Gantz-E T1

Scénariste : Hiroya Oku
Dessinateur : Jin Kagetsu
Editeur : Delcourt / Tonkam
Genre : Science-fiction
Sortie : le 1er septembre 2021

Avis de l’éditeur :

Hanbe, un paysan, demande O-Haru en mariage, mais celle-ci lui répond qu’elle en aime un autre, Masakichi. Hanbe rencontre Masakichi et découvre qu’il sait magner le sabre malgré sa condition de paysan.

Mon avis :

Pour ce second spin-off de Gantz, nous nous focalisons sur des paysans vivant à l’ère d’Edo où le jeune Hanbe déclare sa flamme à la belle Oharu, sans soupçonner que celle-ci est déjà amoureuse d’un autre, le grand et vaillant Masakichi.

Alors qu’Oharu tombe malencontreusement dans une rivière, les deux jeunes gens se précipitent à son secours, parviennent à la sauver, mais meurent tous les deux suite à la force du courant qui les entraînent. L’instant d’après, ils apparaissent dans une salle sans fenêtres, entourés par une dizaine d’autres individus, notamment des samouraïs, sans se douter un instant que tout ce petit monde ne fait déjà plus réellement partie des vivants.

Mais la possibilité de revenir parmi les vivants est envisageable et consiste à suivre scrupuleusement les commandements de la boule au cœur de la pièce, où un bonze réside. Munis d’une armure de protection, capable de multiplier leurs pouvoirs, Hanbe’e, Masakichi et d’autres affrontent des hommes corbeaux dans un déluge de sang …

Gantz-E_T01_Hiroya Kagetsu_Delcourt_Tonkam_extrait

Le retour de la saga Gantz, c’est quelque part comparable à un nouveau tome de Vagabond de Takehiko Inoue ou Berserk, du génialissime Kentaro Miura dans leurs registres respectifs. Autant dire, qu’il s’agit d’un énorme titre en perspective, en matière de SF nippone, suivi par plusieurs générations de lecteurs.

En matière de chiffres, l’univers qui gravite autour de Gantz parle pour lui-même : 21 millions de vente pour la série phare (37 tomes) ; une série d’animation, deux films live (dont les avis demeurent mitigés) ; 2 romans ; 1 jeu Playstation … qui à l’instar d’Akira (référence ultime en SF) s’est vu porté au firmament par un design graphique tout bonnement explosif. Car la force maitresse de Gantz repose sur une panoplie inventive et démonstrative de cet univers concocté par Hiroya Oku.

Pour ce second spin-off, Jin Kagetsu remplace Keita Ilzuka, à l’œuvre précédemment sur la trilogie de Gantz-G. Autant dire que le résultat graphique nous bluffe de bout en bout, saisissant nos tripes dès les premiers instants. Des faciès on ne peut plus aboutis, une dynamique constante et du mouvement « réel » lors de séquences d’action. Bien que se déroulant majoritairement en pleine pénombre, l’artiste illumine clairement chaque case d’un encrage épais, délimitant chaque zone d’ombre et de lumière.

Bref, somptueux en tout point, inventif également, s’inspirant certes de la série mère, mais plongeant le lecteur curieux et vorace vers l’ère d’Edo, où tout peut se produire.

Coq de Combat

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