Très gros site , vous le mettrez vite dans vos favoris, c’est hyper complet .De très nombreux dessins d’actualité,illustrattions, interview, bio, fonds d’écran…bref, une véritable mine d’or.
MAUDIT MARDI – Tome 1.
Editions Sandawe
Sortie : 24/08/2011
Prix conseillé : 15,00 €
Genre : Fable fantastique/Roman graphique
Résumé (de l’éditeur) : Venant d’enterrer ses parents, Achille, un homme
d’une quarantaine d’années, aime s’asseoir sur la plage en contrebas de sa maison et regarder passer les bateaux qui filent au loin. À tel point qu’un soir, il s’endort dans sa chaise, les pieds bien plantés dans le sable. Mais au réveil, impossible de bouger : durant la nuit, il a littéralement pris racine. Une mouette vient à sa rencontre, alors qu’une immense tempête est sur le point de s’abattre sur la région. Cette mouette, dotée de la parole, apprend à Achille quel jour de la semaine il va mourir : un mardi. Heureusement, nous sommes mercredi. Mais l’eau commence à envahir et inonder toute la plage. Si la mouette a dit vrai, Achille a intérêt à se déraciner au plus vite, afin de ne pas périr noyé. Il semble donc être temps pour lui d’arrêter de passer son existence à regarder filer les bateaux…
Mon avis : Voici le troisième album publié par les éditions Sandawe et ses 170 « édinautes » qui ont financé sa sortie de presse par la technique du « crowdfunding ». Les lecteurs sont actionnaires de cette aventure éditoriale. Vadot est à l’origine un dessinateur talentueux de presse en Belgique (l’Echo et la Vif/l’Express). Histoire en un tome au départ, l’album a très vite trouvé ses fonds et est devenu dans la foulée un projet de diptyque. L’auteur nous livre un graphisme très personnel où le trait est bien gras et un peu brut. Les couleurs sont éclatantes et bien personnelles. Cela nous donne un dessin agréable et tout à fait reconnaissable entre tous. Il s’agit d’une histoire un peu déconcertante où se mêlent la fable fantastique et l’introspection intérieure, le réel et l’inconscient, le rêve et la réalité. Achille, le personnage principal, sait qu’il va mourir un mardi et qu’il est donc indestructible les six autres jours de la semaine. Voilà l’idée de départ de l’album qui m’a accroché de suite et qui garde tout son mystère à la fin du premier tome. J’ai apprécié cet album atypique et j’attends avec impatience la suite prévue en 2012. Cet album sans concession et très original va en déconcerter certains et en ravir d’autres. Il ne laissera pas indifférent et les avis seront très tranchés. C’est peut-être pour cela qu’il a pu être publié chez Sandawe et non chez un éditeur ordinaire. Il s’agit d’un fameux pari sur l’avenir qui semble avoir atteint son premier objectif : faire parler de lui ! L’accueil en librairie semble excellent et l’album vient d’être repris dans la première sélection des 125 meilleures BDs de l’année 2011 pour le Grand Prix de la critique de la Bande dessinée (ACBD). 125 albums sur 5000 sorties, c’est déjà pas mal ! A découvrir d’urgence chez votre libraire ou sur Sandawe.com.
Graphisme : 8,0/10
Scénario : 8,0/10
Moyenne : 8,0/10
Capitol.
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SPIROU ET FANTASIO – Tome 52: La face cachée du Z.
Dessin de Yoann – Scénario : Vehlmann
Editions Dupuis
Sortie : 21/10/2011
Prix conseillé : 10,45 €
Genre : Aventure
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Shi Xiu T1:face à face.

Auteurs: Meylaender et Qing Song
Editeur :Les éditions Fei.
Sortie :10/2011
Canton, 1801
La veille de son mariage avec un notable, l’envoûtante Shi Xiu est enlevée d’un bordel par le capitaine Zheng Yi venu piller la ville. Ce jour-là, la prostituée voit s’envoler sa seule chance de rallier la bonne société cantonaise.
Prisonnière du terrible loup des mers et de sa gigantesque flotte de pirates, sa beauté et sa finesse d’esprit sont désormais ses seuls atouts pour sa survie…
Mer de Chine.
Vous aurez peut être la même réaction que moi quand André m’a passé cette BD : mais c’est quoi ce truc aux éditions machin chose.
J’étais très septique donc en ouvrant cette BD retraçant la vie d’une légendaire pirate du monde asiatique.
Bon, on commence la lecture et ça commence fort, ça gicle et le vocabulaire est fleuri. Très vite, on fait connaissance avec une autre très jolie plante, Shi Xiu et là… le charme agit (l’effet Impulse peut être). L’héroïne a de la répartie, un brin malicieuse et téméraire, elle me plait en d’autres termes (pas Yves). En plus comme l’histoire est bien rythmée, on ne s’ennuie nullement … je me suis même amusé car les joutes verbales sont savoureuses à suivre. Et comme le dessin est de bonne facture, en voilà une agréable surprise ;
Cette série est prévue en 6 tomes (ils n’ont peur de rien chez Fei) . Pour ce tome 1, vous apprendrez comment une putain a pu devenir l’épouse d’un célèbre pirate.
Scénario :8/10
Dessin :8/10
Global.
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3 BD à gagner

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Freakangels Volume 3

Auteurs: Ellis, Duffield.
Editeur: Le Lombard;
Sortie : 02/2011.
Jack the ripper.
À peine les FreakAngels ont-ils ouvert les portes de Whitechapel aux rescapés de l’apocalypse que, déjà, l’un d’eux s’est mis en tête de perpétuer la sinistre légende de ce quartier londonien en marchant sur les traces de Jack l’Éventreur ! Alors, tandis que ses « frères » s’échinent à organiser cette nouvelle vie communautaire, Kait mène l’enquête, bien déterminée à faire régner l’ordre. Il y a longtemps, les FreakAngels avaient commis l’erreur de laisser vivre Mark. Quel sera leur choix cette fois-ci ?
L’ennemi intérieur.
Autant le dire tout de suite, ce volume 3 est celui qui m’a le moins captivé. Alors que je m’attendais à voir comment la nouvelle société des Freakangels allait s’en sortir surtout du point vue organisationnel et technique, on joue plus la carte du thriller avec un meurtre mystérieux. En plus l’ennemi vient aussi bien de l’extérieur que de l’intérieur. Ensuite, les « pouvoirs » se déchainent et on pourrait presque finir l’album par cette phrase mythique « Houston, on a problème ».
Par contre, le dessin gagne en dynamisme et on remarque une belle amélioration surtout dans les scènes d’actions.
En pondant cette chronique, je me dis que mon appréciation est surtout influencée par les « freakangels » ayant le bon rôle dans chaque album. Ici, Kait et Luke ne sont pas pour moi les plus intéressants à suivre. Je préfère de loin les personnalités plus complexes comme Arkady ,Connor, KK ou Sirkka.
Il n’empêche que l’effet série marche à fond et qu’il me sera impossible de ne pas continuer cette série pour connaitre la suite.
Scénario 6.5/10
Dessin 7/10
Global.
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Le secret de Mohune T1 à 3.

Auteurs : Rodolphe et Hé
Editeur : Delcourt.
Sortie : 04/2010.
La crypte.
Sur les rivages de l’Angleterre du XVIIIe siècle, Jim, orphelin recueilli par sa tante, cherche à percer les mystères qui hantent Moonfleet, village entre terre et mer. Au cours d’une échappée nocturne, le garçon se retrouve piégé au sein de la crypte de l’église dans laquelle reposent les cercueils de la famille des Mohune. Débute alors pour Jim et sa jeune amie Mary une incroyable aventure.
Tous au bar.
Cette série est un reliquat de l’expérience malheureuse de Robert Laffont dans le monde du 9e art. Initialement cette BD était sortie sous le nom de Moonfleet en 2007. Il s’agit d’une libre adaptation d’un roman « les contrebandiers de Moonfleet » et du film du même nom avec Stewart Granger. Le lecteur suit à travers 3 albums, le destin assez tragique de Jim, un adolescent pris par le tourbillon de l’aventure et surtout de la mésaventure. C’est une sorte de road movie médiéval au rythme assez élevé. Le tempo est tellement haut que pour le 3e opus, la fin est expédiée à vitesse v v’. C’est d’ailleurs une caractéristique de cette série : la rapidité de l’histoire tout comme votre temps de lecture qui approche les 20 minutes par album. Sinon, vous boirez du petit lait si vous aimez ce genre d’histoire alliant recherche de trésor, malédiction, milieu maritime et destin tortueux. Pour illustrer cette épopée digne des misérables, c’est un spécialiste des secrets qui s’en occupe : Hé a en effet participé à Secrets bancaires. Un dessin réaliste plutôt à l’aise dans ce milieu mystérieux de la « Bretagne » du 18e siècle.
Au final, une lecture plutôt agréable et fluide mais une conclusion précipitée qui joue énormément sur mon appréciation globale
Dessin : 6.5/10
Scénario : 6/10
Global.
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Under tome 2, « Goliath »

scénarisé par Christophe Bec, dessiné par Stefano Raffaele, et paru aux éditions du Lombard. Fin de diptyque (et « fin tout court »).
Mon résumé :
Dans les égouts crasseux de Mégalopol,
On trouve de tout :
Un Jéricho à la triste dégaine, ancien flic d’en haut
Chasseur d’araignées irakiennes et de leur reine
De plusieurs mètres de haut ;
Des corps flottant sur l’eau avec de vilaines bébêtes
Sous la peau, voire complètement « carbos »,
Des crocodiles géants et des serpents super gros ;
Ainsi que des « parias », organisés en « clans »
Dont certains pas très amicaux (même avec les rats)
Qui vous trouent la peau avant de vous laisser
Pour mort, au fond de l’eau…
Mais certains pour votre bien vous en sortent de cette eau.
Et avec Jéricho et la « Sewer police » pour escorte
Vous débarrassent in fine les égouts des cloportes,
Ces araignées du désert aussi appelées
« Whites Ladies », dévoreuses de chairs mortes…
Et aussi, en plus de pactiser avec un maire
Pas si débonnaire, aimant épier sous sa secrétaire,
A Mégalopol, ce qu’il ne faut surtout pas faire
C’est laisser votre fils traîner hors de l’école…
Pour qu’il s’y rende intrigué et n’en sorte plus
De cet enfer sous coupole !…
Mon avis :
De retour après quelques mois d’abstinence (^^) et pour l’occasion, un résumé un peu poétique pour ce tome 2 dont les grosses différences avec le 1er sont une plus grande densité scénaristique et beaucoup d’action. En revanche, les fils narratifs sont ici plus nombreux et comme c’est un album qui clôt la série, même en 52 planches, on s’y sent un peu à l’étroit… Vous me direz : c’est peut-être que tout simplement les égouts m’oppressent ???… Certainement même !! Enfin voilà, j’ai trouvé ce tome un peu moins linéaire que le précédent. Par contre, niveau « explosions » et tripailles en tous genres, çà y va très sérieusement ! L’ami Bec maîtrise le genre fantastique/horreur avec brio et Stefano Raffaele, avec ses encrages hyperréalistes dignes d’un bon film style « Mimic » (qui se passait aussi dans les égouts), donne littéralement « corps » à toutes ces abominations ! L’araignée géante est à ce titre une pure merveille… et que dire de l’arrivée dans la « nurserie » des araignées ? Une belle horreur çà aussi ! Bref, on s’y sent presque comme chez soi dans cette bd ! (Rires) Comme quand on regardait un bon film de Carpenter à la TV, en plein Halloween… ça se perd de nos jours !
Alors en fin de compte je préfère largement Bunker et Pandémonium du même Bec, plus ambitieuses à mon sens, mais Under est une digne série B qui ne démériterait pas à l’écran !
J’aurais tout de même aimé un tome en plus, histoire d’étoffer certains personnages ainsi que le background des parias, leur univers, relations, codes, etc. Mais la série se termine là et c’est ma foi pas plus mal… Marre des rallonges !
Ma note : 8 au 1er, 7 au second, donc 7,5/10 pour la série. Une bonne note d’ensemble et un achat sans risque pour les amateurs de huis clos et d’arachnides ! Ici, des solifuges balancés dans les égouts et qui bénéficient d’un petit dossier en fin d’album, où on peut lire toutes les légendes qui courent (toujours) à leur sujet !
Bon frisson
Nicolas
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Solanin.

Auteur: Inio Asano.
Editeur: Kana
Sortie:11/2007
Travailler c’est trop….
Meiko qui exècre son boulot de secrétaire d’une grande entreprise, vit depuis un an avec Taneda, illustrateur occasionnel pour un magazine, et guitariste amateur. Très cynique, la jeune femme n’envisage pas l’avenir de manière positive et entrevoit même la possibilité de « sortir du circuit » en donnant sa démission. Ses amis, Jirô et Katô, ressentent également un malaise quand ils songent à leur avenir.
Vivre à Tokyo.
Je suis devant mon écran et je me demande comment je vais pouvoir vous retranscrire mon ressenti sur ce manga social. J’ai dans la tête plein de qualificatifs, de sentiments qui se bousculent dans tous les sens. Au début, j’ai eu l’impression de lire une dissertation sur le mal vivre d’un groupe de jeunes marginaux. On s’interroge sur le sens de la vie, c’est quoi la liberté, le bonheur ? Je me dis à ce moment que ces doutes et ces inspirations devraient bien plaire à un lectorat de 15 à 25 ans mais qui seraient bien futiles pour les anciens. J’aurais facilement parlé d’appréciation générationnelle à cet instant. Je continue la lecture qui prend de plus en plus le courant d’un bon spleen. Je m’entends dire que ça foutrait bien le cafard à tout le monde cette lecture. En plus, je déconnecte parfois complètement quand on aborde les japonaiseries. Mais il y a aussi ces moments de grâce et d’émotion qui vous touchent au plus profond de votre être . Et un dessin qui réalise cette prouesse est fatalement un très bon cru . La force d’un regard, d’un silence ou d’une attitude est magistralement bien rendue. C’est indéniablement un diptyque qui m’a marqué par sa sensibilité (parfois très féminine d’ailleurs) , sa simplicité et sa mélancolie (qui peut être communicative ). Bref, une lecture marquante mais aussi perturbante qui devrait plaire aux personnes sensibles .
Mais où mon ami André est il allé pécher ce truc là ?
Graphisme :8/10
Scénario :7/10
Global
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