Kill Annie Wong


Dessin : Gael Henry.
Scénario : Swann Meralli.
Éditeur : Sarbacane.
Sortie : août 2021.
208 pages.
Genre : thriller, crime, politique.

« Je veux nettoyer cette ville de toute la racaille qui s’y cache encore, comme je l’ai fait pour le chômage et la pauvreté.»

Enzo, samouraï mélomane…
À Chogsu Siti, mégapole coréenne tentaculaire, au bord de l’implosion, où politique rime avec crime organisé, vit Enzo, 24 ans, muet et tueur à gages ultra performant. Enzo a deux passions dans la vie : Le grand bleu, et la voix d’une mystérieuse chanteuse dont il se repasse le morceau en boucle quand il massacre des anonymes pour le compte de ses clients. Sa dernière mission qui lui vient tout droit du chef de la police : s’en prendre à ce salaud de Mon-Sik, gangster qui veut détrôner la puissante maire aux élections, en attaquant sa petite copine.
Mais voilà, alors qu’Enzo s’apprête à passer à l’action, il s’aperçoit que sa cible est en fait la cantatrice qui se cache derrière la voix qu’il aime tant. Pour Enzo, c’est le dilemme : tuer ou sauver Annie Wong ?

Mon avis.
Mais dans quelle galère je me suis engagé en sélectionnant ce titre ? Ce n’est certainement pas le dessin qui m’a attiré, ça c’est sûr. On est clairement dans le style des amis de « l’association » qui aurait toutes ses chances pour postuler à la sélection d’Angoulême. Un roman graphique d’une petite maison d’édition, c’est presque imparable. Autre truc qui a eu vraiment du mal à passer, c’est cette colorisation « made in comics » avec ces prédominances roses ou vertes. Mais c’est quoi cette mode ridicule, vous avez déjà vu un ciel rose ou kaki vous ? Il y avait une promo sur ces couleurs vomitives ou quoi?
Bon, il reste l’histoire assez intéressante mais aussi très violente, une fusion entre un film de Luc Besson à la sauce Tarantino. Bref, ça cogne dur, c’est brut de décoffrage avec un univers bien pourri jusqu’à la moelle avec un focus sur une ville en Corée du Sud, certainement le point positif et dépaysant de cette BD.
Voilà, vous l’aurez compris, je n’ai pas été conquis par cet album, il manque pour moi pas mal d’émotion quand on s’attaque à ce genre de récit. Il n’empêche que je suis arrivé au bout de ma lecture, la preuve que j’ai lu aussi nettement pire. Et puis on apprend les difficultés du métier de tueur à gage, ça mériterait bien un reportage sur national géographic.

Samba.

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