Dieu n’habite pas La Havane.


Scénario :Véronique Grisseaux d’après le roman de Yasmina Khadra.
Dessin : Arnaud Floc’h.
Éditeur : Michel Lafon.
Sortie : janvier 2021.
102 pages.
Genre : tranche de vie.

«C’est une honte, un sacrilège, Cuba est la patrie de la rumba. C’est notre référence, notre identité, notre exception culturelle dans le monde.»

Le résumé.

Don Fuego, à 50 ans passés, chante toujours dans les cabarets de La Havane mais le temps s’est écoulé et sa gloire s’est ternie.
En quête d’un nouveau contrat, il traîne son mal-être dans les rues de la ville, quand il tombe sur Mayensi, une jeune femme rousse et sauvage qui a fui son village. Touché par la grâce et le désarroi de la jeune femme, il éprouve pour elle une attirance de plus en plus forte.

Mon avis.

C’est assurément une lecture surprenante qui vous attend avec ce Dieu qui n’habite pas La Havane. Au début avec la longue intro sur la fermeture d’un haut lieu de la rumba cubaine, j’ai cru qu’on allait nous narrer le combat pour sauver ce buena vista social club. Non, cette tombée de rideau n’est qu’un prétexte pour suivre Don Fuego, une légende, un mythe, enfin c’est ce qu’il croit. On déambule, on vit à la cubaine, on s’imprègne de la philosophie locale, c’est tout un art de vie. Et puis, une rencontre qui chamboule la déchéance de Don Fuego, il sent de nouveau son cœur battre. Le tempo lent de la rumba s’emballe, les pages défilent, le rythme s’accélère.
Je n’en dirais pas plus, ce serait gâcher votre lecture car la surprise est le principal plaisir de cette BD, celle de ne pas savoir où l’on va.
Pour accompagner cette adaptation, on retrouve Arnaud Floc’h que j’avais laissé en Afrique dans « les Otages ». Nous voilà à Cuba où de vieilles Dodge crapahutent encore, où de vieux trams servent d’abris de nuit, où la nuit est chaude mais parfois bien cruelle. L’immersion est réussie et grâce aussi à une narration de qualité, je suis surpris de me retrouver assez vite au bout des 102 pages de cet ouvrage qui me laisse une très bonne impression.
Allez, il y a de la rumba dans l’air, ça ne se refuse pas.

Samba.
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