La question du dimanche (6).

Alors, la question du dimanche se penche sur l’avenir de la BD .
Avez vous déjà utilisé des sites comme IZnéo pour lire une BD en numérique ?

Pensez vous que vous franchirez un jour le cap du numérique  ou le format papier vous est trop indispensable ?

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L’or et la sang T2:Inch’Allah.

Or et le sang (L')2.jpgOr et le sang (L').jpgAuteurs : Bedouel, Merwan,Defrance et Nury.
Editeur :12 bis.

A l’abordage.
Calixte de Prampéand et Léon Matillo doivent vendre une cargaison d’armes à des rebelles marocains. Un certain Paolucci doit se charger du contact et leur propose en échange des armes : des pépites d’or. Seul problème, les deux amis tombent dans un piège qui les mène droit dans les prisons espagnoles.

Inch’Allah.
Ce tome 2 confirme la bonne impression que j’avais eue lors de la lecture du tome 1.C’est toujours un réel bol d’air frais que de suivre les aventures avec un grand A de l’Aristo et du Corsico. J’apprécie que les auteurs jouent à fond le jeu de nous divertir et de ne pas nous assommer avec des discussions politico-chiantes. Non, au contraire, on fonce dans le tas, tête baissée vers les merdouilles mais que ça fait du bien de sentir le musque, de la testostérone bien virile .Une histoire de potes , une histoire héroïque avec deux « vrais » mecs bien burnés .En plus on s’amuse bien à suivre leur soif de liberté .  Pour le dessin, il est parfois assez approximatif (j’ai un peu tiqué quand j’ai vu le pseudo cuirassé espagnol) mais bon, le trait des 4 mains est vivant et expressif et c’est bien là le principale.
L’or et le sang est donc une excellente série que je recommande chaudement.
Hé , on est entre poteaux là non ?
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AWRAH – Tome 1: La rose des sables

Awrah1_01072009_215758.jpgAlbawrah1_01072009_215758.jpgDessin : Ana Luiza Koehler

Scénario : Christian Simon & Fuat

Editions Daniel Maghen

Sortie le  02/07/2009

Prix conseillé : 14 €

Genre : Drame

Résumé (de l’éditeur) : Awrah retrace l’histoire belle et tragique d’un jeune orphelin prénommé Tahar. A l’époque du règne de Haroun-al-Rachid, vers l’an 800, le jeune garçon, vif comme l’éclair et dénué de tout scrupule, exerce la profession de voleur dans la ville de Bassorah. L’insaisissable est pourtant arrêté, et c’est au moment où il va être puni que son destin bascule : l’homme le plus respecté de la ville, le Maître Nassim el Abar, lui offre sa protection, l’accueille dans sa maison et le considère bientôt comme son fils. Mais le sort lui enverra, sous les traits d’un frère jaloux, l’abominable Mounir, et de Nadia, une jeune berbère à la beauté envoûtante, la plus terrible des épreuves.

 

Mon avis : Retour sur une sortie qui date de l’année dernière. Il s’agit donc d’une session de rattrapage pour moi. Entre-temps, le tome 2 est sorti en librairie en mai 2010. Cet album a été encensé par une certaine critique et je pense que c’est justifié. Les auteurs nous emmènent dans le Moyen-Orient vers l’an 800 avec l’histoire d’un enfant adopté par un notable de la ville. L’arrivée de Nadia, une jeune berbère va mettre le feu aux poudres. Cela nous vaut des planches dignes de la série  « Djinn », premier cycle. Le dessin se fait sensuel, lisse, magnifique…Quelques planches plus tard, c’est la furie, la violence, la haine…Autant de sentiments qui passent grâce aux talents et par le crayon d’Ana Luiza Koehler. La vie de l’époque, les décors et les vêtements des personnages sont très bien décrits. Il ne faut pas beaucoup se forcer pour rentrer dans l’histoire et c’est avec impatience que j’attends de lire la suite de ce très bel album.

 

8,0 /10

 

Capitol.

 

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L’ASSASSIN QU’ELLE MERITE – Tome 1: Art nouveau

Couv_115156.jpgPlancheA_115156.jpgDessin : Yannick Corboz

Scénario : Wilfrid Lupano

Editions Vents d’Ouest

Sortie le  22/09/2010

Prix conseillé : 13.50 €

Genre : Drame

Résumé (de l’éditeur) : Vienne, 1900. Deux riches noceurs, désabusés et cyniques portent un regard impitoyable sur ce milieu artistique viennois de la Sécession qui prétend révolutionner l’art. Un soir d’ivresse, ils font le pari de transformer un jeune homme pauvre en ennemi de la société, de le façonner à leur guise, comme une œuvre d’art vivante. Ils choisissent le jeune Victor qui passait par là. À leur côté, le jeune homme va découvrir des plaisirs insoupçonnés derrière les murs de la plus prestigieuse maison close de Vienne. Un monde de volupté et de raffinement s’ouvre à lui. Un monde dans lequel il y a la merveilleuse Mathilde. Un monde qui n’est pas le sien. Quel sera le prix à payer pour que le rêve se poursuive ?

 

Mon avis : Je dois avouer que je me suis procuré cet album suite à la lecture de l’excellent magazine (dBD) qui a classé cet album dans ses « must ».Alors qu’il vient à peine de sortir au mois de septembre, il était déjà sur les rayons de mon bouquiniste préféré…L’occasion fait le larron…De prime abord, lorsque j’ai feuilleté l’album pour la toute première fois, le graphisme n’était pas là pour me rassurer. Les décors soignés et dessinés aux traits fins tranchent par rapport à des personnages mis à l’encre avec des traits épais et appuyés, pas spécialement très esthétiques. Un peu plus de simplicité dans les traits aurait donné un ensemble plus cohérent sur le plan graphique. Encore une mise au net qui n’arrange pas le dessin original…Les couleurs sont dans les tons gris et sombres. C’est l’histoire qui veut cela mais je dois bien avouer que cela n’a pas boosté mon enthousiasme au début de la lecture. Reste le scénario. Sans être original, il s’inspire beaucoup d’une certaine littérature anglo-saxonne de la fin du  19eme siècle, début du 20eme siècle, il n’en est pas moins bien amené et l’histoire se laisse lire sans problème. C’est bien raconté, les personnages sont justes sans tomber dans la caricature. Le lecteur suit pas à pas la mise en place de la machination et de la descente aux enfers d’un jeune homme ambitieux mais pas trop futé en fin de compte. Un beau miroir aux alouettes. Cet album est en résumé de bonne facture mais pas pour autant le chef d’œuvre annoncé. Probablement une question de sensibilité. A vous de le découvrir et de vous faire votre avis personnel.

 

7,0 /10

 

Capitol.

 

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LES TUNIQUES BLEUES – Tome 54: Miss Walker

Couv_114339.jpgPlancheA_114339.jpgDessin : Willy Lambil

Scénario : Raoul Cauvin

Editions Dupuis

Sortie le  01/10/2010

Prix conseillé : 9,95 €

Genre : Humour/Western

 

Résumé (de l’éditeur) : Un nouveau médecin est arrivé au campement des Bleus : le Dr Mary Edward Walker n’est pas du genre à se considérer comme une faible femme et à se laisser marcher sur les pieds par quiconque, gradé ou pas ! Flairant la bonne planque, Blutch s’est empressé de se mettre sur les rangs pour assister le nouveau médecin à l’infirmerie. Mauvais calcul… Mary Edward Walker n’a pas du tout l’intention de le laisser se la couler douce, pour la plus grande joie de Chesterfield. Mais ce à quoi personne ne s’attend, c’est que le franc parler de Mary Edward Walker va réveiller la conscience des soldats sur les dangers réels de la guerre. Une prise de conscience qui ne fait pas vraiment l’affaire de l’Etat-Major…

 

Mon avis : Lors de ma dernière chronique des Tuniques bleues (tome 53), j’avais décrit toute ma déception. J’estimais que le traitement du scénario avait complètement raté sa cible. C’est donc avec appréhension que j’ai commencé ce 54e tome consacré au Docteur Mary Walker, un personnage qui a réellement existé. A nouveau, Cauvin plonge dans l’histoire de la guerre de sécession pour trouver une histoire avec une base véridique. Mais cette fois, l’auteur a tiré tout le potentiel du sujet pour en faire un scénario enlevé, à la sauce Chesterfield et Blutch, avec cette pincée d’humour qui caractérise la série. Cauvin nous a donc concocté un bon scénario et du coup la lecture a été facile et agréable. Lambil nous livre toujours un dessin impeccable et sans surprise. Le personnage Docteur Mary Walker bénéficie d’un dessin plus conventionnel et moins caricatural que les autres personnages, personnage historique oblige… Pour les amateurs de western et d’humour.

 

7,0 /10

 

Capitol.

 

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GAME OVER – Tome 5:walking Blork

Couv_113872.jpggameover5.jpgDessin : Midam et Adam

Scénario : Midam et http://www.gameoverforever.com

Editions Mad fabrik

Sortie le  01/09/2010

Prix conseillé : 9,95 €

Genre : Humour

 

Résumé (de l’éditeur) : Quand Kid Paddle joue aux jeux vidéo, il a son avatar : le Petit Barbare. Ce héros virtuel cherche inlassablement la sortie sans jamais y parvenir.
Lorsqu’il n’erre pas dans un labyrinthe sans fin, il tente vainement de sauver une princesse aussi idiote que maladroite et d’échapper aux blorks, monstres plus bêtes que méchants.
Un véritable exercice de style puisque tous les gags doivent se terminer par la mort de ce héros virtuel au travers d’un incontournable GAME OVER !

 

Mon avis : Kid Paddle et sa série Spin off « Game over » sont un phénomène éditorial dans le monde de la BD. Midam s’est affranchi petit à petit des éditions Dupuis pour vivre sa propre aventure éditoriale. Cela nous donne une façon d’approcher la BD décoiffante, où l’innovation trouve plus facilement sa place face à des mastodontes plus difficiles à faire bouger. « Game over » est la bande dessinée « sans dialogue » la plus vendue au monde (c’est du moins ce que l’on lit sur le site internet de la série…).C’est aussi une série qui pratique le « crowdsourcing ». Qu’est ce que c’est que ça pour une bête ? Un site internet permet aux lecteurs et scénaristes potentiels d’envoyer un script pour un gag. S’il est retenu, l’auteur du script est rémunéré au tarif professionnel et son nom est repris dans l’album. N’importe qui peut donc devenir scénariste de « Game over ».Une façon comme un autre de pérenniser plus facilement la série…Une véritable « bible littéraire » défini les bases de la série qui doivent être respectées pour pouvoir remettre un script. En d’autre terme, c’est rendre la série interactive via l’internet et rapprocher ainsi l’auteur de ses lecteurs. A noter également que la couverture  a bénéficié d’un traitement très spécial. Sur la couverture, une véritable empreinte en 3D en forme de patte de blorks (les monstres de la série). La résultat est d’un joli effet…Ah, l’innovation !…Cet album est le premier vrai album de BD édité par Mad Fabrik, la maison d’édition de Midam. Pour la circonstance, trois planches de Kid Paddle ponctuent la découverture du tome 5 de « Game Over ». Pour moi, ce fut une lecture sans prise de tête et pleine d’humour. « Game Over », on aime ou on n’aime pas. La répétition peut laisser rapidement certains voire même provoquer un phénomène de rejet. Pour ma part, j’en suis sorti indemne ! Les fans de la série ne se feront pas prier…

 

7,5 /10

 

Capitol.

 

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LES BIDOCHONS – Tome 20: Les Bidochons n’arrêtent pas le progrès.

Couv_114492.jpgPlancheA_114492.jpgDessin et scénario : Binet

Editions Fluide glacial

Sortie le  01/09/2010

Prix conseillé : 10,40 €

Genre : Humour

 

Résumé (de l’éditeur) : Mais qu’est-ce qui pourrait les arrêter, nos rouscailleurs favoris?!? Certainement pas le dernier purificateur-ionisateur, le ramolibeur (pour ramollir le beurre, hein!), l’indispensable estimeur de distance ou le non moins nécessaire gant de toilette auto-savonnant! Robert Bidochon semble avoir pillé l’intégralité des catalogues pour hommes modernes, sillonné toutes les boutiques de gadgets attrape-gogos, racheté sur e-Bay les cadeaux pourris de tous les déçus de noël. Il entraîne Raymonde, ses voisins et nous-mêmes dans ses expérimentations enthousiastes, autant d’aventures domestiques qui ne pourront finir qu’en fiascos retentissants… et parfaitement désopilants !

 

Mon avis : C’est le retour des Bidochons! Robert Bidochon a toujours « le » gadget pour se faciliter la vie, pour épater les amis. Et en plus , c’est qu’il pousse le concept jusqu’au bout, le bougre, même si Raymonde Bidochon, son épouse, apprécie modérément et si cela relève inévitablement du flop complet…Binet n’a pas son pareil pour aligner des scènes de la vie quotidienne qui vont virer rapidement en eau de boudin. Et tout cela, au départ disparate, fini par trouver un fil conducteur, une vraie ligne de conduite. Le décalage permanent amuse beaucoup et je dois avouer (oui, avoue!) que j’ai laisser éclater quelques éclats de rire salvateurs. Le « running gag » du poivrier qui éclaire votre assiette en même temps qu’on l’emploie vaut son pesant de cacahuète tout au long de l’album. Le dessin, rien à relever. C’est du Binet. A noter qu’il n’y a pas de couleur dans cet album mis à part l’épisode de la panne de voiture ou on voit en couleur la veste jaune fluo de Robert. La classe !… C’est la seule note de couleur de l’album. Minimaliste mais pas sans poésie…Si vous avez envie de vous payer une bonne pinte de rires, cet album est pour vous…

 

8 /10

 

Capitol.

 

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Interview de Jéremy(Barracuda)

barracuda.pngVendredi 29 octobre, sortira dans toutes les bonnes librairies, le 1er tome de Barracuda.Une BD de Dufaux et de Jéremy.
Pour le bon Jean, il s’agit de sa…on ne les compte plus mais pour Jéremy, c’est un grand moment puisque c’est sa première BD .
L’occasion pour moi de lui poser 5 questions sur cette BD très attendue.

 

Comment te sens tu à quelques jours de la sortie de ta première BD , Barracuda, pas trop nerveux?
652petiqueux.jpgExcité que la bd sorte! Je l’ai terminée depuis fin 2009, j’avais hâte de la voir arriver…
J’ai déjà eu quelques retours, suite à la lecture par quelques professionnels, dont l’avis enthousiaste m’a tout de même rassuré.
Bon, je ne me fais pas trop d’illusions non plus, car ce serait le meilleur moyen d’être déçu…
Tout ce que j’espère, ce que ça marche suffisamment pour que je puisse perdurer dans le milieu, ahah.

Peux tu nous expliquer comment est né ce projet avec comme thème une BD sur la piraterie?
La piraterie est un genre qui reste souvent bien traité dans la bd.
Loin de Jean l’idée d’avoir voulu suivre cet effet de mode, il avait ce projet dans ses cartons depuis longtemps déjà; une histoire en écho à tous ces films qui l’ont passionné dans sa jeunesse (ce qu’il raconte dans la préface de l’album).
Barracuda est réellement né il y a quelques années.
En tant que jeune artiste désireux de rentrer dans le milieu de la bd (je l’étais déjà un peu, comme coloriste de Murena), j’ai voulu montrer mes planches à Dufaux. Je ne risquais rien, au pire, je partais avec une critique constructive de mon travail.
Et si mon dessin lui plaisait, l’univers médiéval-fantastique dans lequel j’évoluais à l’époque le rebutait, car il se rapprochait trop dangereusement de ce que Delaby a pu faire sur complainte.
Ce n’était pas la bonne piste à prendre.
Il a fallu que, par hasard, traîne dans ma farde à dessin une planche. Une histoire en une page, qui se déroulait sur mer.
Là, Jean a repéré quelque chose que l’on pouvait exploiter. Il n’a finalement rien dit sur mes planches et est parti. J’avoue, je ne savais pas quoi en penser.
Quelques instants plus tard, il revient vers moi en m’annonçant qu’il a un projet pour moi, et qu’il sait que ça me plaira (il connaissait déjà mes goûts en matière de films…).
Il avait déjà les grandes idées de la bd en tête puisqu’il me parlait déjà des 3 personnages principaux, ces ados livrés à eux-même sur une île de pirate…
Quelques mois plus tard, fin novembre 2007, je recevais les 13 premières pages du scénario.

Barracuda, c’est trois destins. Comment as tu travaillé ces trois personnages aux caractères différents ? Ont il un modèle ou une inspiration dans la cinéma ou la littérature par exemple?
Raffy; fils de Blackdog, le capitaine du Barracuda, Maria; fille de nobles espagnols et Emilio; jeune page au service d’une famille espagnole.
Tous les trois se retrouvent sur Puerto Blanco, l’île de pirates, et vont y évoluer chacun à leur manière.

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Raffy, est quelqu’un d’assez fougueux, tête brûlée. Il était important pour moi de toujours l’avoir en « mouvement », notablement grâce à ce bandeau rouge dans les cheveux (rappelant aussi celui de son père). Je voulais malgré tout qu’il soit assez beau… Je me suis inspiré de DiCaprio pour lui, dans sa forme de visage et dans son regard fin.

Maria, elle, se rapproche de Raffy, non pas dans les actes, mais par sa force de caractère. C’est bien grâce à cela qu’elle pourra survivre sur l’île…
Son vêtement rouge rappelant son tempérament enflammé, son regard d’un vert sauvage prêt à tenir tête à n’importe quel pirate. Elle n’a pas de modèle particulier.

Emilio, ou Emilia, garçon ou fille? Si c’est bien dit dans l’histoire, l’ambiguïté doit rester présente dans le dessin. Il représente pour moi le côté le plus délicat, fragile dans cet univers cruel. Ce qui devait être traduit en dessin par des traits de visage plus fins, par ses cheveux bouclés d’un blond vénitien. Mon inspiration pour ce design vient d’une artiste japonaise, Ayami Kojima (illustratrice principalement pour le jeu vidéo), par ses vampires au visage androgyne pour la série Castlevania.

Quels sont tes modèles comme dessinateur ….Delaby vas tu me dire mais tu en as peut être des autres? Au fait que t’as apporter ta collaboration avec le dessinateur de Murena?
Delaby a été -est toujours- une sacrée influence sur moi. D’ailleurs, je lui ai dédié cet album (Dufaux aussi lui a dédié, on ne s’était même pas concerté auparavant!)
Forcément, à passer des années à ses côtés, ça laisse des traces.
Mais il n’a pas été le seul. Marini, Guarnido et Rosinski ont eux aussi fortement bousculé ma manière de percevoir la BD.
Je crois que le style de dessin que j’ai aujourd’hui est le résultat de l’observation de tous ces artistes que j’apprécie énormément, des réflexions que j’ai pu en tirer, tout en trouvant le moyen de m’écarter de ces maîtres… en y ajoutant ma passion pour le cinéma, et sans rejeter cette période manga que j’ai pu avoir durant mon adolescence.
Le style d’un dessinateur se définit au final par ce qu’il a traversé dans sa vie, par ce qui est assimilé, compris… On s’en écarte, on l’adapte à sa sauce, on ajoute de nouvelles choses, mais on n’oublie pas.

Sinon as tu d’autres passions dans la vie ou c’est 100 % BD ?
Le cinéma, le jeu vidéo, la lecture… Ainsi que la bonne table avec un bon vin!
Je n’oublie pas l’écriture. J’ai pris cette bonne habitude de toujours noter les idées qui me passent par la tête.
Je ne compte pas me lancer comme auteur complet à l’heure actuelle, ce serait trop tôt, trop immature, mais qui sait, dans une dizaine d’année…

 

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Un grand merci à Jéremy pour avoir répondu à ces 5 questions et longue vie à Barracuda!

Orbital T4:Ravages

Orbital4.jpgorbital.jpgAuteurs : Pellé et Runberg
Editeur :Dupuis.

Le fléau
Caleb et Mezoke, diplomates de l’ODI, ont pour mission de superviser le bon déroulement de la cérémonie de réconciliation des peuples humains et « sandjarr », dont ils sont l’un et l’autre issus. À la veille de l’événement, un fléau d’origine inconnue s’abat à proximité de Kuala-Lumpur, faisant de nombreux morts.

Une référence.
Pas besoin de tourner autour du pot, Orbital devient  de plus en plus une référence pour le genre SF en BD. C’est imaginatif, dynamique et passionnant comme histoire. Comme on peut également utiliser les mêmes termes pour le dessin, c’est tout simplement incontournable comme série enfin si on arrive à quitter son orbite géostationnaire de lecteur classique. Je ne dis pas qu’il s’agit d’une révolution planétaire mais plutôt d’un lancement plus que réussi pour cette satellisation. Il nous reste plus qu’à « tourner fou » en attendant la suite de cette excellente saga intergalactique.
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Le casse T4:La grande escroquerie.

Casse (Le)4.jpgCasse (Le).jpgAuteurs : Duval, Quet et Basset.
Editeur : Delcourt
London calling
Londres, 1977. La vague punk a déferlé sur la Grande-Bretagne. Les Sex Pistols font scandale avec un brûlot de lèse-majesté, God Save The Queen. Bannis des ondes, ils décident de jouer sur la Tamise lors du jubilé de la reine Elisabeth II. Au même moment, au même endroit, un bateau attirera toutes les convoitises avec, à son bord, une colossale cargaison d’héroïne et le butin de la French Connection…

Bof bof bof
La grande escroquerie porte assez bien son nom car cet album est pour moi la première déception de cette série « le casse ».La cause : en voulant trop en faire, Duval a raté l’essentiel, captiver le lecteur. En plus qui s’intéresse encore aux sex pistols à notre époque à part des vieux punks tous croulants ? Vous placez ce mouvement dans une Angleterre en pleine crise et le casse à proprement parlé passe quasiment inaperçu dans ce malstrom de personnages et de flashbacks incessants.
Le  dessin est certes nerveux mais se révèle être assez moyen au final.
God save the next casse.
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La question du dimanche (5).

Après les deux questions volontairement  « polémiques » de Capitol, une petite question plus consensuelle.
Comment choisis tu tes BD ?

Pour ma part, je regarde d’abords  le nom des auteurs .Par exemple un Nury est toujours un signe de qualité.
Ensuite, c’est le dessin que je regarde, il faut qu’il me plaise.
En trois, je dirais les avis élogieux sur des sites de référence comme BD gest.
Et pour vous, c’est …….

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