Aâma T1 : L’odeur de la poussière chaude.

Auteur : Fréderik Peeters.
Editeur : Gallimard.
Sortie : 10/2011

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Looser

 Un homme conscience au sommet d’un volcan. Il ne sait pas où il est ni qui il est. Rejoint par un robot gorille prénommé Churchill, il apprend qu’il se trouve sur la planète Ona(ji). C’est en lisant son journal intime que Verloc parvient peu à peu à remonter le fil des événements. Abandonné par sa femme et ne pouvant revoir sa fille, drogué, marginal, mal dans sa peau et dans son époque, il s’est laissé convaincre par son frère de l’accompagner dans une drôle de mission sur une planète inconnue…
Le gorille.
L’album qu’on m’a prêté est estampillé par un magnifique stickers « dans la sélection officielle d’Angoulême ». Cet autocollant me ferait presque fuir tellement ces prix sont labélisés roman graphique, œuvre indépendante et laid dessin mais ça on ne peut pas dire.
Cette année rebelote et dix de der, on a complètement oublié la BD franco belge au format classique (à 2 exemptions je vous l’accorde mais comme on a multiplié les prix, plus personne n’y fait attention) .Pourtant après la lecture de ce aâma, je trouve qu’un Aldébaran n’est pas si éloigné et aurait parfaitement eu le droit de se retrouver dans la sélection. Peut être que Léo ne fait pas partie du bon cercle d’amis BDphiles comme Fréderik Peeters, c’est une question mais ces prix Angougou commence à m’énerver  sérieusement à snober systématiquement un grand pan de la BD dite populaire.

Désolé mais il fallait que ça sorte et revenons enfin à nos moutons.
Comme je ne savais pas dans quel univers j’allais tomber, le début est déboussolant avec 2 belles éclipses dès l’entrée. J’ai cru un moment que l’auteur avait fumé de la moquette car c’est un univers à la Moebius et très typé SF. L’amorce n’est donc pas évidente, ensuite on note les bonnes idées qui donnent à ce monde futuriste une cohérence certaine. Les problématiques qui y sont abordées ne sont jamais loin des nôtres : pollution, misère, repli sur soi, la place de la technologie, les différences sociales, la recherche du bonheur, les drogues etc .Bref, ce récit se veut très humain quoique celui qui crève les pages dans ce tome, c’est indéniablement le robot Churchill ( Ze trouvaille ).Comme on est loin de tout savoir , l’effet découverte joue à fond et il vous sera impossible de ne pas continuer cette série car trop de questions restent ouvertes. Pour le dessin, j’ai envie de la comparer à celui de Léo, nettement plus vivant mais aussi avec un coté nettement plus sombre. Par contre pour les couleurs, l’auteur brésilien remporte la manche haut la main.
Voilà, une BD  qui plaira sans aucun doute aux les fans de SF et de Moebius, pour les autres, vos gouts devront passer par le cut du dessin et de la colorisation.
Scénario : 8.5/10
Dessin : 6.5/10
7-17b0.gif Global.

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12 commentaires sur “Aâma T1 : L’odeur de la poussière chaude.

  1. J’ai trouvé que cela ressemblait trop à l’univers de Léo et franchement sans moi sur ce coup là.

  2. Je pense bien que Frederik Peeters est Suisse.

  3. Autant pour moi, j’avais pas compris.

  4. Je suis plutôt d’accord avec toi. Aâma est l’un de mes coup de coeur du moment. Y a juste le point de vue sur Angouleme que je ne partage pas. Mais c’est pas grave, je peux vivre avec. 🙂
    ps: je suis super fan du robot-gorille!!!

  5. oui, je suis volontairement polémique, j’essaye d’un peu titiller les réactions….

  6. Si j’avais su j’aurai enlevé le sticker « angouleme » sur la couverture avant de te le prêter. 🙂

  7. ça fait plusieurs années que je ne me retrouve pas dans ces prix.La dernière fois que j’ai applaudis c’était pour Schuiten.

  8. Ayé, je viens de terminer le 4e et dernier tome de cette série.
    Etant plutôt fan de Peeters (Lupus, Koma …), j’avais été intrigué mais intéressé par le 1er tome mais mon enthousiasme s’est un peu calmé au fur et à mesure de la lecture des tomes suivants jusqu’à se transformer en déception pour la fin de l’aventure.
    Probablement noyé par le fourmillement des décors luxuriants, j’ai eu du mal à suivre le sens réel de l’histoire et en capter le message … bref, j’ai rien compris !
    Cependant, contrairement à la note de Samba, je retiens surtout le talent graphique très imaginatif et poétique de Peeters.
    scénar : 1,5/5
    dessin : 4/5
    Total : 2,5/5

  9. T’es dur sur le scénario !!!!! Mais meme sensation sur le fouilli des décors

  10. Tu es probablement plus sensible que moi à la poésie et à l’onirisme !… et puis désolé, mais quand je comprends pas une histoire, je suis sévère car j’ai l’impression de passer pour un c* ! ☻

Les commentaires sont fermés.

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