Dimitri Armand.

Dimitri Armand.


Auteurs : Cheilan et Armand
Editeur : le Lombard.
Sortie : 09/2008
Ma sorcière bien aimée
En 1830, après des siècles de guerres occultes entre factions antagonistes, les magiciens se sont révélés au reste de l’Humanité et ont imposé une paix planétaire. Ceux d’entre eux qui ont refusé la paix ont été bannis ou exilés de la Terre.
Réunis au sein d’un Conseil, les Initiés siègent aux côtés de l’ONU et veillent à l’entente entre les peuples, tout en refusant de s’immiscer dans la politique intérieure des pays tant qu’elle ne menace pas l’équilibre global du monde. L’Histoire des humains en est totalement modifiée, du moins dans cette réalité…
Boup bloup bloup
Je savais qu’avec ce tome 1 de la Salamandre trouvé en 2e main que je prenais un risque vu les avis très mitigés que j’avais pus lire. Mais je suis qu’un faible lecteur qui craque à la vue d’une jolie rouquine à lunette. J’étais donc sur mes gardes pour vaincre cet album quitte à monter ma concentration au maximum. Malgré ça, j’ai craqué et j’ai du reprendre ma lecture à 3 reprises pour arriver au bout de ce calvaire. Dès le début, pas de round d’observation, pas de présentation des personnages, on est tout de suite submergé d’informations diverses sur les entités et forces en présence. J’ai essayé de m’accrocher avec certains termes souvent inutiles (on s’en fout de savoir que c’est le 14e cercle, subdivision 15, entité 87 qui a fait l’incantation !) mais le coup de grâce m’a été donné par les transitions diaboliquement abruptes qui ont le don de vous mettre dans le plus profond de brouillard en une case. C’est plutôt dommage car l’idée de cette uchronie et l’univers présenté valait certainement cette aventure éditoriale .J’ai aussi de forte crainte de ne jamais voir l’ultime tome 3 un jour arriver dans les librairies. Actuellement, les éditeurs tranchent dans le vif et n’hésites plus à stopper une série en cours. Si vous avez apprécié les belles courbes d’Armand, vous pourrez toujours vous retourner sur Angor qui est une honnête série chez Soleil.
Scénario : 3/10
Dessin : 7/10
Global.

Inscrivez-vous à la newsletter.

Après La fille de l’eau, voici un autre album My Major Company BD Dargaud qui mérite amplement notre attention.
Nous sommes à Dallas, Tobias a dix ans lorsque son grand-père l’emmène en cachette voir un match de catch. Une révélation pour ce jeune garçon qui décide de devenir champion du monde de catch. Le roi du ring est l’histoire d’un rêve d’enfant que l’on n’abandonne pas malgré les embuches.
Un personnage attachant, voilà le point fort de cet album qui mise avant tout sur les relations humaines plutôt que sur le catch. Tobias dégage rapidement un capital sympathie auprès du lecteur. On sent d’emblée qu’il donnera tout ce qu’il a et qu’il ne nous décevra pas. Le scénariste, Gigault, réussit à transmettre une réelle épaisseur à son histoire et heureusement, car la colonne vertébrale de ce genre d’histoire a déjà été exploitée à de (trop) nombreuses reprises. En bref, c’est Rocky ; sur le ring, on a beaucoup à prouver humainement et à exorciser mais l’important, c’est la famille et les amis. On peut néanmoins regretter, malgré le côté humain, le manque d’exploitation des aspects sombres du scénario, on survole trop les moments les plus difficiles. Laissons venir le deuxième tome de ce diptyque avant de graver cette critique dans le marbre.
Le dessin simple et sans prétention de cet album semble bien servir le côté humain de ce récit. La technique du dessinateur, Rolland, n’est pas des plus répendues. Il travaille l’encre de chine à la plume et complète avec un lavis. Ses planches, toutes en niveaux de gris, sont ensuite colorisées par ordinateur. Le gris devient alors couleur. Il propose un découpage plutôt réussi et préfère garder une distance constante avec ses personnages, ici peu de gros plans ou de plans très larges. Finalement, dessin et scénario vont dans un même sens, une lecture rapide. Certains trouveront cette lecture trop rapide ou l’album trop court (48 pages) mais personne ne peut nier le charme que dégage cette œuvre.
Le + : Personne ne peut rester insensible au personnage de Tobias, à son parcours et à l’atmosphère qui se dégage de cet album. Les internautes de My Major Company ont eu le nez fin (encore une fois).
Le – : Le scénario n’exploite pas suffisamment la dimension dramatique de cette histoire. Le deuxième tome de ce diptyque répondra peut-être à nos attentes… Patience.
Infos en vrac
Diptyque
Tome 1/2
48 pages
Prix : 13,99 euros
Parution : janvier 2012
Dessin et couleurs: Rolland
Scénario : Gigault
Editions : Dargaud, My Major Company BD
Monsieur William
Cette critique se trouve également sur My Boox
Le retour de la question du dimanche.
J’ai fait du tri dernièrement et je me suis rendu compte que j’avais accumulé un gros paquet de para-bd de toutes sortes, XL, figurines, puzzles, affiches, plaques émaillées …. Bref un beau paquet de brols. ;-))))
Quand est-il pour vous ? Êtes-vous des acheteurs/collectionneurs de para-bd ? Qu’achetez-vous comme produits dérivés liés à la BD ?
Bon dimanche à vous.
Revedefer

Dessin & scénario: Benoît Sokal
Editions Casterman
Sortie : 18/01/2012
64 pages
Collection Univers d’auteur
Prix conseillé : 16,00 €
Western, écologie
Résumé (de l’éditeur) : C’est une vallée très reculée, quelque part au fin fond d’un pays froid qui pourrait être l’Alaska ou la Sibérie. Presque personne n’y vit, hormis la faune sauvage et un peuple autochtone discret. Hélas, le sous-sol regorge de matières premières et bientôt les affairistes déferlent, pressés d’y construire une ville, des mines, un barrage… Les premières exactions surviennent ; personne ne doit faire obstacle au « progrès ». Mais il y a pourtant un témoin silencieux à cet immense désordre : Kraa, un jeune aigle très puissant qui a appris la survie, maître secret de la vallée. Avec Yuma, un adolescent indien dont on vient de massacrer la famille, et avec lequel il a développé un lien d’essence chamanique, Kraa, dont la voix off sert de fil rouge au récit, entre en résistance…
Mon avis : Reprenez la critique du tome 1 paru sur SambaBD le 02/11/2010. Il n’y a pas grand chose de changé, tant au niveau de la qualité graphique que de la narration.
Le projet de construction du barrage avance à marche forcée et s’en suit des accidents suspects dus à la fatigue, la précipitation, l’improvisation, le manque de sécurité, le respect à marche forcée d’un planning trop optimiste des travaux, l’appat du gain… Sokal dessine toujours magnifiquement la nature hostile. Par moment, pris par sa verve, il nous livre des planches avec des cases plus grandes pour donner le maximum d’ampleur à son talent graphique. Un pur régal. Le monde des hommes est toujours dans les tons gris et sépia alors qu’apparaît de plus en plus la teinte bleue, celle du ciel, celle de l’espace occupé par l’aigle Kraa, celle de la clarté. Il s’agit d’un album de transition avant le dernier tome de ce triptyque mais l’auteur fait bien avancer le décor, place les éléments qui vont amener le drame et peut-être la rédemption…C’est la suite logique du premier tome. Sokal nous livre le meilleur de lui-même et ce serait dommage de passer à côté d’une telle série…
Graphisme : 9,0/10
Scénario : 8,5/10
Moyenne : 9,0/10
Capitol.
On en parle sur le Forum : ICI.

Dessin : Brüno – Scénario: Nury
Editions Dargaud
Sortie : 07/10/2011
86 pages
Collection Long Courrier
Prix conseillé : 16,95 €
Histoire, esclavage, drame
Résumé (de l’éditeur) : 1830, Afrique noire. Atar Gull, un superbe esclave, est chargé sur le bateau du capitaine Benoît pour être vendu aux Antilles. Son prix est élevé : c’est le fils d’un roi, un athlète, un guerrier… Son histoire nous entraînera des soutes d’un négrier jusqu’à la Jamaïque, des marchés aux esclaves au coeur des plantations ; son destin sera tragique…
Mon avis : C’est souvent le cas pour certains albums, je me pose la question suivante : Pourquoi ne l’ai-je pas lu directement à sa sortie ? Est-ce la couverture qui n’est pas très attirante ? Elle résume pourtant bien différents éléments de l’histoire. Est-ce le graphisme « enfantin » de Brüno qui a fait que le déclic n’a pas eu lieux ? Peut-être…Le graphisme sans être extraordinaire n’en est pas moins efficace au niveau de l’impact sur la lecture. Le découpage en est un des moteurs principaux. Cela me fait un peu penser à la série « miss pas touche » des Kerascoët ou à leur one-shot « Jolies ténèbres ». Un dessin pas très évolué mais malgré tout un style qui sort de l’ordinaire et reconnaissable au premier coup d’oeil, une force graphique qui doit s’apprivoiser…La liberté de ton, allant jusqu’à des scènes d’horreur, passe mieux avec un dessin plus stylisé qu’avec un dessin réaliste, c’est certain ! Je ne vous donnerai qu’un seul conseil : passez la barrière du graphisme, laissez-vous porter par le scénario…Vous ne le regretterez pas !
Car si le graphisme peut sembler à première vue rébarbatif à certains, le scénario est un bijou! Vous n’en sortirez pas indemne tant il est direct, original, et d’une violence des sentiments incroyable. Comment est-ce possible d’avoir une telle dualité dans le même personnage? Pourquoi une telle violence se déclenche-t-elle de façon aussi soudaine ? Le lecteur est partagé entre la bienveillance et la rage. Fabien Nury (scénariste de la série à succès « Il était une fois en France », par petites touches, parvient a bien « retenir les chevaux » et à nous donner une finale extraordinaire, qui laisse malgré tout à réfléchir…
Plusieurs interprétations sont possibles et pourtant l’album se suffit à lui-même. Nury pourrait écrire une suite mais il peut se permettre de laisser ce magnifique one-shot en l’état. Il n’y a rien à ajouter, rien à retirer. A chaque lecteur de se faire sa morale de l’histoire. La dernière planche de l’album nous montre bien toute la force graphique et scénaristique de cet album hors norme. Coup de cœur ! Si vous ne l’avez pas encore lu, allez sans délai chez votre libraire et réclamez-lui ce chef d’œuvre du 9e Art !
Graphisme : 8,0/10
Scénario : 10,0/10
Moyenne : 9,0/10
Capitol.
Thierry Démarez.


Auteurs : Ange et Vax.
Editeur : Soleil.
Sortie : 11/2011
Péplum.
Aux croisements des routes du sud, aux frontières de l’Empire se trouve Salmyre, la grande Cité. Son roi est un tyran. Le
Un ange passe….
Ah voilà le retour de la geste des CD (des compacts discs ?)! On ne sait plus trop quoi en penser vu les hauts et les bas assez vertigineux que cette série nous a gratifiés. Alors quid de ce tome 13 ? Et bien, déjà on est surpris par la qualité du dessin de Vax (la Venace ?). On a droit à de belles fresques bien détaillées avec des couleurs lumineuses rendant admirablement bien le souffle héroïque des nombreuses batailles. Il y avait longtemps qu’on n’avait plus vu un trait si enchanteur pour la geste des CD (des corps diplomatiques ?).Du coté de l’histoire, on nous propose une bonne petite révolution au départ qui engendrera quelques petits désagréments. Mais vous savez ce qu’on dit dans ces cas là, on ne fait pas d’omelettes sans casser des œufs. Bref, on ne s’ennuie nullement dans ce tome, on y perdrait presque son Alène. Sinon, le prince Lancelot est aussi disponible en kit pour la Syrie, le Bachar n’a qu’a bien se tenir. Mais pour le moment, il parait que c’est Lore de se marier pour notre bon prince. Et pour finir, j’y ai même trouvé des interactions avec des albums précédents, si ça ce n’est pas Byzance euh Salmyre.
Scénario :7/10
Dessin :8.5/10
Global.

Inscrivez-vous à la newsletter.

Auteurs : Beroy et Toussaint.
Editeur : Casterman.
Sortie : 01/2012
Convoi n°20
Belgique, nuit du 12 au 13 novembre 1943, quelque part entre Malines et Louvain.
Un convoi de wagons plombés s’est immobilisé sur la voie ferrée. Il vient de quitter Bruxelles, direction Auschwitz. À son bord, parmi des milliers d’autres, une jeune femme, Olya Van Horn, juive allemande jusqu’alors réfugiée en Belgique. Elle se remémore la longue suite d’événements tragiques qui, depuis sa ville natale d’Hambourg dix ans auparavant, l’a finalement conduite dans ce sinistre convoi…
Déportation.
Si vous me lisez depuis un petit temps, vous savez que sur certain sujet, je ne rigole pas et certainement pas sur un sujet aussi tragique que celui de la Shoah. Il y a un devoir de mémoire à entretenir pour que plus jamais l’humanité ne réitère une telle folie. En plus, je dois avouer que j’ai bien aimé ce début de diptyque qui retrace bien le cheminement de 2 des 3 héros pour se retrouver dans ce convoi en 1943. C’est fatalement très dur quand on est une jeune juive à cette époque. L’oppression et les brimades sont exposées sans fioriture. On suit aussi un jeune allemand, Wilhem, emporté par ce tourbillon de l’idéologie nazie et dont le grand malheur sera d’aimer Olya. Un récit fort donc, qui retrace bien ce calvaire d’autant plus interpellant qu’il s’inspire d’un fait réel unique dans la résistance.
Coté dessin, José Maria Beroy réalise un tome initial de très belle facture, un dessin semi-réaliste expressif et détaillé, agrémenté de couleurs judicieuses. Je ne connaissais pas ce dessinateur espagnol mais c’est sûr, il a gagné un fan.
Une BD à mettre dans toutes les mains de la nouvelle génération.
Scénario : 8/10
Dessin : 8.5/10
Global.
SAMBA.
On en parle sur le forum.

Inscrivez-vous à la newsletter.
Commentaires récents