Korrigans,le seigneur du chaos.

Korrigans4_24082007_222029korrigans03_plaLe résumé.
L’heure de l’ultime bataille a sonné !
Les Tuatha de Danann ont décidé de lancer une attaque sur l’île de Dana afin de délivrer les parents de Luaine, au coeur même de la forteresse de Balor. Mais, sur l’île Ténébreuse, Balor a découvert le moyen de briser le sortilège qui l’emprisonne. Il ne lui manque que la puissance des guerriers qui s’apprêtent à le combattre pour détruire ses chaînes.

Mon avis.
Il y aurait moyen de faire une grande dissertation au sujet de ces Korrigans et surtout à propos du dessin de Civiello.  J’en conviens volontiers, ce dessinateur a du talent mais son style est il adapté à la BD ? Là, je suis plus perplexe car parfois j’ai eu du mal à suivre le file de l’histoire .Un coté très brouillon (mais c’est quoi ces taches) avec des couleurs souvent très sombres  peuvent parfois vous amener à faire des extrapolations pour comprendre la scène. En plus, je n’ai pas trop aimé cette juxtaposition du coté très peinture  des décors avec des personnages très « photo » .Et je ne parle pas du coté très figé des protagonistes .Bref les fans du Civiello me pardonneront mais je n’ai pas trop aimé son trait. Coté scénario, après un tome 1 tout simplement indigeste, je me suis surpris à apprécier la suite. C’est de l’héroïc fantasy souvent très théâtral mais efficace avec de beaux moments de bravoure. Il est néanmoins dommage de passer à coté d’un personnage très intéressant comme Medh Maeb en expédiant son rôle en quelques cases.
En tout cas, une BD assez caractéristique et singulière qui ne manquera  pas d’avoir ses adeptes.
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Le site de Civiello ICI.

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Back World, Niveau 1.

BackWorld1_02092007_02571166360Le résumé.
Terry Hackman, champion du piratage informatique est payé par le peu recommandable Bowl pour découvrir les secrets de la conception de jeux vidéo qui font fureur sur le marché.
Amoureux de la séduisante Tina, le hacker est devenu clean, refusant de pénétrer par effraction à l’intérieur des systèmes informatiques. Backworld, le jeu qui bat tous les records auprès des amateurs d’évasions virtuelles, est la cible de Bowl qui demande à Terry d’en tester les secrets.

Mon avis.
Il y a  des dessins que j’apprécie particulièrement et ceux de Lucien Rollin font  partie de ceux là. Un trait personnel et bien caractéristique, réaliste qu’on avait l’habitude de rencontrer dans un contexte plus historique. Ici, il s’attaque à un univers plus contemporain avec toujours autant de réussite. Un sujet d’actualité donc puisqu’on y parle d’informatique, de jeux vidéo et de piratage mais le scénario du très prolifique Corbeyran évite le piège de compliquer inutilement le scénario par des préceptes informatiques barbants. L’histoire est fluide agrémentée de pas mal d’actions  avec un héros un peu looser mais sympa. Mais il y a un hic, le tout fait vachement penser à Matrix (encore !) .Monde virtuel où vous jouez votre vie, des flics virtuels aux allures d’agent Smith, les habits quasi toujours en noirs, les lunettes, un monde réel un peu déglingué et voilà le parallèle est vite fait. Et puis pourquoi se formaliser la dessus, au final je suis content de retrouver l’agent Smith. Le niveau 2 nous apportera peut être aussi un chemin de traverse et donc ne devra plus subir cette comparaison.
Qui lira verra.
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Le site de la série ICI.

Ne ratez pas la  bande annonce qui vaut le coup d’oeil.

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Sept,sept voleurs.

sept027voleurs_plaLe résumé.
Deux voleurs sans envergure, qui survivent tant bien que mal de leurs larcins, se font abordés par deux nains. Ces derniers souhaitent faire usage de leurs talents dans le cadre d’une mission risquée, mais très lucrative : s’emparer du fabuleux trésor de leur peuple. Pour mener à bien cette expédition, ils ont besoin des deux hommes mais aussi d’un colosse capable de transporter le butin et de deux féroces… orcs ! 

Mon avis.
Héroïc fantasy , quand tu nous tiens. Voilà bien un album qui ressemble à un condensé de ce qui fait le succès de ce genre.
Alors avant de partir pour le casse du siècle, il faut constituer une équipe de sept  (hé, on n’organise pas une quête sans plusieurs archers à son arc). Ensuite une fois le thème imposé de « l’impro  BD » respecté, le voyage avec ces diverses anicroches (oh mince alors) pour aboutir au but, au trésor en combattant un méchant dragon (oh mais quelle surprise !).Eh  pas si vite il reste un combat avec un terrible sorcier (il fallait bien caser Gandalf quelque part). Bon j’ironise mais coté scénario, c’est du classique de chez classique mais il paraitrait que c’était voulu de la part des auteurs. Le bon coté, c’est que c’est bouclé en un tome et que l’histoire est plaisante à lire. Les amateurs du style apprécieront certainement surtout que le dessin et les couleurs sont en osmose avec ce type de récit.
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Une interview de Jérôme Lereculey à l’occasion de la sortie de ce tome. ICI.

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Le chant de stryges,Cellules.

Le résumé.
En tentant de récupérer le précieux grimoire de Venoncius dans le laboratoire Synthylab, Nivek pénètre, sans le savoir, à l’intérieur même du Q.G. de Sandor G. Weltman. Pris au piège, il est emprisonné, tabassé, électrocuté… Quelques heures plus tard, il rencontre son tortionnaire vêtu d’une étrange combinaison. Ce dernier lui soumet un impitoyable marché : la vie de Melinda contre celle de Debrah…

Lire la suite « Le chant de stryges,Cellules. »

Amours fragiles,Maria.

amoursfragiles3amoursfragiles03pLe résumé.
1943. Après avoir tenté en vain de fuir le régime nazi, Martin, autrefois jeune étudiant en littérature en rébellion et en rupture de ban, sert l’Allemagne sous l’uniforme d’officier de la Wehrmacht, dans le sud-est de la France. Son affectation lui permet de continuer à protéger Katarina, son ancienne voisine d’autrefois, juive allemande réfugiée à qui il a fourni de faux papiers. Contraint de rejoindre l’Allemagne pour y enterrer son père, Martin découvre que la situation s’y est considérablement tendue. Déjà aux abois, pressentant les signes avant-coureurs d’une défaite annoncée, le régime nazi, de plus en plus paranoïaque et totalitaire, fait peser une pression considérable sur toutes les consciences, obsédé par la traque de l’ennemi de l’intérieur…

Mon avis.
Malgré qu’il s’agisse d’une fiction historique, on peut raisonnablement penser que ces amours fragiles auraient pu réellement se produire. En lisant ce troisième tome, on voit bien la difficulté incroyable des opposants allemands face au régime nazi. On récent parfaitement la chape de plomb qui frappait les consciences à cette époque. La gestapo, les délations, la peur, l’aveuglement étaient le cocktail de la vie en Allemagne en 1943.  Le scénario de Richelle  rend bien cette atmosphère tout en restant sombre et sans excès. Un récit fort émotionnellement et historiquement sans faille.
Le dessin classique « très ligne claire » de Beuriot a parfois des petits ratés comme pour la figure d’Alicia mais les regards et les expressions sont justes et bien réussis.
Comme « une fille de rien », les amours fragiles vous aideront à mieux comprendre la vie quotidienne des personnes prisent à leur dépend dans le tourbillon de la guerre de 1940.
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Le blog sur cette BD ICI.

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HEL,l’eveil de la bête.

Hel1_05092007_01071566433Le résumé.
Sur les hauteurs d’Antès, Hel vole de toit en toit en chasse de reliques humaines. Commanditées par deux artistes marginaux, ces singulières dépouilles sont la matière première de leurs créations macabres. Dotée de pouvoirs et de tatouages dont elle ignore l’origine, Hel rencontre le puissant mécène Fortunio Damanos. C’est le premier pas d’une ténébreuse recherche, celle de son identité.

Mon avis.
Après les enfers, voici Hel et ce n’est pas une chanson des Gauff’. Malgré qu’elle est  vraiment belle aussi (mes lecteurs français doivent rien y comprendre, c’est du folklore local liégeois), on ne rigole pas avec Hel. C’est de la sueur, de la violence, de l’adrénaline que nous offre cette singulière et attachante héroïne. Ça m’a fait penser à Crow, aux X-men mais surtout à Matrix. Comme dans ce film, ici on ne comprend pas tout mais on est subjugué par les  fabuleuses scènes de combats .Hel, c’est un peu Trinity, vêtue soit de cuir noir ou en tenue d’Eve, mais encore plus sauvage et écorchée. Un premier tome de haut vol donc malgré qu’il reste énormément d’énigmes à découvrir. Hel a tellement de chose à nous raconter, de combat à livrer que j’ai du mal à croire que tout sera dit en 3 tomes. Notre héroïne de caractère évolue dans un monde urbain froid et démesuré qui est admirablement bien rendu par le dessin d’Anne Renaud. Seul le choix des couleurs m’a parfois étonné.
Ma descende aux enfers continue donc pour mon plus grand plaisir.

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Les Enfers, les trois clefs.

Le résumé.
Entre traque infernale et machinations machiavéliques, Saria parviendra-t-elle à protéger son héritage ?   À Venise, en l’an 27 de l’ère dominitienne, le palais Asanti est plongé dans une demi-pénombre. Saria est au chevet du prince, son père. Réunissant ses dernières forces, celui-ci lui confie une petite boîte joliment ouvragée, surmontée d’une tête de démon. La fillette est surprise par ce qu’elle y découvre… Trois clés : une rouge, une noire et une blanche. « …Saria, seule l’une d’entre elles ouvre la porte de l’Ange, celle qui mène au pouvoir suprême !! Des rois, des tyrans ravageraient des continents pour s’en emparer. Éloigne-toi d’ici au plus vite ! » Orlando, fidèle serviteur du prince Ansanti, s’enfuit avec l’enfant à travers les couloirs tortueux du palais. Une barque va les mener loin de la cité et de ses dangers.
Des années plus tard, âgée de dix-huit ans, notre héroïne, surnommée La Luna par le peuple de Venise, va se trouver confrontée au frère du défunt, le doge, ainsi qu’à l’ange Galadriel, tous deux à la recherche des clés…
Cette première collaboration entre deux géants – l’un, maître incontesté de la science-fiction, l’autre, scénariste européen le plus remarqué – nous fait découvrir une Venise futuriste et décadente et va nous conduire… aux Enfers. 

Lire la suite « Les Enfers, les trois clefs. »

S.T.A.R.,Nanotechs.

S.t.a.r.5_091020062203392444_1gLe résumé.
Nora, Claire et Marc, les trois membres de l’équipe du S.T.A.R., dispersée à la fin de leur mission précédente, sont à nouveau réunis par Delafontaine, responsable de Pharmanova pour l’Europe. Ses ingénieurs ont mis au point un procédé de réparation cellulaire révolutionnaire, fondé sur les recherches de pointe en matière de nanotechnologie, et qui pourrait permettre de prolonger la vie humaine de plusieurs dizaines d’années. Mais le résultat de leurs travaux, transitant des U.S.A. jusqu’en Europe par porteur, a malheureusement été volé. Aidé de Nguyen Hou Hsiao Hsoi, l’un des scientifiques à l’origine de ces robots nanotechnologiques, le S.T.A.R. se met en quête de la mallette dérobée. Ce qu’ils ne peuvent deviner, c’est que celle-ci a été ouverte et que son contenu – des nanorobots- a infiltré le corps du voleur, avec des effets bien différents de ce que leurs concepteurs avaient imaginé… Une aventure palpitante directement inspirée des travaux scientifiques les plus récents – ou comment valoriser les avancées de la science tout en mettant en garde contre les dangers qu’elles recèlent.

Mon avis.
Mon dieu que la lecture de cette série m’a parue interminable et fastueuse.  Le scénario aurait pu être original, un thriller médical est assez novateur dans le monde du 9 ème art mais que de lourdeurs, c’est lent, l’intrigue n’avance pas, c’est inutilement bavard, plein de redites. Et puis, on part sur des bases scientifiques bien réelles pour nous emmener dans du grotesque des plus ridicules. Et on rajoute aussi une dose d’humour qui tombe bien souvent à plat. Encore une dose  de fiel sur le dessin qui manque singulièrement d’expressivité et vous aurez compris que j’ai vraiment pas aimé cette BD.A oublier au plus vite pour moi.

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Fille de rien

FilleDeRien_25062007_100836fillederien_plaLe résumé.
Mai 1944, dans les environs de Lyon. Dans une grande ferme cohabite toute une famille. Delphine, la matriarche, vit dans le souvenir de son mari vénéré, mort en 1918, et porte aux nues le maréchal Pétain, grand homme de France. Ses trois premiers fils et leurs épouses sont restés, alors que le quatrième est rentré dans la clandestinité. La guerre, il faut s’en accommoder. Privations, marché noir, petits arrangements… Mais cette guerre a surtout créé des abîmes d’incompréhension entre les membres de la famille : on ne s’écoute plus, on ne se supporte plus. La fin de l’Occupation approche, et viendra le temps des règlements de compte, des basses vengeances avec leur lot d’injustices et de haine. Les guerres n’apportent jamais rien de bon ; les fins de guerre en sont l’écho fidèle et tenace.

Mon avis.

C’est une photo de Robert Capa montrant une jeune femme tondue, un nourrisson dans les bras, huée par une foule sans compassion, hilare, qui a incité Sylvain Ricard à écrire Fille de rien. C’était en 1944, la France se libérait…
En approchant au plus près de l’intimité d’une famille ordinaire en proie à tous les déchirements de cette période trouble, Sylvain Ricard signe un récit sans concession, empli de toute la complexité des choix humains.
C’est rare que je fasse un papier collé dans mon avis mais je trouvais ces paroles très justes pour parler de cet album. Un récit intéressant à lire, assez juste, dur aussi sur les dérives de la vindicte populaire .On retrouve une tension sourde mais tellement présente bien mis en valeur par le dessin et le choix des couleurs de West.
Un seul hic, j’ai trouvé cette  « fille de rien » intéressante mais pas captivante, et là pour un sujet si émotionnel c’est regrettable.
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Le site de Sylvain Ricard ICI.

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