Gavrilo Princip : l’homme qui changea le siècle.

gavrilo princip.jpgGAVRILO-PRINCIP_1_WEB.jpgAuteur : Henrik Rehr.
Editeur : Futuropolis.
Sortie :04/2014

Le 28 juin 1914,
 le terroriste nationaliste yougoslave Gavrilo Princip (1894/1918) assassinait l’Archiduc François-Ferdinand de plusieurs coups de revolvers, événement déclencheur de la Première Guerre mondiale. Si ce fameux attentat de Sarajevo a été maintes fois commenté, l’homme qui tenait l’arme du crime dont furent victimes l’Archiduc d’Autriche et sa femme reste pour la plupart un illustre inconnu. Cet homme, c’est Gavrilo Princip, un jeune étudiant serbe de Bosnie-Herzégovine né en 1894. Il est le 7ème enfant d’une famille nombreuse de 9 enfants. D’extraction très pauvre, il vécut une enfance et une jeunesse marquée par la pauvreté. Cet événement, dans le contexte de relations internationales tendues de cette période, eut des répercussions inattendues qui amenèrent le gouvernement austro-hongrois à déclencher le 28 juillet 1914 – par une ironie de l’histoire le jour des 20 ans de Princip – une « guerre préventive » qui se mua bientôt en guerre européenne puis mondiale.

Radical !

Quand je reçois une BD de chez Futuropolis, je sais toujours que je vais toucher plus qu’un simple album, que je vais entrer dans un univers personnel, dans une histoire particulière  ou dans un récit choc. Déjà, cet album se remarque par son coté massif, c’est du lourd. Imaginez–vous plus de 220 pages, on a l’impression de tenir une encyclopédie.

Le nom de Gravilo Princip me dit vaguement quelque chose, ah oui, l’assassin de l’archiduc François-Ferdinand qui servit de prétexte pour allumer la mèche de la 1ère guerre mondiale.

J’ouvre l’album et j’ai l’impression de plonger ma tête dans un seau tellement l’univers du Danois d’origine  Henrik Rehr (mardi 11 septembre) est sombre . Sans lumière comme l’avenir de Gavrilo noyé comme beaucoup à cette époque dans une misère profonde. Cette couleur passera à du gris clair à de rares moments de sa vie, quand il rencontrera Jelena par exemple. Ce jeune serbe va vite se radicaliser  et va embrasser l’idéalisme du nationalisme serbe. On peut comprendre ce cheminement mais qu’il est vain de croire à la suprématie d’un drapeau ou d’une religion sur une autre. Ce récit semble très bien documenté et vous verrez  que le chemin vers l’attentat fut tortueux et aussi manipulé. Tout le monde semblait être au courant mais on n’a pas pu l’éviter. D’un côté trop de fierté, de l’autre trop de rage et de détermination.
Les lumières qui étaient déjà pâlottes vont s’éteindre partout en Europe.

Henrik Rehr touche parfois au génie avec quelques illustrations criantes de vérité. Un exemple : sur la page où on explique le jeu subtil des alliances militaires, au début on a 6 valeureux soldats, la case suivante un soldat est touché à la tête, la 3e case, une autre rafale en tue 3 autres jusqu’au néant, au noir absolu …magistral !.

Voilà, au final, j’ai appris à connaitre qui se cachait derrière cet assassin, un être humain comme les autres, naïf, mal inspiré et manipulé.

Amis lecteurs férus d’histoire, prêt à rallumer la mèche de la poudrière ?

a07-3e78901.gifDessin

a07-3e78901.gifScénario

a07-3e78901.gifGlobal

Samba

 

Gavrilo-Princip-650px-.jpg

 

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« Grrreeny » tome 3 : Habitons bio!

9782723499828-L.jpggreeny.JPGAuteur: Midam.
Éditeur: Glénat (Mad Fabrik).
Sortie:05/2014

Voici le troisième tome des aventures de Grrreeny, jeune tigre au pelage vert créé par Midam, heureux auteur de Kid Paddle et Game Over. Les aventures de ce jeune héros ont pour mission de sensibiliser les plus jeunes à l’écologie. Comme dans ses autres créations, l’auteur privilégie les gags en une planche, des dessins précis, un côté « cartoon » et des touches d’humour trash. L’entourage de notre petit ami victime de la radioactivité (d’où une couleur de pelage peu ordinaire) se compose notamment de papa et maman -tigre, Pâquerette la plante carnivore de compagnie, Lili la copine gazelle susceptible et Reniflé le phacochère scato. Tous ces éléments annoncent une BD bien sympathique et gentiment trash. Pourtant, je ne suis pas parvenue à entrer dans l’univers de Grrreeny: l’humour tombe souvent un peu « à plat » malgré une belle galerie de personnages secondaires. Le point fort de cette série reste sans conteste son message résolument écologique, interpellant pour les enfants de 8- 10 ans mais souffre cruellement de la comparaison avec les deux autres séries de Midam, nettement plus amusantes et délicieusement barrées !

a06-3e788fc.gifMa cote


ISA.

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