
Le résumé.
Brüsel, 21 juillet 784. Constant Abel répertorie avec patience les pierres qui se matérialisent mystérieusement dans les différentes pièces de son appartement. Toutes pèsent exactement le même poids : 6.793 grammes – un nombre premier. Dans un immeuble voisin, une mère de famille constate, de la même manière, que du sable s’accumule avec régularité dans son appartement, à la grande joie de ses enfants, tandis qu’un peu plus loin le patron et chef cuisinier de la célèbre brasserie Maurice découvre qu’il perd du poids, sans maigrir pour autant. Et ces étranges phénomènes ne font que s’accentuer au fur et à mesure que les jours passent. C’est pour enquêter sur ces faits insolites qu’une femme arrive spécialement de Pâhry : Mary von Ratten, celle qu’on a autrefois surnommée ‘l’enfant penchée’. Elle découvre bientôt que la plupart de ces phénomènes semblent reliés à la personne de feu Gholam Mortiza Khan, un guerrier Bugtis venu tout récemment à Brüsel pour vendre des bijoux, et malencontreusement renversé par un tram en sortant d’un rendez-vous à la maison Autrique…
Mon avis.
Lire un album de cités obscures est déjà une expérience unique. A peine ouvert, vous vous engouffrez dans un autre monde, un univers si singulier qui captera tout de suite votre attention. Les phénomènes étranges sont légions dans ces obscures cités mais ces bizarreries souvent insignifiantes peuvent prendre des dimensions pharaoniques. Une sorte d’angoisse latente est de plus en plus présente attrape alors le lecteur pris au piège de ces cités. J’ai toujours bien apprécié les cités obscures pour leur originalité, leur ton, pour la mise en scène, la richesse des décors notamment urbains et aussi pour le trait de Schuiten. Pour ce grain de sable, on revient au noir et blanc. Une non colorisation que normalement j’apprécie pas trop mais ici, c’est tellement bien réalisé que je tire mon chapeau à ce grand monsieur de la BD. Difficile d’évaluer ce premier opus de la théorie du grain de sable, on est loin de connaître toutes les réponses mais comme Mary (la penchée) , on a un début de l’énigme avec la vision du blanc ultra. Le seul petit reproche que j’ai trouvé, le rythme est assez lent.
Et comme souvent avec Schuiten et Peeters, on a toujours droit à un bel objet. Ici, 109 pages en format souple à l’italienne (A3) accompagnés d’un agenda 2008 (demandez le à votre libraire).
Un album que tout bon bédéphile se doit de posséder.
Une interview des deux auteurs ICI.


…pour ta visite, je vois que ton petit séjour t’a plu si je ne me trompe…
J’étais déjà venu chez toi, un mode « à bulles » hihi…
J’étais venue voir toutes les bd que tu as pu répertorier…
Un blog aussi sexy parfois d’aprés certaines photos…
Salut Ethae,
les belles photos ou les beaux dessins ,ça fait toujours plaisir, non?
Sexy , parfois mais c’est rare (enfin je crois), j’ai pas trop envie que Skynet m’impose un +18 ans sur mon blog non plus.
Sinon , oui, j’ai bien aimé ton blog Mylènique.
Pas reçu d’agenda, moi…Quel est ton libraire attitré?
je vais très souvent au dépot à Verviers ou au fil d’ariane.
Et toi?
plutôt à la Marque jaune à Liège
avec un grand sourire , tu aurais du l’avoir.
j’ai vu que sur l’agenda , il est marqué ‘offert à l’achat de 2 albums des cités obscures’.
Visiblement mon libraire m’a fait une fleur à un de ces fidèles acheteurs.