Ernesto

ernesto,delcourt,guerre d'espagne,immigrés,retirada,frontière espagnole,camps d'internement,francoernesto,delcourt,guerre d'espagne,immigrés,retirada,frontière espagnole,camps d'internement,francoScénario : Marion Duclos
Dessin : Marion Duclos
Éditeur : Casterman
160 pages
Date de sortie :  23 août 2017
Genre : Société, histoire

 

 

 

Présentation de l’éditeur:

Ernesto est un grand-père pas très bavard. Il vit à Tours, mais son accent ne trompe pas : on sait bien qu’il vient de l’autre côté des Pyrénées. Le franquisme lui a volé sa jeunesse… Ernesto tait ses blessures. Et la vie file à toute allure. L’Espagne, les oranges grosses comme des melons, les melons doux comme du miel… Un matin, tout l’appelle. Et, avec son vieux copain Thomas, le combattant pour la République prend la route. 

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Mon avis:

Je voulais lire cet album car étant moi-même fils d’immigrés espagnols – mon père, communiste, s’est retrouvé faisant son service militaire dans un bataillon rallié à Franco au début de la guerre et deux de mes oncles, condamnés à mort par contumace, s’expatrièrent en Hollande et en France –  je voulais confronter ce que je savais avec le vécu du héros Ernesto.

J’avoue avoir été un peu déçu ! Ce vieil homme qui a perdu son épouse, morte de maladie dans un camp d’internement français, vit dans des souvenirs qu’il ne raconte pas (je connais ça aussi). Les jours de sa vie s’écoulent dans un pays qui ne l’a pas voulu au début mais où il a trouvé refuge et stabilité pour sa descendance. Il décide de partir avec son meilleur ami sur la route pour revoir l’Espagne avant qu’il ne soit trop tard. En chemin il va rencontrer d’autres familles d’immigrés et chacun va parler de ses souvenirs et donner ses idées sur le pourquoi et le comment de cette horreur que fut la guerre civile espagnole. 

Le récit est plutôt chaotique et, bien que certains personnages soient assez émouvants dans leurs souvenirs d’un pays perdu, manque de précisions, comporte des erreurs de grammaire espagnole et ne fait pas assez ressentir la douleur de ces êtres. C’est un parti pris de l’auteur qui a voulu, en faisant raconter ces événements autour d’une table où se retrouvent dans des débats passionnés Ernesto et les autres protagonistes, adoucir un peu l’histoire.

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Reste la description du crépuscule de la vie de ce vieil homme, sa joie à la vue de sa gracieuse petite fille, Lucia, dont la jeunesse et la vitalité lui font occulter dans un voile grisâtre ses souvenirs douloureux. 

Le graphisme « puéril » de l’auteur, les teintes pastel choisies pour la couleur, finissent de placer l’histoire dans un contexte volontaire de réconciliation et d’oubli du passé malheureux.

 JR

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Shadow Banking T4 : Hedge Fund Blues

61Xn7RlavIL__SY346_.jpgPlancheA_310922.jpgScénaristes : Eric Corbeyran & Sylvain Lacaze

Dessinateur : Eric Chabbert

Éditeur : Glénat

Genre : Finances – Politiques

Sortie le 13 septembre 2017

 

Avis de l’éditeur :

 

Après leurs mésaventures en Grèce, Maureen et Mathieu sont plus que jamais décidés à faire éclater le scandale au grand jour : le monde doit savoir qu’une crise financière globalisée et organisée s’annonce. Mais à quel prix ? Cette vérité a déjà coûté la vie de leur ami grec Alecos et de la sœur de Skull, le hacker qui les a aidés à décrypter la clé USB contenant ces informations. À la fois traqués par la police et les tueurs à gage de leurs adversaires, Maureen et Mathieu pourraient bien être les prochains sur la liste.

Mon avis :

Ce quatrième opus de la série démarre avec le personnage de Skull (Mr Honstam), poursuivi par deux hommes de main de l’organisation de l’ombre qui cherche à le neutraliser. Sa pauvre sœur s’est faite assassinée, guise de représailles de s’être mêlé à une affaire qu’il aurait été préférable d’éviter. Suite au suicide du président d’ECB, des informations secrètes ont été révélées, tandis que D’Orval toujours dans la nature est recherché par plusieurs organisations dont notamment les polices internationales.

Skull qui a décrypté une clé contenant des informations terrifiantes pour la finance et l’économie mondiale se rend à la brigade financière de Francfort, déclinant la culpabilité de son ami D’Orval, pion d’une mise en scène, d’après ses dires.

Malgré une trame qui tente d’être fluide et efficace, le résultat de cet album est bien maigre en qualité. Certes, la première page de l’ouvrage mentionne trois termes que l’on espère voir développer durant le récit ( Hedge Fund, Banque centrale chinoise et Renminbi (devise chinoise), ce n’est que durant les quelques dernières pages que l’on sent ces informations éclore. Les différents protagonistes voyagent d’un bout à l’autre de la planète, et rencontrent de manière trop évidente leurs contacts, les effets de surprise sont téléphonés.

 

Côté dessin, même constat : classique de bout en bout. Pas spécialement décevant, mais on ne décolle pas réellement non plus. Notons que Chabbert parvient néanmoins a voir juste côté regards des protagonistes, ceux-ci sont nets et perçants.

La fin du tome lance une phrase qui espérons-le dise vrai pour la suite : « La menace actuellement invisible ne le sera pas longtemps et écrasera tout sur son passage »… Car pour le moment, on ne voit pas vraiment ces faits s’accomplir!

 

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Coq de Combat

 

 

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