
Dessin : Franquin – Scénario : Greg
Décors : Jidéhem
Editions Dupuis
Sortie : 05/06/2013
64 pages
Prix conseillé : 24,00 €
ISBN : 9782800148236
Aventure, humour.
Résumé (de l’éditeur): Le comte de Champignac a enfin réussi à extraire le résidu toxique de son fameux élixir X4, celui qui décuple les facultés intellectuelles de celui auquel on l’administre. Très enthousiaste, il appelle dans la minute son ami Spirou pour lui faire part de la nouvelle. Tout à sa conversation, il ne prend pas garde au récipient dont il s’empare, convaincu qu’il s’agit de sa tasse de café… et le boit, avant de se rendre compte, affolé, qu’il vient d’avaler le dangereux liquide. Les effets ne se font pas attendre et se révèlent particulièrement dévastateurs : car si le X4 rend extraordinairement intelligent, son résidu toxique rend totalement démoniaque.
Mon avis : Spirou a 75 ans! Dupuis continue à sortir de ses tiroirs des œuvres de Franquin moins connues ou pas publiées. Dans le cas présent, La peur au bout du fil est une histoire courte (16 planches) parue en 1959 dans le journal de Spirou. Cette histoire paraîtra dans l’album « Le voyageur du Mésozoïque » et ne fera plus que treize planches car les planches sont remontées bande par bande. Lors de la publication dans le journal, il y avait toujours deux planches par semaine, une première, placée en couverture, avec le titre « Spirou » plus 3 bandes et une seconde comportant 4 bandes…Chaque planche devait se terminer par une case qui devait susciter la suite de la lecture…Avec le remontage et la suppression des « titres », cet élément de « suspens » n’est plus d’actualité dans l’album…
Avec cette réédition, cette histoire et son contexte sont commentés par Jean-Louis Bocquet et Serge Honorez. Les planches sont remises telles qu’elles sont parues dans le journal de Spirou. A noter également le travail de Frédéric Jannin sur la restauration des traits d’origine et des couleurs originales, ou du moins celles qui étaient demandées par Franquin au départ. Jidéhem raconte qu’il voyait souvent Franquin enrager quand les exemplaires du journal arrivaient au studio. Le coloriage de l‘époque était fait aux éditions Dupuis par des « chromistes » qui interprétaient des coloris indiqués sur une feuille « papier calque ». Les papiers calques ont disparu et, en accord avec la fille de Franquin, Frédéric Jannin a essayé de retrouver les couleurs originales, du moins ce que Franquin désirait au niveau des couleurs, et de clarifier les couleurs, rendre l’action plus lisible. La couleur doit laisser la place à l’action, au mouvement.
L’album propose aussi son lot de documents inédits sur André Franquin.
L’histoire en elle-même est un petit bijou. Scénarisé par Greg, on voit directement que Franquin y met son grain de sel, dessine les personnages avec verve, fait passer de façon extraordinaire des ambiances terribles. Il suffit de voir les scènes de nuit avec le comte de Champignac ou la scène mémorable de Spirou qui va envoyer un télégramme très urgent à la poste. Le guichetier et son guichet : tout un programme! C’est savoureux, hilarant, criant de vérité. Les auteurs sont au top de leur forme et cela se voit, se lit directement.
L’album est passionnant pour les amateurs, les collectionneurs de Franquin. Le lecteur « de base » n’y trouvera pas son bonheur, l’histoire étant très courte. Le prix de l’album est en rapport avec son objectif, très pointu, d’étude et de restauration de l’œuvre. C’est du haut de gamme pour un public de connaisseurs.
Graphisme : 
Scénario : 
Moyenne :
(parce que l’histoire est un peu courte !)
Capitol.






Greg + Franquin ! le must !
le prix est quand même un peu élevé.
Le prix m’étonne aussi mais bon, 64 pages, c’est inhabituel pour un spirou, et celui-là s’adresse clairement aux fans. Le serais-je assez? hmmm feuilletage en vue…