
Comment faire ?
3- Sur le site de grand angle ICI.
Et maintenant un petit bonus, quelques croquis rien que pour vous ,merci qui ?


Comment faire ?
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Dessin : Pascuale Del Vecchio – Scénario : Stéphane Betbeder & Christophe Bec.
Editions Glénat
Collection Grafica
Sortie 21/05/2014
64 pages
Prix conseillé : 14,95 €
ISBN : 9782723494960
Thriller, policier, mode, société.
Résumé (de l’éditeur) : De faux vêtements portant la griffe Montefiore, produits en Chine à bas coût et dans des conditions douteuses, circulent sur les marchés du monde entier et ternissent gravement l’image de la marque. Pris dans une guerre intestine où les pires coups bas se succèdent, comment Narsiso va-t-il redorer le blason familial ? Au milieu de tout cela, la jeune Oksana Kovsky, nouvelle égérie Montefiore, gravit les échelons. À ce rythme, elle ne va pas tarder à devenir le top model le plus en vue du moment. Encore faut-il qu’elle prenne les bonnes décisions et choisisse les bonnes fréquentations…
Mon avis : C’est une série dédiée au monde de la mode et de l’industrie du vêtement avec son côté « glamour » mais aussi avec ses côté plus sombres tels que la délocalisation des sites de production, l’exploitation des ouvriers dans des pays en « voie de développement », le travail des enfants, la contrefaçon, etc…Il s’agit bien de sujets d’actualité, on en parle bien souvent dans la presse, dans les médias.
Les scénaristes sont Christophe Bec, un scénariste dont la réputation n’est plus à faire, et Stéphane Betbeder, un disciple de Christophe Bec, qui accumule les travaux de références. L’histoire est bien agencée. On suit la trajectoire de la famille Montefiore qui est un nom dans le monde de la mode. Les différents thèmes s’entremêlent et la lecture est agréable. Le lecteur suit une véritable enquête qui concerne des contrefaçons qui peuvent mettre à mal l’entreprise Montefiore.
Le dessin est réalisé par Pasquale Del Vecchio, un italien qui réside à Milan. Il a déjà quelques réalisations dans le franco-belge. A première vue, le dessin est excellent Les attitudes et expressions des personnages sont maîtrisés. Les gros plans sont expressifs. Mais, j’ai cependant l’impression regrettable que nous avons une sorte de dessin « low cost ». Je m’explique. J’ai l’impression d’avoir des planches magnifiques puis à d’autres moments des cases, des parties de planches de moins bonne qualité, moins précises dans le dessin, comme si elles avaient été sous-traitées… Je ne suis pas contre le principe mais il faut que la qualité du dessin soit continue et constante. Même phénomène pour la mise au net. Parfois le trait est fin puis un rien plus loin, le trait est plus marqué, plus épais… Dommage, ce petit bémol !
En conclusion, une série bien élaborée, bien documentée avec un bon scénario qui tient la route. Cela se lit facilement. J’ai juste un peu été déçu par la qualité du dessin et de la mise au net qui n’est pas constante. Mais la série vaut la peine qu’on s’y attarde quelque peu.
Dessin : 6,0/10
Scénario : 8,0/10
Moyenne : 7,0/10
Le site internet de Glénat : ICI.
Capitol
Auteurs : Yann et Henriet.
Editeur : Dupuis
Sortie :05/2014
Pilote d’exception engagé dans l’US Air Force pour combattre les nazis, Max dit « le Polak » a pour mission d’abattre Hanna Reitsch, pilote d’élite de la Luftwaffe. Une mission à hauts risques, qui implique pour Max d’infiltrer l’armée ennemie et d’affronter son propre passé
Je dois avouer que j’ai très peu cru au personnage d’Hanna Reitsch et pourtant …..Cette pilote a bien réalisé les exploits qu’on peut lire dans cette BD. Voir sa fiche wikipédia ICI.
Le reste est bien entendu romancé et Yann n’a pas peur de faire dans les clichés en mettant en avant par exemple un jeune juif (fatalement) ou une jolie résistante polonaise,
Mais la sauce flashback-action-révélation prend néanmoins et on arrive sans s’en rendre compte à la fin de ce tome 2 après une agréable lecture.
Une mention spéciale pour le dessin d’Henriet que je qualifierais de haut vol.
Curieux de voir maintenant l’atterrissage de cette histoire .
Pour info, la vraie Hanna a vécu jusqu’en 1979.

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La grande évasion T3 : VOID 01
Auteurs : Hanna et Phillips.
Editeur : Delcourt.
Sortie : 10/2012
A bord du Goliath 01, gigantesque transporteur pénitentiaire en perdition dans l’espace, l’ensemble de l’équipage et des détenus semble avoir été massacré par un homme, le Colonel Mercer. Pour lui échapper, John, unique survivant, se terre dans les entrailles du vaisseau.
V: Violent et Vite lu
O : et heureusement vite Oublié
I : Intrigant vu le postulat de départ mais ça s’avère vite un pétard mouillé à cause du manque d’émotion de l’ouvrage.
D : Dubitatif, c’est le moins que l’on puisse dire
01 : la note ? Allez +2 pour les aplats de noir et la femme à poil.

Samba
On en parle sur le forum.
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Crime Suspenstories : Tome 2

Scénaristes : Johnny Craig, Bill Gaines et Al Feldstein.
Dessinateurs : Sid Check, Graham Ingels, Fred Peters, Johnny Craig, Jack Kamen, Jack Davis, Al Williamson, George Roussos.
Editeur : Akileos Editions
Dépôt Légal : juin 2014
ISBN : 978-2-65574-127-2
Le second tome de Crime Suspenstories contient les n° 8 à 14 du magazine éponyme publié dans les années 50 sous le label EC Comics.
Les histoires proposées par CSS ne sont pas de simples enquêtes policières et elles ont la particularité de mettre en avant des citoyens ordinaires. Mais si la police est rarement de la partie, la justice règne, car les auteurs de ces crimes sont presque toujours punis par un jeu du destin.
Je découvre les dessins de Johnny Craig qui risquent de me plaire plus que les autres et nous retrouvons Jack Davis un des dessinateurs de Mad et du magazine Vampirella. Le noir et blanc met en valeur les graphismes et la tension contenue.
Chacune des femmes rencontrées comme dans Shock Suspenstories, est une pin-up digne de figurer sur la carlingue d’un B-17. Elles sont toutes vénales, harpies, avec des ongles qui rayent le parquet, nourries aux fourrures et bijoux, les filles des années 50 sont de sacrées garces et fières de l’être.
Ces filles de pulp sont toutes plus vaches les unes que les autres ; si peu sortent du lot et finissent lamentablement trahies, bafouées par ces empoisonneuses… dans ces récits les hommes n’ont rien à leur envier.
Un parfum de nostalgie qui ravira les vieux lecteurs comme les plus jeunes.

Sophie
Éditeur : Delcourt.
Sortie :07/2012
En plein dédale.
Une équipe composée d’historiens, d’archéologues et de spéléologues s’aventure dans ce qui semble être le mythique labyrinthe du Minotaure construit par Dédale. Alors que l’exploration dégénère en tuerie, trouver la sortie devient une question de survie.
Rien d’étonnant !
Je me demande si Gabella (la licorne) n’avait pas un peu fumé de la moquette pour écrire de telles théories abracadabrantes .Je cite « le labyrinthe transforme le cerveau en disque dur ».
Je résume donc l’idée de base de cet album : un corps vivant retrouverait toutes les facultés de ses ancêtres une fois plongé dans un labyrinthe, c’est ce qu’on appelle la mémoire héréditaire.
Paco Rabane sort de ce corps de scénariste !
Et pourquoi pas une série « concept » de qualité équivalente pour tous les albums tant qu’on y est !
Allez voyons le bon coté des choses, j’ai pu réviser ma mythologie minoenne.
Le dessin de l’italien Palumbo est de bonne facture bien qu’on y perde son fil d’Ariane dans certaines actions tumultueuses.
Il en faut pour tous les goûts mais un Steven Seagal dans une œuvre à la « Jules Verne » option mythologie, ça a du mal à passer chez moi.
Bref, je sais que je dois suivre certains scénaristes comme Zidrou, Brunschwig, Nury, Dufaux et en éviter d’autres…..
Scénario
Dessin
Global.
Samba
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En ce jour anniversaire du débarquement en Normandie des forces alliées le 6 juin 1944, Samba BD participe à sa façon aux commémorations.
Cet évènement historique est devenu emblématique non seulement de la victoire des alliés , mais aussi de toute la seconde guerre mondiale.
Formidable coup de poker décidé par les états-major Américains et Anglais, cette journée incroyable ou furent mobilisés des moyens humains et matériels considérables et inimaginables fut à la fois une tragédie et une aventure inoubliable dans l’imaginaire collectif.
La bande dessinée s’est emparée depuis longtemps de ce haut fait Historique, en se plaçant aussi bien du côté des petites histoires qui font la grande que du côté de l’Histoire avec un grand H.
Voici pêle-mêle un bref aperçu non exhaustif des albums qui traitent de ce fameux Jour J. De la description didactique détaillée des évènements à la fiction historique en passant par l’uchronie, il y en a pour tous les goûts et pour tous les âges.
Vous retrouverez certains d’entre eux dans les chroniques de Samba BD.
Loubrun
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Airborne 44 – Jarbinet – Casterman
Superbe série réalisée par Philippe Jarbinet qui à écrit une fiction Historique avec comme toile de fond la seconde guerre mondiale.
Le diptyque composé des tomes 3 et 4 de la série est centré sur le Jour J.
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Tome 3 – Omaha Beach
Tome 4 – Destins croisé
En 1938, un jeune franco-américain de 17 ans, Gavin, est en vacances avec ses parents sur la côte normande. Il y tombe amoureux d’une séduisante jeune française, Joanne, et va vivre sur place, l’espace de quelques semaines, le plus bel été de son existence. Six ans plus tard, le 6 juin 1944, dans la ligne de mire des batteries allemandes, Gavin s’apprête à remettre les pieds sur le sol normand, au sein de la première vague d’assaut en passe de débarquer à Omaha Beach. Son esprit est plein de souvenir de Joanne, avec qui il a correspondu des années durant. Mais depuis avril 1944, Joanne n’a plus écrit. Pour elle, Gavin va s’efforcer de survivre…
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Opération Overlord – Glénat
Série en trois albums indépendants, centrés chacun sur un objectif stratégique précis de cette opération militaire historique. Une spectaculaire série qui nous raconte aussi, à l’instar de Il faut sauver le soldat Ryan, le conflit à hauteur d’hommes.
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Tome 1 – Sainte mère l’église – de Michaël Le Galli et Davidé Fabbri
La plus grande opération parachutée de l’Histoire. Londres, mai 1944. Le jour du débarquement de Normandie est proche. La 82e aéroportée a pour mission de sécuriser les routes, les ponts et les landing zones du Nord Cotentin pour des planeurs dans le cadre de lopération Boston. Elle doit, pour ce faire, semparer de la ville de Sainte-Mère-Église et la tenir coûte que coûte jusquà larrivée des renforts qui doivent débarquer à Utah Beach. En son sein, cinq G.I. venus des quatre coins des États-Unis. Chacun a son histoire, ses rêves, ses motivations. Chacun vivra lhorreur de la guerre à sa manière. Tous ne reviendront pas
Tome 2 – Omaha Beach – de Fabrizio Faina et Christian Dalla Vecchia
1944, Plages des Sables d’Or, Normandie. Le général Rommel donne les dernières instructions aux membres des forces de l’Axe pour la défense du front normand. Parmi eux, quatre jeunes soldats allemands. De l’autre côté de la Manche, Robert Capa, photographe de guerre, Hard Gund, allemand naturalisé américain, et deux autres G.I. de la Easy Company sont briefés sur l’opération Overlord. Dans quelques jours, entre le sifflement des balles et le craquement des explosions de mortier, Allemands comme Américains vont connaître la peur, les larmes et la mort. Leur sang va teinter de rouge le sable de celle qui deviendra la tristement célèbre « Omaha Beach ».
Tome 3 – La batterie de Merville – de Bruno Falba et Davidé Fabbri
Une mission où l’échec n’est pas permis… 1944, Bulford Camp, Angleterre. Adrien Bellefontaine, engagé canadien et artiste à ses heures, croque sur le papier ses camarades soldats lors de son entraînement pour lopération Overlord. Car au cur de la campagne anglaise est reconstituée fidèlement la batterie de Merville, un objectif stratégique capital. Cette pièce dartillerie allemande menaçant Sword Beach, doit à tout prix être démantelée pour faciliter le débarquement des forces alliées sur les plages normandes. L’unité de parachutistes d’Adrien doit protéger le flanc gauche du bataillon chargé de prendre la batterie. Ce n’était pas sa mission initiale, et pourtant le jeune Canadien va participer malgré lui à l’attaque
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Tranquille Courage – Bamboo Editions – de Olivier Merle et Alex Tefenkgi
Série en deux albums racontant un de ces nombreux faits héroïques ou courageux qui se sont déroulés en marge des grosses opérations militaires. La reconstitution d’une de ces petites histoires authentiques qui ont fait la grande Histoire.
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C’était il y a tout juste 65 ans. Lors des combats qui suivent le débarquement en Normandie, un P47 Thunderbolt de l’US Air Force est abattu par la DCA allemande. Son pilote, Weston Lennox, saute en parachute avant le crash. Il est recueilli et caché par Auguste Briant, un fermier sans histoire. Le Normand, tout en protégeant sa petite famille, fait preuve d’un tranquille courage alors que l’occupant redouble de nervosité…
Ce second épisode conte le récit tragique des derniers jours de l’occupation en Normandie. L’amitié entre Auguste et Weston se renforce, alors qu’entre bombardements et représailles, la vie de chacun ne tient qu’à un fil.
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Les échappés – Soleil Production – de Philippe Zytka et Laurent Seigneuret
Série en deux tomes (1 tome paru à ce jour) racontant un des éléments clés du débarquement mené par les troupes aéroportées de planeurs Britanniques.
6 Juin 1944. L’Opération Tonga est le fer de lance du débarquement aérien des troupes britanniques par planeurs.
Chargé de livrer du matériel aux premières troupes engagées dans le combat, le planeur piloté par Rod Taylor et Steve Moss, est pris sous le feu de la DCA allemande et s’écrase à plus de 20 kilomètres derrière les lignes ennemies. Avec l’aide de la résistance et de civils, ils vont tenter de regagner leurs lignes.
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D-day a l’assaut de la forteresse europe – Editions Pierre de Taillac
Les éditions Pierre de Taillac sont spécialisées dans l’histoire militaire. Ils réunissent dans ce volume de 800 pages les 12 meilleurs histoires sur le débarquement du comics britannique culte « Commando ».
BD culte !
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Vous pouvez feuilleter l’album sur le site de l’éditeur
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D-Day – Glénat – de Christian Godard et Fred Marschall
Le débarquement de Normandie vu à hauteur d’homme. Un remarquable album d’Histoire et de fiction mené par Christian Godard.
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Tome 1 – Overlord
Pour ceux qui n’en ont vu que des images, le D-Day ne fut qu’une étrange marée humaine. Une vague de casques et d’acier d’où l’on ne distinguait ni les visages ni les plaques d’identité des soldats. Godard et Marshall, à travers le destin d’un de ces hommes, ont voulu rendre hommage à la multitude de ceux dont l’Histoire a oublié le nom. En suivant le quotidien d’Emmet Dixon, 26 ans, un jeune GI séparé de sa fiancée résistante, et prêt à tout pour sauver un pays dont il ne connaît finalement rien, ils livrent une surprenante leçon d’Histoire et de courage sans rien concéder à la qualité de la fiction. On savait qu’« Histoire » pouvait prendre un grand « H ». Dorénavant « Fiction » pourra lui aussi s’écrire avec une capitale.
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Wunderwaffen – Soleil Production – de Richard D. Nolane et Maza
Dans un autre genre, la série Wunderwaffen joue sur le registre de l’Uchronie et réécrit l’Histoire. Néanmoins, pour être crédible, ce genre de récit se doit d’avoir de solides bases Historique. C’est le cas ici.
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tome 5 – Disaster Day
Si la guerre se poursuit toujours en 1947 avec un Reich ressoudé à défaut d’être conquérant, c’est notamment suite au revers majeur pour les Alliés que fut la catastrophe du 6 Juin 1944 en Normandie.
Ce jour, surnommé depuis dans le monde libre Disaster day.
Aux côtés de Murnau, jeune et déjà brillant officier de la Luftwaffe aux commandes de son chasseur Messerschmitt 262 à réaction, voici dans le feu d’une bataille apocalyptique le déroulement d’un désastre aux multiples raisons. Dont certaines restent mystérieuses aux yeux des Allemands eux-mêmes !
Mais quand le destin vous donne pareil coup de pouce, mieux vaut se poser des questions sur sa nature exacte et ses intentions réelles…
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Les voyages de Lefranc – Casterman – Jacques Martin et Olivier Weinberg
Les journées décisives du 6 juin 1944 et de la bataille de Normandie racontées par l’image et les mots, à la manière d’un grand reportage.
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Après Le Mur de l’Atlantique publié en 2011, la série des Reportages de Lefranc se poursuit sur le même principe – une exploration documentaire approfondie grâce à la combinaison du dessin, du texte et de la photographie – avec un autre épisode capital de la Seconde Guerre mondiale : Le Débarquement. Adossé à une documentation abondante et rigoureuse, le dessinateur Olivier Weinberg met en scène de façon très vivante et précise les événements majeurs du Débarquement du 6 juin 1944 et des journées qui ont suivi (sans oublier une intense préparation en amont), avec le soutien de nombreuses photographies d’époque. Rédigés par une spécialiste de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale, Isabelle Bournier (directrice culturelle et pédagogique au Mémorial de Caen), les textes de l’album récapitulent avec beaucoup de clarté l’essentiel de ce qu’il faut savoir sur cet événement décisif de notre Histoire contemporaine. Diverses rubriques thématiques illustrées (navires, véhicules, insignes et uniformes, etc.) apportent un contrepoint utile à cet ensemble d’une grande richesse.
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La série Normandie juin 1944 – Editions Vagabondages – 5 albums parus à ce jour.
De la BD documentaire où l’aventure n’est pas reste.
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En Europe, les forces alliées s’apprêtent à débarquer, et il faudra des artistes pour immortaliser l’événement. Peter, artiste peintre raté à New York se porte volontaire. Il se retrouve au cœur de la « Big red one », le régiment le plus exposé de tous : celui qui débarquera à Omaha Beach… Son frère, Jim, fait partie des Rangers chargés de neutraliser la Pointe du Hoc. Peter et Jim se retrouvent plongés au cœur de l’histoire.
Omaha Beach et la Pointe du Hoc, deux hauts lieux des événements de juin 44 en Normandie. Nous suivons ici l’histoire de deux frères, engagés dans cette aventure humaine… La bande dessinée est complétée par un livret éducatif, la replaçant dans son contexte historique.
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La nuit des paras – Éditions du Triomphe – de Philippe Zytka et Gerardo Balsa
Dans la nuit du 5 au 6 juin 1944, des milliers de parachutistes dont 2 brigades britanniques, furent larguées au-dessus de la Normandie pour préparer ce qui sera quelques heures plus tard le plus grand débarquement de l’Histoire…
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6 juin 1944 – Overlord – OREP Editions – de Serge Saint-Michel et Mister Kit
80 pages pour raconter ce qu’a été le débarquement allié en Normandie.
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La seconde guerre mondiale – Histoire BD – Overlord – Dargaud – de Pierre Dupuis
Collection parue chez Hachette puis Dargaud dans les années 70 et 80. Cette série en 11 albums raconte les principales batailles de la seconde guerre mondiale. Une collection un peu vieillotte mais qui fait partie maintenant des classiques de la BD.
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Commando Kieffer, 6 juin 1944 – de Philippe Zytka et Marcel Uderzo
L’histoire de la poignée de Français qui ont participé aux opérations au sein du célèbre groupe Commando mené par le commandant Philippe Kieffer.
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À l’aube du Jour J, les troupes américaines, britanniques et canadiennes débarquent en Normandie. Avec eux, 177 soldats français s’élancent sur Sword Beach. À leur tête, le commandant Philippe Kieffer.
3 ans plus tôt, celui-ci avait créé le 1er Bataillon de Fusiliers Marins constitués de Français formés à la dure école des commandos britanniques. Seuls Français à débarquer le 6 juin 1944, ces commandos, par leur courage et leur ténacité, ont fortement contribué au succès des opérations alliées pour la libération de la France.
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Dessin : Dominique Bertail
Editeur : Dupuis / Magnum
Collection : Magnum Photos-Aire libre
date de sortie : 30 mai 2014
54 pages + 40 pages de suppléments (photos et biographie de Robert Capa)
genre : Historique, reportage
Le 6 juin 1944, Robert Capa, photo-reporter pour le magazine Life, est le seul photographe présent lors du débarquement à fouler le sable d’Omaha Beach. Participant aux opérations (il a lui même choisi de faire partie de la première vague d’assaut) il témoigne des faits au cœur de l’action.
C’est à lui que l’on doit cette photo un peu floue représentant un soldat allongé dans l’eau. Cette image mondialement connue nommée « the face in the surf » est devenue l’icône du débarquement. Ce soldat reflète à lui seul toute la détresse qu’ont dû ressentir les milliers d’hommes qui se sont lancés à l’assaut de la forteresse Europe sous un déluge de feu. Le ciel et la mer se confondent, tout n’est que chaos autour de lui, il est seul face à la mort.
Si cette photo raconte l’effroyable horreur de cette journée historique, elle ne nous dit rien du photographe plongé au cœur de l’enfer, de son histoire au moment précis où il a appuyé sur le déclencheur de son appareil. Et ce soldat allongé dans l’eau avec tout son barda, qu’est-il devenu ? Qui est-il ? S’en est-il sorti ? Que s’est-il dit quand il a vu ce type en face de lui, tournant le dos à la mitraille en train de le prendre en photo !
Jean-David Morvan et Dominique Bertail répondent à toutes ces questions dans cette histoire saisissante. S’appuyant sur l’autobiographie de Robert Capa, Slighty out of focus, ils nous racontent à travers la genèse de la photo la plus emblématique de cette journée, le débarquement et les évènements qui le précèdent et le suivent.
On suit donc tout le cheminement du photographe, de sa photo et du sujet de la photo. Mais on suit aussi le cheminement de la centaine de photos prises par Capa pendant les combats jusqu’à leur développement dans les studios de Life. Ainsi, on y apprend comment, suite à un incident de séchage lors du développement, il ne restera que 11 photos exploitables, bien qu’un peu floues. On les appellera les « Magnificent Eleven », les 11 magnifiques. Sur ces 11 clichés, un négatif sera perdu immédiatement, laissant 10 images témoignant pour la postérité de cette première vague sanglante.
Cette histoire intense, réalisée en noir gris blanc dans un format à l’italienne rappelant le format des photos de Capa, rend un vibrant hommage au photo-reporter qui au péril de sa vie a témoigné des faits, immortalisant le courage de ces milliers de GI morts au nom de la liberté. Le dessin très évocateur de Dominique Bertail rend également un bel hommage aux immenses dessinateurs Américains des années 40 et 50 que furent Milton Caniff, Jack Davis ou Alex Toth, pour ne citer que les plus connus.
Coédité par Dupuis et l’agence Magnum – dont Robert Capa fut un des fondateurs – cet album inaugure la collection Magnum Photos-Aire Libre qui sera dédiée aux photos iconiques et aux grands reportages de la célèbre agence.
A l’occasion du 70ème anniversaire du débarquement, cet album offre un témoignage poignant et original où dessins et photos se côtoient de manière émouvante, nous livrant un autre regard sur cet évènement historique en particulier et sur le photojournalisme en général.
Ma note : 8,5/10
Loubrun


Scénario : Trondheim, Lewis
Dessin : Trondheim, Lewis
Couleurs : Findakly, Brigitte
Dépôt légal : 02/2014
Éditeur : Dupuis
ISBN : 978-2-8001-5754-2
Planches : 46
Mon avis :
Je ne suis absolument pas fan de Lewis Trondheim et je ne me précipite pas pour acheter ses œuvres … sauf pour la série Ralph Azham !!! J’ai acheté cette série à la sortie du tome 1, sur les conseils de mon libraire, bien lui en a pris !! Depuis, j’attends avec impatience la sortie de chaque nouveau tome.
Lewis Trondheim maitrise parfaitement son scénario !!! Il a su maintenir l’attention du lecteur que je suis tout au long de ce nouveau tome, action, humour et rebondissements sont au rendez-vous. Que dire du cliffhanger qui clôt la dernière planche de ce tome 6 ? Si ce n’est que tu n’as qu’une envie, te précipiter chez ton libraire pour acheter le tome 7 !!!
Ralph Azham est un personnage très attachant qui a su me conquérir !! Cette série peut convenir aussi bien aux jeunes lecteurs qu’à leurs parents. Ce qui est le cas chez moi, ma fille de 13 ans adore lire Ralph Azham !!!
En conclusion la série Ralph Azham est comme un bon vin. Elle se bonifie avec le temps !!!!
Vivement la sortie du tome 7 !!!!
Ma note : 7,5/10
Dessins : 7/10
Scénario : 8/10
Revedefer
Recueil des histoires des Shock Suspenstories n°1 à 6 de février 1952 à janvier 1953.
publiés par The EC Comics
Scénaristes : Bill Gaines, Al Feldstein.
Dessinateurs : Jack Kamen, Jack Davis, Graham Ingels, Joe Orlando, Wally Wood.
Editeur : Akileos Editions
Dépôt Légal : mai 2014
ISBN : 978-2-65574-133-3
La revue Shock Suspenstories, publiée par EC Comics, est apparue aux Etats Unis dans les années 50.
Ce comics magazine, bimensuel, regroupait des séries de SF, d’horreur, de crime ou de société.
Dans le premier volume de cette anthologie, on peu lire les 6 premiers numéros de la revue, soit 24 histoires.
Et bien sûr on retrouve une palette d’artistes tels que les dessinateurs cités au dessus.
Résumé :
Des « nouvelles » en BD, des récits courts, et frappants.
Enfin un recueil avec 24 titres, de quoi se régaler. En moins d’une dizaine de planches, ces histoires vous transportent et vous laissent repus de leur fin « choc ».
On y découvre des femmes mariées sans amour, des hommes cupides et égoïstes. Pas un brin de tendresse dans ces cases, pas une once de pitié…
Mon avis :
Avec des titres percutants, des amours accrocheuses, on se laisse attirer par le désir de connaître la fin. Comme une mouche engluée dans la toile du monstre qui va la dévorer. Loin d’ être des anecdotes extraordinaires, chaque chronique reste facilement adaptable à la vie quotidienne… et ça fait froid dans le dos !
A vous, les lecteurs de Weird Tales, dont le cynisme vous ravissait, voici l’équivalent en BD. Tout un monde de cauchemar et d’injustice qui se livrent à vos yeux ébahis.
Eh oui, ces histoires me font sourire, mais pas d’un rire éclatant, un rictus peut-être, à l’idée de vivre chaque jour dans ce monde effrayant et pourtant si normal, qui est celui des êtres humains.
Certaines me font même rigoler, de ce rire américain en noir et blanc qu’on trouve quelque fois dans une de ces histoires à suspense.
Bien que les titres nous laissent sans voix, les textes nous roulent dans la farine ; voici un concentré de faits divers des « fifties », quand on pense à ce qu’on voit dans les journaux du 21ème siècle, finalement, les Shock ont de l’avenir….
Ma note :
10/10
c’est kitsch, et c’est ça qui est bon !
Sophie

Scénario : Ordas Patrice, Cothias Patrick
Dessin : TieKo
Couleurs : Cordurier Sandrine
Dépôt légal : 03/2014
Editeur : Bamboo
Collection : Grand Angle
Planche : 48
En 1936, un chaman nommé Ahota eu la vision de la « peste brune » déferlant sur le monde. Il charge son amie Diane Hunter de rechercher et de rassembler ses descendants dotés de dons hors du commun. Ensemble, ils sont les seuls capables de s’opposer à l’empire du mal et de ses « chevaliers » spirites. Apres avoir retrouvé l’un deux, Peter Braun, en Allemagne, Diane poursuit ses recherches à travers l’Europe au bord du gouffre et de la guerre. L’heure de la confrontation avec les sbires paranormaux de Heydrich est proche.
Cette fiction calque son tempo sur les faits historiques des années précédant la seconde guerre mondiale. Ce n’est pas une mauvaise idée. Le lecteur en suivant Diane parcourt les différents lieux à fait historiques « forts » : Dachau, la guerre civile Espagnole…., le tout sur fond de paranormal. L’histoire dans l’Histoire démontre, en suivant Diane Hunter, le contrôle mental, et donc l’influence des nazis mentalistes sur les personnages clef de cette époque troublée. Ainsi, les médiums nazis auraient influencé le général Franco de rentrer en rébellion contre le pouvoir Républicain. Le spiritisme omniprésent est la carte de visite d’Hindenburg. Objets, personnes, cours de l’histoire, rien n’échapperais au pouvoir de ces êtres au don particulier. D’aucun penseront à la série « je suis Légion » de Fabien Nury. Mais le récit est ici différent. Il est plus éclectique avec plus de protagonistes. Et c’est, peut-être, un moins de cette série : l’action très présente ne laisse pas beaucoup de temps aux personnages de prendre de l’envergure. Des retours en arrière sont nécessaires pour retrouver « qui est qui » dans cet univers pléthorique. Parfois les ellipses sont un peu trop poussées : l’évasion de l’héroïne de Dachau est tirée par les cheveux ou le passage d’une zone historique à l’autre se fait sans transition. Mais le tout rempli sa mission divertissante et captive aisément son public dans l’attente, évidemment, d’une confrontation entre les deux groupes.
Le graphisme de TieKo est bien travaillé. Les visages expressifs et les décors fouillés donnent une bonne dynamique de lecture. Les belles couleurs brillantes de Sandrine Cordurier agrémentent agréablement ce récit. Enfin, le découpage intelligent permet une lecture fluide.
La seconde guerre mondiale est un terreau fertile dans l’imaginaire des forces occultes pesant sur le destin. C’est un thème récurent dans le monde de la fiction et de la BD. La série Hindenburg est un de ces nombreux exemples. L’objectif énoncé dans le premier tome, à savoir agir grâce à des nécromants sur les orientations de la politique américaine, n’est pas développé dans ce deuxième tome. Il laisse beaucoup de place aux interrogations. Sans nul doute, aurons-nous des réponses dans l’ultime et dernier tome d’Hindenburg.
Scénario : 6/10
Dessins : 6/10
Global : 6/10
Tigrevolant

Dessin : Laurent Gnoni – Scénario : Patrice Ordas
Editions Grand Angle
Sortie 30/04/2014
48 pages
Prix conseillé : 13,90 €
ISBN : 9782818930977
Histoire, Venise, complot.
Résumé (de l’éditeur) : 1499 – Grande et riche, Venise est dirigée par le Doge. La faiblesse de ce dernier est d’aimer sa nièce, Constantza, qu’il couvre de présents. Magnifique et capricieuse, elle use de ses charmes pour tout obtenir de son oncle. Alors que sa fortune se réduit, mettant en danger Venise, le Doge accepte pour la dernière fois d’offrir à sa nièce la gigantesque fête annuelle de printemps. Mais, à côté de ces fastes, la misère et la vermine rôdent dans les bas-fonds de la Sérénissime. Et, à l’occasion de ce grand bal costumé, Lorenzo, le plus respecté et le plus craint des bandits du royaume souterrain, décide de s’inviter pour dérober le joyau de Venise, Constantza…
Mon avis : En général, j’aime bien la politique éditoriale de « Grand Angle » qui m’a permis de découvrir de beaux albums. En recevant cette bande dessinée, j’ai aimé la couverture qui donnait envie d’ouvrir l’album . Je suis donc parti avec un a priori positif. Sur le site internet de l’éditeur, je lis : « Une aventure de « cape et d’épée » noire et torturée dans la majestueuse Venise des Doges du XVIe siècle ». On ne peut plus être plus clair. Je remarque aussi que l’album n’est pas spécialement mis en avant. Pas de bannière à l’entrée du site…Parfois, ce genre de détail est significatif…
Bref, je démarre la lecture. Première constatation : même si le dessin est plus que correct, bien maîtrisé, je ne retrouve pas la précision du trait de la couverture. Les décors, celui de Venise, sont bien présents mais peu détaillés, juste esquissés. On a fait dans le « light ». Les personnages, les attitudes, les visages sont bien rendus. Certaines cases cependant sont à peine terminées. Par moment, j’ai l’impression d’être sur un chantier non fini, on attend le fignolage qui n’aura jamais lieu…Bref, un peu déçu par le dessin. J’ai l’impression d’un dessin vite fait, pas si bien fait…Cela sent l’urgence et les délais à respecter…Refrain de plus en plus connu dans ce monde impitoyable de la bande dessinée actuelle…
Le scénario est confié à Patrice Ordas, qui n’est pas le premier venu et qui a quelques bons albums derrière lui. Donc à nouveau un a priori positif à la vue du nom du scénariste. Encore une fois, il a fallu déchanter rapidement. Une aventure de « cape et d’épée », noire et torturée…En effet, le « cape et l’épée » relève plutôt du couteau et de la boucherie. Noire, très noire en effet. J’ai dénombré sur l’album pas moins de 14 meurtres. Des scènes violentes, gratuites et qui n’amènent pas grand-chose à l’histoire. Plutôt que l’Histoire de Venise, on nous conte l’histoire d’une dépravée, enlevée pour une rançon par un groupe de criminels déjantés et désaxés. Ils ne pensent qu’à tuer pour un « oui » pour un « non », de torturer, de violer,…Bref, que des êtres vils et sans charisme. Quel beau tableau. Pauvre Venise !
J’ai eu du mal à terminer l’album qui ne m’a donné que du dégoût et ne m’a pas du tout captivé. On s’étonne de la surproduction actuelle. Voilà un bel exemple de ce phénomène. Cet album n’amène rien et ne mérite pas plus que l’oubli rapide d’album raté…Au pilon ! Je vous éviterai au moins l’achat d’un album sans intérêt. De plus, il s’agit d’un diptyque, un tome 2 est prévu…
Je sais que cela peut faire mal pour les auteurs qui y ont passé beaucoup de leur temps pour réaliser cet album, mais parfois, il faut savoir prendre un peu de recul et se demander : « Pourquoi faire un tel album ? Qu’est-ce qu’il amène au lecteur ? » Pour moi, c’est rien du tout, juste de la violence malsaine !… Je sais que je suis dur vis-à-vis de cet album, cela ne m’arrive pas souvent. Mais là, les limites du supportable sont, pour moi, dépassées…
A éviter…
Dessin : 5,0/10
Scénario : 3,0/10
Moyenne : 4,0/10
Le site internet de Grand Angle : ICI.
Capitol

Scénario et dessin : Gou Tanabe
Éditeur: Bamboo – Doki-Doki
date de sortie : mai 2014
170 pages
sens de lecture japonais
genre : Seinen, polar, thriller
Affaire nébuleuse pour Kawai. Aussi nébuleuse que sa mémoire. Le détective a dû filer en Russie et suivre les instructions de Mr Nobody, un mystérieux commanditaire qui semble en savoir long sur son passé. C’est ainsi qu’il s’est retrouvé dans un motel glauque, avec trois types et une fille aussi paumés que lui. Et puis le téléphone a sonné, et Mr. Nobody leur a donné de nouvelles instructions. Ils sont montés en bagnole, ont trouvé le train en question, ont ouvert le dernier wagon. C’est là qu’est apparu le tueur qui a massacré trois d’entre eux. Kawai et la fille ont réussi à échapper au carnage, mais quelqu’un est à leurs trousses, ça ne fait aucun doute… Mais pourquoi ? Pour qui ?

Comme souvent dans les mangas, ce premier volume pose l’intrigue sans vraiment apporter de réponses. Adoptant de temps à autre un style « camera suggestive », le lecteur prend la place du personnage principal et se retrouve comme lui complètement perdu.
Le récit est très dense, bien que peu bavard, mais on ne comprend pas tout ce qui se passe, car tout est présenté de manière très énigmatique. Ce lot de questions sans réponses participe au caractère angoissant du récit. On sent la tension monter au fil des pages et la terreur qui habite les personnages finit par rejaillir sur le lecteur. De ce point vue là, c’est plutôt bien fait.

Côté graphique, d’un style classique proche du franco belge, le tout est très noir plongeant le lecteur dans l’ambiance du polar noir fantastique. Si les visages sont très expressifs, les décors en revanche paraissent plus brouillons et rendent la lecture parfois confuse. Par ailleurs, la mise en page proche du style européen donne lieu à de nombreuses cases par page, obligeant à un découpage en trop petites vignettes pour un format manga, ce qui rend la lecture encore plus ardue.
Thriller noir à l’intrigue nébuleuse difficile à suivre pour l’instant, mais qui réussit néanmoins à capter le lecteur. Un peu comme ces films ou on ne comprend pas grand chose jusqu’au dénouement qui met en lumière tout le reste du film.
L’auteur semble donc bien mener sa barque et la série se déroulant sur trois volumes, on peut raisonnablement penser que tout devrait s’accélérer dans le tome 2.
A suivre …
Ma note : 6/10
Loubrun
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