Drifter – Tome 2 – Veillée

drifter T2.jpgdrifter t2 pl01.PNGScénario : Ivan Brandon
Dessin : Nic Klein
Éditeur : Glénat comics
112 pages
Sortie : janvier 2016
Genre : science-fiction, space opera

 

 

 

Présentation de l’éditeur

Abram Pollux navigue vers l’inconnu. Il a décidé de revenir sur le lieu du crash de son vaisseau, situé à des centaines de kilomètres de la ville, dans les profondeurs inexplorées de Ouro… Qui sait ce qu’il y trouvera d’autre? Mais Abram est bien déterminé à recoller les morceaux du passé et à trouver un moyen de rentrer chez lui. Arrivé sur la face cachée de la planète, il ignore que, contrairement aux apparences, il n’est pas seul…

 

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Mon avis

J’avais refermé le tome 1 de ce space opéra sur un sentiment de déception et d’incompréhension. Le scénario m’avait paru plus que flou et le personnage principal d’un ennui mortel. Les multiples pistes ouvertes dans le premier tome se perdaient dans l’infini spatio temporel….

On revient avec ce deuxième volume sur une trame plus terre à terre : le pilote Abram Pollux, toujours en quête d’éclaircissements sur son passé, veut retrouver son vaisseau pour y récupérer des pièces et bricoler un truc pour rentrer chez lui. Pour ce faire il va devoir arpenter la face cachée de la planète Ouro. Il y fera des rencontres inattendues et détonantes.

Le scénario, moins flou que dans le premier tome, n’en est pas pour autant plus captivant. J’ai rarement vu un personnage principal aussi ennuyeux ! On a vraiment du mal à saisir ce qui anime tous les protagonistes et il est absolument impossible d’avoir un brin d’empathie pour eux.

Ce « space opera introspectif aux accents de western initiatique » ne me convainc toujours pas malgré les dessins sublimes de Nic Klein.

Ce dernier arrive à susciter des ambiances inquiétantes grâce à une mise en scène inspirée et une maitrise parfaite de la colorisation. Certaines planches sont d’une beauté époustouflante, presque envoutante.

Le scénario est pénible à suivre, mais on a au moins la satisfaction d’avoir de belles planches à admirer.

Malheureusement, le dessin seul, aussi beau soit-il, ne suffit pas à faire une bonne BD.

 

 

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Loubrun

 

 Une vidéo qui permet d’apprécier le travail de Nic Klein. Impressionnant !

 

 

Private secretary – Tome 1

Auteure : Aya Oda.
Editeur : Soleil Manga.
192 pages.
Sortie : 12 novembre 2015.
Genre : Shojo.

Résumé.

Ai Fukumoto n’a qu’une idée en tête : devenir la meilleure secrétaire du Japon ! Mais jusqu’ici, tous ses emplois se sont soldés par un échec et elle désespère de trouver le job de ses rêves. Elle finit tout de même par se faire embaucher par un fameux fournisseur de kimonos. Pleine de bonne volonté́, elle perd rapidement ses illusions face à son jeune patron, Takara Umenishi, qui n’hésite pas à profiter de son dévouement.

 

« Cette fonction était mon fantasme ».

Lire la suite « Private secretary – Tome 1 »

Killer Instinct – Tome 1

Dessinateur : Keito Aida.
Scénariste : Michio Yazu.
Editeur : Tonkam.
192 pages.
Sortie : 3 février 2016.

Genre : seinen.

Le résumé.

Un groupe de gens très différents mais avec en commun un mauvais fond se réveille dans une école en ruine totalement close. Autour d’eux ? Un écran affichant un compte à rebours de 7 jours, de l’eau, des caméras, une cocotte en terre cuite et un couteau. Le but : tenir sept jours en ne buvant que de l’eau. Ou devenir cannibale pour survivre. Coup d’envoi d’un jeu cauchemardesque.

« L’être humain n’est pas assez fort
pour arriver à rester seul
dans un lieu abandonné »

Lire la suite « Killer Instinct – Tome 1 »

Tout simplement femme

tsf1.jpgtsf4.jpgScénario et dessin : Yan Lindingre
Éditeur : Fluide Glacial
80 pages – Cartonné
Sortie : 03 février2016
Humour

 

 

Présentation de l’éditeur :

Titine est une vraie femme ! Une main pour trinquer, une main pour cogner ! Voici la première BD qui fait rimer Saint-Valentin et PMU.

Il y a femme et femme. Mais celle-ci, à n’en pas douter, est une vraie femme ! Libre, moderne, Gitane au bec et deux grammes dans les gencives, Titine est la milady du PMU de Glanville. L’apéro, c’est plus qu’un hobby, chez elle, c’est un métier !

Dans cet ouvrage, les femmes sont toujours victorieuses, mais à quel prix ? Sans être une thèse de doctorat en sociologie, ce recueil d’aventures trace à travers bistrot, planning familial, chambre à coucher, Pôle Emploi… un portrait de la France qui se lève tard, oui peut-être, mais qui aimerait qu’on lui foute la paix au lieu de la stigmatiser. Le plein emploi oui, mais le plein de Picon d’abord ! Qu’importe le tonneau … pourvu qu’il roule droit.

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Une fois de plus, Lindingre fait dans le trash tendre, dans le gras avec de la bonne humeur autour. Après le succès des albums Margaux Motin rencontre la femme parfaite est une connasse ! (Anne-sophie et Marie-AldineGirard/ Margaux Motin) et Émilie voit quelqu’un (Théa Rojzmann/Anne Rouquette) parus chez Fluide Glacial en 2015, voici Lindingre qui tente sa chance auprès du lectorat féminin.

Et parmi toutes les demoiselles qui n’ont pas peur de lever le coude, pas de doute que Titine se fasse de nombreuses meilleures copines.

 

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Mon avis :

Ce nouvel opus des aventures de Titine, compilation d’historiettes de quelques pages, reste à la hauteur des albums précédents. La vulgarité se conjugue ici avec la beaufitude la plus débridée. Titine est un personnage conceptuel des plus improbables. Titine fume, couche, jure et picole, sans modération. On sent le côté jubilatoire dans des répliques des personnages et dans les situations les plus loufoques : Titine partouze, Titine demande la citoyenneté à Groland, Titine rencontre Jésus … j’en passe et des … pires.

Aucun réalisme n’est revendiqué dans les dessins, des personnages benêts, grassouillets, à têtes en forme de poires ou de patates, aux groins de cochons en guise de nez, forment une joyeuse clique de poivrots déjantés, grands pourfendeurs du politiquement correct.

Le rédacteur en chef de Fluide Glacial, fidèle à sa réputation, nous fait, une fois de plus, partager quelques tranches de vie avec son inénarrable héroïne en jogging rose, sans sous-vêtements. Allez reprenez-en une !  

 

a07-3e78901.gifDessin

a07-3e78901.gifScénario

a07-3e78901.gifMoyenne

 

Le site internet des Editions Fluide Glacial : ICI

 

 Skippy.

 

 

Nankin, la cité en flammes

Nankin la cité en flamme.jpgNankin la cité en flamme_pl.jpgScénario et dessin :  Ethan Young
Éditeur : Urban China
188 pages

Sortie : janvier 2016
Genre : manhua, guerre, Histoire

 

 

 

 

Présentation de l’éditeur

Chine, décembre 1937. Après des mois de conflit à Shanghai, l’armée impériale japonaise entre dans Nankin et massacre la population, faisant des centaines de milliers de victimes. Dans la ville fortifiée, entre les patrouilles et les décombres, deux soldats chinois tentent d’échapper à l’horreur. Ethan Young nous dépeint avec talent l’un des évènements les plus tragiques du XXe siècle, qui reste aujourd’hui encore méconnu. Un récit poignant qui ne laissera pas le lecteur indemne.

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Mon avis

Avec Nankin, la cité en flammes, Urban China enrichit son catalogue d’un nouveau roman graphique historique. Après avoir publié la bataille de Shanghai racontée avec force détails par l’auteur Chinois Bo Lu, voici, non pas l’histoire du massacre de Nankin, mais une histoire se déroulant pendant l’épisode le plus terrible de la seconde guerre Sino-japonaise. Fin 1937, la ville de Nankin, déclarée capitale de la Chine par Tchang Kaï-Chek, est conquise par les troupes Japonaises. Le rapport de force est largement en faveur des japonais et les militaires de haut rang Chinois fuient rapidement la ville, abandonnant sur place population civile et troupes militaires sans donner aucun ordre de retraite.

S’en est suivi durant six semaines le massacre de centaines de milliers de civils et militaires et le viol de dizaine de milliers de femmes, perpétrés par une armée japonaise totalement affranchie des lois de la guerre et des soldats endoctrinés dans la haine.

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Ethan Young, New-yorkais né de parents immigrés Chinois, nous raconte ici l’histoire de deux soldats chinois qui tentent de fuir la ville et d’échapper à la barbarie. Il choisit délibérément de ne pas raconter le massacre de Nankin mais plutôt de nous en faire ressentir l’horreur en suivant deux personnages auxquels on pourrait aisément s’identifier. C’est par leurs yeux que le lecteur découvre l’ampleur du massacre, mais sans aucune débauche ni surenchère de scènes violentes ou sordides. On ne voit que quelques bribes d’atrocités, du coin de l’œil, un peu comme si les soldats ne voyaient plus l’abomination tellement ils y sont plongés. Ils gardent pourtant au fond d’eux une part d’humanité, et ont bien conscience des évènements qui se trament. Le lecteur prend aussi conscience qu’il n’est pas juste en train de suivre la cavale de deux soldats lorsque ceux-ci croisent la route de civils tentant de survivre.

Ethan Young réussit dans son récit à nous faire ressentir pleinement l’abomination de ce massacre de masse sans céder à la facilité de trop en montrer. Il réussit de plus à y mettre une petite once d’humanité lors de la rencontre des deux fuyards Chinois avec les civils.

Pour la partie graphique, on est en plein mix du style Chinois et Américain. Un trait à l’encre précis et prononcé, et des plans serrés renforçant le caractère immersif du récit et son évolution à hauteur d’homme. On appréciera en fin d’ouvrage quelques pages présentant des croquis préparatoires permettant d’apprécier le trait de l’auteur, ainsi qu’une brève chronologie de la seconde guerre Sino-japonaise.

Nankin, la cité en flammes raconte un évènement majeur des guerres du XXè siècle en plaçant l’homme au cœur du récit plutôt que le fait historique lui-même.

Un beau document sur une histoire peu connue en Europe, qui devrait bien compléter le Nankin des éditions Fei publié en 2011.

 

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Loubrun

Evil Empire – Tome 1 – Nous, le peuple !

eecov.jpgee8.jpgScénario : Max Bemis
Dessin : Ransom Getty et Andrea Mutti
Editeur : Glénat Comics
128 pages – cartonné
Sortie : 03 février 2016
Anticipation – Fable politique

 

 

 

Présentation de l’éditeur :

Cher concitoyens, soyez les bienvenus dans l’empire du mal !

Comment un avenir apocalyptique pourrait-il prendre sa source dans l’instant présent ?

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Le peuple américain est en train de changer en son for intérieur. Et un acte déclenche un immense débat national sur la signification du bien et du mal. Reese Greenwood, star du hip-hop engagée, ne va pas rester sans rien faire, tandis que ses compatriotes se rangent du côté d’un fou sanguinaire. Mais jusqu’où peut-on aller au nom de ses convictions ? Max Bemis, leader du groupe Say Anything, explore un scénario catastrophe où la société moderne se transforme graduellement en Empire du Mal.

Sommes-nous proches du précipice en ce moment même ? N’allons-nous rien faire pour empêcher ce basculement ? Et si une part de nous-mêmes souhaitait ce bouleversement ?

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Les récits d’anticipation nous décrivent généralement des dictatures déjà en place, où le héros a pour mission de ramener la paix et l’ordre. Max Bemis (Say Anything, Polarity) propose une expérience différente mais pas moins terrifiante avec l’aide de ses complices dessinateurs Ransom Getty et Andrea Mutti.

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Mon avis :

La couverture annonce la couleur et accroche le regard. Max Bemis, chanteur du groupe Say Anything, propose un scénario qui mélange la fiction politique, le thriller et l’anticipation. Il en ressort un cocktail ambitieux et crédible à condition d’excuser quelques maladresses. Flashforwards, non-dits et personnages particulièrement manipulateurs poussent le lecteur à inférer les différentes possibilités narratives, ce qui peut parfois lui paraître confus. Par ailleurs, un bémol, certains dialogues sont tellement convenus qu’ils frisent parfois le ridicule. Néanmoins, l’actualité des élections présidentielles américaines et le thème, très contemporain, de la liberté menacée au profit de la sécurité alimentent cette œuvre atypique qui ose bousculer les codes de la morale et de l’éthique. Tout est permis même le crime. On finit par se laisser prendre au jeu d’une lecture au second degré et la recette fonctionne. Les nombreux retournements de situation sont surprenants, on sent que cet album est composé de quatre chapitres correspondant aux quatre premiers magazines parus aux USA, chaque chapitre se terminant par une réelle surprise. On tourne les pages, impatient de savoir comment le récit va évoluer tout en ressentant un malaise diffus, mais tenace. On termine l’album, avec l’envie de lire la suite : le second tome vient de sortir en langue anglaise et le tome 3 est annoncé pour l’été prochain.

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Le dessin est typique des comics et convient au caractère noir de l’ambiance malsaine générale de cette fable sur le totalitarisme. Le travail est soigné et colle au fond scénaristique : les pages de couvertures des magazine US en fin d’album en sont un bel exemple.

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Œuvre engagée, Evil Empire s’inscrit dans la veine d’un futur apocalyptique. Le cynisme des protagonistes est parfois déconcertant mais le récit tient le lecteur en haleine et il n’en sort pas indemne. Un scénario bien ficelé, un traitement graphique classique, un réel sens de la narration, que demander de plus ?

 

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a08-3e78906.gif Dessin

a08-3e78906.gif Scénario

a08-3e78906.gif Moyenne

 

Le site internet des Editions Glénat : ICI

 

 Skippy.

 

 

 

 

Dangerous Love – Tome 2

Auteure : Kana Nanajima
Editeur : Soleil Manga
192 pages
Sortie : 10 février 2016

Genre : Shojo

 

 

Résumé
Nono est une lycéenne à la vie sentimentale bien compliquée. Après avoir connu diverses expériences peu concluantes, elle désespère de rencontrer un garçon avec lequel elle pourra connaître le grand amour. Heureusement, son ami Kazuma est là, mais le jeune homme est un coureur de jupons… Parviendront-ils à franchir cet obstacle ? Il faudra alors à nos deux « amis » faire un choix dangereux…

« Tu as un sacré coffre toi ! ».

Lire la suite « Dangerous Love – Tome 2 »

Journal d’Anne Frank – L’annexe : notes de journal du 12 juin 1942 au 1er août 1944

journalAnneFrank1.jpgjournalAnneFrank2.jpgScénario : Antoine Ozanam
Dessin et couleurs : Nadji
Editeur : Soleil
144 pages – cartonné
Sortie : 27 janvier 2016

Genre : Roman graphique

 

 

 

Présentation de l’éditeur :

L’adaptation fidèle du journal intime d’Anne Frank.
Un roman graphique tout en émotion.

Pour son treizième anniversaire, le 12 juin 1942, Anne reçoit un cahier, qui devient son journal intime. Jeune Juive allemande exilée aux Pays Bas, elle raconte son quotidien au sein de l’Annexe – un espace de survie caché dans les bureaux de l’entreprise de son père – ses émois, la fuite, la cache dans le but d’échapper à la Shoah…

Publié par son père Otto, deux ans après la fin de la guerre, le journal de sa fille a été traduit en plus de 70 langues et vendu à plus de 30 millions d’exemplaires.

journal d'anne frank,ozanam,nadji,soleil,27 janvier 2016,roman graphique

En juillet 1942, Anne Frank fête ses treize ans et ne peut imaginer que le pouvoir nazi, élu par ses compatriotes, la privera bientôt de ses amies, de ses études et du vent dans les cheveux. Contrainte de se cacher, elle confie alors son quotidien, ses peurs et ses pensées à son journal intime.

Le témoignage unique et bouleversant d’une adolescente rêveuse, espiègle et pleine d’espoir, auquel la bande dessinée apporte une lecture et un éclairage nouveaux.

Adapté de la première édition du journal d’Anne Frank publié en 1947.

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 Mon avis :

Cette adaptation de la première version du journal d’Anne Frank a réussi un pari difficile, celui de restituer l’ambiance particulière du journal intime le plus lu au monde. Il y avait bien eu un fascicule réalisé pour le Musée Anne Frank à Amsterdam, mais c’est la première fois que ce célèbre texte est adapté en BD. Le scénario rend bien compte ici des alternances entre les moments d’angoisse, de joie et d’espoir qui constituent l’ossature du récit. La peur et la violence de cette période troublée sont rapportées avec un minimum de moyens pour un maximum d’efficacité. La sobriété des moyens narratifs renforce encore plus le côté bouleversant de ce témoignage.

Rehaussé d’une palette de teintes réduites à l’essentiel mais très délicates, le dessin, très simple, retranscrit avec justesse toutes les émotions qui traversent cette histoire.

Ce travail, particulièrement précis, rend le récit accessible à des lecteurs de tous âges, ce qui constitue une performance littéraire et graphique. A mettre entre toutes les mains, à utiliser de manière éducative ou pédagogique dans le cadre d’un devoir de mémoire.

journal d'anne frank,ozanam,nadji,soleil,27 janvier 2016,roman graphique

 

a08-3e78906.gifDessin

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a08-3e78906.gifMoyenne

 

Le site internet des Editions Soleil : ICI

 

 Skippy.

Le mariage pour les nuls

le mariage pour les nuls.jpgLe-mariage-pour-les-nuls-en-bd-le-mariage-pour-les-nuls-en-bd.jpgAuteure : Mademoiselle Caroline
Editeur : Delcourt
96 pages
Sortie : 19 novembre 2015
Genre : Humour

 

 

Résumé :

Mademoiselle Caroline propose différentes options du mariage idéal, selon elle. Les choses à faire et à ne « surtout pas » faire avec beaucoup d’espièglerie et de vrais conseils d’amie. Docteur Caroline Love est en action.  Laissez-vous faire.  Tout va bien se passer !  Yes, you can !

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Mon avis :

Vous en êtes convaincu : vous l’avez trouvé. Votre moitié, votre âme sœur. Cette personne à qui vous voulez faire la promesse publique, solennelle, de la chérir, de la protéger, de lui vouer votre fidélité,… Bref, de l’aimer pour le meilleur et pour le pire durant le reste de votre vie. Toutefois, au moins deux questions se posent : d’abord, comment s’y prendre pour faire une demande en mariage mémorable ; ensuite, si cette requête est réussie, comment préparer, organiser son mariage afin que ce qui est censé être le plus beau jour de votre vie ne soit pas le plus anxiogène ? Pas de panique, Mademoiselle Caroline arrive à votre secours !

Jusqu’à présent, c’est l’ouvrage le plus marrant que j’aurai eu à chroniquer ! Du haut niveau dans ce domaine-là. Mais surtout, très complet, utile, pratique et ludique. A mettre absolument entre les mains de tous ceux et celles qui veulent sceller leur union via cette institution vieille comme le monde. En effet, cet ensemble d’illustrations et de texte est un guide mais en mieux. Même si l’auteure s’adresse plus à un public féminin, ça n’a pas empêché l’homme que je suis d’avoir passé un bon moment en contemplant ce « manuel hilarant » dont j’ai également appris beaucoup de choses.

Autre reproche qu’on pourrait faire à cette BD (et là, par contre, il s’agit d’un vrai reproche), c’est le style d’écriture que l’on retrouve dans les bulles et qui rappelle, par exemple, l’Iliade et l’Odyssée façon Soledad Bravi. Cette « anti » ou « contre-calligraphie » demande parfois des efforts de lecture particuliers. C’est dommage, moi qui étais prêt à mettre un dix ! Ce sera peut-être pour une prochaine fois. Sans oublier le dessin, qui laisse à désirer mais ça vaut mieux pour le caractère humoristique de l’oeuvre.

En conclusion, ne perdons pas de vue que, même si c’est de plus en plus difficile de nos jours et quelle que soit la différence d’âge, de culture ou encore, de budget consacré à cet événement, la beauté d’un mariage ne tient qu’à la sincérité de l’amour. Donc, par la suite, il restera à savoir si cet acte civil sera semblable à un mille-feuille dont on ne se lassera jamais du goût ou, comme le souligne l’humoriste Olivier de Benoist, dans un de ses sketches, à « un cercueil dont les enfants seront les clous » (rire).

 

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Mister Med.

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