
Auteurs: Stromboni et Cotte
Editeur: Casterman( Rivages/noir)
Sortie :10/2012
Klynham,
Nouvelle-Zélande, début des années trente. Une petite ville tranquille et sans histoires – jusqu’à ce qu’une jeune fille de la communauté, Daphné Moran, soit retrouvée violée et égorgée. L’énigme est entière, l’enquête piétine. C’est à peu près à la même époque que débarque Hubert Salter, grand escogriffe vaguement magicien, hâbleur et inquiétant, que le jeune Neddy, quatorze ans, l’un des narrateurs de cette histoire, a tôt fait de surnommer l’Épouvantail.
Salter se lie avec le croque-mort alcoolique et libidineux de Klynham, et n’a évidemment aucun mal à prendre l’ascendant moral sur cette communauté fruste et crédule. Bientôt, les événements dramatiques se multiplient – morts suspectes, disparitions, incendies –, qui vont bouleverser encore plus profondément la vie de la petite ville…
Ploucland.
Voilà bien une BD qui ne vous laissera pas indifférent. Il y a tout d’abord ce jaune d’œuf omniprésent. On a l’impression d’être dans un cauchemar permanent surtout qu’on n’arrête pas de nous parler d’œuf au début de ce polar option étude sociale. Il y a aussi cette crasse qui envahit toutes les pages .Je me suis d’ailleurs lavé les mains après ma lecture. On est un peu dans la célèbre émission « Strip tease » avec les mêmes barakies ou alcolos de service mais dans les années 30 en Nouvelle-Zélande. Dany Boon en aurait fait certainement « Bienvenue chez les ploucs ! ». Tiens, en parlant de film, ce roman de Ronald Hugh Morrieson (quelqu’un l’a lu ?) a déjà été adapté au cinéma avec « The Scarecrow »(quelqu’un l’a vu ?).
Pour en revenir à la BD, j’ai vraiment eu un sentiment étrange avec le dessin. Par moment on sent bien que Jules Stromboni a travaillé à l’animation surtout dans les situations burlesques où la touche de Tex Avery est toute proche. Par contre, c’est parfois très cruel et morbide. Le contraste est saisissant comme la fin qui arrive avec une précipitation assez incroyable. J’ai même cru qu’il devait y avoir une suite mais non, l’histoire est bel et bien bouclée. Un autre aspect assez déconcertant, c’est que la partie Salter est très peu développée. Il apparait de temps en temps, il fait son petit numéro de magie ou d’illusionniste et puis il disparait. Bref, il y a des blancs (d’œuf) à combler pour le lecteur. Le tout est quand même assez étonnant à lire, c’est assurément une BD sortant des sentiers battus qui devrait attirer un public curieux amateur d’expérience nouvelle.
Pour finir, un petit dicton local « les lumières vont brûler toute la nuit ». Je vous laisse réfléchir là dessus. A la prochaine chronique les amis.
Scénario : 6/10
Dessin:6/10
Global
Public cible :les amateurs de hors piste.
Samba.

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