INTERVIEW DANY (1ere partie)

DANY: Un dessinateur voyageur et flamboyant…

Vendredi 8 mars 2013, Foire du Livre de Bruxelles.Dernier rendez-vous de la journée avec une star de la BD franco-belge: DANY. Il est très occupé et en retard sur son planning! Nous décidons donc de faire l’interview pendant sa séance de dédicaces. Alors qu’il répond  sans langue de bois à mes questions, j’ai tout le loisir de contempler sa technique de dessin.C’est avec une facilité déconcertante qu’il distille  des « Lynche » et autre pin-ups à ses admirateurs.Un grand moment…

 

SambaBD : Votre dernière grosse sortie, c’était « les guerrières de Troy Tome 1 », c’était déjà en 2010 !

Dany : Et oui ! Oui, oui, oui , je sais…Vous retournez le couteau dans la plaie !

SambaBD : Qu’est ce que vous avez fait pendant tout ce temps là jusqu’à maintenant ?

Dany : Ca commence fort, cette interview ! (rires !). Mais je suis content que vous posiez cette question. Très bonne question ! En fait, depuis que j’ai terminé ce tome 1 des guerrières de Troy, j’ai beaucoup voyagé. J’ai fait aussi beaucoup de dessins publicitaires,  des albums à l’étranger, notamment en Turquie. On a l’impression que je ne fais rien ! Ce n’est pas du tout vrai…

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Publicité Citroen C4 avec Olivier Rameau (copyrights DANY)

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ALIX – Tome 32: La dernière conquête.

1304212107220001.JPG1304212048490001.JPGDessin : Marc Jailloux – Scénario: Géraldine Ranouil

D’après Jacques Martin

Editions Casterman

Sortie : 24/04/2013

48 pages

Prix conseillé : 10,95 €

ISBN : 9782203017252

Aventure, Histoire, Antiquité, Rome.

 

 

Résumé (de l’éditeur): À Rome, la guerre civile est sur le point d’éclater entre Pompée, le général qui administre Rome depuis des années et son rival César, qui vient tout juste de rentrer de Gaule en conquérant victorieux, auréolé de gloire. La balance du pouvoir s’apprête à changer de camp…
Mais l’ambitieux César, à qui l’on prête le projet de transformer la république en Empire, ne veut pas se contenter de ses conquêtes occidentales. Fasciné par l’Orient, il confie une mission secrète à Alix : trouver et rapporter l’anneau réputé magique du plus grand conquérant que l’Histoire ait connu, Alexandre.

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1304212050370001.JPGMon avis : Casterman s’est fixé une priorité, elle s’appelle « Alix ». En collaboration avec le comité éditorial chargé du suivi de l’œuvre de Jacques Martin, Casterman a décidé de recadrer la série. Après le lancement réussi de la série spin off « Alix Senator », c’est la série principale qui a droit à un petit lifting. Marc Jailloux a été intronisé comme le successeur officiel de Jacques Martin. Il faut bien dire que les derniers albums étaient d’une qualité fort inégale en fonction des dessinateurs et scénaristes qui se sont succédés. Marc Jailloux a fait ses premières armes avec Gilles Chaillet, formé lui-même par Jacques Martin. Ensuite, il est adoubé par le maître lui-même et réalise le tome 4 de la série Orion intitulé « Les Oracles ».L’album impressionne et est très bien reçu par le public, ce qui va lui mettre le pied à l’étrier. Il est choisi maintenant pour reprendre la série principale. Marc Jailloux décide de s’inspirer du dessin de Jacques Martin mais plutôt celui des « Légions perdues », considéré comme l’âge d’or. Alix est encore dessiné comme un jeune homme et n’est pas encore un homme mûr comme ce fut le cas dans les derniers albums dessiné par Jacques Martin.

Le résultat est à mon avis d’un excellent niveau. J’ai eu l’impression de retrouver au point de vue graphique le dessin des grands moments de la série. Le lifting est donc réussi.

Au niveau du scénario, il a été fait appel à Géraldine Ranouil qui a proposé son premier scénario d’Alix à Casterman. Il fut assez convainquant que pour emporter l’accord des décideurs. Il s’inspire de faits historiques (Alexandre le Grand, le passage du Rubicon par César,…) pour développer un voyage vers l’Orient à la recherche du trésor d’Alexandre le Grand. C’est bien écrit, c’est enlevé et je ne me suis pas ennuyé une seconde à la lecture.

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Le résultat global est assez bluffant et j’ai retrouvé un « vrai » album d’Alix. Casterman y croit et j’en veux pour preuve que l’éditeur de Tournai a fait pour l’occasion un magnifique et luxueux dossier de presse d’une vingtaine de pages. Un futur collector…

On y apprend également que Jailloux travaille déjà sur un prochain album qui sera intitulé « Britannia ». L’histoire racontera la conquête de l’Angleterre par César…

Alix repart du bon pied, excellente nouvelle.

Liens vers le site de l’éditeur Casterman : ICI.

 

Graphisme :      8/10

Scénario :        8/10

Moyenne :        8/10

 

Capitol.

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CORPUS CHRISTI – Tome 1: Le secret des Papes.

1304201109280001.JPG1304201130470001.JPGDessin : Eric Albert – Scénario: Maingoval

Editions Sandawé

Sortie : 24/04/2013

48 pages

Prix conseillé : 11,95 €

ISBN : 9782930623092

Aventure, Action.

 

 

Résumé (de l’éditeur): Thomas Bellec découvre le corps momifié du Christ à Pétra (Jordanie). Une plaquette en araméen semble authentifier ce corps. Mais la preuve finale se trouve depuis 2000 ans dans un coffre du Vatican. Chaque pape, au moment où il accède à la magistrature suprême, se voit révéler le secret ultime. Le Vatican essaie de persuader Thomas de ne pas diffuser l’information de cette découverte, afin de ne pas perturber des millions de croyants. Pendant que Thomas hésite, Nena Kirsten, qui a appris la nouvelle par Bruno, révèle la trouvaille à quelques personnes.

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Mon avis : L’éditeur Sandawé le signale directement. « Corpus Christi » n’est pas une nouvelle bande dessinée ésotérique ! A la lecture de cet album, je peux en effet vous le confirmer, reste cependant à voir ce que les tomes suivants nous proposeront au niveau du scénario. Cette bande dessinée me fait plutôt penser à la série « Le Triangle secret » en bande dessinée ou à un « Indiana Jones » au cinéma. Un archéologue découvre un corps qui s’avère être le corps du Christ. La nouvelle va amener pas mal de gens à vouloir récupérer le corps pour des raisons diverses et pas toujours philanthropiques. De l’action donc, une intrigue, des rebondissements.

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Au niveau du dessin, cela tient la route. C’est agréable à lire. Les couleurs sont très bien réalisées par contre je trouve que l’encrage manque un peu de relief. La mise au net est faite de traits fins et parfois on aurait préféré un peu plus de diversité dans les traits qui sont trop uniformes. C’est mon seul bémol du point de vue graphique.

Pour le scénario, on peut retrouver plein de sources d’inspiration. On ne peut pas dire que ce scénario soit révolutionnaire, mais dans le genre, il joue bien avec les éléments de l’intrigue et permet à l’histoire d’avoir une cohérence, de mener le lecteur à bon port tout au long de la lecture de l’album.

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A noter que cet album a une prise directe avec l’actualité récente à savoir la démission du Pape Benoît XVI et l’élection du Pape François. Est-ce un heureux hasard ? Oui mais je pense que les auteurs ont dû en profiter pour remanier rapidement certaines planches. Le Pape de l’album ressemble du point de vue physique furieusement au Pape François. Les auteurs et l’éditeur ont donc voulu profiter de l’actualité pour faire un peu monter « la mayonnaise ». La preuve par la bande annonce remaniée que vous pouvez trouver sur l’adresse suivante : ICI.

Autre spécificité de Sandawé, l’éditeur permet à l’acheteur de l’album de télécharger gratuitement le scénario original ainsi que le storyboard sur un site dédié à l’aide d’un code. Très bonne initiative !

Cet album devrait plaire à un public très large. Pour ma part, j’ai pris beaucoup de plaisir à lire cet album qui, sans être exceptionnel, est de très bonne facture.

Liens vers le site de l’éditeur Sandawé : ICI.

 

Graphisme :      7,5/10

Scénario :        7,5/10

Moyenne :        7,5/10

 

Capitol.

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DOG FIGHTS – Tome 3: Hallali.

Couv_170104.jpgPlancheA_170104.jpgDessin : Fraco – Scénario: Régis Hautière.

Collection Cockpit

Editions Paquet

Sortie : 03/04/2013

48 pages

Prix conseillé : 13,50 €

ISBN : 9782888903536

Aventure, Polar, Aviation

 

 

Résumé (de l’éditeur): À New York, Paddy, Isaac et Tonino rencontrent de plus en plus de difficultés. Intimidation, menaces, enlèvement… Toute la ville semble s’être donné le mot pour les contraindre à mettre un terme à leur enquête. Dans le Pacifique, Gas et Sulfato ont, eux aussi, leurs problèmes : tension nerveuse, doute, découragement… Le danger et la mort font maintenant partie de leur quotidien. Mais Isaac n’a jamais laissé tomber une enquête et Sulfato refuse d’abandonner si près du but. Alors, quand vient l’heure de l’action, chacun oublie ses peurs, fait taire ses remords et se prépare pour le grand final…

 

 

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Mon avis : Je viens de recevoir en direct de chez Paquet le tome 3 de « Dog fights », un album de la collection Cockpit. Je ne m’étais pas lancé dans cette série, elle me semblait détonner dans la collection cockpit et j’avais peur de tomber dans une série d’humour un peu potache ayant pour arrière fond l’aviation.

1304212146440001.JPGNe reculant pas devant la tâche, je me suis mis en route pour me procurer les deux premiers tomes, histoire de comprendre quelque chose au scénario car il s’agit d’une série en 3 tomes. Ce ne fut pas trop difficile de se les procurer. La libraire m’a attiré l’attention en me disant : « le tome 3 vient enfin de sortir, il était temps ! » Le tome 2 était sorti en effet en Août 2007, près de 6 ans d’attente ! Seul l’éditeur pourra nous dire pourquoi…

Me voilà donc en train de lire les 3 albums dans la foulée, en rafale. Analyse…

Le dessin est maîtrisé dans un style rond, plutôt humoristique au premier abord. J’ai apprécié les mimiques des personnages, bien typés. Ils ont des « gueules »… Le dessin est efficace. Les couleurs un peu « flashy ». Les avions sont dans le style  « customisés ». Ce n’est pas du Hugault mais cela reste très bien dessiné et très plaisant.

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Au niveau du scénario, il s’agit d’un vrai polar qui a pour arrière-fond une télé-réalité qui consiste en une compétition d’avion de type à l’australienne. Tous les coups sont permis. L’événement est très médiatisé et au top des audiences. Mais cela s’avère être le départ d’une grosse magouille…Va suivre une vraie enquête par le bureau de détectives privés Lindberg (sans H et tout un programme !)

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Une petite série sympa au final, bien mieux que ce que je craignais au départ. Mais, elle sera probablement pénalisée par les sorties chaotiques et espacées. La série et l’histoire se terminant avec ce troisième tome, profitez-en pour lire les trois tomes à la suite. Paquet va-t-il nous sortir le coffret avec les trois tomes ? Chiche !…

Liens vers le site de l’éditeur Paquet : ICI.

 

Graphisme :      7,5/10

Scénario :        7,5/10

Moyenne :        7,5/10

 

Capitol.

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Les petites chroniques (9)

En Scène !

01.jpg02.jpgDe Raina Telgemeier sorti en mai 2013 chez Akiléos.

Callie adore le théâtre et saute sur l’occasion quand une production est lancée à son collège. Elle s’inscrit en qualité de décoratrice, déterminée à faire un spectacle digne de Broadway… Et quand des frères jumeaux beaux comme des dieux débarquent, les choses deviennent encore plus folles.

J’ai eu l’impression de voir une série TV  se déroulant dans un collège US  .Mes rêves, mes emmerdes et mes déboires avec les mecs .Le ton est léger et souvent guilleret (certains diront gay aussi). Vous l’aurez compris, cette BD est destinée à un jeune lectorat. Le dessin très expressif accompagné de couleurs vivifiantes suit  une héroïne pétillante à souhait. Au final, une  BD agréable à lire, on s’amuse et c’est bien là l’essentiel.

Ma note : 7/10.


Samba


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Le Port de la Lune : T1 & 2


03.jpg04.jpgScénario : Corbeyran, ÉricGourdon, Bénédicte
Dessin : Horne
Couleurs : Moreau, Catherine
Editeur : Vents d’Ouest
Tome 1 : Rue Abbé de L’Epée sorti en octobre 2011
Tome 2 : Le miroir d’eau  sorti en février 2013


Maya Lipman est une enquêtrice de Police sourde depuis l’enfance mais qui parle normalement et lit sur les lèvres.


Elle n’a donc aucun problème dans ses investigations et ses rapports avec ses collègues mâles.


Dans ce premier diptyque, l’équipe se partage plusieurs enquêtes différentes, d’une lettre anonyme de corbeau, à un dealer, en passant par un trafic de filles de l’Est … il va s’avérer que ces affaires sont liées. L’originalité de l’intrique réside dans le fait  que la révélation finale est surprenante et d’une logique implacable pour dissiper les brumes du début.


Corbeyran est assisté de la psychologue Bénédicte Gourdon pour le scénario intrigant et Horne illustre le tout d’un graphisme réaliste et élégant aux magnifiques couleurs pastel.


Bref, un agréable moment de lecture dont j’espère d’autres enquêtes de la charmante Maya.
 
Scénar : 8/10
Dessins : 8/10
Global : 8/10


Dgege


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TROIE – Tome 2 : Le secret de Talos


02.jpg04.jpgDessin :Campanella Ardisha Erion
Scénario: Jarry Nicolas
Editions Soleil
Sortie : 20/03/2013
48 pages
Prix conseillé : 13,95 €
ISBN : 9782302027930
Histoire, Mythologie

Mon avis : Le dessin est excellent mais j’ai des soucis de compréhension avec la mythologie. Je trouve le scénario tarabiscoté. Les personnages sont multiples et pas toujours facile de savoir qui est qui. Bref, je n’adhère pas vraiment et ce n’est pas faute d’avoir essayé. Soporifique…


Moyenne : 7/10

Capitol.

LES SCHTROUMPFS – Tome 31: Les Schtroumpfs à Pilulit.

Couv_185273.jpgPlancheA_185273.jpgDessin : Pascal Garray – Scénario: Alain Jost & Thierry Culliford

D’après l’œuvre de Peyo

Editions Le Lombard

Sortie : 19/04/2013

48 pages

Prix conseillé : 10,60 €

ISBN : 9782803632558

Aventure, Humour

 

 

Résumé (de l’éditeur): Le Schtroumpf Poète se lance dans la fiction ! C’est lui qui raconte cette incroyable aventure…
Au bord de la rivière, les Schtroumpfs rencontrent un peuple de minuscules cueilleurs de graines : les Pilus. Face à eux, les lutins bleus ont l’impression d’être des géants ! Si les premiers rapports sont un peu tendus, les deux groupes vont vite se lier d’amitié. Bien sûr, les différences de langue, de goûts et de coutumes provoquent quelques accrochages. Mais ça, comme dit le Schtroumpf à Lunettes, c’est le schtroumpf des cultures !
Au moment où les Schtroumpfs quittent leurs nouveaux amis, deux messagers arrivent de Pilulit, leur cité cachée dans la montagne. Un terrible danger menace ses habitants…

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Mon avis : Je vais pas tourner autour du pot bien longtemps…Les Schtroumpfs se portent bien. Les albums s’enchaînent à une allure de métronome et c’est toujours aussi bon que ce soit au niveau du dessin que du scénario. Encore une fois, l’équipe de Thierry Culliford a trouvé une bonne idée qui va servir à merveille le scénario. Le Schtroumpfs poète se lance dans la fiction et raconte une histoire qui a de sérieuses références car on pense directement à Gulliver et aux Lilliputiens de l’écrivain Jonathan Swift.

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Les Schtroumpfs vont rencontrer un peuple de gens beaucoup plus petits qu’eux ! Les auteurs s’amusent à montrer le choc des cultures…La lecture, comme à l’accoutumée, est à double niveau de compréhension et c’est très bien traité, très bien amené. De plus, la fin est un peu surprenante…

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Au niveau du dessin, c’est toujours aussi nickel. Le mimétisme avec le dessin de Peyo est total.

Cet album sera suivi pendant les grandes vacances par un album intitulé « Sacrée Schtroumpfette » et par le second film des Schtroumpfs au cinéma, probablement à nouveau un succès en salle.

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Cet album est d’excellente facture pour tous les publics. Une réussite de plus pour le Studio Peyo !

Liens vers le site des éditions du Lombard : ICI.

 

Graphisme :      8/10

Scénario :        8/10

Moyenne :        8/10

 

Capitol.

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INTERVIEW D’OLIVIER GRENSON

 « …en attendant Niklos Koda… »

 

ol23b.jpgVendredi 8 mars 2013, Foire du livre de Bruxelles. SambaBD a rendez-vous avec Olivier Grenson, le dessinateur de la série « Niklos Koda » (avec Jean Dufaux au scénario) et d’albums plus personnels comme « La femme accident », «  La douceur de l’enfer » où il est également scénariste. Olivier Grenson arrive décontracté dans l’espace réservé aux auteurs et à la presse. Il s’étonne que SambaBD le sollicite pour une interview alors qu’il n’a pas d’actualité brûlante. Mais ce n’est pas tous les jours qu’on a la possibilité d’interroger pendant plus de 30 minutes une réelle personnalité du 9e Art!

SambaBD : A quand le prochain Niklos Koda ?

Olivier Grenson : Le tome 11 est terminé. On finalise la couleur pour l’instant et il sortira au mois d’octobre 2013.Il aurait pu sortir maintenant au mois de mars-avril, ce qui était prévu au départ mais on a préféré retarder la sortie pour deux raisons. La première, pour être en fin d’année pour une raison stratégique mais aussi la seconde, pour pouvoir enchaîner avec le tome 12, six mois plus tard et le tome 13, six mois après. En 2014, il y aura donc deux Niklos Koda. Ce sera une histoire en trois tomes de 54 pages et en même temps un nouveau cycle. Cette histoire se passe à Shanghai.

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SambaBD : Je suppose que vous vous êtes rendu à Shanghai ?

Olivier Grenson : Oui, j’ai eu cette chance. Cela fait longtemps que j’en avais envie. J’avais demandé à Jean Dufaux de m’écrire une histoire qui se passe à Shanghai. La Chine, la deuxième puissance mondiale et la façon dont elle s’inscrit maintenant sur l’échiquier planétaire. Et puis, Shanghai est une ville fascinante. J’ai eu la chance d’y aller et de bien sentir la spécificité de cette ville, de bien comprendre comment j’allais pouvoir la traduire, l’expliquer et ce que j’allais pouvoir exploiter. Il y a une seconde raison, la magie prend de plus en plus d’importance dans Koda et l’iconographie asiatique et chinoise est fascinante à dessiner. Cela va de l’ambiance philosophique mystérieuse aux vêtements, aux maquillages, à cette mythologie chinoise. Il y a une esthétique qui est vraiment particulière et que je voulais mettre en avant. Les magiciens du début du XXe siècle se faisaient passer pour des magiciens chinois. C’était souvent des européens qui se déguisaient, se faisaient passer  pour des chinois pour amplifier ce côté exotique et mystérieux de la Chine pour donner cette impression que tout est possible dans la magie.

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SambaBD : Au niveau des couleurs, comment travaillez-vous ?

Olivier Grenson : J’ai réalisé moi-même les couleurs sur « La femme accident » ou sur « La douceur de l’enfer ». Sur Koda, j’ai toujours hésité. Je travaillais avec un coloriste, Bertrand Denoulet. Sur le nouveau cycle, je viens de démarrer  avec Benoît Bekaert. Il a une palette très intéressante et pour lui, c’est aussi un défi, mon dessin réaliste, le fantastique et mon exigence. Il apporte vraiment quelque chose et on va sentir « un plus » avec cette histoire à Shanghai et ses couleurs…Je travaille actuellement au lavis. Il y a un grisé qui donne une matière à la couleur « ordinateur » qui fait qu’on a l’impression que c’est de la couleur directe.

 

SambaBD : Comment travaille Jean Dufaux, votre scénariste ? Quelle est votre relation avec lui ?

Olivier Grenson : On travaille maintenant depuis 11 ans ensemble. Cela s’est toujours très bien passé. On se voit souvent, c’est important. C’est la chance d’avoir un scénariste qui habite près de chez moi. C’est une collaboration d’aller-retour. Nous avons toujours une discussion au départ, des propositions, de la documentation, des photos qui vont donner des impulsions vers certaines directions et des illustrations qui vont peut-être l’influencer dans certaines scènes. Je travaille sur les crayonnés et je les lui montre toujours car il y a des moments où je vais avoir une idée pour amplifier telle émotion ou telle mise en scène…

Son avis sur le crayonné est primordial, c’est le moment d’accorder nos violons, puis je fais l’encrage et la couleur. Je ne reçois pas le scénario en un bloc, et donc, je ne connais pas la fin de l’histoire. La confiance est donc très importante. Je me laisse guider par lui. C’est quelqu’un qui est « pro », qui a prouvé sa valeur, qui sait raconter des histoires, mettre en scène et qui sait préserver un vrai suspense. En général, il me donne l’histoire en 3 ou 4 fois. En même temps, l’avantage, c’est que je suis comme un lecteur qui attend la suite avec impatience. Ce n’est pas évident mais avec Dufaux, c’est toujours passionnant. J’ai appris avec lui beaucoup de choses au point de vue professionnel, au point de vue de la narration, de la mise en place d’un personnage, d’une série, comment les défendre, les faire vivre au-delà des planches.

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SambaBD : Comment a-t-il pris le fait que vous vous êtes engagé dans des projets personnels, que vous avez laissé Niklos Koda de côté pendant 4 ans ? Etait-ce pour lui une opportunité de faire d’autres projets ou y –a-t-il eu des tensions ?

Olivier Grenson : Non, pas du tout. Cela s’est fait progressivement. Je l’ai prévenu à l’avance. Quand j’ai commencé à travailler avec Denis Lapière sur « La femme accident », je n’ai pas arrêté Koda du jour au lendemain. Pendant les deux ans qui ont suivi, j’ai chaque fois réalisé un Koda et je travaillais en même temps avec Denis Lapière. Après « La femme accident », ce n’était pas prévu que j’enchaîne  avec « La douceur de l’enfer ».

On devait reprendre un Koda. Comme j’écrivais cette histoire depuis longtemps, que cela se mettait en place et que j’avais vraiment l’envie de m’y mettre sérieusement, je me suis dit : «  voilà, on a arrêté Koda. Tant qu’à faire, je vais encore travailler deux ans sur « La douceur de l’enfer » puis on repartira avec Koda sur un nouveau cycle. » Et j’ai donc proposé de prolonger ce « stand by » sur Niklos Koda. Cela a duré en fin de compte quatre ans. J’ai des échos comme quoi les gens attendent la suite de Koda. D’autres ont cru qu’on allait s’arrêter mais cela a permis de se poser la question de savoir si après 10 albums, cela valait la peine de continuer un 11e,  un 12e ou  un N ième  Koda de la même manière. Pour moi, c’était une bonne décision. J’ai évolué en travaillant sur la couleur directe, le fait d’écrire et dessiner sur « La douceur de l’enfer ». Cela m’a fait grandir et donc maintenant je suis revenu sur Koda avec un autre regard et une envie de mettre la barre plus haut, d’aller plus loin dans l’univers de Koda.

Capitol, interview, Olivier Grenson, Le Lombard, Niklos Koda, la femme accident, la douceur de l'enfer, 032013.

 

SambaBD : J’ai eu l’impression que vous aviez l’envie de vous affranchir, de prendre votre envol en solo à titre personnel à l’image de votre personnage principal de « La douceur de l’enfer » ?

Couverture DOUCEUR_ENFER T2.jpgOlivier Grenson : Qui sait…Oui, c’est vrai, il y a sans doute un peu de cela…Je pense que j’ai toujours eu envie d’écrire et que cela ne s’est pas fait parce que les premières histoires que j’ai écrites ont été refusées. Puis, j’ai rencontré Jean Dufaux. Quand on est jeune dans le métier, cela ne se refuse pas de travailler avec Jean Dufaux. Mais écrire et réaliser entièrement une histoire seul est toujours resté dans un coin de ma tête. Il restait des sédiments de scénario de ce que j’avais envie de faire à l’époque. J’ai une approche différente des personnages qui est tout à fait différente de celle de Jean Dufaux. Plus poétique, plus de sensibilité, la fragilité des personnages, dans une certaine lenteur avec des sentiments plus profonds. C’est des aspects que je ne trouve pas dans Koda. Je ne pourrais pas me contenter de dessiner juste l’histoire de quelqu’un d’autre même si dans Koda, il y a une part de moi et que Dufaux est très attentif à ses dessinateurs et qu’il écrit pour une personne bien précise. C’est vrai qu’on trouve toujours dans ses histoires la spécificité du dessinateur avec qui il travaille. Que ce soit Djinn, Croisade, Murena, Lady Elsa…Ecrire, je voulais le faire et j’espère que je le ferai encore si l’occasion se représente. J’ai déjà commencé à gribouiller d’autres histoires, d’autres projets. Mais je suis content d’avoir un personnage récurrent qui peut encore vivre 10 ans même si je ne sors pas un album chaque année. J’aime bien cette idée de saga aussi. J’ai aimé la bande dessinée justement avec des héros qui étaient développés dans des histoires récurrentes comme Astérix, Tintin, Lucky Luke. J’aime bien d’avoir mon personnage, Niklos Koda. Et à côté, des « one-shots », j’en ferai sûrement.

SambaBD : Au début du premier tome de « La douceur de l’enfer », vous citez Thierry Bellefroid et Jean-Marie Derscheid, comme quoi ils vous ont amené en Corée. Pourquoi avoir pris comme thème la guerre de Corée ? Qui est Jean-Marie Derscheid ?

Olivier Grenson : Jean-Marie Derscheid, il s’occupe d’événements pour WBI (Wallonie-Bruxelles international) pour représenter la bande dessinée belge à l’étranger. Il a réalisé pas mal d’expos en Belgique, en France, en Australie, …et à Séoul en Corée du Sud ! J’ai eu la chance d’être choisi pour participer à cet événement à Séoul. On était cinq. Il y avait André Geerts, Benoît Peeters, Dany, Vincent Fortemps et moi. Thierry Bellefroid était là aussi en tant que journaliste.

Je ne m’étais jamais rendu en Corée et j’ai découvert une ville assez étonnante, une culture que je ne connaissais pas du tout, une gastronomie excellente, particulière.

Thierry Bellefroid avait envie en tant que journaliste de se rendre  sur la frontière entre les deux Corées, qui est très spécifique. Je l’ai accompagné. J’ai commencé ce jour là un carnet de croquis. Je voulais faire un petit carnet de voyage didactique  pour parler de ce que je découvrais : un pays, son histoire, sa guerre. J’ai commencé à me documenter. Et plus je me documentais, plus je trouvais des richesses, des histoires et des personnages. Et très vite, j’ai trouvé un personnage coréen qui a été séparé de sa famille à la fin de la guerre, au moment où le 38e parallèle a été une frontière sur la carte. Et là a commencé l’écriture de « La douceur de l’enfer » qui s’appelait « Le soldat oublié » au départ. Je me suis rendu compte bizarrement que c’est une histoire qui intéresse peu les occidentaux  pratiquement pas les européens. On n’en parle presque jamais. Les délégations belges et françaises qui sont parties à la guerre n’ont été reconnues que très tard. Ils ont été considérés comme des fous qui allaient combattre pour une guerre qui n’avait aucun sens. Il n’y a pratiquement pas de films sur la guerre de Corée. Il y en a sur la guerre du Vietnam mais pas sur la guerre de Corée. Je me disais : «  je vais travailler sur  un sujet qui n’intéressera personne».  Alors pour que le lecteur puisse s’identifier au personnage, j’ai décidé de prendre comme personnage principal un gars comme moi qui découvre un peu malgré lui la Corée, un jeune homme de San Francisco, pour mettre en opposition le régime nord-coréen et américain. Le personnage de Billy Sumer part pour Séoul un peu parce qu’il est obligé. Il permet au lecteur de s’identifier, de rentrer dans l’histoire. L’histoire de la Corée est passionnante et je l’ai abordée par une petite facette. Il y a encore plein de choses à développer. La frontière est un peu comme le mur de Berlin. Un pays coupé en deux peut être une métaphore de notre Belgique qui a une épée de Damoclès au dessus de sa tête, même si ce n’est pas vraiment la même situation. La culture asiatique m’intéresse beaucoup. J’étais vraiment happé, transformé. C’était magique. Quelque chose s’est passé…

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SambaBD : Dans votre histoire, il y a le voyage « géographique » et « physique » mais aussi le voyage « mental ». Vous parlez beaucoup de thèmes tels que l’enfance, le rêve, le cauchemar, l’envie de voler, la filiation, la famille. Ce qui m’a marqué dans ces deux albums, c’est le côté psychologique. Ne serait-ce pas aussi à votre niveau une sorte de psychothérapie ? Vous parlez aussi de l’idée qu’à un moment donné, il faut « tuer » le père ou le grand-père. A un moment, le personnage principal brûle son unique photo de famille. N’est-ce pas aussi brûler ses racines ?Est-ce un bien ? C’est peut-être antinomique ?

Olivier Grenson : C’est vrai que je voulais vraiment amener le lecteur devant cette réflexion. Il y a plein de choses dans la question. D’abord, cette image est très forte, l’image de la photo qui brûle à la fin. C’est en résonance surtout avec la mort de ses parents, morts dans l’incendie. Le fait de brûler cette photo, c’est aussi une façon, non de brûler ses racines, mais d’évacuer toute cette culpabilité, la culpabilité du survivant, du poids qui restait sur ses épaules et c’était dans ce cas la flamme, non plus comme la flamme destructrice mais comme femme, comme flamme – Ô le beau lapsus- comme flamme purificatrice. La femme a une importance énorme d’un côté comme de l’autre, pour le grand-père et le petit-fils. Elle est le moteur du destin, le sens de la vie.

Le petit-fils, Billy va revenir vers ses racines grâce à la femme qu’il aime. Ted Summer, par contre, ne pourra pas revenir car la femme qu’il aime se trouve en Corée du Nord. Il n’a pas le choix et il a vraiment décidé de faire le deuil de son passé et de ses racines. Le premier album commence sur une allumette qui se craque car le feu détruit mais est également purificateur. C’est très bouddhiste comme l’idée du Yin et du Yang. Une idée qui peut être  à la fois positive et négative mais qui ensemble forment quelque chose de fort et dynamique, la symbolique du feu. J’ai voulu qu’elle soit présente dans tout l’album, comme couleur, force, violence et douceur. La douceur du feu. Quoi de plus charmant que de se mettre devant un feu durant un hiver rigoureux. L’ossature de mon histoire, c’est la construction personnelle, psychologique de mes personnages. C’est vrai que c’est une histoire très introvertie, oui, une introspection. J’ai voulu aller chercher, puiser dans mes personnages au plus profond de leur vécu pour leur donner le plus possible de forces, les incarner, que ce soit de vrais personnages. Vous n’êtes pas le premier à me poser cette question sur ce côté auto-psychanalitique. Cela n’a pas été le cas mais évidemment j’ai été puiser au fond de moi pour pouvoir donner à mes personnages quelque chose de personnel.

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Rendez-vous est donc pris avec Olivier Grenson pour la sortie du futur Niklos Koda au mois d’octobre 2013. En attendant, je vous convie à lire ou à relire « La femme accident » (2 tomes) et « La douceur de l’enfer » (2 tomes également) qui sont des travaux plus personnels. J’espère que cette interview vous aura donné l’envie de vous plonger dans l’univers multiple d’Olivier Grenson.

Lien vers le site des éditions du Lombard: ICI.

Lien vers la page facebook d’Olivier Grenson: ICI.

 

Interview réalisée par Capitol pour SambaBD.

Remerciements aux éditions du Lombard et à Olivier Grenson pour leur collaboration efficace!

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Les petites chroniques (7)

Terra formars –  Tome 1

 

Couv_183105.jpgterra-formars-3347227.jpgScénario : Sasuga, Yû
Dessin : Tachibana, Kenichi
Dépôt légal : 02/2013
Editeur : Kazé
Collection : Seinen
ISBN : 978-2-8203-0615-9
Planches : 224 

 

 

L’histoire se déroule sur la planète Mars en 2599, un équipage de 15 astronautes est envoyé sur la planète rouge pour la débarrasser des cafards. En effet, quelques années plus tôt des cafards avaient été envoyés sur Mars afin de rendre cette dernière habitable par l’Homme. La terraformation étant terminée, il est temps pour les humains de récupérer la planète….

 

Manga de science-fiction et d’action à conseiller à tous les amateurs du genre. Seule condition  pour pouvoir lire Terra formars ne pas avoir le cafard ^^

 

Ma note : 8/10

 

Revedefer


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LADY SPITFIRE Tome 2 : Der Henker


terra formars,022013,810,kaze,sasuga,tachibana,lady sptifire,112012,710,delcourt,maza,latourterra formars,022013,810,kaze,sasuga,tachibana,lady sptifire,112012,710,delcourt,maza,latourDessin : Maza – Scénario: Sébastien Latour
Editions Delcourt
Sortie : 07/11/2012
56 pages
Prix conseillé : 14,30 €
ISBN : 9782756027340
Aviation, Histoire

Mon avis : Le tome 2 de Lady Spitfire est sorti en novembre 2012. Les auteurs continuent à nous raconter l’histoire de Laure Chevalier, une femme, passionnée d’aviation, qui se fait passer pour un homme dans l’unique but de devenir pilote de chasse dans la RAF. Dans ce deuxième tome, elle va devoir se mesurer à « Der Henker », un as de l’aviation allemande, responsable de la perte du leader de l’escadron 1B dont elle fait partie. Les amateurs du genre auront leur ration de combat aérien. Le dessin est du même tonneau que le tome 1 alors que le scénario manque un peu d’imagination. Cet album paraît chez Delcourt dans la collection « série B ». C’est bien le cas…

Graphisme : 8/10
Scénario : 6/10


Moyenne : 7/10

Capitol.


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WW 2.2 Tome 4 – Eliminer Vassili Zaïtsev

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Dessin et couleur : Ramomn Rosanas
Editeur : Dargaud
Date de sortie : mars 2013
56 pages
Genre : uchronie, guerre


Nous voilà en Écosse où les auteurs nous rejouent un épisode de la bataille de Stalingrad. Soviétiques et Allemands sont alliés, et nous suivons les exploits du meilleurs des snipers Russes, Vassili Zaïtsev.


Des méthodes employées par les tireurs d’élites, aux intrigues politiques, en passant par les arcanes de l’espionnage, tout est très bien décrit et tout est crédible.


C’est là l’originalité de cette série qui réussit à combiner habilement faits historiques et pures inventions scénaristiques.


Le dessin classique, quoiqu’un peu trop lisse, reste efficace. les mises en scènes sont bien campées et le tout forme un ensemble dense plaisant à lire.


A noter que Vassili Zaïtsev a vraiment existé, et tout ce qui est raconté sur lui dans cet album est vrai.


Un album qui fait mouche, pour les amateurs d’Histoire et d’histoires.

Ma note : 7/10


Loubrun


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BLEU BLANC SANG – Tome 1 : Provence, Août 1944


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Editions Soleil
Sortie : 13/03/2013
46 pages
Prix conseillé : 14,30 €
ISBN : 2302027084
Aventure, Histoire

Mon avis : L’histoire se passe en 1960 avec des flashbacks en 1944 lors du débarquement des alliés en Provence. Il s’agit d’une histoire de famille avec un arrière-fond de politique et de résistance. Le dessin n’est pas exceptionnel, loin de là. La mise au net n’est pas au mieux, les blondes se ressemblent toutes! J’ai eu du mal pour distinguer certains personnages. En plus de cela, le scénario est compliqué et pas toujours très clair. A noter un cahier historique et photographique raconte le débarquement de Provence d’Août 1944. Bref, j’ai dû me forcer pour aller au bout de l’album. Faiblard…


Graphisme : 5/10
Scénario : 5/10


Moyenne : 5/10

Capitol.


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Jeremiah T32 : Le Caïd


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Dessin : Hermann
Couleurs : Hermann
Editeur : Dupuis
ISBN : 978-2-8001-5600-2
Dépôt Légal : 02/2013

 

 

 

Circulez, y a rien à voir !
 
Les Jeremiah se suivent et se ressemblent. Le dernier ne déroge pas à la règle. Nos deux compères tombent en panne dans un bled paumé autour d’un ancien parc d’attraction. Pour des raisons confuses un nouveau Caïd local veut renverser le précédent. S’ensuivent des affrontements de bandes rivales où se perdent nos héros … Jeremiah en quête de sa moto qui se fera faire l’amour par un belle (?) au milieu des balles … et Kurdy qui tentera de l’imiter sans succès à cause d’une cuite carabinée !

A part ça, j’ai pas compris grand-chose !

Dites, Monsieur Hermann, ne gâchez pas votre talent d’illustrateur et de coloriste si vous n’avez rien à dire … ou attachez-vous les services d’un scénariste !

Bon, ben heureusement que je les achète pas avec mon argent ces albums ! … je crois bien quand même que ce sera le dernier de la série … faut pas abuser non plus !
 
Scénario : 3/10
Dessins : 6/10 pour la couleur

Global : 4,5/10


Dgege


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