Supplément d’âme

supplement-d-ame-bd-volume-1-simple-40623.jpgSupplementAme_13-J11.jpgRésumé de l’éditeur : À Dublin, tous les jours, un homme à l’allure rondouillarde et anodine, traverse la ville pour se rendre sur le port et toujours s’installer au bout d’un quai, pour tranquillement déjeuner. Il fait tout pour passer inaperçu. Nul ne sait qui il est, mais pourtant tout le monde l’épie. Pour les uns, il est muet, pour d’autres, c’est un auteur qui prépare un ouvrage sur la vie des mouettes ou des poissons, voire sur l’origine des espèces. Pour Willie, artiste en mal d’amour, c’est son modèle anonyme, qu’elle façonne en grand oiseau, avant de déposer incognito ses sculptures dans la ville. Et pour nombre de personnes, qui travaillent dans l’énorme immeuble vitré, situé en face du quai, il est celui qui règle leurs vies à l’heure du lunch, et leur donne l’occasion de parier entre collègues sur l’heure exacte de son d’arrivée. Ils sont très nombreux à s’être attachés à cette figure familière. Personne ne sait non plus que cet homme, sans le faire exprès, via quelque réseau social sur Internet a provoqué, grâce aux rêves, la paix dans le monde… Mais un jour, il ne vient pas déjeuner. La stupéfaction, puis l’inquiétude pousse tout un chacun, à commencer par Willie, à se rendre au bout du quai…

 

Avis aux amateurs de bd lente, cet album est pour vous. Alain Kokor (dessin, scénario et couleurs) nous sert un récit romantique sur des sujets qui dégoulinent d’idéalisme tel que l’amour et la paix dans le monde. Tout ceci semble très noble mais, malheureusement, l’auteur se perd dans la dimension métaphysique qu’il a voulu donner à son histoire. Le tout finit par ressembler à un grand foutoir rempli de zones d’ombre et de questions sans réponses. Et c’est très dommageable car le lecteur finit par s’ennuyer assez rapidement. Nous sommes assez d’amateurs de David Linch pour savoir qu’on peut apprécier  le flou (artistique?) scénaristique mais uniquement quand il est suffisamment maitrisé.

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Le+ : Une belle tentative de récit poétique sur l’amour, la paix dans le monde et d’autres sujets tout aussi romantiques…

 

Le- : …qui s’égare dans sa dimension métaphysique. On finit par s’ennuyer.

 

Infos en vrac

Parution : juin 2012

Prix : 19 euros

Dessin, scénario et couleurs : Alain Kokor

Pages : 128

Editions : Futuropolis


William

Interview d’Olivier Louis( Quinte flush royal).

Quinte flush royale1.jpgAujourd’hui, SambaBD vous présente Olivier Louis pour sa première BD Quinte Flush Royal éditée par les éditions Joker en avril dernier. 
Aventure, argent, belles voitures, jolies filles, … un cocktail détonant pour un thriller haletant qui devrait ravir les fans de Largo Winch et autre Whayne Shelton (voir même Michel Vaillant pas certains aspects)…
 

Petit résumé :
Gregory Thomson meurt à Paris lors de la soirée d’inauguration du nouvelQFR.jpg hôtel de son groupe Quinte flush royale. A Chicago, la lecture de son testament provoque l’étonnement de Tamara, sa fille adoptive, et la fureur d’Andrew, son fils naturel : ils se partagent l’héritage à parts égales. C’est l’occasion pour Tamara de prendre sa revanche sur la vie…

Et une petite interview d’Olivier mais avant une petite présentation.

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Mon parcours est le suivant :
Après un graduat en arts graphiques et puis un second en illustration (Saint-Luc liège), j’ai suivi une formation pour enseigner (certificat d’aptitude pédagogique)
Ensuite, j’ai travaillé à Saint-Luc liège supérieur et secondaire à différents postes, qui va du commis-dactylo, à secrétaire de direction, puis éducateur et professeur en arts plastiques en tant qu’intérimaire.
En 2001, je collabore avec le scénariste Rodolphe par l’intermédiaire d’une petite boîte en France, pour réaliser un album de BD sur la bataille d’Azincourt.
Cette BD est réservée à la vente uniquement sur le site historique d’Azincourt. Je ne sais même pas si elle est encore disponible. Ce travail était une commande, réalisée en 6 mois, privilégiant la rapidité à la qualité graphique.

Je travaille ensuite sur des projets de BD, qui vont de la science-fiction, à l’histoire de l’Angleterre du début du 20ème siècle, à des récits contemporains…
Mais les éditeurs refusent les projets.

-Explique-nous comment est né ce projet de QFR ?
C’est vers fin 2008, qu’entre deux idées, je décide de créer le projet Quinte Flush Royale.
J’avais envie de mettre en avant une héroïne de couleur, car peu présente en BD. (Sans doute l’effet Obama élu)
Je voulais une héroïne, qui au départ, bad girl et garçon manqué, par son passé, qui était adoptée depuis son enfance, se retrouve dans une famille américaine, riche, que tout oppose.
Ce n’est pas une BD sur le poker, mais sur le monde des hôtels de luxe et casinos. Quinte flush royale associé à la chaîne hôtelière et au luxe.
D’ailleurs, le tome 1 est plus une mise en place des choses, c’est vraiment par la suite, que le concept Quinte Flush Royale sera présent, et le lecteur vraiment plongé au sein des hôtels – casinos.

J’ai trouvé tes couleurs assez proches de celles de Chris Lamquet , comme tu habites dans la même région, je me demandais si tu avais travaillé avec lui ?
Pour les couleurs, je connais le travail de Chris Lamquet, mais je n’ai jamais travaillé avec lui.

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-Tu n’a pas peur qu’on classe ta BD comme un Largo Winch au féminin ?
Je sais qu’il peut y avoir des similitudes avec le principe de Largo Winch, héritage, groupe financier,etc
Mais, je veux donner une direction différente à ma série. Je vois ma série (au fil des albums futures) comme une saga familiale où Tamara devra constamment imposer sa marque.
Je me rapprocherai davantage du style « Dallas » (qui revient à la tv aux USA cet été), tout en étant dans un monde très « branché » et utilisant les technologies modernes

qrf2.jpg-Tu t’es inspiré d’un « modèle » existant pour croquer ta belle héroïne très latinos ?
Mon style graphique étant réaliste, je m’inspire d’acteurs américains. D’ailleurs, nombreuses sont les BD où je retrouve des « Bruce Willis » et autres acteurs. Je pourrais trouver des dizaines d’exemples.
Sans critiquer le travail de mes confrères. Donc, Tamara, a des airs de l’actrice américaine Paula Patton (mission impossible 4).

-Es tu un fan de course automobile vu que ta BD aborde le championnat  le Mans séries ?
Je ne suis pas fan de courses style le mans séries, mais de formule 1 depuis 1988. Je ne voulais pas placer mon héroïne dans le contexte F1 (même si il y a eu quelques femmes dans l’histoire de la F1, Giovanna Amati)
Par contre, Tamara, dans le récit, participe à de nombreuses courses pendant des années sous le nom Tamara Cooper, et je pensais bien sûr à Vanina Icks, en comparaison.

-Un truc qui m’a surpris, c’est tout au début de l’album .Les éditions Joker et la française des jeux ne sont en rien dans la réalisation de cet album. Pour la FDJ je comprends mais les éditions Joker ?
Pour ce qui est de la française des jeux… c’est l’éditeur qui m’a expliqué qu’ils devaient mettre cette phrase pour des questions de droits et de lois. Je pense au jeu de hasard en France.
Je leur fais confiance sur ce point.

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-Tu m’as aussi parlé de 8 tomes pour cette série, tu ne doutes de rien visiblement ?
Oui, je vois la série en 8 tomes, car je veux développer des intrigues au sein du groupe Thomson, mais aussi, montrer sous forme de puzzle, le passé de Tamara.
Son passé, son présent au sein du groupe et son avenir…
Il y aura pleins de surprises au fil des albums.

Voilà, un grand merci à Olivier pour sa gentillesse et souhaitons à Tamara, beaucoup d’aventures et de rebondissements.

Une aventure d’Antonin Phylifrandre.T1 :La couronne de Ptah.

CouvAventuresAntonin-1.jpgantonin.JPGAuteurs :Stygryt et Mikel Janin.
Editeur :Akiléos.
Sortie : 05/2012.

Minou minou.
C’est en fin de journée et après une longue aprèsmidi d’étude, que notre bon Antonin rentre enfin
dans sa petite garçonnière située au dernier étage d’un vieil immeuble parisien. Le ciel semble propice au songe et notre ami, repu, prend le temps de s’allumer une bonne pipe avant d’aller chez sa tante Ursule qui l’a invité à passer chez elle en fin de journée. Les volutes de fumée s’estompent comme dans un rêve quand soudain Antonin se trouve nez à nez avec un chat… un chat noir au regard de bronze : la déesse Bastet. Peu après, il reçoit un courrier d’Alice, son amie archéologue qui lui demande son aide : elle a découvert  une couronne très particulière sur un site égyptien.

Plus près de toi seigneur.
Oh que je n’aime pas écrire  une chronique quand je ne sais pas sur quel pied danser. Car voyez-vous, il y a du pour et du contre pour ce premier tome des aventures d’Antonin Phylifandre.

Je commence par le pour :

Assurément son héroïne, Alice, pétillante, intrépide, insupportable, caractérielle … elle a tout pour me plaire. C’est un peu une Navis (Sillage) jouant l’Indiana Jones mais avec une bonne dose d’humour potache en plus. L’autre, l’Antonin, il fait vraiment pâle figure à coté.

Le dessin dynamique et expressif de Stygryt. Néanmoins, Antonin a quand même une tête pas possible (Gros nez avec un menton plus que proéminent).

Le contre :

C’est un mélange des genres assez détonant. J’ai eu l’impression de lire les brigades du tigre à la sauce Sherlock Holmes (le film) pour son coté mi fantastique avec l’humour « dévastateur » de la momie. Je classerais facilement cette BD dans la collection série B de chez Delcourt. Bref, une histoire très « théâtrale » qui ne s’encombre pas d’une once de crédibilité. Mais vous  succomberez peut être aux beaux yeux d’Alice et comme l’amour rend aveugle, vous en redemanderez.
Scénario : 5/10
Dessin : 7.5/10
surprises.smileysmiley.com.6.3.gifGlobal.

Samba.

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Courtney Crumrin et l’apprentie sorcière T5.

CouvCourtney5.jpgcourtney t5.JPGAuteurs : Ted Naifeh.
Editeur : Akiléos.
Sortie : 06/2012.

Nouvelle venue.

 A Hillsborough, Holly Hartley fait la connaissance de la fille la plus bizarre, mais aussi la plus cool qu’elle ait jamais connue, Courtney Crumrin. Au début, Holly a l’impression de vivre un rêve éveillé, mais elle se rend compte rapidement qu’avoir une sorcière pour meilleure amie peut être un cauchemar. Surtout quand elle découvre la traînée de souffrance, de terreur et peut-être même de mort, qu’elle a laissé dans son sillage. Trouvera-t-elle un moyen de se protéger de la jeune sorcière d’Hillsborough ou deviendra-t-elle une nouvelle victime de Courtney Crumrin ?

Ma copine à moi.

C’est toujours un plaisir de retrouver notre petite Courtney .Enfin petite, c’est maintenant une adolescente et on le ressent bien dans sa façon de pensée, elle semble nettement plus désabusée et moins enjoué qu’à ses débuts. Il n’empêche qu’à coté de son oncle Aloysius , elle a  toujours la taille super small. Il serait judicieux que physiquement, elle évolue aussi. Je trouve que cette série à une énorme potentielle sympathie grâce à son attachante  héroïne .D’un coup, je trouve dommage qu’on se perd dans des poursuites, certes exaltantes mais au final plutôt banales pour la jeune sorcière. J’aimerais qu’on s’attarde un peu plus sur ses états d’âme et ses relations avec les autres personnages.

Un album avec des hauts et des bas, un peu comme le moral de notre héroïne. Désenchanté par moment mais aussi combatif à d’autre. J’ai aussi trouvé certaines situations assez biscornues. J’avoue n’avoir pas tout compris des raisons de la trahison d’Holly .Elle doit d’ailleurs se le demander elle-même puisqu’ elle le regrette l’instant d’ après. Comme j’ai testé la couleur sur le tome 1, je la regrette presque sur ce tome 5, elle me permettait de reconnaitre plus facilement les personnages.

Voilà, un peu déçu au final mais on n’est déçu que par ceux qu’on aime, et j’adore toujours autant Courtney Crumrin.

Samba

Dessin : 7/10
Scénario : 6.5/10
surprises.smileysmiley.com.7.3.gifGlobal.

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LA TRAVERSEE DU LOUVRE

 

 

Capitol, Traversée du Louvre, Prudhomme, Futuropolis, Louvre, 7,5/10, Histoire, Arts,06/2012 Capitol, Traversée du Louvre, Prudhomme, Futuropolis, Louvre, 7,5/10, Histoire, Arts,06/2012 Dessin & scénario : David Prudhomme

Editions Futuropolis-Louvre éditions

Sortie : 07/06/2012

80 pages

Prix conseillé : 17,00 €

ISBN : 9782754807852

Histoire, Arts, roman graphique

 

 

Résumé (de l’éditeur) : Prudhomme déambule dans les salles du Louvre. Il a l’impression d’être dans les cases d’une bande dessinée géante. Lui-même est en train d’inventer la sienne sur le Louvre. Ce sera une histoire muette ! Car il y a surtout à voir, et même si presque toutes les langues du monde y sont en visite, elles s’y croisent en silence.
Prudhomme décide de se faire le musée au pas de course et d’observer, non pas les œuvres exposées, mais ceux qui les regardent, les photographient. Un groupe d’élèves involontairement agglutinés dans la même position que les naufragés du Radeau de la Méduse ; un homme derrière le Scribe Accroupi, comme s’il tentait de lire par dessus son épaule ; dans les salles des antiquités grecques, étrusques et romaines, une jeune femme, qui place sa tête dans la gueule d’un lion…
Deux heures durant, Prudhomme est le spectateur et le témoin attentif d’un étrange ballet muet et désinvolte, qui se danse au sein du plus prestigieux musée du monde.

 

Capitol, Traversée du Louvre, Prudhomme, Futuropolis, Louvre, 7,5/10, Histoire, Arts,06/2012

 

Mon avis : Cet album fait partie de la collection consacrée au Musée du Louvre. Cette « joint-venture » entre le Louvre et Futuropolis nous a valu déjà quelques ouvrages dont  le remarquable album intitulé « Le ciel au dessus du Louvre » de Bernar Yslaire et Jean-claude Carrière ou encore « un enchantement » de Christian Durieux, tous les deux déjà chroniqués sur SambaBD.

Cette BD peut déconcerter, déstabiliser certains lecteurs. Le concept de départ est de se démarquer du flux de bandes dessinées actuels mais aussi voir et décrire une institution telle que Le Louvre d’une façon artistique et décalée. L’auteur a choisi de nous montrer un regard humoristique sur l’Art. Il y arrive en nous proposant un récit aux dialogues minimalistes. Prudhomme nous montre dans un premier temps un univers de contemplatifs. Chaque toile est pour lui une case de BD. Le musée est un album rempli de cases où chacun marche dans une BD géante. Les visiteurs s’arrêtent devant les toiles, petites ou monumentales. Il observe ces gens qui regardent les œuvres. L’auteur nous montre le rapport voyant- voyeur. Autre dimension de l’album, plus ténue pour nous lecteur, c’est le silence des lieux qui est évoqué en arrière plan. Il y est interdit de crier, de hurler. On y parle à voix basse. De temps en temps, se fait entendre la sonnerie d’un gsm, cet outil iconoclaste…

Capitol, Traversée du Louvre, Prudhomme, Futuropolis, Louvre, 7,5/10, Histoire, Arts,06/2012

Il évoque aussi les files de visiteurs qui attendent pour contempler les œuvres « vedettes » du musée à savoir la « Mona Lisa » ou « le radeau de la méduse » .En voyant ces badauds agglutinés devant cette œuvre, l’auteur les qualifie de « rescapés de la ventouse ».

L’auteur ensuite perd la trace de son épouse qui l’accompagnait…Il va partir à la recherche de celle-ci au pas de course et va refaire tous les recoins du musée. Fini la contemplation ! Vive l’action ! L’auteur en profite pour faire un inventaire des postures des visiteurs. Il nous décrit aussi beaucoup de photographes amateurs qui mitraillent avec leur appareil (San-Antonio les appelait les Kodakons !). «  On recherche à retenir ce qui ne peut nous appartenir ». Prudhomme a alors « l’œil » et nous fait partager sa vision amusée. 

En fin d’album, sorti du musée et rentrant chez lui en métro, l’auteur redevient un homme comme les autres, agressé par d’autres images, la publicité. Le regard redevient un enjeu marchand, une sorte de pollution graphique.

 

Capitol, Traversée du Louvre, Prudhomme, Futuropolis, Louvre, 7,5/10, Histoire, Arts,06/2012

En conclusion, que penser de cet album ? Au départ, à la première lecture, j’ai eu du mal à me passionner pour cette BD. Que vais-je raconter dans ma chronique? J’ai cependant admiré le travail graphique de l’auteur. Un tel investissement dans un album détonnant demande une solide dose de travail et d’abnégation. Pour ma part, je ne suis pas un contemplatif et je dois bien avouer que j’ai bien vite lâché prise. Le scénario est un peu hermétique par moment. Rapidement, pour ma part, le musée s’est visité au pas de charge. Cet album a été vite lu, trop vite. Mais il faut cependant se donner la peine de le relire une seconde fois, comme je l’ai fait pour écrire cette chronique. Alors, le lecteur que je suis, a eu une vue d’ensemble plus cohérente et a pu se focaliser plus sur des détails, des clins d’œil…Une démarche, un état d’esprit à acquérir pour apprécier complètement cet ouvrage qui n’est pas si anodin.

 

Graphisme :   8,0/10

Scénario :     7,0/10

Moyenne :     7,5/10

 

Capitol.

 

Capitol, Traversée du Louvre, Prudhomme, Futuropolis, Louvre, 7,5/10, Histoire, Arts,06/2012

La lignée : Antonin 1937.

Lignée (La)1.jpgLignée (La)1t.jpgAuteurs : Berlion et Galandon.
Editeur : Grand Angle.
Sortie : 05/2012.

Paris, 1937.
À l’occasion d’un enterrement, Antonin retrouve Cyprien Brossard, un vieil oncle disparu du sein familial depuis des années. Venu le mettre en garde d’une terrible malédiction, Cyprien lui remet un carnet dont le contenu l’amènera peut-être à réfléchir sur cette mort prématurée à 33 ans qui pèse sur les aînés Brossard. Dans un premier temps cynique face à cette révélation, Antonin en retourne à sa vie ennuyeuse et rodée entre son épouse bigote, son fils non désiré et son amante, la belle et brûlante Miranda… jusqu’à l’annonce par cette dernière de son départ pour Barcelone aux côtés des républicains. Antonin cogite alors : s’il se trompait, s’il ne lui reste alors plus que quelques mois à vivre, que ferait-il ?…

Espagne 1938.
Capa_espagne_1938.jpgCamarades, avant de fusiller ces réactionnaires antirévolutionnaires, j’ai un nouveau livre rouge à vous présenter.
Mais non  Polo, ce n’est pas « les Maitres de l’orge » mais « la Lignée ».
Une série « concept » prévue en 4 tomes dont les parutions seront étalonnées sur 1 an seulement.
Mais tout d’abord, examinons la couverture. Vous remarquerez que chaque album met en avant un membre de la famille Brossard et que  pour ce premier tome, c’est Antonin qui ouvre le bal. Vous remarquerez qu’ils sont deux pour le dernier acte (hé hé un indice) .Aurions nous déjà la clé qui brisera la malédiction qui veut que l’ainé Brossard passe l’arme à gauche à 33 ans comme le Christ.
Oui je sais Polo, à bas les calotins mais comme cet album parle de nos valeureux camarades espagnols, on doit rester magnanime. Surtout Polo que le dessin de Berlion rayonne le soleil et rend hommage admirablement à nos belles gueules de prolétaires.
Par contre, j’ai un petit reproche à formuler. L’idée est certes originale mais poum poum pidou , on connait inévitablement ce qui va se passer à la fin.
Bon, on verra si avec la 2e salve d’auteurs, on aura un peu plus de surprises.
Fuego !

Dessin : 7.5/10
Scénario :.7/10
surprises.smileysmiley.com.7.3.gifGlobal.

SAMBA

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Saga Valta Tome 1

Saga Valta1.jpgSaga Valta1i.jpgAuteurs : Aouamri et Dufaux.
Editeur : Le Lombard.
Sortie : 06/2012

Aux sources de la légende.
Venu de Valta, Valgar le viking est aussi brave que séduisant… des qualités qui n’ont pas échappé à Astrid, la fille de Thorgerr aux cents guerriers. De leur union naît Gunnar, mais ce bonheur est d’extrêmement courte durée, car le père furieux rattrape le couple maudit quelques minutes après que leur amour a porté son fruit. En fuite, Valgar ne doit sa survie qu’à la lance qu’il porte, artefact légendaire qui attire l’attention du monstrueux Ogerth-le-sinueux. Ce dernier lui laisse la vie, contre la promesse de lui ramener un manteau rouge. Et Valgar aurait accepté n’importe quel marché pour pouvoir venger son bonheur perdu !

Au delta de la  vérité.
SagaValta-serigraphie.jpgJe ne sais pas vous mais cette histoire de viking m’a fait penser au plus célèbre d’entre eux :Thorgal.
Mais pour Saga Valta , vous devez enlever l’option bisounours des derniers albums de l’enfant des étoiles. Une autre différence, normalement, il devrait s’agir d’un diptyque mais là, vous connaissez comme moi la variabilité des chiffres dans le monde de la BD, c’est loin d’être graver dans le marbre.
Un album conventionnel, certains diront classique mais assurément efficace. J’ai trouvé le scénario de Jean de Ninove dit le prolifique moins symbolique qu’à l’habitude. On est ici sur du concret, j’ai noté qu’une petite incartade via une apparence sinon le reste met l’accent sur les trahisons, les complots ou les drames. Fatalement, les glaives et les tueries sont au programme. On est chez les vikings ne l’oubliez pas, ces gens là aiment bien la ripaille et la hache. Vous constaterez aussi qu’une fois mis le nez dans cette saga nordique, impossible de décrocher. Le classique a des atouts quand le jeu est bien huilé.
Pour le coté graphique, Mohamed, l’affable de Mortepierre nous rend une copie très agréable dans la continuité de ses précédents travaux. Un dessin très détaillé qui ne laisse pas un mm² immaculé.
Comme je commence à avoir une préférence pour le noir et blanc, je n’ai pas eu l’occasion de voir la version couleur. Sur ce coup là, je vous laisse juge. A noter que la version N&B à 20.5 euro est agrémentée d’un cahier graphique …assez dispensable. Ca doit être un coup des bisounours !
Dessin : 8/10
Scénario : 6.5/10
7/10 Global.
SAMBA

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CHRISTOPHE CAZENOVE, la grande interview.

cache_2414468546.jpgNous avions rendez-vous à Bruxelles, au « Comics Café » la brasserie du village de la bande dessinée. Un lieu exceptionnel qui marie brasserie, restaurant et librairie. L’endroit idéal pour rencontrer Christophe Cazenove, scénariste très prolifique des éditions Bamboo. Cet auteur fête un anniversaire un peu spécial. En effet ; voilà déjà 10 ans que Christophe, salarié d’une enseigne de la grande distribution, a envoyé ses premiers projets de scénario à Olivier Sulpice et Henri Jenfèvre. Depuis, les séries pleuvent : Les gendarmes, Les pompiers, Les Sisters, Basket dunk, L’auto école, Les fondus…, Les footmaniacs, Les aventures de Gullia, Les petits mythos, et bien d’autres.  Des albums parfois critiqués, souvent par ceux qui ne les ont même pas lus et qui ont pour principale qualité d’envoyer balader la bd faite par l’élite pour l’élite. Cazenove, c’est la bande dessinée populaire dans le sens le plus noble du terme.

  Lire la suite « CHRISTOPHE CAZENOVE, la grande interview. »

Chez Dobbs

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