tous trois être engagés dans le duel fratricide qui dure depuis des siècles entre Vlad et Radu.

L’empaleur.
Je m’étais pourtant juré de ne plus succomber à ce type de série concept (une spécialité chez Glénat). Mais bon comme j’avais aimé la série mère « Je suis légion » et que c’est écrit par le scénariste du moment, Fabien Nury, ces arguments ont  balayé facilement mes réticences. On débute par la partie dessinée par Mathieu Lauffray qui nous narre la fin de Vlad Tepes , le vrai , l’unique . L’atmosphère est magistrale….on en frisonne de plaisir. On navigue bien vite ensuite sur un galion dessiné par Mario Alberti avec un personnage prometteur : Gabriella .Un petit tour dans la Bérézina et dans le Londres victorien et l’album clos déjà ses portes. Pas vraiment le temps de s’immerger dans un de ces embryons d’incarnation ni d’avoir de l’empathie pour un personnage. Bref, ceux qui crient au génie sur le net pour cette série écrivent du grand n’importe quoi. Comment voulez vous juger sur si peu ? Personnellement, je reporte mon avis quand j’aurai lu la suite. Les aprioris sont plutôt bons et j’ai confiance dans les auteurs pour une histoire valable mais pour le moment  c’est wait and see.
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Beauté T1: Désirs exaucés.

Beauté1.jpgBeauté1p.jpgAuteurs : les Kerascoët et Hubert.
Editeur : Dupuis.
Sortie : 05/2011

La moche.
Morue est une jeune fille que la nature n’a pas beaucoup gâtée, jusqu’au jour où une fée lui accorde la beauté. Présent inestimable ou cadeau empoisonné, son incroyable beauté va-t-elle faire de Morue une princesse adulée ?

Ça sent le poisson.
Le trio de Miss pas Touche nous revient avec une sorte de conte. Le début est à la hauteur de mon espérance, c’est corrosif, mordant, ça fait mal et j’aime ce coté irrévérencieux et malsain. .Morue comme prénom, comme c’est chou. Et puis la rouille s’estompe petit à petit pour se transformer en prince convenu, presque prévisible .Je n’ai pas été surpris une seule seconde de voir qu’on profite de la naïveté de Morue/Beauté .Attention c’est plaisant à lire mais je m’attendais à plus de perfidie ou de sadisme bien coulant surtout dans les dialogues .Cela en devient presque gentil et pour les Kerascoët, c’est presque une insulte.
Du point vue du graphisme, j’ai noté les couleurs judicieuses de Hubert qui accompagnent les dessins épurés et plutôt simples mais toujours aussi charmant  du duo à quatre mains.
Bon pour ma part, je pars à la chasse, d’autres chroniques m’attendent …..
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La question BD du dimanche (23).

Une question du dimanche assez simple.

Où achetez-vous vos BD ?

Dans une grande surface, dans une librairie spécialisée, à la fnac , sur le net, etc…

Vos réponses monteront peut être qu’il n’est pas toujours facile de se procurer certaines BD sans faire pas mal de Km …..D’ailleurs n’hésitez pas à mettre la distance de vos déplacements pour vous procurer vos futures BD.

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LES GARDIENS DU SANG – Tome 3: Le carnet de Cagliostro

Couv_123683.jpgPlancheA_123683.jpgDessin : Denis Falque – Scénario : Didier Convard

Editions Glenat

Collection La loge noire

Sortie le  06/04/2011

Prix conseillé : 13,50 € 

Genre : Esotérique

 

Résumé (de l’éditeur: Dans le palais des Rohan de Strasbourg, le carnet de Cagliostro a été volé. Pour beaucoup, ce n’est qu’un événement anodin, mais pour certains, comme Jean Nomane, le professeur Clark ou l’agent du B.I.S (Brigade d’Infiltration des Sectes) Monsieur Grégoire, c’est un événement d’une importance considérable. Cela pourrait signifier que les Gardiens du Sang reforment leurs rangs, et qu’ils poursuivent leur quête de la formule du « Sang Noir », l’élixir d’immortalité. N’est-ce pas plutôt une autre organisation qui entrerait en scène, désireuse de s’emparer du mythique carnet de l’alchimiste, dans ce musée ultra sécurisé ? Cachés par le B.I.S , tandis que Grégoire mène l’enquête, Nomane et Clark rongent leur frein. Car ils savent que certains sont prêts à mettre en œuvre des forces puissantes pour percer le secret de l’immortalité…

 

Mon avis : Dans la droite ligne du « Triangle Secret », les gardiens du sang demandent au lecteur une attention soutenue et une lecture fouillée. Didier Convard se donne un malin plaisir à brouiller les pistes, à emmêler les indices, à sortir des traîtres et des sous-marins de tous les placards. Qui tirent les ficelles ? Qui va rouler qui et tirer les marrons du feu ? Dans cette atmosphère ésotérique, à la recherche de la vie éternelle, le lecteur vit un vrai thriller et une enquête bien ficelée. Bien évidemment, si vous n’avez pas lu les tomes précédents, point de salut dans la compréhension. Cette série, on aime ou on n’aime pas. On plonge ou on ne plonge pas. Au niveau du graphisme, le dessin de Denis Falque est très caractéristique. Ce n’est pas un dessin extraordinaire, loin de là, mais classique. Il sert parfaitement le scénario. Le manque cruel d’expressivité des visages en devient même une marque de fabrique. Encore une fois, il faut passer la barrière d’un dessin « typé » pour rentrer dans l’histoire. Pour ma part, je reste un fan de la série et de son scénario alambiqué mais je comprends tout à fait que certains peuvent être rebutés par un premier aspect quelque peu rébarbatif.

 

7/10

 

Capitol.

 

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U-boot T1:Docteur Mendel.

U-boot1.jpgU-boot1p.jpgAuteur : Jean-Yves Delitte
Editeur : 12 bis
Sortie : 04/2011

Mai 1951.
Dans les contrées encore sauvages de l’Amazonie, une expédition de cartographes découvre la carcasse rongée par le temps d’un 0-boot, sous-marin allemand de la Seconde Guerre mondiale. Qu’est-il advenu de ses passagers, décédés brutalement en mars 1945, perdus au beau milieu de l’océan Atlantique ? Venise, juin 2059. Plus d’un siècle plus tard, un étudiant et son professeur sont retrouvés tous deux assassinés.
Puis, en septembre, une mystérieuse explosion a lieu au sommet d’un building, on déplore à nouveau un mort. Quel lien peut-il y avoir entre ces faits ? Un groupe d’hommes a décidé de se battre, au péril de leur vie, pour résoudre cette énigme. D’autres, pourtant, sont tout aussi déterminés à l’enfouir. Le pire reste à venir… Le dénouement ne peut être que sanglant…

La grosse descente en…..
Encore un Delitte me diriez-vous ! Eh oui mais ici fini le voilier, voilà de l’acier allemand commandé pour la kriegsmarine. Un bon U-boot qui est à la base d’un récit fantastique s’étalant sur 3 époques : 1945 bien naturellement pour la partie active du sous-marin ,1951 pour la partie échouée du submersible et enfin, la plus surprenante 2059 à Venise. Et c’est là qu’est certainement la bonne surprise de cette histoire. Car le mystère reliant ces 3 époques est toujours bien vivace après la fermeture des écoutilles de ce tome 1.Franchement, j’ai bien aimé ce début de diptyque. C’est un peu bienvenu en enfer (une sorte d’Event Horizon) avec un univers bien glauque .On ne rigole pas, c’est sûr mais le frisson est bien parsemé parmi des situations plus anecdotiques ou après un petit dialogue didactique. Au final, l’envie de savoir est prenante et j’attends la suite avec impatience. Comme c’est du Delitte, on ne devrait pas attendre trop longtemps à mon avis .Pour le dessin, je ne vais pas me répéter indéfiniment, il a ses qualités habituelles comme ses « défauts » récurrents.
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L’exode selon Yona T1:Descendance.

Voyage des pères (Le)4c.jpgVoyage des pères (Le)4.jpgAuteur : David Ratte
Editeur : Paquet
Sortie : 02/2011

En Egypte.
À peine remis de son séjour à Jérusalem où il a enfin retrouvé ses fils devenus apôtres du Christ, Jonas doit reprendre la route pour se rendre au chevet de sa vieille tante mourante. Mais juste avant de passer l’arme à gauche, la tantine lui fait une révélation: Les ancêtres de Jonas n’étaient pas tous juifs.
L’un d’entre eux, un certain Yona, était égyptien et vivait au bord du Nil 1500 ans plus tôt. Homme riche et arrogant Yona coulait des jours heureux et oisifs à la cour de Pharaon… jusqu’à ce qu’un certain Moïse ne vienne tout chambouler. Après “Le Voyage des Pères”, David Ratte remet le couvert en se penchant sur les épisodes bibliques des 10 plaies d’Égypte et de l’exode…

Mes ancêtres et moi .
Au début de ce nouveau cycle, on retrouve notre ronchon de service, Jonas au prise avec un ancêtre gênant ….  Un certain égyptien Yona  et le tour est joué pour nous retrouver au temps de Moïse. Vous l’aurez compris, on joue sur les mêmes cordes que le cycle prime c à d un humour décalé dans un contexte religieux bien connu de tous. Un exercice pas si évident car on pourrait vite froisser quelques susceptibilités. Il n’en est rien et le ton général est bon enfant. Cette relecture testamentaire est toujours très agréable à lire grâce à une très bonne mise en case du bon David. J’ai simplement regretté le manque de petites touches de folies qu’on retrouvait facilement dans les deux premiers tomes. L’épisode de l’éléphant aspirateur de cerveau est un peu trop isolé si je peux me permettre. Par contre, c’est truffé de bonnes idées comme le verlan, les allusions au climat, à des séries TV…. Et puis je trouve qu’il y a une tendresse assez désarmante dans cet album…  Snif  quoi, je suis aussi un grand sensible moi. Allez amour gloire et beauté à tous.
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La douceur de l’enfer Tome 1.

Douceur de l'enfer (La)1.jpgDouceur de l'enfer (La)1p.jpgAuteur : Grenson
Editeur : le lombard ( Signé)
Sortie :04/2011

La ligne de démarcation.

En quittant San Francisco pour la Corée, Billy Summer pensait simplement exécuter le dernier voeu de sa grand-mère. Celle-ci n’a en effet jamais pu se rendre à la cérémonie d’adieu donnée en l’honneur de son mari tombé au front de Corée, 60 ans plus tôt. De plus, Billy n’est pas mécontent de prendre quelques jours pour réfléchir à sa relation avec Emily et aux rapports ambigus qu’entretient la vie avec le destin. Ce dernier peut se montrer facétieux et emmener très loin celui qui sait le suivre…

A gratter.
Si vous attendez la suite de Niklos Koda, il faudra encore attendre car Olivier Grenson a décidé de se consacrer à la réalisation d’un diptyque  né lors d’un voyage en Corée .Il s’agit aussi d’un première pour  le dessinateur carolo .Il s’occupe en effet du scénario à 100 %.La symbolique avec les premières pages est  d’ailleurs assez frappante , l’envol vers une  nouvelle aventure « éditoriale » .Un beau bloc de 83 pages dont le titre est « on ne peut plus juste » . La douceur pour son dessin : très élégant presque mélancolique .L’enfer pour son sujet : la guerre, la mort, les blessures sentimentales. J’en ressentis en lisant ces tranches de vie, une sorte de torpeur. Comme si j’avais une vitre qui me protégeait de la réalité du récit. Une sorte de bulle renforcée par l’onirisme de certaines scènes qui nous poussent comme le vent à traverser l’histoire jusqu’au cliffhanger final. Bref, un récit plutôt lent mais aussi très particulier .Cette spécificité me laisse d’ailleurs assez pantois pour exprimer une note. Par nature, elle est déjà subjective mais pour cette douceur infernale elle le serait encore plus.
Allez car il le faut bien.
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« Phenomenum »

Phenomenum1.jpgPhenomenum3.jpgpar Jérémie Kaminka et Marc Védrines,
paru aux éditions Glénat de 2002 à 2005.
Un cycle complet de 3 tomes à ce jour.
 

Résumé :
Jeune orphelin de dix-sept ans, hébergé dans un centre social, Yann Kernan passe son temps libre entouré de ses deux potes passablement désœuvrés, à Paris. Un jour que ceux-ci l’entraînent une fois de plus vers les ennuis, Yann se retrouve sur le point de mourir, des mains d’un skinhead que l’un de ses potes a insulté ! Sur le point seulement, car in extremis, un mystérieux pouvoir se réveille en lui : en état de stress intense, Yann peut « figer » le temps ! Autrement dit, il est capable de se déplacer tellement vite que le temps tel que nous le connaissons, à ses yeux, paraît une éternité !
Tandis que ses amis, d’abord incrédules, voient en cet étrange pouvoir une possibilité de s’enrichir à peu de frais, Yann, bientôt coursé par les services secrets du monde entier, va bien vite s’apercevoir que ce don est une malédiction. Non seulement pour lui, mais aussi pour ses proches que l’avidité des uns et la peur des autres menacent également ! Yann n’a dès lors plus d’autre choix : il doit fuir ! Mais surtout : découvrir ses origines !
 

Mon avis :
Relu un peu par hasard lors d’un inventaire, parce que je ne m’en rappelais plus tellement, Phenomenum est une histoire qui démarre sur les chapeaux de roues et réserve bien des surprises ! N’allez pas croire qu’il s’agit d’une simple fuite ! C’est bien plus que çà ! Kaminka développe un récit riche de suspense, mais aussi de rapports humains, avec pas mal de réflexions sur notre société et les sentiments variés qui lient les êtres ! Au fil de son scénario, il fait de Yann – dans un premier temps – une sorte de défenseur de l’opprimé, rongé par la solitude et un don qui le condamne chaque jour un peu plus ! Dans un deuxième temps, on découvre ses origines, d’où vient son terrible pouvoir, et là le récit prend une autre dimension, faisant le lien avec des personnages historiques et d’autres plus contemporains.
On dirait presque un mix entre Highlander et Jumper, un film assez récent sur un ado capable de « sauter » d’un lieu à un autre… mais avec une histoire très bien construite, qui ne laisse rien au hasard ! Même les mythes vikings ont leur importance ici !
 

Pour le dessin, j’avoue n’être pas très client, surtout que çà tire pas mal sur le manga à mon goût, mais Védrines s’en sort plutôt bien, avec des cases assez larges, des cadrages souvent audacieux et de jolies expressions pour ses visages. Personnellement, ce n’est pas le point fort de la série, mais on s’y habitue très vite, surtout que les couleurs ajoutent beaucoup à l’ensemble !
 

Bref, une série à conseiller, peut-être pas indispensable, mais à lire tout de même, si vous aimez l’action divertissante, le romantisme avec un grand R et un peu d’histoire. Le cocktail est ma foi assez réussi !
 

Ma note (pour l’ensemble de la série) :
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Nicolas.

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La question BD du dimanche (22).

Ce vendredi, j’ai assisté à une séance de dédicace avec Michel Constant  pour le tome 1 du Pygargue. Je lui demande en combien de tome est prévue cette série et il me répond franchement que ça dépendra des ventes de ce tome 1. Son éditeur, Soleil (un grand spécialiste du genre) lui a imposé cette politique éditoriale.
La question sera donc, que pensez-vous de cette pratique ?

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Belem T4: La dernière traversée.

Belem (Delitte)4.jpgBelem (Delitte)4p.jpgAuteur : Delitte.
Editeur : Glénat (chasse marée).
Sortie : 04/2011

A toute vapeur.
Notre fier trois-mâts vient de fêter ses dix-sept années d’existence. Il appareille pour Aruba au Venezuela où une cargaison de phosphate l’attend. C’est la 32e et dernière campagne marchande du fleuron français. À la veille de la Der des ders, les grandes sociétés maritimes, à défaut de se convertir à la vapeur, doivent mettre la clé sous le paillasson. Le Belem se voit contraint de mettre un terme à ses activités commerciales dans la fleur de l’âge, au seuil de sa majorité…

Dernière escale.
Avec ce tome 4, nous arrivons à la fin des voyages commerciaux de Belem. Un album résolument nostalgique qui fait la part belle à ce magnifique voilier. Mais comme il ne se passe pas grand-chose pour cette ultime traversée, Delitte nous narre aussi la mésaventure de son ex-capitaine quelques années plus tard  pendant la grande guerre. Heureusement car sinon ce tome serait assez creux. J’ai trouvé que le débat sur les vapeurs par rapport aux voiliers se répétait inlassablement. Pas fâché donc d’arriver à bon port car une certaine monotonie commençait à s’installer. Sinon, comme d’habitude, le matelot Delitte travaille à toute vapeur pour nous livrer un dessin somptueux, le seul regret vient des visages qui se ressemblent un peu trop et aussi  trop récurrents. 
Cette série se termine pour moi sur une note mineure  mais elle nous a fait découvrir un bateau d’exception et là le but est entièrement rempli.
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