Evil Empire

cov.jpg1.jpgTome 02 : La désunion fait la force

Scénario : Max Bemis

Dessin : Andrea Mutti, Joe Eisma

Editeur : Glénat Comics

128 pages – cartonné

Parution 06 juillet 2016

Thriller d’anticipation – fable politique

Présentation :

Aujourd’hui, la campagne électorale américaine.
Demain, un empire du mal en proie au chaos.

L’opinion publique américaine est sens dessus dessous. Des suites d’un simple événement, le pays se retrouve déchiré dans un débat sur le sens du bien et du mal, et Reese Greenwood ne compte pas se taire face à ce peuple qui soutient les idées d’un homme fou. Mais jusqu’à quel point les gens sont-ils capables de prendre position pour ce qu’ils croient ?

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Ce deuxième tome fait suite à Nous, le peuple ! (chapitres 1 à 4) qu’il est nécessaire d’avoir lu sous peine de confusion. Il contient les chapitres 5 à 8, parus en 2014, tous scénarisés par le leader du groupe de rock Say Anything, Max Bemis avec Joe Esima et Andre Mutti au dessin. Avec le portrait de George Washington retouché par une fine moustache hitlérienne, le ton provocant est donné dès la couverture.

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Sans pour autant sombrer dans le malsain et le sadique gratuits, cette fable, dystopie politiquement incorrecte, dans laquelle la liberté totale de chaque individu peut déboucher sur la pire des violences nous montre une société américaine débarrassée de toute moralité. L’histoire progresse en suivant deux personnages principaux : Sam Duggins, devenu président et Reese Greenwood, la rappeuse underground. Une ligne de résistance s’ébauche lentement et un affrontement paraît inévitable. Ce volume continue à apporter son lot de surprises et de retournements de situation, de perversions sexuelles, d’orgies meurtrières, de crimes gratuits et de violence insensée. L’effet de surprise étant passé, cet opus m’a cependant paru plus prévisible.

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La terrifiante série Evil Empire se terminera dans un troisième et dernier volume (le chapitre final, le 12, est sorti il y a un an aux USA). D’ici la parution en français, nous aurons le résultat des élections américaines et nous saurons jusqu’à quel point cette vision apocalyptique du futur résonne dans la réalité.  

 

   a07-3e78901.gifDessin

a07-3e78901.gif  Scénario

a07-3e78901.gif  Moyenne

 

Le site internet des Editions Glénat : ICI

 

Skippy.

À Cheval! T.2 : Qui s’y frotte, s’hippique!

a cheval.jpga cheval t1.jpgScénario : Laurent Dufreney.
Dessin : Miss Prickly.
Couleur : Magali Paillat.
Éditeur : Delcourt.
41 pages.
Sortie : 11 mai 2016.
Genre : Humour, jeunesse.

Résumé :

Bijou, Gossbo, Flash et les autres apprennent à connaître Bella, la nouvelle jument très maladroite avec qui l’expression « tomber amoureux » prend tout son sens! Sur ce joyeux bazar, Balou, l’imposant cheval de trait débarque avec ses gros sabots! Pas sûr que ce renfort réjouisse tout le monde.

Mon avis :

Après le tome 1 qui avait pour but de présenter la bande éruptive d’équidés, qui en auront fait baver aux écuyers dès la rentrée au centre équestre, voici que l’histoire et les relations entre les personnages prennent de l’ampleur dans ce tome 2. Pour cause : deux nouvelles recrues. Une qui a tout pour plaire (Bella) excepté qu’elle porte la poisse et l’autre (Balou), un gentil animal mais sans discrétion ni délicatesse. Comme s’il n’y avait pas déjà assez de personnages aussi branquignols, dans cette histoire (rire). Effectivement, on a le paniqué à outrance Xanax, le dégueulasse Kamboui, l’hyperactif Flash, l’aboulique Smoussi, le goulafre Cookie et j’en passe! Mine de rien, c’est le seul reproche que je puisse faire à cette série : la réplétion de personnalités. Ça mis de côté, le dessin est très beau, mettant bien en évidence, en relief les expressions des personnages. Sans parler des gags qui sont plutôt marrants et qui, sans qu’on ne l’observe directement, permettent une certaine succession entre eux. Paraît-il qu’un troisième volet est en cours alors qu’on est même pas aux 2/3 de l’année! Je vous laisse imaginer dans dix ans! À cette allure-là, ceux et celles qui auront concouru à cette album feront mieux (en nombre de parutions, en tout cas. Le nombre d’exemplaires reste à voir mais vu le carton croissant, il y a de quoi être optimiste vis-à-vis de cet opus prometteur) que les géniteurs des « Vélomaniacs ». Il est irrécusable qu’avec un scénariste comme Laurent Dufreney (cliquez ici, et ), qui a collaboré avec de grands réalisateurs en faveur du cinéma comme Luc Besson sur « Arthur et les Minimoys » ou Oliver Stone sur « Alexandre » et une dessinatrice émérite comme Isabelle Mandrou alias Miss Prickly (cliquez donc), à qui on doit le dessin de la faramineuse série jeunesse « Mortelle Adelle » aux Éditions Tourbillon, excusez-moi du peu, on ne doit pas être surpris du décollage imminent de ce début de saga chevaleresque. Chers lecteurs, lectrices, expressément les plus jeunes, rendez-vous chez votre libraire. N’y aller ni au pas ni au trot, ni au galop mais au triple galop!

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a08-3e78906.gifGénéral 

 

Mister Med.

 

L’ordre d’Avalon

1.jpg003.jpgScénario : Izu

Dessin : Morgil

Editeurs : Glénat, Editions du Patrimoine, Centre des Monuments nationaux

Collection : Seinen

144 pages – broché

Parution : 06 juillet 2016

Thriller touristique soft

 

 

Présentation :

Juin 2016 au Mont-Saint-Michel, le corps du célèbre archéologue Ryo Tachibana est retrouvé, une balle dans le coeur et un médaillon celtique dans la poche. Face à une gendarmerie dans l’impasse, l’historien Nicolas Quintin et la gendarme Clotilde Dumont mènent leur propre enquête. Une enquête qui les conduit sur la piste d’une étrange société secrète qui œuvre pour la résurrection du roi Arthur : l’ordre d’Avalon…

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Partant d’une simple histoire de meurtre, L’ordre d’Avalon plonge le lecteur dans une aventure où se mêlent les mythes arthuriens, l’histoire des prisonniers du Mont-Saint-Michel et des problématiques écologiques !

 

 

Mon avis :

Après une enquête sur fond de légende avec Mont tombe – La dernière légende du Mont-Saint-Michel, Izu remet le couvert avec L’ordre d’Avalon. Mêmes personnages principaux et même trame narrative. Le scénario, très convenu, arrive à bien gérer quelques scènes d’action très bien synchronisées. L’intrigue fait surtout la part belle aux aspects historiques et légendaires qui nimbent Le Mont-Saint-Michel de mystères.

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Les dessins des décors sont souvent réalisés à partir de photos et restent très agréables à regarder. Les références sont d’ailleurs citées en fin d’album. Un petit dossier informatif clôture l’ensemble. Avec près de deux millions et demi de visiteurs chaque année, le Mont-Saint-Michel est un site touristique de premier plan et ce manga à la française devrait toucher un large public fasciné par la magie du lieu.

 

  Dessin

  Scénario

  Moyenne

 

Le site internet des Editions Glénat : ICI

Le site internet des Editions du Patrimoine : ICI

Skippy.

Love X Dilemma Tome 1 & 2

Auteure : Kei Sasuga.
Editeur : Delcourt /Tonkam.
Sortie : 6 juillet 2016.
192 pages.
Genre : Shonen.

Le résumé.
Natsuo, lycéen, est secrètement amoureux de Hina, pétillante prof d’anglais qui a beaucoup de succès. Lors d’une soirée, il va rencontrer Rui, une fille peu sociable avec laquelle il va coucher. Peu de temps après, son père lui annonce qu’il va se remarier avec une femme ayant deux filles… qui ne sont autre que Rui et Hina ! Sa vie va devenir un véritable enfer…

« Vu que tout le monde me vanne depuis ce matin.Je m’efforce à essayer de me recoiffer… »

Lire la suite « Love X Dilemma Tome 1 & 2 »

Peacemaker T15

2PaJcGHblvD6tlQxe-MXwha4ljo.jpgAuteur : Ryouji Minagawa

Éditeur : Glénat

226 pages – Seinen

Sortie : le 29 juin 2016

Genre : Western apocalyptique

 

Avis de l’éditeur :

Désormais Crimson Executer, Cole se retrouve face à la société Zora. Cette dernière dépêche la troupe de Bosz Barreto pour mettre un terme définitif à l’ambition de Crimson.
C’est l’heure pour les vétérans, les génies et les malfrats des deux organisations de s’entre-tuer. Seulement, il n’y aura qu’un seul vainqueur !

Lire la suite « Peacemaker T15 »

24 Heures du Mans – T.2 : 1968-1969 : Rien ne sert de courir…

24h du mans.jpg24 ha du mans d.jpgScénario : Youssef Daoudi.
Dessin : Christian Papazoglakis et Robert Paquet.
Couleur : Tanja Cinna.
Éditeur : Glénat.
48 pages.
Sortie : 8 juin 2016.
Genre : Historique, automobile.

Résumé :

En 1968, les événements de mai ont également des répercutions sur les compétitions sportives, le rendez-vous sarthois est ainsi repoussé au mois de septembre. Cette même année avec un règlement qui lui est plus favorable, Porsche est en tête du championnat du monde des constructeurs à la veille de la course, mais Ford, qui reste sur deux victoires au Mans sait que tout est encore possible! L’année 1969 voit encore Ford aligner ses vénérables GT40. Mais le géant américain se positionne clairement comme un outsider face à l’armada Porsche, sans compter que Jacky Ickx, son meilleur pilote, part bon dernier pour protester contre une procédure de départ qu’il estime trop dangereuse. Mais les 24 Heures du Mans nous offrent toujours leur lot de surprises et cette année-là en sera particulièrement riches!

Mon avis :

Attiré par le dessin depuis sa plus tendre enfance, Youssef Daoudi fait cependant d’abord carrière dans la publicité avant de décider de tenter de devenir auteur de bandes dessinées professionnel à l’âge de 34 ans. Comme quoi, il n’était pas trop tard. Une rencontre avec le scénariste Philippe Bonifay lui permet de réaliser son objectif : ils créent ensemble chez Casterman la « Trilogie noire », adaptation du cycle de romans du même nom de Léo Malet. Il signe ensuite « Mayday », un thriller sur une enquête sur les accidents aériens. Passionné d’automobile, il participe en 2012 à la collection « Plein gaz » de Glénat consacrée à ce thème avec l’album « Ring » et « Sebring 70 ». En 2014, avec Tripoli, il s’intéresse à l’épisode historique méconnu de la Guerre de Tripoli qui opposa les jeunes États-Unis aux États du Maghreb, au début du XIXe siècle. Ses compagnons Christian Papazoglakis et Robert Paquet, eux, se rencontrent au studio Graton où ils contribuent aux aventures de « Michel Vaillant », ils se sont affirmés en quelques albums comme des spécialistes du dessin automobile. Ce sont des habitués, eux aussi, de la collection « Plein Gaz » pour laquelle ils ont collaboré sur « Chapman », « Alpine », « Ayrton Senna » et, dernièrement, « Les 24 Heures du Mans ».

Cette BD nous replonge à l’époque où, en 1968, le départ des voitures dans le style « Le Mans », bien que le plus spectaculaire puisque les pilotes se précipitaient en courant vers leurs voitures placées en épi sur le côté opposé, a été remis en cause à la suite de l’accident de Willy Mairesse, dû probablement à une portière mal fermée de sa Ford GT40. En effet, pour gagner du temps, les pilotes s’élançaient et rognaient sur les règles de sécurité, ce qui faisait que le premier pilote du relais n’attachait pas toujours son harnais. L’année suivante, pour marquer son opposition à ce type de départ, Jacky Ickx avait traversé la piste en marchant et s’était élancé en dernier. Ce récit nous raconte aussi quelles ont été les conséquences, lors de l’une des trois courses les plus prestigieuses au monde et qui avait battu son record de téléspectateur (400 000), de la tactique hors du commun mise en place par cet intrigant pilote Belge ayant eu des répercussions très positives mais à la fois tristement légitimes. Les personnages sont assez sérieux avec deux Jacky (le nom de famille de l’autre est Oliver, le fieffé pilote Britannique) que tout oppose sauf le sport automobile, platement. Les dialogues ne sont pas du tonnerre et le dessin est à la hauteur de l’événement. C’est juste que les personnages sont un petit peu trop inertes. Néanmoins, les voitures de cette période sont singulièrement bien reproduites, dignes d’électrisés de bolides. En s’intéressant à cet événement, prenons note que ce coup de crayon ne se frotte pas à la pole position.

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a07-3e78901.gifGénéral 

Mister Med.

Un regard par-dessus l’épaule

cov.jpg4.jpgScénario : Pierre Paquet

Dessin et couleur : Tony Sandoval

Editeur : Paquet

Collection : Calamar

Parution : 22 juin 2016

86 pages – cartonné

Récit de formation

 

Présentation :

Pepeto, onze ans, voit son monde complètement bouleversé quand il se retrouve aspiré à l’intérieur des murs de sa propre maison, apparemment pris au piège dans un endroit étrange et surréaliste. Comme il cherche un moyen de sortir, il découvre une myriade de personnages étranges, intrigants et effrayants, qui en fin de compte le conduisent à accomplir le plus grand voyage de tous : grandir.

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Mon avis :

Paru initialement en 2010, Un regard par-dessus l’épaule réapparaît aujourd’hui dans un nouveau format. L’album avait été apprécié par Capitol et vous retrouverez sa chronique ICI. Ce qui fait l’actualité de ce titre, c’est le fait qu’il a été traduit en anglais et publié aux USA par Magnetic Press sous le titre A glance backward et qu’il est nommé pour le Prix de la meilleure BD étrangère (Best U.S. Edition of International Material) aux Eisner Awards à la Comic Con de San Diego (Californie), la plus haute récompense pour les comics aux USA et qui s’est achevée cette nuit. Par ailleurs, Tony Sandoval est également nommé comme Meilleur illustrateur/artiste multimedia (Best Painter/Multimedia Artist). Une reconnaissance internationale pour cet auteur dont les livres sont traduits en pas moins de 7 langues.

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Ni l’album ni Tony Sandoval n’ont été récompensés, mais le fait de figurer dans la sélection finale est déjà une consécration en soi.

 

Le site internet des Editions Paquet : ICI

Le site internet de Comic-Con International et les résultats des Eisner awards : ICI

Skippy.

Les chroniques courtes (104):Les super Sisters T02,La cité des esclaves T8,Marvel saga n°1(3e série)

Les super Sisters T02 : contre Super Clones.
super sisters t2.jpgsupersisters.jpgDessinateur : William.
Scénariste : Cazenove Christophe.
Editeur : Bamboo.
Sortie : juin 2016.
46 pages.
Genre : humour.
Quand le danger menace et que les Super Sisters s’en mêlent, ça ne rigole pas ! Enfin, si, ça rigole mais ce n’est pas fait exprès.
Les Sisters, c’est déjà un énorme succès alors je ne vous dis pas les Super Sisters.
J’ai pu le constater plusieurs fois, cette série ou ses dérivés, c’est imparable chez les jeunes filles. Pas besoin d’un long discours, elles adorent. Marrant, imaginatif, flashy, pimpant et surtout super Girly, c’est ça les Super Sisters!

a09-3e78912.gif Global.

Gaëlle +Samba.
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