Editeur : Soleil (anticipation)
Sortie :08/2013
Déluge…
C’est un monde englouti où ce qui s’en est sauvé a plus profondément sombré que ce qui s’y est noyé.
Déluge, c’est l’histoire d’une femme morte il y a longtemps, manipulée jusqu’à en mourir et qui finalement va trouver plus manipulée qu’elle : la Terre, et qui va la sauver.
Déluge, c’est une reine fabriquée pour servir l’humanité alors qu’on lui a refusé d’être totalement humaine.
Ce sont des petits enfants dévorés par des monstres qui rêvent d’être des petits enfants, des sous-marins qui rêvent que leurs marins sont heureux.
Et de l’humour pour essayer de sauver les autres.
Car il va en falloir à Normaée et Jason pour boucler ce voyage menacé par les appétits déments d’une hydre cybernétique, les souvenirs d’une base hantée par la mort et une armée de monstres qui attend de se partager les restes d’une jolie poupée. Un voyage qui va finalement démontrer que la survie de l’humanité est affaire de choix dans la manière de mourir.
Apporter de l’eau à son moulin.
Avant de faire ma chronique, je me suis demandé si j’allais mettre de l’eau dans mon vin. Car se serait trop facile de jeter le bébé (ici la BD) avec l’eau du bain. Bon, ce qui est clair comme de l’eau de roche, c’est que cette BD est destinée aux lecteurs de comics avec option récit post apocalypse. On est loin d’un roman à l’eau de rose, ici, ça pétarade, ça explose, ça joue de la testostérone .Le tout est saupoudré d’un humour assez balourd très US dans l’esprit.
En tous cas, le dessin de l’espagnol Hervas( décidément encore un) est comme un poisson dans l’eau dans cet univers crasseux et humide. Il a du bien s’amuser avec toutes ses créatures bizarres et ses décors futuro-aquatiques.
Par contre, la finalité de cette histoire m’échappe un peu. Toute cette violence pour aboutir presque au néant me laisse un gout d’absurdité. Par contre , vous y trouverez de l’amour, de la liberté , du sacrifice …quand je vous disais que c’est très américain dans le fond.
Voilà, je ne sais pas si je vous ai mis l’eau à la bouche mais je vous conseille de lire cette BD avec un bon morceau de Death Sonar. Par exemple le morceau Nomad de Sépultura
.
Scénario
Dessin
Global.
Samba

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