Tome 2
Louis XIV et Fouquet
Scénario : Rémi Guérin, Lorant Deutsch
Dessins : Eduardo Ocana
Couleurs : Luca Merli
Lettrage : Fanny Hurtrel
Editeur : Casterman / Michel Lafon
Dépôt Légal : juillet 2014
ISBN : 978-2-203-07719-5
Après le suicide de Vatel, joué par Depardieu dans le film du même nom, nous avons un aperçu cinématographique des fastes de cette somptueuse soirée en l’honneur de Louis XIV.
Rien que du beau monde : Le Nôtre, Vatel, Molière, Lully, La Fontaine et le héros de cet album : Nicolas Fouquet.
600 courtisans, chevaux et calèches devant ce château de Vaux le Vicomte digne d’un roi.
Evidemment, Louis XIV est jaloux, jaloux d’un soleil de Fouquet associé à l’écureuil son emblème, et de la débauche de luxe de la soirée. Une fortune plus grande encore que celle du Roi qui doit surveiller ses moindres dépenses.
Fouquet a perdu dès l’arrivée du Roi à Vaux le Vicomte, ce ne sera de sa part que critiques acerbes et maussaderies.
« Qu’il est imprudent de vouloir se hisser aussi haut que le soleil, car celui qui peut le contempler d’aussi près, attiré par la chaleur et sa lumière, aura tôt fait de se brûler les ailes »…
Cerise sur le gâteau, c’est D’Artagnan qui mettra Fouquet aux arrêts pour crimes de lèse majesté !
Tout un pan de littérature qui apparaît sous nos yeux ébahis, ainsi c’était vrai ! : les trois mousquetaires, l’homme au masque de fer, la grenouille et le bœuf, la laitière et le pot au lait… et si Versailles m’était conté (compté !!) il s’appellerait Vaux le Vicomte.
Mon avis :
Un petit bout de règne en BD qui vient enrichir la collection « Histoire » d’une bédéthèque.
Lorant Deutsch est connu pour son amour de l’histoire et des détails véridiques. Les dessins de Ocana rendent plus réaliste encore les richesses étalées.
Ce qui reste flagrant chez les nantis c’est que le pouvoir d’un seul mène rapidement au despotisme. Et malgré l’attachement qu’on pourrait porter à Fouquet tant il est malmené, et le dégoût qu’on a de Colbert si peu aimable ; il faut bien reconnaître que ce Conseiller Royal des Finances donne l’image d’un excellent gestionnaire et est loué pour sa maîtrise des budgets et que le premier s’est forgé une fortune par certains biais inavouables … pas un pour relever l’autre.
Après, si le Roi Soleil continue à irradier et à claquer les sous de ses contribuables pendant 32 ans, c’est qu’il a décidé que c’était lui le chef, et pas un autre. Vive la Révolution !
J’aime bien lire les petits secrets de la grande Histoire, cet album en est un exemple, il complète correctement mes connaissances de cette époque, et permet de fouiller le net pour glaner encore d’autres renseignements.
ma note :

Sophie






On se demande si ça a beaucoup changé finalement ?
j’hésitais justement à faire un commentaire de ce genre dans la chronique!!
un pour tous, tous pourris !!!!
heuuu ! c’est quoi ce dessin et ces couleurs dégueu !! ça donne pas envie.
c’est la nuit à Vaux, et la bastille en octobre ou novembre… c’est pas réjouissant !