
Dessin : Jiro Taniguchi – Scénario: Baku Yumemakura
Casterman
Collection Sakka
288 pages
Sortie le : 31/08/2011
Prix : 12,50€
ISBN : 9782203047556.
Manga, sports de combat, baston, catch
Le résumé de l’histoire (de éditeur) : C’est l’histoire d’une quête d’absolu. D’absolu dans le combat. Bunshichi Tanba a peut-être entamé sa quête pour savoir qui était le plus fort, mais quand le récit de Taniguchi et Yumemakura commence, on est déjà loin de ça. Tanba s’est formé dans les principes du karaté, mais a découvert –à ses dépens- que les lutteurs professionnels (le catch) n’étaient pas tous des comédiens, que parmi eux se trouvaient de vraies bêtes de combat cheminant comme lui sur la voie du combat à mains nues. Il a donc développé une technique hybride, avec des percussions au poing ou au pied, et des immobilisations. Tanba a perdu un seul combat dans sa vie contre un jeune catcheur inconnu : Kajiwara. A la suite de quoi il a passé trois ans à comprendre les raisons de sa défaite et à se perfectionner pour se dépasser. Mais Kajiwara n’est pas resté le même non plus. Il est maintenant une star du catch professionnel. Quand il revient au Japon après une carrière internationale, cela fait six ans que Tanba l’attend. Pas pour prendre sa revanche, non, un mot aussi vulgaire n’appartient pas au vocabulaire des affamés d’absolu.
Mon avis : Cet album est sorti en Août 2011 mais en 1990 au Japon. En réalité, les éditeurs européens raclent les fonds de tiroir des éditeurs japonais pour retrouver des anciens travaux du plus européen des magakas. J’ai donc acheté l’album sur base du nom de Taniguchi, sans préjugé sur le sujet de l’album : le catch ! Taniguchi a adapté un roman de Baku Yumemakura, un grand romancier japonais de science-fiction et d’aventure. On lui doit aussi le scénario original du « Sommet des Dieux ».
Je me suis donc lancé dans la lecture de cet album de près de 288 pages mais qui a pour spécificité d’être un one-shot. Rapidement, je me suis retrouvé dans une succession de bagarres. Le lecteur a droit à « la totale », tous les coups sont permis, avec des yakuzas (des mafiosi japonais), des chercheurs de misère, des gens qui défient des lutteurs, des catcheurs.
Le personnage principal n’est pas un enfant de chœur et franchement sa recherche d’absolu elle ne m’a vraiment pas touché. Les descriptions des combats prennent un paquet de pages. Je ne m’y retrouve plus entre les bras, les jambes,…Une chatte n’y retrouverait pas ses chatons. Je ne vous cache pas que par moment j’ai zappé certaines pages. C’est violent. Je ne suis pas parvenu à me passionner pour cet album que j’ai trouvé plutôt faiblard au niveau du scénario.
Le dessin est bon mais pas exceptionnel. Le découpage est conventionnel mais n’a rien à voir avec « Le sommet des dieux », la référence !
En conclusion, je n’ai pas accroché. Par contre, je suis persuadé qu’il y a une clientèle pour ce genre de manga…Cet album n’est pas abouti et on ferait mieux de ne pas ressortir certains travaux de Taniguchi. C’est une œuvre d’un débutant qui fait ses gammes et il faut prendre cet album comme tel.
Dessin : 7,0/10
Scénario : 5,0/10
Moyenne : 6,0/10
Capitol.





Passons donc.
Par contre Coq de combat aimera…Ce n’est pas trop ma tasse de thé…