Les champs d’azur. T4 : Sarabande à la turque.

Champs d'Azur (Les)4.jpgChamps d'Azur (Les)4l.jpgAuteurs : Giroud et Brahy.

Editeur :Glénat.

Sortie :06/2013

Octobre 1916. 

Sur le front de la Somme, Théo Fayard et André Joliot se rencontrent par hasard. Théo a donc la joie d’annoncer à son vieil ami son prochain mariage avec Maureen Lowell, son associée. La jeune femme a enfin réussi à faire le deuil de son mari Charles, depuis que son corps a été retrouvé sur les côtes de la mer Noire. Malheureusement pour Théo, on retrouve trace de l’époux disparu dans une prison turque… Il est partagé : doit-il raconter ce nouvel élément à sa fiancée, quitte à renoncer à son mariage et peut-être à son rêve de concevoir de nouveaux avions ?

 

Le chevalier servant.

Quand on lit cette série sur les pionniers de l’aviation, on se rend bien compte des progrès fulgurants que cette technologie a faits en très peu de temps. C’est d’ailleurs cet aspect instructif qui m’a le plus intéressé dans ces champs d’azur. Giroud a eu la bonne idée de mêler son histoire à des faits bien réels. Par contre, sa fiction, c’est vraiment de la BD à « papa ». On a un héros pétri de bon sentiment prêt à sauver la veuve et l’orphelin à la moindre occasion. On couple cet altruisme saupoudré d’ un peu de romantisme presque platonique avec  quelques voltiges bien senties et le tour est joué. Franchement, j’ai déjà connu Giroud plus inspiré. J’aurais aimé y lire nettement plus de surprises car on comprend vite que le Théodore, c’est  le « looser » magnifique, qu’il sera toujours le numéro deux à courir après ses concurrents ou ses chimères.

Pour illustrer ces vieux coucous, Luc Brahy dont le grand père fut un de ces fameux pionniers nous livre un tome 4 plus proche des standards actuels notamment au niveau des couleurs. Voir voler ces magnifiques machines volantes est un vrai régal. Par contre, les visages de ses  personnages, ce n’est toujours pas ça. Je me suis même demander si on n’avait pas changé de dessinateur tellement Théodore ou Maureen sont méconnaissables. Heureusement que notre Théodore national a une teinture « blonde »sur l’avant de sa coiffure, impossible de le confondre avec un autre…l’air de rien, un procédé qui masque une réelle faiblesse. 

Voilà, une BD très correcte au final mais comme il y en a beaucoup (trop ?) actuellement sans réel défaut mais qui manque cruellement de passion. Un peu d’émotion n’aurait vraiment pas fait de mal à ce récit. Malheureusement, n’est pas Zidrou ou Brunschwig qui veut.

a05-3e788c9.gifDessin

a04-3e788e4.gifScénario 

a05-3e788c9.gifGlobal.

Samba.

Champs d'Azur (Les)4k.jpg

 

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