Oswald Chesterfield Cobblepot est un petit garçon qui a eu la malchance de naître laid, très laid et affublé d’un long nez qui ressemble à un bec de pingouin. A sa naissance, son père, horrifié, va le détester et sa mère, en bonne maman, va l’aimer, le cajoler, le materner, un peu trop d’ailleurs!
Alors le petit Oswald va devenir le souffre-douleur de tous : son père, ses trois frères ainés, ses copains de classe……. il va porter son amour vers sa mère, la seule qui l’aime, et les animaux, les pigéons et les pingouins auxquels on le compare en se moquant et, surtout, il va devenir aigri et méchant, très méchant.
Son père et ses frères, les premiers, vont connaître sa méchanceté; ils vont mourir dans des accidents « bizarres ». Puis il va bâtir un empire du crime où aucune place ne sera faite à la tendresse et l’humanité. Tous seront à ses pieds par cupidité ou par peur et malheur à ceux qui lui auront déplu; le Pingouin se vengera d’horrible façon.

Ce récit, issu du génie du scénariste, GREGG HURWITZ, ( The Dark Knight ) et dessiné par le talentueux SZYMON KUDRANSKI est sombre et triste comme la vie. Le personnage du pingouin émeut: c’est un assassin violent et méprisable mais ce n’est pas sa faute; ce sont les gens « normaux » qui l’ont rendu ainsi! c’est nous qui en avons fait un monstre en le traitant comme tel.

Une seule personne l’a aimé : sa mère. Et tout ce qui prévaut dans sa vie c’est de faire en sorte que sa maman aie tout ce qu’il pourra lui offrir quitte à voler et tuer pour ça!
Le Pingouin va aussi trouver l’amour dans les bras d’une jeune femme aveugle qui ne comprendra la duplicité du personnage que lorsqu’il sera trop tard.
La vie du Pingouin est finalement un drame et lorsqu’il commet des crimes horribles nous avons tendance à les oublier et prenons son parti lorsqu’il est mis à mal par le justicier noir de Gotham : BATMAN! le preux chevalier qui a tant à cacher lui aussi!
Bref un bel album qui nous rappelle le film gothique de Tim Burton avec le génial Danny DeVito. Le livre comporte également, en deuxième partie, un court récit de Jason Aaron et Jason Pearson contant les « amours » du Pingouin et intitulé RIRA BIEN…

LA SPLENDEUR DU PINGOUIN
URBAN COMICS – COLLECTION NEMESIS – Les plus grandes menaces de l’univers DC
MA NOTE:
scénario : 9/10
dessin : 7/10
JR

hé bien ! Heureusement que tous ceux qui ont eu une enfance difficile et malheureuse ne finissent pas comme le pingouin …
belle chronique, JR.