Croisade T:VIII-Le dernier souffle.

Croisade8.jpgCroisade8g.jpgAuteurs :Dufaux et Xavier

Editeur : Lombard

Sortie : octobre 2014.

 

La soif de pouvoir.

Pour retrouver la sœur de Lyanne, Gauthier de Flandres s’est introduit au cœur du repère des Flagellants. Une horreur sans nom l’y attend, tapie dans l’obscurité… Entre-temps, les tensions s’accentuent autour de Hiérus Halem. Guy de Lusignan veut la guerre. Gauthier reviendra-t-il à temps pour s’y opposer ? Vaincra-t-il enfin la malédiction du Qua’dj ? Le moment de la confrontation finale est arrivé. 

 

La bêtise humaine.

100_2.jpgOulala , que cette chronique ne va pas être évidente .

Car d’un coté, on a un univers très réussi que Philippe Xavier a su magnifié avec son trait élégant toujours accompagné par la belle colorisation de JJ Chagnaud .

En plus, il est très difficile de ne pas être envoûté par la beauté des corps surtout quand ils sont féminins. 

On aimerait avoir à leur égard une réaction saine et vigoureuse comme le dit si bien De Lusignan.

J’ai aussi bien aimé la symbolique « fantastique » de cette histoire, tout est en nuance, rien n’est tout  noir ni tout blanc, rien n’est complètement cruciforme  ni  entièrement « croissant ». On joue beaucoup sur les antagonismes (la raison-la folie, la beauté-la laideur) mais  on est aussi absorbé par cette chimère pas toujours évidente à comprendre. La raison de toute cette quête a fini par m’échapper  et la fin m’a parue assez énigmatique. 

Je vous conseillerai de relire les tomes précédents car les références et les personnages sont nombreux et font écho à la genèse de cette histoire.

Au final, une sensation bizarre de plaisir mais aussi de frustration car tout n’a pas été dit, enfin pas clairement  mais comme souvent avec Jean Dufaux , les certitudes sont rarement coulées dans le béton.

 

a09-3e78912.gifDessin 

a06-3e788fc.gifScénario 

a07-3e78901.gifGlobal.

 

Samba

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La chute d’un ange

la chute d'un ange,daeninckx,mako,casterman,polar,moeurs,meutres,occupation,6.510,102014la chute d'un ange,daeninckx,mako,casterman,polar,moeurs,meutres,occupation,6.510,102014Scénario : Didier Daeninckx

Dessin : Mako

Editeur : Casterman

80 pages

date de sortie : août 2014

genre : polar noir

 

 

Printemps 1948 à Gagny en grande banlieue parisienne, Patronage de l’enfance orpheline. Le cadavre d’un enfant fugueur d’une douzaine d’années est retrouvé dans une carrière qui jouxte le parc de l’établissement. En apparence, une chute accidentelle est à l’origine du décès. Mais les marques d’une sévère correction sur le corps du gamin posent question…
Peu de temps après, à Paris, Philippe Crélard, patron de l’un des plus grands quotidiens du pays, est assassiné chez lui. Tout indique un crime de rôdeur. La pompe de ses funérailles, en présence de la quasi-totalité du gouvernement, souligne l’influence exceptionnelle du défunt, homme de pouvoir et de réseaux. « Enseveli avec son cortège de qualités et pas le poids d’un défaut dans le cercueil : un ange », comme le fait remarquer un peu cyniquement un policier.
Personnellement prise en main par le commissaire Pasquet, l’enquête de routine sur la mort de Crélard laisse néanmoins entrevoir l’envers de ce portrait flatteur : un passé pour le moins trouble durant la période pas si lointaine de l’Occupation et des questions troublantes dans le domaine des mœurs… Alors qu’on s’arrange pour faire endosser la responsabilité du crime à un lampiste, bon pour la guillotine, on s’apercevra presque par hasard que les deux décès que rien ne semble relier, celui de Gagny et celui de Paris, entretiennent en fait bien des correspondances.

 

Voilà le romancier Daeninckx et le dessinateur Mako de nouveau réunis pour un polar sombre aux relents pour le moins nauséabonds. Le climat de l’immédiat après guerre est encore lourd des ombres de l’occupation. Certains aimeraient bien effacer rapidement de la mémoire collective quelques actes qui pourraient bien entacher leur histoire personnelle.

Mêlant intrigue politique, affaire de mœurs et règlement de compte post occupation, Didier Daeninckx nous concocte là un récit où l’ambiance est divinement pesante. La narration volontairement lente, les dialogues percutants mis en scène par un dessin réaliste charbonneux confèrent à ce polar un côté sordide qui plaira certainement aux amateurs du genre.

Pour ma part, même si je me suis laissé surprendre par le dénouement, je n’y vois là rien de plus qu’un bon roman noir somme toute assez classique.

 

Ma note : 6,5/10

Loubrun

La bataille des Ardennes(les reportages de Lefranc).

Couv_227856.jpgAuteurs : Weinberg-Maury-Plateau-Bournier-Wesel.

Editeur : Casterman.

Sortie :8 octobre 2014.

Après Le Mur de l’Atlantique publié en 2011 puis Le Débarquement il y a quelques mois, la série des Reportages de Lefranc consacrée à quelques-uns des événements majeurs de la Seconde Guerre mondiale en Europe se poursuit sur le même principe – une exploration documentaire approfondie grâce à la combinaison du dessin, du texte et de la photographie – avec un autre moment essentiel de la fin du conflit : La Bataille des Ardennes.

Événement capital, parce qu’il marque l’ultime sursaut militaire du Reich face à l’avancée des troupes alliées qui foncent vers l’Allemagne, et qu’il réussit à donner brièvement l’impression de pouvoir renverser le cours de la guerre, cet épisode décisif est ici relaté dans tous les détails de sa chronologie. Spécialiste de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale, Isabelle Bournier (directrice culturelle et pédagogique au Mémorial de Caen) livre avec précision l’enchaînement des faits, depuis le déclenchement de l’offensive allemande dans la nuit du 15 au 16 décembre 1944 jusqu’au reflux à partir de la mi-janvier 1945, en passant par les épisodes tragiques du massacre de Malmedy( pas de é mais bien e) ou du siège de Bastogne. Adossés à une solide documentation, Olivier Weinberg et Alain Maury illustrent avec beaucoup d’efficacité quelques-unes des séquences clés de cet épisode terminal du conflit. En fin de volume, diverses rubriques thématiques illustrées (véhicules, chars et blindés, uniformes, etc.) apportent un contrepoint utile à cet ensemble d’une grande richesse.

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Habitant la région de Malmedy, je me devais de lire ce titre. Je dois avouer que je reste un peu sur ma faim car je n’ai pas appris grand-chose de nouveau hormis le témoignage intéressant d’un habitant  de Bastogne. Cette BD s’adresse donc à un lectorat « novice »curieux de mieux connaitre cette grande bataille, les plus férus préféreront des documentaires comme ceux de Daniel Costelle .

Un ouvrage qui ne fera certainement pas tache dans votre collection car le devoir de mémoire est essentiel pour éviter de répéter de  pareilles tragédies.

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Samba.

 

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Chimère(s) 1887 T4 : Les liens du sang.

Chimère(s) 18874.jpgChimère(s) 18874y.jpgAuteurs :Pelinq-Melanyn et Vincent

Editeur :Glénat.

Sortie : 22 octobre 2014.

Paris, 1887. 

Toutes les filles de la Perle Pourpre sont sous le choc : Chimère est en fait la fille de Gisèle ! Et la jeune fille compte bien profiter de cette descendance pour seconder sa mère dans la gestion de la maison close. 

En outre, elle dispose d’une pièce maîtresse : la photo d’elle, en compagnie de Ferdinand de Lesseps, qui ternirait à jamais la réputation de l’établissement. 

Gisèle s’en rend compte à présent : c’est bien le même sang glacial que le sien qui coule dans les veines de Chimère. Patronne de bordel : elle aurait eu d’autres ambitions pour sa fille… 

Et pourtant elle n’a d’autre choix que d’accepter la proposition.

« L’amour est la pire des infections, elle ronge le cœur et gangrène le corps » 

Chimeres3.jpgC’était au temps au Gustave Eiffel construisait sa tour  mais on y trouvait aussi d’autres belles érections à la Perle Pourpre surtout depuis que la jeune Chimère dirigeait avec sa « maman » cet établissement   avec de nouvelles idées révolutionnaires pour l’époque.

Une série de plus en plus inclassable, un peu thriller, un peu saga familiale, un peu olé olé, un peu historique mais à l’effet « syphilis », une fois attrapé, impossible de  se débarrasser de son addiction de lecture. Chimère(s) 1887 (mais pourquoi ce S qui colle comme un herpès ?), c’est aussi un joli instantané sur une époque un peu folle où toutes les chlamydioses étaient permisses.  

Le dessin du lyonnais Vincent très « Loiselique »renforce encore un peu plus ce charme désuet et attractif  à cet univers .Mais ici, pas besoin de mettre une capote pour éviter la contamination du lectorat. Une lecture agréable qui s’écoule comme une bonne gonorrhée vers son épilogue  et encore, j’ai l’impression que cette histoire pourrait durée aussi longtemps qu’une hépatite B.

SiDa…venture  vous connaissez le nombre de tomes à cette leçon de vie et d’émancipation, n’hésitez pas à la mettre dans les commentaires.

Bonne thérapie à tous.

a08-3e78906.gifScénario 

a08-3e78906.gifDessin

a08-3e78906.gif Global.

 

Samba.

 

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CONCOURS : Samurai légendes T3 : l’aube rouge.

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Auteurs : Di Giorgio-Genêt et Mormile.

Editeur : Soleil.

Sortie : octobre 2014

UN TROISIÈME ÉPISODE PARTICULIÈREMENT ÉPIQUE ! 

 

C’était la fin d’un monde.

D’un coté, les deux cents hommes du général Goru, fatigués, soucieux de protéger une petite forteresse au Sud…

De l’autre, les dix mille hommes d’Akuma, les bras levés vers le ciel, impatients d’une victoire qui ne pouvaient leur échapper…

La bataille fut terrible ! Les coups pleuvaient, les hommes tombaient… des cris de partout, des lacs de sang…

En toute logique, les armées fidèles à l’Empereur furent vaincues ce jour-là, signant la fin d’un règne de plus de cent ans. Seul le nord et quelques grandes villes étaient encore libres… mais pour combien de temps encore ?

Samurai Légendes3j.jpg

SambaBD vous propose de gagner ce tome.

Comment ? En laissant un commentaire sous cet article style « je participe ».

Le gagnant sera tiré au sort parmi les participants sous contrôle d’un huissier de maison ç à d une main innocente.

Ce concours est ouvert  pour la Belgique et la France jusqu’au 11 novembre où nous rendront les armes.

 

SambaBD

 

LA COULEUR DE L’AIR.

La couleur de l'Air, Bilal, Casterman,10/2014.La couleur de l'Air, Bilal, Casterman,10/2014.Dessin & Scénario : Enki Bilal

Editions Casterman

Sortie : 22/10/2014

96 pages –cartonné

Prix conseillé : 18,00 €

ISBN : 9782203033

Science-fiction.

 

Résumé (de l’éditeur) : Dans un ciel sens dessus dessous ponctué d’immenses masses nuageuses aux allures menaçantes progresse le Zeppelin sinistré Garbage et son équipage incongru : un couple de passagers de hasard embarqués à Tanger, Anders Mikkeli et Esther Roblès, deux jumelles orphelines sujettes à de mystérieuses crises de citations littéraires, leur garde du corps et le cadavre démembré du pilote de l’appareil, suspendu à ce qui reste de sa nacelle détruite. Dans les soutes, un mélange de déchets nucléaires instables et d’armes atomiques en état de marche, indice probable des visées terroristes du Garbage. Balloté au gré de la violence des vents, ses équipements verrouillés sur navigateur automatique, l’aérostat semble totalement livré à lui-même, et pourtant… Pourtant quelque chose suggère qu’il y a peut-être là un dessein, une volonté, une direction. Car au même moment, nombre des personnages croisés au fil des deux précédents volumes de la trilogie – Ana et Lester, Bacon et son dauphin hybride, Julia, Roem et Lawrence, l’ex-aumônier militaire – se sont eux aussi mis en mouvement, comme mûs par un appel secret. Leur périple annonce-t-il le stade terminal du « coup de sang » planétaire ? S’agit-il des prémisses de la troisième guerre mondiale annoncée, qui mettra ainsi un point final à la crise environnementale généralisée ? Ou d’autre chose encore, divergeant de tout ce qu’on pouvait imaginer ?

 

La couleur de l'Air, Bilal, Casterman,10/2014.

« Le COUP DE SANG est le nom du dérèglement climatique brutal et généralisé qui s’est abattu sur la Terre »

 

Mon avis : « Après Animal’z et Julia et Roem, voici enfin le troisième volet de la trilogie évènement signée Enki Bilal. » Voilà comment l’éditeur Casterman introduit cet album qui est un événement de cette fin d’année 2014. Enki Bilal a une renommée extraordinaire tant dans le monde de la Bande Dessinée que dans le milieu de l’Art et des galeries. Sa côte explose, ses toiles s’arrachent déjà à des prix extraordinaires. Enki Bilal prend ce phénomène comme une reconnaissance mais aussi comme une assurance de pouvoir continuer ses projets éditoriaux et artistiques en toute indépendance.

La couleur de l'Air, Bilal, Casterman,10/2014.

Sombre, très sombre, cette histoire. Du moins au début car cet album porte très bien son titre : « La Couleur de l’Air ». Les premières planches sont monochromes. Un bleu foncé et monocorde. Enki Bilal a employé ce procédé des couleurs pour marquer le ras-le-bol de la Terre devant le comportement des hommes. La Terre a décidé de se nettoyer de ses scories, de se purifier. Il s’agit en quelque sorte d’une remise à zéro qui se veut spectaculaire. Mais au début de l’album, le lecteur et les personnages n’en savent rien. Il se passe un cataclysme mais personne ne connait le point d’arrivée, la fin de cette aventure. C’est en fin d’album que progressivement les couleurs vont revenir (Bilal a employé sur la fin de l’acrylique), je vous laisse la surprise de découvrir pourquoi…

 

La couleur de l'Air, Bilal, Casterman,10/2014.

 

On retrouve les personnages des deux premiers tomes de ce triptyque. De plus, dans un dirigeable nommé « Garbage » (déchets en anglais), on retrouve des personnages hétéroclites qui sont réellement dans une bombe nucléaire flottante, sans but réel, poussée par les vents et dépendante du soleil puisqu’il fonctionne également à l’énergie solaire. Mais, les nuages complotent pour priver le Zeppelin de son carburant…

 

La couleur de l'Air, Bilal, Casterman,10/2014.

 

Il s’agit d’une fable qui mêle l’écologie, la philosophie, une certaine prospective d’un monde futur dans un esprit de western, de bout du monde. Il y aussi une certaine quête, une progression vers de nouveaux horizons. Dans la plaquette de presse qui accompagne l’album, Enki Bilal déclare : « Il y a un grand écart entre le réel et l’absurde, et tout l’enjeu pour moi a été de faire passer l’un dans l’autre, de faire croire que tout cela se déroule effectivement dans une « réalité » à laquelle on puisse croire. » Enki Bilal met également en scène le personnage d’un homme qui est à la fois terroriste et cannibale. Il représente tout ce que les hommes peuvent avoir d’aspects négatifs et que la Terre ne veut plus voir. L’actualité de ces dernières semaines donne un nouvel éclairage et conforte le scénario.

 

La couleur de l'Air, Bilal, Casterman,10/2014.

 

Cet album de 96 pages demande de la part du lecteur un investissement personnel et une attention soutenue surtout en première partie de l’histoire. C’est les ténèbres et à la fois un ensemble de phrases de philosophes qui se rapportent au déroulement du récit et sortent de façon inexplicable via la bouche des passagers du dirigeable. Par la suite, le récit s’éclaire et la lecture devient du coup beaucoup plus fluide. Le dessin d’Enki Bilal est superbe et le scénario peut parfois paraître tarabiscoté mais il faut le prendre comme une fable pour les grands enfants que nous sommes parfois.Monumental.

 

Scénario :           8,0/10

Dessin :             8,0/10

Moyenne :           8,0/10

 

Lien vers le site internet de Casterman : ICI.

 

Capitol.

 

La couleur de l'Air, Bilal, Casterman,10/2014.

 

HELENA -Volume 1/2.

Héléna, Chabane, Jim, Grand Angle, 10/2014Héléna, Chabane, Jim, Grand Angle, 10/2014Dessin : Lounis Chabane – Scénario : Jim

Editions Grand Angle (Bamboo)

Sortie : 01/10/2014

76 pages –cartonné

Prix conseillé : 16,90 €

ISBN : 9782818931769

Roman, société.

 

Résumé (de l’éditeur) : Le jour de son mariage, Simon aperçoit Héléna sur la grande place de la mairie de Nice. Héléna, la beauté de sa classe quand il était enfant, son grand amour… celle qu’il aime depuis toujours et qui ne s’est jamais intéressée à lui. Entre eux, c’est juste un échange furtif, rien de plus. Mais un échange suffisant pour que Simon refuse de dire le petit « oui» durant la cérémonie de son propre mariage. Il aime Héléna, plus que tout. Et comme cet amour est unilatéral, lui vient une idée bien curieuse… Il lui propose de lui offrir 1000 euros, en échange de trois heures de sa présence tous les jeudis après-midi… 

Héléna, Chabane, Jim, Grand Angle, 10/2014

 

« Les relations amoureuses, c’est compliqué. Surtout quand l’un des deux ne veut pas. »

 

Mon avis : Grand Angle et Jim s’associent à nouveau pour nous sortir un nouveau diptyque consacré à une histoire entre un homme et une femme. Un couple ? Oui, mais pas n’importe lequel ! Simon était un amoureux transi de Héléna mais elle ne s’est jamais intéressée à lui. Il faut être deux pour s’aimer. Je vous renvoie au résumé de l’éditeur pour le « pitch ». Simon, le personnage principal va essayer de la conquérir par des moyens détournés, parfois pathétiques…Pas toujours évident l’amour quand on est timide et pas bien dans ses baskets, quand on n’est pas spécialement un Apollon.

Héléna, Chabane, Jim, Grand Angle, 10/2014

Jim se spécialise dans ce genre de récit. Des histoires sentimentales difficiles avec des couples atypiques, non officiels, parfois les jeux de l’amour et du hasard. On se rappellera « une nuit à Rome » ou « Où sont passés les grands jours? » qui sont de la même trempe. Des situations inextricables, fortes psychologiquement, qui débouchent parfois sur des drames, sur des gâchis au point de vue humain. Mais la force de Jim est de toujours trouver le petit élément qui permet à l’auteur de se démarquer d’autres scénarios très proches. Il parvient toujours en fin de récit à nous étonner, à trouver une porte de sortie qui mène à une réflexion en profondeur sur un fait divers, une situation, une petite lumière qui donne un espoir pour l’avenir.

Héléna, Chabane, Jim, Grand Angle, 10/2014

Le dessin reste toujours dans les mêmes tonalités. Les dessinateurs de services ont sous la direction de Jim le même style graphique, la même composition. J’ai été revoir après la lecture de l’album qui était le dessinateur car j’avais l’impression d’avoir le même dessin que celui de Jim lui-même lorsqu’il est au dessin. Ici, il s’agit  de Lounis Chabane (Golden cup,…). Il en est de même pour la couleur (réalisé par Delphine). Les couleurs sont dans la même charte graphique d’un album à l’autre. Les couleurs sont vives, éclatantes par moment.

Héléna, Chabane, Jim, Grand Angle, 10/2014

Au niveau du scénario, comme je l’ai dit, il y a quelques trouvailles. La fin de l’album met le doute dans l’esprit du lecteur. Par un tour de passe-passe, le lecteur se demande où il est réellement et avec qui…Je ne vais pas en dire plus pour ne pas dévoiler la totalité du récit mais cela laisse la porte ouverte pour le second tome à toute les possibilités.

Héléna, Chabane, Jim, Grand Angle, 10/2014

On ne peut s’empêcher de faire le rapprochement avec « une nuit à Rome » qui a été un succès en librairie. C’est différent et pourtant les points de convergence existent. Une très bonne entrée en matière, en attendant la suite…

 

Scénario :           8,0/10

Dessin :             8,0/10

Moyenne :           8,0/10

 

Lien vers le site internet de Grand Angle : ICI.

 

Capitol.

 

Héléna, Chabane, Jim, Grand Angle, 10/2014

 

Le vieil homme et la mer

le vieil homme et la mer, le vieil homme et la mer, Scénario et dessin : Thierry Murat

Adaptation du roman d’Ernest Hemingway

Éditeur : Futuropolis

date de sortie : 9 octobre 2014

128 pages

 

 

 

Santiago, vieux pêcheur cubain expérimenté, n’attrape plus rien depuis plusieurs semaines. Tous les soirs, il rentre au port la barque vide. Le voilà relégué au rang de « salao », le malchanceux, le poissard. Dans l’univers rude des pêcheurs, c’est la pire des insultes. Seul le jeune Manolin – à qui le vieil homme a tout appris de la pêche – continue de le fréquenter, même si ses parents lui interdisent de l’accompagner en mer, lui préférant un bateau plus chanceux.

La tristesse ronge le cœur des deux pêcheurs. Un jour, le vieux pousse sa barque plus loin que d’habitude, bien décidé à ramener un gros poisson. Il attrapera un énorme spécimen contre lequel il luttera courageusement et avec noblesse durant trois jours et trois nuits.

De retour au port, il croisera malheureusement la route des requins.

Ce combat homérique lui aura redonné de la dignité et lui revaudra le respect de ses pairs.

 

le vieil homme et la mer,

 

Immense classique de la littérature, Le vieil Homme et la mer a été adapté plusieurs fois au cinéma, mais à ma connaissance jamais en BD. Ce récit intemporel raconte le combat d’un homme humble, déterminé à ne pas perdre sa dignité. Il montre aussi que l’homme n’est pas grand chose au milieu des forces de la nature, même s’il gagne souvent ses combats. En fait, chacun a sa place pourvu qu’il respecte ce – ceux – qui l’entoure. Le courage et la détermination rendent l’homme à la fois plus fort et plus humble face à l’adversité.

 

Adapter un des textes les plus lus au monde est un exercice assez délicat. Le défi est magistralement relevé par Thierry Murat (elle ne pleure pas, elle chante ; au vent mauvais) qui réalise là un rêve qu’il a en tête depuis de longues années.

Tout en respectant le rythme et le style du texte original, Thierry Murat le sublime par son graphisme épuré et contrasté révélant ainsi la grandeur de la nature et la fragilité de l’Homme. D’une force attractive incroyable, les images sont envoutantes et nous plongent au cœur du récit. Murat réussit à créer une tension palpable et un suspense presque insoutenable empêchant le lecteur de s’arrêter avant de connaitre l’issue du combat entre l’homme et le poisson.

 

le vieil homme et la mer

 

Les grandes cases, aux teintes tantôt chaudes tantôt froides, aux traits d’un noir profond, invitent à l’évasion et à la contemplation.

Une adaptation magnifique qui permettra de découvrir ou redécouvrir une œuvre majeure de la littérature.

Superbe !

 

le vieil homme et la mer, Ma note : 9/10

Loubrun

 

 

le vieil homme et la mer

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