Là où naît la brume

Scénario : Christian Perrissin
Dessin : Christophe Gaultier
Éditeur : Rue de Sèvres
72 pages
Date de sortie :  août 2017
Genre : chronique sociale

 

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Présentation de l’éditeur

Un road movie intimiste, dans lequel Josh affronte son passé et finit par se trouver lui-même. Josh, petite trentaine baroudeuse et tatoué, a récemment quitté la marine. Sac au dos, il trace sa route à travers la campagne de l’île de Terre-Neuve. Le climat y est rugueux, comme la vie sur place. Il part à la recherche de son père qui s’y est installé et a disparu, à défaut d’affronter ses fantômes. à moins que Ruthie-Jane, qui semble plus douée pour la vie que lui, ne le pousse à se rechercher lui-même. Mais les brumes sont tenaces en Terre-Neuve, et la route toujours tentante.

là où nait la brume, gaultier, perrissin, galopin, rue de sèvres, chronique sociale, terre neuve, voyage, dépression, introspection, 08/2017,5/10

Mon avis

De la grisaille de Fécamp au froid glacial de Terre-neuve, le ton brumeux de ce récit intiatique crépusculaire, et un peu glauque, ne quitte pas un instant les pages et finit par nous foutre le moral à zéro !

On éprouve peu voire pas de sympathie ni empathie pour ce personnage dont on dirait qu’il se complait dans sa dérive. Pas facile il est vrai de grandir et se construire sereinement quand vous avez eu un père qui vous a appris à nager à coup de rame dans la gueule ! La poisse est tombée sur Josh quasiment dès le berceau, et même peut-être avant. Josh trouvera ce qu’il cherche, et même ce qu’il ne cherche pas. Mais au final il restera le même, enfermé dans sa tristesse et se refusant le droit d’accéder au bonheur. Enfin, c’est comme ça que j’interprète ce voyage introspectif qui laisse assez peu de place à l’espoir.

Le dessin charbonneux de Christophe Gaultier contribue a enfoncer le lecteur dans une déprimante mélancolie. Tout est triste, lourd, pesant, sombre, humide et froid. De ce point de vue, on peut dire qu’il est bien raccord avec le récit. Toujours est-il que la lumière a vraiment du mal à entrer dans cet album et l’horizon semble obstinément bouché.

Sinon, le scénario est bien construit, bien équilibré, les séquences s’enchainent bien, la lecture n’est pas déplaisante, bien que très rapide, mais l’invitation au voyage habituelle chez Perrissin ne donne ici qu’une envie, celle de rester chez soi et de ne voir personne.

Un conseil quand même : si vous êtes dépressifs ou d’humeur maussade, n’ouvrez pas ce livre.

Loubrun

 

 

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