LE ROI DU RING, tome 1, Graine de champion

9782205067378-couv-I400x523.jpgle roi du ring planche.jpgAprès La fille de l’eau, voici un autre album My Major Company BD Dargaud qui mérite amplement notre attention.

 

 Nous sommes à Dallas, Tobias a dix ans lorsque son grand-père l’emmène en cachette voir un match de catch. Une révélation pour ce jeune garçon qui décide de devenir champion du monde de catch. Le roi du ring est l’histoire d’un rêve d’enfant que l’on n’abandonne pas malgré les embuches.

 

 Un personnage attachant, voilà le point fort de cet album qui mise avant tout sur les relations humaines plutôt que sur le catch. Tobias dégage rapidement un capital sympathie auprès du lecteur. On sent d’emblée qu’il donnera tout ce qu’il a et qu’il ne nous décevra pas. Le scénariste, Gigault, réussit à transmettre une réelle épaisseur à son histoire et heureusement, car la colonne vertébrale de ce genre d’histoire a déjà été exploitée à de (trop) nombreuses reprises. En bref, c’est Rocky ; sur le ring, on a beaucoup à prouver humainement et à exorciser mais l’important, c’est la famille et les amis.  On peut néanmoins regretter, malgré le côté humain, le manque d’exploitation des aspects sombres du scénario, on survole trop les moments les plus difficiles. Laissons venir le deuxième tome de ce diptyque avant de graver cette critique dans le marbre.

 

 18086-nouvel-article-3.jpgLe dessin simple et sans prétention de cet album semble bien servir le côté humain de ce récit. La technique du dessinateur, Rolland, n’est pas des plus répendues. Il travaille l’encre de chine à la plume et complète avec un lavis. Ses planches, toutes en niveaux de gris, sont ensuite colorisées par ordinateur. Le gris devient alors couleur. Il propose un découpage plutôt réussi et préfère garder une distance constante avec ses personnages, ici peu de gros plans ou de plans très larges.  Finalement, dessin et scénario vont dans un même sens, une lecture rapide. Certains trouveront cette lecture trop rapide ou l’album trop court (48 pages) mais personne ne peut nier le charme que dégage cette œuvre.   

 

Le + : Personne ne peut rester insensible au personnage de Tobias, à son parcours et à l’atmosphère qui se dégage de cet album. Les internautes de My Major Company ont eu le nez fin (encore une fois).  

 

Le – : Le scénario n’exploite pas suffisamment la dimension dramatique de cette histoire. Le deuxième tome de ce diptyque répondra peut-être à nos attentes… Patience.

 

 

Infos en vrac

Diptyque

Tome 1/2

48 pages

Prix : 13,99 euros

Parution : janvier 2012

Dessin et couleurs: Rolland

Scénario : Gigault

Editions : Dargaud, My Major Company BD

 

Monsieur William


Cette  critique se trouve également sur My Boox

3 commentaires sur “LE ROI DU RING, tome 1, Graine de champion

  1. l’album n’a pas été édité par MMC BD….

  2. Je vous confirme que cet album fut présent sur la plate-forme MMC BD, qu’il porte bien le logo MMC BD et il intègre même des remerciements aux internautes éditeurs. Il faut savoir que les albums présent sur MMC doivent être financé à hauteur, minimum, de 10000 euros et ne doivent pas forcement atteindre les 25000 euros fixé comme objectif (qui en fait est un maximum). Ce qu’on sait moins, c’est que les premiers albums de MMC sont placé là par les éditeurs eux même et ne font pas l’objet d’un sélection par les internautes. Sacha Goerg, l’auteur de La fille de l’eau, avoue dans une interview sur ActuaBD, qu’il avait de toute façon signé avec Dargaud avant de placer son oeuvre sur cette plate-forme. En réalité MMC a besoin de premier album pour « lancé » le site. Mais j’avoue ne pas connaitre le montant exacte du financement de « Le roi du ring ».

  3. je confirme, l’album n’a pas été édité par MMC BD.

Les commentaires sont fermés.

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