La question BD du dimanche (24).

Et oui, je vous ai fait faux bond depuis 3 semaines avec la question du dimanche. Il faut dire que je suis bien occupé avec les chroniques pendant la semaine. Je manque aussi d’inspiration pour en trouver .Mais ici l’occasion fait le larron.

Qu’avez-vous pensé de l’adaptation de l’épervier qui est passée hier sur France 3 ?

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Mojo

mojo.jpg1.jpgAuteurs : Rodolphe et G Van Linthout.
Editeur : Vents d’ouest.
Sortie : 05/2011

En route.
Ascension et chute d´une étoile du blues Le Mojo, c’est la bonne étoile, le destin, la conscience… pour une vie, et le gars qui a un mauvais Mojo est mal barré dans l’existence. Le Mojo de Slim Whitemoon lui accorde un destin singulier. Né au début du XXe siècle dans une plantation du Mississippi, il saute un jour dans un train avec sa guitare pour seule compagne. C’est le début d’une vie folle et d’un destin chaotique, fait de larcins, de séjours en prison, de filles, de saouleries apocalyptiques, de vagabondage, de succès et même de gloire !… avant un retour vers la solitude de l’anonymat. En chemin, il croisera Blind Lemon Jefferson, Sonny Boy Williamson, Robert Johnson…Dans des ambiances musicales, enfumées et gouailleuses, Rodolphe et Georges Van Linthout nous content l’histoire d’un bluesman imaginaire, et nous emmènent sur ses pas de vagabond génial dans les remous d’une vie passionnée.

Cette musique elle vient du cœur.
Ah que j’aime ces grosses briques de presque 200 pages. Mes doigts en frémissent de bonheur comme si j’avais une guitare Gibson entre les mains. En plus ce Mojo est signé par le bon Georges Van Linhout et Rodolphe, c’est assurément un gage de qualité. Je dois dire que je suis  devenu un fan du trait du dessinateur liégeois et encore plus quand on le retrouve en black and white. Il faut dire que l’ambiance blues ressort à chaque page de cette BD. On suit en réalité un personnage fictif mais tellement attachant qu’on aimerait qu’il ait réellement existé. Il représente un peu le condensé de tout l’esprit blues à travers le XXe siècle. Par contre, notre héros croise dans son périple des vrais mythes de la musique blues tel que Blind Lemon Jefferson, Robert Johnson et bien d’autres. Ce Mojo est en sorte une petite encyclopédie du blues au ton doux amère qui arrive presque à nous faire comprendre l’état d’esprit du blues. On sent à travers ces histoires personnelles et d’idées noires, une réelle passion des auteurs pour ce genre de musique, presque une sorte de tendresse. Bref, c’est à une belle tranche de vie que Slim Whitemoon nous invite à chanter  ….jusqu’à sa mort.
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Horacio d’Alba L’interview .

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Salut Nicolas, comme Horacio d’Alba est votre première BD à toi et à Jérôme Le Gris, peux tu nous présenter ton parcours de jeune dessinateur ?

16-012.jpgJ’ai suivi un cursus scientifique jusqu’à mon bac, c’est probablement assez peu courant pour quelqu’un qui fait du dessin au final, mais bon! Mon bac S en poche j’ai entamé une fac de science et je me suis vite aperçu que cela ne me correspondait pas du tout et que ma vieille envie de dessiner me tenaillait de plus en plus. J’ai donc cherché des écoles d’art, monté un petit book, arrêté la fac après 3 mois de cours… et j’ai été admis en année préparatoire a l’école Pivaut a Nantes pour y suivre la formation BD/Illustration. Quatre années plus tard, diplômé avec les félicitations du jury, je me lance dans le début de la vie professionnelle. Malgré un parcours couronné de succès à l’école, hé ben dehors c’est vachement plus raide tout de suite, curieusement! Projets BD qui pédalent un peu dans la semoule etc… Mais je commence petit à petit à travailler en tant qu’illustrateur, avec une couv’ aux éditions Mnémos et une participation régulière au mag’ Science et Vie Junior. En Juin 2009, un an après ma sortie de l’école, mes efforts en BD sont récompensés par la signature d’Horacio d’Alba Tome1 chez 12Bis…

Voilà en gros 🙂

Je  comparerais volontiers ton trait à celui de Mathieu Lauffray, c’est une de tes 12-009.jpgréférences ou je me trompe ?

Alors tu fais mouche, c’est bien sûr une référence majeure pour moi… Par contre en ce qui concerne le dessin je ne me sens pas si proche que ça de son travail, bien plus expressionniste! Je m’en suis beaucoup inspiré en ce qui concerne la mise en scène, les cadrages, la gestion de la lumière par l’encrage…

Je pourrais en dire autant avec Alex Alice, Benoit Springer, Boucq ou Giraud, pour ne citer qu’eux.
Je tente modestement d’aller vers mes idéaux, en essayant d’apprendre des grands qui m’ont précédés.

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Les retours sur cet album sont vraiment très positifs. J’imagine que ça doit faire plaisir ? Pas trop de pression pour le tome 2 ? 

Bien sûr que ça me fait plaisir!! Ce n’est pas une pression, mais un véritable carburant et en encouragement pour la suite! Je suis exigeant envers moi même, et j’essaie de ne pas faillir à ce principe. C’est pour ça que je ne m’inquiète pas pour le tome 2.
Un premier album apporte son lot de doutes et d’interrogations! Les 54 pages de ce tome 1 m’ont permis de commencer à trouver mes marques en narration, en encrage, ainsi qu’en couleur. J’essaie de toujours aller plus loin dans ces domaines ainsi qu’en dessin… Je suis toujours un peu plus en avance dans ma tête par rapport a ce qui sort de mon crayon ou de ma tablette graphique, la frustration qui en résulte me pousse a apprendre d’avantage, persévérer, et progresser encore… enfin bref 🙂

J’ai beaucoup appris sur ce tome 1, j’apprendrais encore sur le 2, mais au moins je ne pars pas de rien cette fois 🙂

Comment se passe ta collaboration avec Jérôme Le Gris ?

Très bien!
C’est une collaboration très enrichissante qui a vu le jour par l’intermédiaire de Thim Montaigne (Cinquième évangile). Il m’a présenté Jérôme, avec qui il travaillait déjà, quand j’étais en rade de projets.
L’expérience de Jérôme au travers du cinéma m’a beaucoup aidé pour réussir à créer une bonne mise en scène…
Techniquement, je pars de son scénar, je lui envoie une ébauche de page, on en discute, et on abouti à un storyboard définitif. Il ne me reste ensuite plus que l’étape la plus longue, le dessin et l’encrage!
Ce qui est vraiment appréciable c’est que l’on communique beaucoup, sur la BD bien sûr, mais sur de tout autres sujets aussi… Je pense que peu de dessinateurs peuvent se satisfaire d’un tel échange avec la personne avec qui ils bossent. C’est un gros plus pour moi et j’en suis conscient!

 64860177.jpgEn lisant Horacio d’Alba, on sent via la mise en page et les angles de vue, une impression de grand cinéma d’aventure, c’est ce que vouliez partager avec les lecteurs ?

Tout à fait! On s’inspire tous deux allègrement du ciné pour la mise en scène… Pour moi le ciné et la BD sont des domaines assez communicants, et beaucoup de mes idées de mise en scène me viennent de là plutôt que de la BD.
J’essaie de mixer cette influence cinéma avec les contraintes liées à la bande dessinée et je tente d’en sortir quelque chose de cohérent…

Tu en es où dans la réalisation du prochain tome  et aurait il encore quelques belles surprises ? 

Je le commence à peine en fait! J’ai terminé de travailler sur le tome 1 mi-février, mais entre temps j’ai déménagé et je me suis occupé de toute la paperasserie qui va avec, j’ai passé pas mal de temps sur les dessins en plus et la nouvelle couverture pour le tirage de tête aux éditions BdMust, j’ai fait pas mal de dates de dédicaces sur avril/mai…

En tout ca le prochain tome est riche en évènements et promet de grands moments, un plaisir de dessinateur 🙂

Et que peut-on te souhaiter pour le futur ?

Bon courage, j’imagine 🙂

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Un grand merci à Nicolas pour cette interview et bonne  lecture à tous.

Ciel en ruine T1.

Ciel en ruine1.jpgCiel en ruine1p.jpgAuteurs : Pinard et Dauger.
Editeur : Paquet.
Sortie : 10/2007.

L’hallali.
Janvier 1945. L’Allemagne dévastée sacrifie ses derniers pilotes aux commandes du chasseur à réaction le plus performant de la deuxième guerre mondiale : le Me 262. Nikolaus Wedekind est l’un de ces jeunes pilotes hâtivement formés et voués à une mort certaine. Mais le Diable veille…

Post combustion.
Une série indéniablement destinée aux amoureux des ailes volantes .C’est d’ailleurs assez logiquement qu’on retrouve « ciel en ruine » dans la collection Cockpit de chez Paquet. Vous devriez après cette lecture être incollable sur le ME 262 grâce à un récit très didactique. En effet, vous aurez droit à une visite pointue du poste de pilotage de cet avion à réaction mais aussi  à des indications sur ses faiblesses structurelles et son comportement en vol. Une aubaine pour les plus pointus d’entre vous donc. Le dessin de Dauger rend bien tout ce qui vole via un trait à « la ligne claire ». Je suis un peu moins enthousiaste sur les personnages  mais rien de bien méchant.
Pour compléter l’album, on côtoie  les soubresauts d’un régime à l’agonie mais encore terriblement dangereux surtout pour son propre peuple. L’ensemble est agréable à lire mais on y trouve aussi du superflu  avec le coté fantastique du récit. J’ai vraiment trouvé la venue du Méphisto dog complètement inutile et incongrue. Le diable à cette époque devait être en chômage vu que l’homme faisait 1000 fois mieux que lui dans l’ignominie. Alors pourquoi en rajoutez une dose .Il tombe réellement comme un cheveu dans la soupe.  Dommage !
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Horacio d’Alba T1: La république du point d’honneur.

Horacio d'Alba1.jpgHoracio d'Alba.jpgAuteurs : Siner et Le Gris
Editeur : 12bis.
Sortie : 03/2011

Présentez armes !
Quelque part en Italie du Nord au XVIe siècle, une société nouvelle a vu le jour.
Après plus d’un siècle de guerres, les princes et condottieres ont fait taire les canons et cesser les affrontements de masse.
Désormais les conflits ne se règlent plus sur les champs de batailles, mais au travers de deux écoles de duellistes. Horacio d’Alba est l’un des plus célèbres d’entre eux… Une légende est née !

Comme des grands.
Ce qui est frappant avec ce Horacio d’Alba, c’est de savoir que les auteurs nous livrent leur toute première BD. Et franchement pour un premier opus, on ne peut qu’être admiratif devant une telle métrise. Commençons par le dessin de Nicolas Siner.  On pourrait facilement  le rapprocher à celui de Lauffray (Long John Silver ) ou d’ Alice (le 3e testament ) .Avec de telles références, c’est déjà tout dire sur la dextérité du gaillard .En plus, la découpe est très dynamique , la colorisation adéquate et les décors soignés . On pense indéniablement à du grand cinéma quand on parcourt cet album.
Pour le scénario de Jérôme Le Gris, on se dirait presque dans une histoire de Van Hamme. Une bonne rancœur familiale aboutissant à  une intrigue géo/politique entrecoupé de scènes  de combat à l’épée. Il ne manque d’ailleurs pas la fameuse scène de fesse chère au grand Jean. Le tout pourrait être qualifié de fiction historique dans l’Italie de la renaissance.
 On devrait d’ailleurs offrir cette BD à nos politiques belges .L’idée d’un combat de duellistes pour régler les grands problèmes est assez séduisante .Wafelman contre papillon aphone….que le match commence.  Espérons quand même que nos politiques arrivent à former un gouvernement avant la sortie du tome 2 prévue pour l’été 2012. Sinon, je leur envoie la légende …Horacio d’Alba.
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On en parle sur le forum.
Et jeudi, interview de Nicolas Siner sur ce blog .

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Les enfants de Jessica t1: Le discours.

Enfants de Jessica (Les)1.jpgEnfants de Jessica (Les)1.1.jpgDessin : Laurent Hirn – Scénario : Luc Brunschwig
Editions Futuropolis
Sortie le 06/05/2011
Prix conseillé : 11.00 €
Genre : science fiction
Résumé (de l’éditeur) :
Les Enfants de Jessica présente avec tension Jessica Ruppert, leader de l’opposition démocrate, devenue la secrétaire aux affaires sociales du nouveau gouvernement, qui s’apprête à prononcer un discours que l’on pressent historique. Mais les ennemis sont nombreux…

Mon avis :
Un sticker sur la couverture avertit le lecteur : « Le pouvoir des innocents dix ans après… ». Je dois bien avouer que je n’ai pas lu la série originelle « Le pouvoir des innocents ». Il s’agit donc ici d’une suite mais je vous rassure, l’histoire est tout à fait compréhensible si, comme moi, vous prenez le train en marche. C’est suffisamment expliqué pour comprendre le décor qui est planté. Des flash-backs décrivent ce qui s’est passé il y a dix ans et font le lien entre les deux séries. Mais sachez qu’il ne s’agit que d’une mise en bouche avant plus de développements. On a à peine effleuré le sujet mais déjà on voit poindre les problèmes pour cette chère Jessica Ruppert et ses protégés. Il n’y a pas que des enfants de chœur dans cette société que nous décrivent les auteurs. C’est une société sombre, sans grand avenir, où règne une certaine violence qui dérange. J’ai bien aimé la lecture de cet ouvrage mais elle m’a laissé avec un sentiment étrange de malaise. Le dessin de Hirn est excellent et ses couleurs sont dans le ton de la BD, sombres dans les tons brun et ocre. On n’en sort pas indemne. Une série résolument à suivre…

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Capitol.

On en parle sur le Forum : ICI.

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Le pygargue T1: le tueur de femmes.

Pygargue (Le)1.jpgPygargue (Le)12.jpgAuteurs : Cornette et Constant.
Editeur : Soleil (Quadrants).
Sortie : 02/2011

Surgi face au vent, le justicier.
Au XIXe siècle, en Nouvelle Angleterre. Nathaniel Phips parcourt la campagne avec son chevalet. Il tient une sorte de petite galerie d’art, en ville, où il vend ses aquarelles et ses huiles. C’est un jeune homme d’une trentaine d’années d’allure sportive. Aimé de tous, c’est ce qu’on appelle un «gentil». Il s’interpose un jour entre un voleur qui s’en prend à une femme en voyage avec sa fille. Le bandit n’a aucun scrupule à les abattre, sous les yeux de la fillette terrorisée…
À la nuit tombée, un inconnu apparaît parfois à New Fordwich, afinde lutter contre le crime et l’injustice. Vêtu d’une cape, d’un grand chapeau et dissimulé sous un masque au nez aquilin, ce justicier ressemble, selon certains témoins, à l’aigle des mers qui niche dans la région : le pygargue…

Mais ça fait mal, aieuuuuuuu !
Une bien drôle d’histoire que ce pygargue .C’est  d’abords étonnant par son ton .On devrait plutôt avoir un p’tit frisson avec tous ces meurtres sanglants mais c’est tout le contraire, on sourit surtout quand notre héros ressuscite pour la Xème fois. En plus, le rythme est assez effréné, on ne s’ennuie donc pas  dans cette comédie  macabre d’opérette mais le récit manque aussi singulièrement de profondeur surtout pour la motivation des personnages.  Une BD sans chichi qui joue la carte du burlesque un peu à son insu  et dont le dénouement semble très logique vu les indices parsemés tout le long de l’album. A noter aussi, les cours d’ornithologie qui égaieront votre lecture. Ce justicier de pacotille est croqué  par un dessin semi réaliste à la « poisson pilote ». Si vous êtes un gros lecteur, vous devriez apprécier ce nouveau titre pour son coté atypique, elle vous changera de la routine habituelle par sa décomposante fraicheur.
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Ils étaient dix T3:Paris 1820

Ils étaient dix3.jpgIls étaient dix3.1.jpgAuteur : Eric Stalner.
Editeur : 12bis.
Sortie :03/2011

De retour.
Jean-Baptiste Grassien, ancien médecin de la Grande Armée de Napoléon I, retrouve la France en 1820. Ses sept années de captivité en Russie l’ont détruit. Voir tous ses compagnons mourir les uns après les autres n’a eu pour effet que d’exacerber son désir de vengeance : il veut détruire Morlaix de Guérigny.
Mais son pays natal est lui aussi transformé. Napoléon est exilé à Sainte Hélène, Louis XVIII règne. Les soldats de l’Empire sont dorénavant suspects.
Jean-Baptiste, esseulé dans un Paris étranger, a besoin des siens. C’est tout naturellement qu’il retrouve donc des Bonapartistes rescapés des champs de bataille.
Ces derniers ont choisi le vol comme moyen de subsistance : on ne veut plus d’eux dans cette société, cette société le paiera !
Mais Vidocq, le chef de la sûreté, ne partage pas leur conception de la reconnaissance…

 A la recherche des salopards.
Voilà bien un album comme je les aime .Une lecture fluide, linéaire, bien construite dans une atmosphère crédible.  Je ne sais pas pour vous mais je trouve que le style « Stalner » est comme un poisson dans l’eau quand il se retrouve au 19e siècle. J’ai aussi apprécié les couleurs de Delf  qui sont vraiment en osmose avec le récit. En plus, la petite dose historique dans l’assouvissement de la grande vengeance n’est pas sans intérêt. Une histoire où les dialogues sonnent justes pour retranscrire  la fraternité entre anciens combattants .L’air de rien, cette série commence à prendre du coffre et elle arrive à se démarquer de la masse par sa qualité.
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Nakara T1: Sorcière

Nakara1.jpgnakara1.1.jpgAuteurs : Rollin et Boisserie.
Editeur : Glénat.
Sortie : 05/2011

Brulez les tous !
Chasse aux sorcières dans un Moyen âge plein de fureur et de violence Nakara est issue d’une lignée de sorcières dont les origines se perdent dans la nuit des temps… Le Mal s’incarne en elle toujours un peu plus fort à chaque génération, et il est dit que c’est par elle que viendra l’apocalypse. Ceci est la doctrine enseignée par l’Ordre, une organisation religieuse dans laquelle officie Aurès. Ancien mercenaire cherchant la rédemption, son travail est de trouver et exterminer tout ce qui n’est pas conforme au Dogme et vient contredire la perfection divine. En réalité, leur but est de retrouver les différentes incarnations de Nakara, et de les exterminer génération après génération. Aurès et son tout jeune apprenti, Nathan, vont être mis sur la piste de la sorcière rousse… à leurs risques et périls !

Mettez votre doudoune
A la vue des noms des auteurs plaqués sur la couverture, ce Nakara est pour moi clairement une belle déception. Ce n’est vraiment pas une BD qui vous fera rêver, c’est même plutôt le contraire, c’est un cauchemar. Du point vue de l’ambiance, on peut même dire que c’est  réussi, c’est froid et  sombre à souhait .Une atmosphère qui colle parfaitement à cette époque de l’inquisition. Et tant qu’à faire, le héros est aussi sympathique qu’une pierre tombale. En plus de ce manque d’empathie, il a un  coté toutou assez consternant : j’obéis sans réfléchir aux demandes des maîtres des lieux et vas y que je ripaille le plus de monde possible. Malheureusement le cliffhanger et surtout le coté fantastique arrivent beaucoup trop tard pour réveiller l’intérêt de cette nouvelle série .Décidément, les sorcières sont maudites !
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La geste des chevaliers dragon T11: Toutes les mille et une lunes.

Geste des Chevaliers Dragons (La)11.jpgalbum-page-large-11211.jpgAuteurs : Ange et Looky
Editeur : Soleil.
Sortie : 11/2010

Rappel à l’ordre.
Toutes les délégations, de tous les Ordres des Chevaliers Dragon, se réunissent dans un endroit sûr et secret. On l’appelle le Fort. Là, les plus jeunes, les plus farouches des apprenties seront opposées dans des combats à morts d’où seules réchapperont les plus fortes. Là, les Matriarches les plus ambitieuses s’affronteront dans des luttes plus feutrées, mais tout aussi cruelles. Les sous-sols dissimulent un terrible secret. Le destin du monde y sera décidé, et l’Ordre des Chevaliers Dragons sera changé pour toujours…

Fortissimo.
Dans cette série, on a eu du bon, du moins bon et aussi du très mauvais. Pour ce 11e volet, on est plutôt dans le bon. L’histoire se lit avec plaisir et on cible vite tous  les personnages et les aboutissants de ce tome. Le dessin de Looky est très correct et sa mise en page est efficace .Dommage ses visages un peu taillés au burin, pour une série avec des guerrières, c’est se priver d’un petit plaisir .Par contre, je ne serais pas contre une sorte d’échelle de temps  pour nous permettre de bien situer tous les albums de cette série. La bonne nouvelle vient aussi qu’on retrouvera certains chevaliers de ce tome dans les albums à venir dont les dessinateurs seront Brice Cossu pour le  tome 12  et Vincent Vax pour le 13. Croisons les doigts pour qu’un dragon y passe …ou un ange.
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