L’ASSASSIN QU’ELLE MERITE – Tome 1: Art nouveau

Couv_115156.jpgPlancheA_115156.jpgDessin : Yannick Corboz

Scénario : Wilfrid Lupano

Editions Vents d’Ouest

Sortie le  22/09/2010

Prix conseillé : 13.50 €

Genre : Drame

Résumé (de l’éditeur) : Vienne, 1900. Deux riches noceurs, désabusés et cyniques portent un regard impitoyable sur ce milieu artistique viennois de la Sécession qui prétend révolutionner l’art. Un soir d’ivresse, ils font le pari de transformer un jeune homme pauvre en ennemi de la société, de le façonner à leur guise, comme une œuvre d’art vivante. Ils choisissent le jeune Victor qui passait par là. À leur côté, le jeune homme va découvrir des plaisirs insoupçonnés derrière les murs de la plus prestigieuse maison close de Vienne. Un monde de volupté et de raffinement s’ouvre à lui. Un monde dans lequel il y a la merveilleuse Mathilde. Un monde qui n’est pas le sien. Quel sera le prix à payer pour que le rêve se poursuive ?

 

Mon avis : Je dois avouer que je me suis procuré cet album suite à la lecture de l’excellent magazine (dBD) qui a classé cet album dans ses « must ».Alors qu’il vient à peine de sortir au mois de septembre, il était déjà sur les rayons de mon bouquiniste préféré…L’occasion fait le larron…De prime abord, lorsque j’ai feuilleté l’album pour la toute première fois, le graphisme n’était pas là pour me rassurer. Les décors soignés et dessinés aux traits fins tranchent par rapport à des personnages mis à l’encre avec des traits épais et appuyés, pas spécialement très esthétiques. Un peu plus de simplicité dans les traits aurait donné un ensemble plus cohérent sur le plan graphique. Encore une mise au net qui n’arrange pas le dessin original…Les couleurs sont dans les tons gris et sombres. C’est l’histoire qui veut cela mais je dois bien avouer que cela n’a pas boosté mon enthousiasme au début de la lecture. Reste le scénario. Sans être original, il s’inspire beaucoup d’une certaine littérature anglo-saxonne de la fin du  19eme siècle, début du 20eme siècle, il n’en est pas moins bien amené et l’histoire se laisse lire sans problème. C’est bien raconté, les personnages sont justes sans tomber dans la caricature. Le lecteur suit pas à pas la mise en place de la machination et de la descente aux enfers d’un jeune homme ambitieux mais pas trop futé en fin de compte. Un beau miroir aux alouettes. Cet album est en résumé de bonne facture mais pas pour autant le chef d’œuvre annoncé. Probablement une question de sensibilité. A vous de le découvrir et de vous faire votre avis personnel.

 

7,0 /10

 

Capitol.

 

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LES TUNIQUES BLEUES – Tome 54: Miss Walker

Couv_114339.jpgPlancheA_114339.jpgDessin : Willy Lambil

Scénario : Raoul Cauvin

Editions Dupuis

Sortie le  01/10/2010

Prix conseillé : 9,95 €

Genre : Humour/Western

 

Résumé (de l’éditeur) : Un nouveau médecin est arrivé au campement des Bleus : le Dr Mary Edward Walker n’est pas du genre à se considérer comme une faible femme et à se laisser marcher sur les pieds par quiconque, gradé ou pas ! Flairant la bonne planque, Blutch s’est empressé de se mettre sur les rangs pour assister le nouveau médecin à l’infirmerie. Mauvais calcul… Mary Edward Walker n’a pas du tout l’intention de le laisser se la couler douce, pour la plus grande joie de Chesterfield. Mais ce à quoi personne ne s’attend, c’est que le franc parler de Mary Edward Walker va réveiller la conscience des soldats sur les dangers réels de la guerre. Une prise de conscience qui ne fait pas vraiment l’affaire de l’Etat-Major…

 

Mon avis : Lors de ma dernière chronique des Tuniques bleues (tome 53), j’avais décrit toute ma déception. J’estimais que le traitement du scénario avait complètement raté sa cible. C’est donc avec appréhension que j’ai commencé ce 54e tome consacré au Docteur Mary Walker, un personnage qui a réellement existé. A nouveau, Cauvin plonge dans l’histoire de la guerre de sécession pour trouver une histoire avec une base véridique. Mais cette fois, l’auteur a tiré tout le potentiel du sujet pour en faire un scénario enlevé, à la sauce Chesterfield et Blutch, avec cette pincée d’humour qui caractérise la série. Cauvin nous a donc concocté un bon scénario et du coup la lecture a été facile et agréable. Lambil nous livre toujours un dessin impeccable et sans surprise. Le personnage Docteur Mary Walker bénéficie d’un dessin plus conventionnel et moins caricatural que les autres personnages, personnage historique oblige… Pour les amateurs de western et d’humour.

 

7,0 /10

 

Capitol.

 

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