
Scénario : François Darnaudet et Elric.
Dessin : Elric.
Couleur : Laure Durandelle et Elric.
Éditeur : Paquet (Kramiek).
48 pages.
Sortie : 15 juin 2016.
Genre : Aventure, jeunesse.
Résumé :
Nouvellement installée à Lagune, Hamamélis attend ses clients. Trop jeune pour être une sorcière crédible, personne ne la prend au sérieux et sa boutique de sorcellerie reste vide. Alors, elle décide de se grimer en Witchazel! Quand un mystérieux voleur se met à sévir dans les environs, elle devient la personne désignée pour trouver le coupable. Hamamélis pourra compter sur ses nouveaux amis, le chat Pristi et le Père Duchêne, pour résoudre cette énigme.
Mon avis :
C’est un nouveau chapitre qui commence dans la vie d’Hamamélis après une bien triste dispute avec sa mère. La Voilà qui part affronter la vie pour de bon, livrée à elle-même mais favorablement, et en deux temps trois mouvements, elle fait la connaissance d’un chat (Pristi) avant de faire celle d’un intrigant animal de la même race qu’elle : un mulot (le père Duchêne). Pour comprendre pourquoi j’ai employé le mot « intrigant », il faudra tout simplement se procurer cette « fable ». Pristi, comme pas mal d’autres personnages, est sympa, attachant, un peu innocent et souvent de bonne humeur. Mais, au-delà de ça, il est naïf et collant envers la sorcière. Il n’a de cesse de lui offrir des fleurs alors que ça fait partie des choses qu’elle réprouve. Ce qui ne l’empêche pas, en bronchant à peine, de les accepter. Or, si ce félin à un faible pour la mulote, un lapin commissaire dont le nom n’est pas encore connu (ce sera peut-être le cas dans le prochain tome), lui, est épris d’un coup de foudre pour la « face B » : Witchazel. Tant mieux pour l’héroïne car cet inspecteur sera d’une toute grande utilité pour résoudre une affaire de vol à cause de laquelle Pristi est emprisonné malgré lui car, comme le dit l’enquêteur, « … quand la police ne sait pas quoi faire, elle arrête un chat! ». Ce chat représente donc les minorités comme les personnes de couleur noire, d’origines maghrébines et autres.
Preuve que, sous ses faux airs de BD jeunesse, ce conte dénonce non seulement le racisme, le système judiciaire mais aussi les dérives sectaires par le moyen d’un autre capitan : la pie Lélectrique qui sera, avec certitude, une figure importante du quatrième tome à venir. À l’opposite du récit qui est lui plutôt pas mal, pas rébarbatif en matière de jeux de mots, s’il vous plaît, le dessin et les couleurs sont moyens, vieillots et pour changer, hors du style « gros pif » pour faire place au style « iris noires ». L’album fait même penser aux vieux dessins animés Disney, nécessaire pour les nostalgiques. un début de saga que j’aurais dévoré à une époque. Toutefois, la magie doit encore opérer pour que la série puisse durer et qu’on ait le loisir de dire « le sort en est jeté »!
Général
Mister Med.

Scénaristes : Arnaud Delalande & Simona Mogavino
Dessinateur : Carols Gomez
Éditeur : Delcourt
Sortie : le 22 juin 2016
Genre : Historique
Avis de l’éditeur :
Désormais mariée à Henri Plantagenêt, Aliénor s’apprête à embarquer pour l’Angleterre. Mais les derniers mois ont été terribles. Geoffroy, le frère d’Henri, prépare dans l’ombre le soulèvement de l’Anjou. Or, ce dernier bénéficie d’un allié de taille : Louis VII, roi de France, plus que jamais résolu à se venger du remariage de son ex-épouse, alors même que la guerre de succession pour le trône d’Angleterre fait rage !
Mon avis :
Machinations, trahisons, exécutions, envie, jalousie, chacun y met du sien pour accéder au trône tellement envié par tous. Les coups bas pleuvent à volonté, qu’importe les crimes et les assassinats pour réaliser l’exploit tant convoité. Ce 5ème volume se concentre sur la trahison accentuée entre la Reine de France et celle d’Angleterre.
Notons qu’une pléiade de protagonistes secondaires apparaissent, certes nécessaire au fil conducteur mais cela demande grande concentration par moments.
Graphiquement, on retiendra et s’arrêtera longuement face à certaines planches de toute beauté. Quel travail d’arrache-pied, Carols Gomez y met tout son panache. Le must demeure les animaux, travaillés à l’excellence, qu’il s’agisse d’un hibou, d’une meute de chiens partant à la chasse, ou encore leurs proies, de petits renards tout penaud, on en redemande. Mais le talent de l’artiste ne s’arrête pas à ce stade. Doué pour accentué les reflets lumineux, comme si ses dessins possédaient l’option « arrêt sur image », de sorte que l’on puisse s’exalter face à ce brillant travail.
La fin du tome laisse entrevoir une suite des plus alléchantes. Cette série tient ses promesses.

COQ DE COMBAT.
Éditeur : Paquet
Sortie : le 18 mai 2016
Prix : 16 euros – Genre : Art Book
Dessin : Francisco Ruizgé
Éditeur : Glénat
48 pages
date de sortie : juin 2016
genre : saga viticole
Paul Bernodet est l’heureux propriétaire du Clos du pré pentu, un domaine viticole réputé et très apprécié de la région Bourgogne. Un jour, pour une mystérieuse raison, Paul décide de tout plaquer et de vendre ses terres et ses biens. Géraldine Leroy-Barreyre, journaliste spécialisée, s’entretient avec lui pour connaître les dessous de cette surprenante décision. Paul promet de tout lui révéler si, en échange de ses confessions, elle enquête pour lui sur une histoire vieille de trente ans…
« C’est à vous qu’il faut mettre une muselière ! Vous avez un palais désastreux et une langue de vipère ! Votre incompétence n’a d’égale que votre étroitesse d’esprit ! »
A l’opposé des grands vignobles Bordelais, Corbeyran nous emmène à la découverte des petites parcelles Bourguignonnes qui recèlent de trésors liquides. Dans une histoire aux accents d’une dramaturgie sentimentale un peu éculés, Eric Corbeyran nous tisse une intrigue qui se laisse déguster tranquillement avec son lot de petits rebondissements. S’agissant là d’un one shot, on ne peut pas parler vraiment d’une saga familiale, mais y retrouve, outre la jolie journaliste qui sévit dans les autres séries viticoles du sieur Corbeyran, les ingrédients qui en font le succès : amitiés, haines, trahisons, coups bas … Une trame des plus classiques, bien menée, bien mise en scène pour une enquête dans un environnement plutôt agréable qui vous apprendra peut-être deux ou trois petites choses sur le milieu viticole en Bourgogne.
Pour le dessin, c’est l’Espagnol Francisco Ruizgé qui s’y colle. Déjà à l’œuvre sur la série Bodégas mettant en relief les vins espagnols, il nous livre ici un dessin réaliste de facture très classique. Les décors sont soignés, à la différence des personnages qui manquent parfois de précisions et de finesse.
Au final, cet album qui sent bon le terroir se lit comme on boit un cru moyen : aimable et gouleyant sur le coup, mais qui ne reste pas longtemps en bouche.

Loubrun

Dessin : Olivier Grenson.
Scénario : Jean Dufaux.
Editeur: Le Lombard.
Sortie : 20 mai 2016.
56 pages.
Genre : Fantastique.
Pour sauver sa fille, Niklos Koda plonge de plus en en plus profondément dans les arcanes de la magie noire. La puissance dont il a besoin est à ce prix… Celui de son âme.
« Désolée, mais je ne suis pas de passage…même si le passage reste très tentant. »
Scénario : Pascal Rabaté.
Dessin : Pascal Rabaté.
Editeur : Futuropolis.
95 pages.
Sortie : 25 aout 2016.
Genre : guerre.
Le résumé.
Juin 1940. La débâcle de l’armée française et l’exode pour des millions de civils. Les repères quotidiens ont éclaté. C’est le grand chaos. À travers le destin d’un simple bidasse, Pascal Rabaté raconte cet été de désordres et de bouleversements extraordinaires.
« Neuf mois de guerre et je n’aurai pas tiré un seul coup de feu ».
d’après le roman de Arto Paasilinna.
Scénario et dessin : Nicolas Dumontheuil
Editeur : Futuropolis
144 pages – cartonné
Parution : 25 août 2016
Thriller déjanté en zone arctique
Scénario : Kris et Bertrand Galic.
Dessin : Damien Cuvillier.
Editeur : Futuropolis.
Sortie : 15 septembre 2016.
80 pages.
Genre : espionnage, historique.
D’après l’essai de l’historien Patrick Gourlay : nuit franquiste sur Brest.
Résumé
Dimanche 29 août 1937, à Brest. Un sous-marin républicain espagnol fait surface au milieu des eaux brumeuses, en rade du port militaire. Des réparations sur l’engin sont nécessaires. Sous la houlette de l’affreux Troncoso, un commando franquiste s’organise à toute allure dans le but de conquérir le navire. Proches des phalangistes, ils savent pouvoir s’appuyer sur les fascistes locaux. La belle Mingua leur est associée. Collaboratrice de charme, elle est prête à tout pour optimiser la réussite de l’entreprise nationaliste. Mais les forces de gauche, communistes et anarchistes en tête, sont décidées à faire front et résister. « No pasaràn ! Mort au fascisme ! »
« Que voulez-vous : quelqu’un à la conversation rare, autant qu’elle ait de la gueule ».
Scénario et dessin : Etienne Willem
Éditeur : Paquet
48 pages
date de sortie : juin 2016
genre : aventure, animalier

Scénario et dessin : Thierry Murat
Éditeur : Futuropolis
date de sortie : juin 2016
156 pages
genre : western intimiste
Pittsburg, États-Unis, 1867. Joseph Wallace est photographe portraitiste et vit paisiblement et confortablement de sa passion mais sans pouvoir y apporter de fantaisie artistique. Il éprouve le besoin d’apporter de la grandeur à son art et s’engage alors à suivre une expédition dans les rocheuses, financée par le gouvernement et dirigée par le docteur Walter. Le but est d’explorer et de cartographier de nouvelles zones afin de découvrir si de nouveaux gisements d’or ou de charbon sont exploitables. Sa rencontre avec les Indiens Oglalas va modifier profondément le sens de son expédition et va bouleverser sa vie. Le voyage prendra une tournure initiatique et intimiste. Il appréhendera l’existence d’une manière plus humaniste et n’aura de cesse de mettre son art au service de l’être humain non pas pour simplement le montrer, mais pour le sublimer. Il devient alors Etunwan, « celui qui regarde ».
Thierry Murat est de ces auteurs qui sortent du lot. D’abord par ce que l’on voit en premier : son graphisme. Unique et identifiable entre tous, il est d’une puissance évocatrice quasi envoutante où l’épure et le contraste se font la part belle dans de grandes cases qui vous invitent à prendre votre temps. Le trait de Murat force à la contemplation et oblige le lecteur à ralentir son rythme de lecture. Il peut alors prendre à son compte le voyage initiatique du personnage et s’extraire du monde pendant la lecture des 160 pages de ce beau western intimiste. Et c’est là la deuxième marque de fabrique de Thierry Murat. Une narration fluide au service de récits intenses, des personnages profonds et authentiques qui souvent forcent l’admiration et vous font voyager hors du temps.
Etunwan, celui-qui-regarde, vous emmènera loin, au cœur des tribus indiennes avant que celles-ci elles ne soient exterminées par cette société américaine avide de richesse et de puissance de la fin du XIXe siècle.
Etunwan, celui-qui-regarde, c’est un grand et beau voyage initiatique à côté du quel il serait dommage de passer.

Loubrun
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